Archive pour la catégorie ‘USA’

« L’Irak est aujourd’hui souverain et indépendant »

Mardi 31 août 2010

« L’Irak est aujourd’hui souverain et indépendant »

© Le Monde

C’est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens. L’Irak devient aujourd’hui un pays souverain et indépendant. » C’est ainsi que le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a salué, mardi 31 août dans une allocution télévisée, le dernier jour de la mission de combat de l’armée américaine en Irak, plus de sept ans après l’invasion qui avait provoqué la chute de Saddam Hussein.

Comme il s’y était engagé peu après son investiture en janvier 2009, le président Barack Obama annoncera officiellement mardi soir la fin de cette mission de combat lors d’un discours prononcé dans le cadre solennel du Bureau ovale de la Maison Blanche. Mais une récente vague de violences visant notamment les forces irakiennes de sécurité a suscité l’inquiétude dans le pays quant aux capacités de l’armée et de la police irakiennes à prendre le relais des troupes américaines.

« Je vous réaffirme que les forces de sécurité irakiennes sont capables de prendre leurs responsabilités, a martelé le chef du gouvernement. Malheureusement, nous sommes confrontés à une campagne de scepticisme et nous sommes sûrs que son objectif est d’empêcher le retrait. » Pour M. Maliki, « les actes terroristes sont des actes désespérés des débris du parti Baas et d’Al-Qaida pour montrer qu’ils existent », le Baas était la formation politique de l’ex-dictateur Saddam Hussein.

CRAINTE DES IRAKIENS

L’armée américaine organise, mercredi, en présence du vice-président américain Joe Biden, une cérémonie pour marquer le début de cette nouvelle étape de sa présence en Irak, l’opération dite « Aube nouvelle » (« New Dawn »), dans le cadre de laquelle les 50 000 militaires américains restant dans le pays travailleront essentiellement à l’entraînement des forces de sécurité locales. L’accord de sécurité conclu en novembre 2008 entre Bagdad et Washington prévoit que l’ensemble des troupes américaines aient quitté l’Irak à la fin de 2011.

Beaucoup d’Irakiens accueillent avec appréhension le départ progressif des forces américaines, qui ont compté jusqu’à 170 000 hommes en 2007, craignant que leur police et leur armée ne soient pas encore prêtes pour assumer seules la sécurité. Le chef de l’état-major irakien, le général Babaker Zebari, a même jugé récemment prématuré le retrait américain, exhortant les Etats-Unis à demeurer dans son pays jusqu’à ce que l’armée soit complètement prête, en 2020.

Arrivé lundi soir à Bagdad, le vice-président américain, Joe Biden, devait également rencontrer mardi les principaux dirigeants irakiens, y compris M. Maliki, pour les exhorter à trouver une solution à la crise politique qui mine le pays depuis les élections législatives du 7 mars. Les principales formations ne sont toujours pas parvenues à trouver un accord pour former une coalition de gouvernement, et les dissensions demeurent totales sur la question cruciale du nom du prochain premier ministre.

Le scénario d’une croissance molle se précise

Dimanche 29 août 2010

Le scénario d’une croissance molle se précise

© Le Monde

ENTRETIEN

Le ralentissement de la croissance de l’économie américaine se confirme. Le département du commerce à Washington a révisé, vendredi 27 août, le produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre à 1,6 % en rythme annuel contre 2,4 % en première estimation. Le redressement de l’économie américaine est « loin d’être achevé », a estimé le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke lors d’un discours à Jackson Hole (Wyoming), ajoutant que la Fed était « prête » à prendre des mesures supplémentaires pour la soutenir.

Michel Aglietta, professeur d’économie à l’université Paris-Nanterre, analyse l’ampleur de la détérioration de l’économie américaine, les risques que ce ralentissement fait planer sur le reste du monde.

Washington vient d’annoncer une révision significative du PIB américain pour le deuxième trimestre. Que doit-on en penser ?

Cela signifie que le ralentissement de la croissance arrive plus vite que prévu. Le rebond de l’économie en début d’année n’a été que le résultat du restockage et du plan de relance budgétaire. Aux Etats-Unis, le marché de l’immobilier ne s’est pas redressé, les prix baissent, les saisies de maisons se poursuivent. Il faudra deux ou trois ans pour que les effets délétères des subprimes, ces emprunts hypothécaires dont les défauts s’échelonnent, s’estompent.

Nous avons traversé une crise d’une telle ampleur, en sortir prend nécessairement du temps. Ce fut un tremblement de terre, et comme dans tout tremblement de terre, il y a des répliques.

Faut-il craindre comme l’évoquent certains économistes un « double dip », une nouvelle récession ?

On peut le craindre. Mais le scénario d’une croissance molle, inférieure à 2 %, est le plus probable. Autrement dit celui d’une reprise très faible qui maintiendrait le chômage autour de 10 %. Pour les Etats-Unis, où le modèle économique est celui du plein-emploi, cela soulève une interrogation : pourront-ils le supporter ? Les allocations chômages ne sont pas adaptées à un tel phénomène.

Et si l’on ignore sa probabilité, le risque d’un double dip n’est pas à écarter. La Fed a des marges de manoeuvre étroites pour soutenir l’économie. Ses taux d’intérêt directeurs sont déjà à 0 %, le système financier reste fragile. On est dans le piège japonais.

Le premier risque viendrait d’une croissance trop faible avec une consommation flageolante qui supposerait de relancer l’économie par le commerce extérieur. Et donc de faire baisser le dollar pour faciliter les exportations. Mais une chute brutale du billet vert pourrait provoquer une panique financière qui ferait plonger le pays dans la récession.

L’autre danger serait que le gouvernement mette en place un nouveau plan de relance. Or, son déficit est déjà autour de 10 % du PIB. Un nouveau stimulus budgétaire pourrait effrayer les détenteurs de dettes américaines qui sont en majeure partie des non-résidents. Ils pourraient alors exiger une rémunération plus élevée, ce qui ferait remonter les taux d’intérêt. Cela tuerait la croissance avec, en outre, un effet boule de neige sur la dette publique.

Ce constat signe-t-il l’échec des politiques de sortie de crise menées par le gouvernement et la Réserve fédérale ? Les gouvernements ont sans doute trop tardé à agir en ne prenant la mesure du problème qu’en septembre 2008 (au moment de la faillite de la banque d’affaire américaine Lehman Brothers). Mais la Fed comme les autres banques centrales a fait ce qu’il faillait faire.

Si les mesures adoptées (baisse des taux d’intérêts, injection de liquidités) n’avaient pas été prises, le pays serait entré dans une véritable dépression comme dans les années 1930. Quelles solutions peuvent encore être apportées ?

La Fed ne peut plus agir sur les taux pour stimuler la croissance. Elle part donc avec un gros handicap. Mais elle dispose encore de moyens. Elle peut utiliser des outils non conventionnels, racheter des dettes souveraines américaines, faire marcher la planche à billets, pour maintenir les taux d’intérêt à long terme à des niveaux suffisamment bas. C’est la mesure nécessaire pour éviter qu’une croissance trop faible ne se traduise par une baisse des prix et des salaires, un scénario déflationniste, qui ferait monter les taux d’intérêt réels même si les taux nominaux restent faibles. La Fed peut l’éviter, mais cela a un coût.

Quels risques le ralentissement américain fait-il planer sur l’Europe ?

Ce que l’on observe aux Etats-Unis se manifestera d’ici à six mois en Europe. Toutes choses égales par ailleurs, on peut s’attendre à une croissance au deuxième semestre en zone euro inférieure à 2 % et de l’ordre de 1,5 % en 2011. Il n’y a que les gouvernements qui pensent encore autre chose.

Surtout si le ralentissement est trop prononcé, on peut redouter une nouvelle crise de dettes souveraines. Les pays qui ont prévu des remèdes de cheval pour résorber leurs déficits ne pourront pas les tenir. Cela inquiétera le marché. Les dettes grecques et espagnoles pourraient alors être attaquées de nouveau.

Pourtant certains pays en Europe comme l’Allemagne s’en sortent bien… L’Allemagne connaît une croissance forte aujourd’hui mais il ne faut pas oublier qu’elle a traversé une récession parmi les plus violentes en 2009 du fait de sa dépendance au commerce extérieur. Elle tire partie de ses exportations vers la Chine et vers les autres pays émergents. In fine l’Allemagne ralentira sans doute moins que les autres pays de la zone euro mais elle ne sera pas épargnée.

Ce ralentissement peut-il et doit-il inciter les Etats à retarder la mise en oeuvre de politiques de rigueur ?

La plupart des Etats en Europe ont pour objectif de résorber une grosse partie de leurs déficits en 2013. Ce n’est pas le bon horizon. Pour résoudre un problème d’endettement de cette ampleur, il faut au moins huit à dix ans. A la fin de la seconde guerre mondiale l’endettement des Etats-unis dépassait 100 % du PIB, celui du Royaume-Uni atteignait 250 %. Il a fallu attendre le milieu des années 1950 pour que les dettes reviennent à un niveau acceptable.

Ce que les Etats peuvent faire, c’est modifier la structure des recettes : imposer une taxe carbone pour encourager l’innovation dans les énergies renouvelables, réduire les cotisations sociales. Ainsi l’on abaisse les coûts salariaux sans faire reculer les salaires. Si l’on présente un programme de réduction des déficits qui tienne la route, le marché peut accepter une échéance plus longue.

La Chine et les pays émergents peuvent-ils « sauver » la croissance mondiale ? La Chine comme le Brésil font partie de la solution. Le modèle de croissance chinois est en train de changer. Les salaires progressent, la consommation intérieure se développe. Mais la transition vers cette nouvelle forme de développement prendra du temps. D’ici là la Chine doit parvenir à éviter la surchauffe, les dérapages dans l’octroi de crédits et la bulle immobilière. Si, à moyen terme, la Chine comme le Brésil sont les vecteurs de la sortie de crise, il n’est pas impossible que ces pays traversent à court terme encore quelques trous d’air.
Propos recueillis par Claire Gatinois

Quand BP cherche à faire taire les scientifiques

Samedi 31 juillet 2010

Quand BP cherche à faire taire les scientifiques

© Slate.fr

Dans un récent article relativisant les dégats de la marée noire, un journaliste du Time interviewait le scientifique marin Ivor Van Heerden, qui lui disait:

«Je n’ai aucun intérêt à faire que BP ait l’air sympathique, et je pense qu’ils ont menti sur l’ampleur de la marée noire, mais nous n’avons pas affaire à des impacts catastrophiques.»

Aucun intérêt à faire que BP ait l’air sympathique? Van Heerden est également consultant pour la compagnie et, outre ce potentiel et assez évident conflit d’intérêt, le blog de France Culture En quête de science relève que BP a une facheuse tendance à chercher à contrôler la communauté scientifique.

La firme propose ainsi un contrat bien particulier aux chercheurs qui voudraient travailler pour elle, et dont les études lui serviront à se défendre lors de tous les procès qui lui sont intentés suite à la marée noire, révèle un journaliste spécialisé du Press-Register, en Alabama:

Le contrat interdit aux scientifiques de publier leurs résultats, de les communiquer à d’autres scientifiques ou de parler des données qu’ils collectent sans l’accord préalable de BP, pendant au moins les trois prochaines années.

Les résultats qui déplaisent à BP ne risquent ainsi pas d’être médiatisés, et l’image de la compagnie encore plus écornée. D’après le Press-Register, BP a contacté de nombreux scientifiques de la région, mais la compagnie a refusé de lui dire combien de personnes elle avait cherché à recruter, et combien avaient accepté.

Pour l’un des scientifiques approchés par l’entreprise, BP fait plus que se payer les services de scientifiques avec ses contrats:

« Cela me donne l’impression qu’ils sont plus intéressés par le fait de s’assurer qu’on ne pourrait pas témoigner contre eux que par le fait de nous faire témoigner pour eux.»

Quand BBC News a contacté BP, son communiqué de presse a affirmé que l’entreprise «n’impose pas de restrictions aux chercheurs qui parlent de données scientifiques».

Mais pour le directeur de l’Association Américaine des Professeurs d’Université, c’est exactement ce que fait l’entreprise, et ces maneuvres pourraient avoir de graves conséquences:

«Notre capacité à évaluer le désastre et à mettre en place des politiques publiques et à prendre des décisions, en tant que pays, peut être affectée par le silence de chercheurs scientifiques qui regardent les conditons [de leur contrat]. C’est très destructif. A un certain niveau, ça veut dire que c’est vraiment BP contre le peuple des Etats-Unis.»

Photo: Au sein d’une réserve naturelle, un pélican épuisé se débat dans une mare de pétrole, Louisiane, le 5 juin 2010. S. GARDNER / REUTERS

Une nouvelle fuite de pétrole au large de la Louisiane

Jeudi 29 juillet 2010

Une nouvelle fuite de pétrole au large de la Louisiane

© L’Express

Percuté par un bateau, un second puits déverse du brut dans le golfe du Mexique.

La marée noire due au puits Deepwater Horizon a déjà provoqué le déversement de 397 à 715 millions de litres de pétrole dans le golfe du Mexique

Le destin s’acharne contre le golfe du Mexique. Un bateau a en effet percuté un puits de pétrole, provoquant une nouvelle fuite de brut au large de la Louisiane. C’est ce qu’ont indiqué les garde-côtes hier mardi 28 juillet au soir, après avoir envoyé des secours sur place.

Situé à 104 kilomètres au sud de La Nouvelle-Orléans dans un marécage, le puits s’est fracturé après avoir été percuté par une barge baptisée « Captain Buford », tirée par un remorqueur. Un accident qui n’a aucun lien avec la marée noire provoquée par le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, précisent les autorités.

Des témoins affirment avoir vu le pétrole jaillir à une hauteur de 6 mètres depuis la tête du puits, lui-même installé à 1,8 mètre sous l’eau. Les garde-côtes ont minimisé l’importance de la fuite, soulignant que seule une fine couche de pétrole est visible à la surface, à la verticale du puits fracturé.

« Des vapeurs de gaz et d’eau remontent à la surface » ainsi qu’une faible quantité de pétrole, a indiqué l’amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire pour le gouvernement.

Une équipe de garde-côtes et un hélicoptère ont été envoyés sur place. Des navires employés à lutter contre la marée noire ont également fait route vers le lieu de l’incident pour y déployer près de 2 kilomètres de barrages anti-pétrole.

« L’avantage, c’est qu’avec les infrastructures en place, nous disposons de nombreuses ressources. Nous avons du matériel pour écumer le pétrole à la surface de l’eau et des barrages anti-pétrole », a fait remarqué, pragmatique, l’amiral Thad Allen.

Afghanistan: le fondateur de Wikileaks ne craint pas d’être arrêté

Jeudi 29 juillet 2010

Afghanistan: le fondateur de Wikileaks ne craint pas d’être arrêté

© AP

MADRID — Julian Assange, le journaliste fondateur du site Wikileaks qui a diffusé des milliers de documents militaires secrets sur la guerre en Afghanistan, a déclaré dans une interview publiée jeudi qu’il ne craignait pas « d’être arrêté ».

« Je n’ai pas de problème et je n’ai pas peur d’être arrêté » a-t-il dit au journal espagnol El Pais après la publication dimanche sur son site de milliers de documents confidentiels ayant notamment trait aux pertes civiles en Afghanistan.

Le Pentagone a vivement critiqué la diffusion de ces archives secrètes, affirmant qu’elle mettait en danger la vie d’informateurs afghans et menaçait de saper le travail de renseignement dans ce pays.

Le président Barack Obama s’est dit « inquiet » de ces fuites, susceptibles de « menacer des personnes ou des opérations » sur le terrain.

« Nous étions préparés à une réaction de ce genre. Il fallait s’attendre à ce qu’ils veuillent détourner l’attention du public de leurs responsabilités sur ce sujet », a expliqué Julian Assange à El Pais, selon des propos traduits en espagnol.

Cet ancien hacker et informaticien australien souligne que « l’unique motivation » de Wikileaks dans cette affaire est de réaliser un travail de « service public ».

Il précise que l’information diffusée dimanche « vient de l’intérieur du Pakistan et de l’Afghanistan ».

« Les informateurs sont en relation avec les unités sur le champ de bataille et avec les ambassades. Il y a tout une série de raisons pour qu’ils passent l’information. Premièrement pour l’argent. Deuxièmement par intérêt personnel, pour profiter de quelque-chose. Troisièmement pour que la vérité se sache ».

Le site internet d’information Wikileaks, fondé en 2006 et spécialisé dans le renseignement, a diffusé dimanche près de 92.000 archives secrètes jetant une lumière crue sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations notamment sur les victimes civiles et sur les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.

En mai dernier, Julian Assange s’était vu brièvement confisquer son passeport par les autorités australiennes et ses avocats lui ont recommandé en juin de ne pas se rendre aux Etats-Unis.

Arrivée à Téhéran du scientifique iranien Shahram Amiri

Samedi 17 juillet 2010

Arrivée à Téhéran du scientifique iranien Shahram Amiri

© AP

TEHERAN (AP) — Le scientifique iranien Shahram Amiri, qui avait disparu il y a un an, est arrivé jeudi à Téhéran en provenance des Etats-Unis.

Ce spécialiste du nucléaire a retrouvé sa famille, dont son fils âgé de sept ans en larmes, et a été accueilli par un haut représentant du ministère iranien des Affaires étrangères. Souriant, l’homme âgé de 32 ans a fait le « V » de la victoire.

S’exprimant devant des journalistes à l’issue d’un vol via le Qatar, Shahram Amiri a réaffirmé avoir été enlevé par des agents américains, alors qu’il effectuait un pèlerinage à Médine, en Arabie saoudite, l’an dernier. D’après lui, des agents israéliens étaient présents lors de ses interrogatoires. Il dit avoir été emmené et s’être vu proposer 50 millions de dollars par des agents de la CIA pour rester aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis démentent tout rapt. Ils expliquent que Shahram Amiri a fait défection volontairement avant de changer d’avis.

Selon le « Washington Post », la CIA a versé à Amiri cinq millions de dollars pour fournir des renseignements sur le programme nucléaire iranien. Dans son édition en ligne mercredi soir, le journal a affirmé que les fonds provenaient d’un programme secret destiné à pousser des scientifiques et d’autres personnes détenant des informations sur le programme nucléaire de l’Iran à faire défection.

Jeudi, Amiri a cherché à minimiser son rôle dans le programme nucléaire iranien. « Je suis un simple chercheur qui travaillait à l’université », a-t-il dit. « Je ne suis impliqué dans aucun emploi confidentiel. Je n’avais pas d’informations secrètes ».

Shahram Amiri s’était présenté lundi à l’ambassade du Pakistan à Washington pour y trouver refuge, demandant à rentrer dans son pays, a rapporté mercredi le ministère iranien des Affaires étrangères.

Washington accuse Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, une accusation rejetée par l’Iran qui affirme mener des recherches à des fins exclusivement pacifiques. AP

SWIFT : L’UE valide le transfert massif d’informations bancaires aux US au nom de la lutte anti-terroristes

Samedi 10 juillet 2010

SWIFT : L’UE valide le transfert massif d’informations bancaires aux US au nom de la lutte anti-terroristes

© LeMagIT

L’Union Européenne et les Etats-Unis ont signé hier un nouvel accord portant sur l’accès par les autorités fédérales US aux transactions bancaires effectuées via le système européen SWIFT dans le cadre des enquêtes anti-terroristes. L’accord donne la possibilité au Trésor américain de requérir de vaste quantité de données de la part de Swift mais prévoit à terme un mécanisme de filtrage de ces données. Seul problème. le développement du mécanisme de filtrage pourrait prendre jusqu’à cinq ans. L’accord est quant à lui signé pour une durée de cinq ans…

L’Union Européenne et les Etats-Unis ont signé hier un nouvel accord portant sur l’accès par les autorités fédérales US aux transactions bancaires effectuées par le système européen SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) dans le cadre des enquêtes anti-terroristes. La signature de l’accord a été effectuée par le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba et par le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis auprès de l’UE, Michael Dodman.

Le nouvel accord prévoit un filtrage des données côté européen afin de répondre aux critiques du Parlement Européen en matière de protection de la vie privée des citoyens européens. Mai il n’est pas assuré que ce nouveau mécanisme signifie la fin du parcours du combattant pour l’accord SWIFT. Ce dernier doit en effet encore être ratifié par le Parlement Européen qui avait déjà bloqué un accord similaire le11 février dernier par 378 voix contre 196. Le texte sera présenté aux députés européens entre le 5 et le 8 juillet prochain et il devra reccueillir une majorité des voix pour entrer en vigueur.

Alors que l’accord SWIFT précédent, conclu après le 11 septembre 2001, avait permis aux américains d’accéder en toute inpunité aux données SWIFT, le nouvel accord prévoit quelques garde-fous. « Nous considérons qu’il s’agit là d’un excellent accord, qui reflète bien les inquiétudes relevées lors des débats au sein du Parlement européen, avec lequel nous sommes parvenus à dialoguer » explique diplomatiquement Alfredo Pérez Rubalcaba tout en se disant « satisfait » d’avoir conclu « un bon accord » avec Washington. Côté américain, Michael Dodman indique « qu’il s’agit d’un accord très solide et nous souhaitons qu’il soit pleinement opérationnel, car il est important pour la sécurité de l’UE et des États-Unis ».

War on dollars…

L’ accord permettra dans la pratique au département du Trésor des États-Unis de recevoir des informations de nature financière en provenance de l’Union européenne afin d’approfondir leurs recherches, d’identifier et de poursuivre des terroristes présumés et les personnes qui les financent. En théorie, cette recherche s’effectuera tout en veillant à ce que ces informations soient protégées de manière adéquate. Selon l’UE, « les résultats d’analyses d’informations effectuées par les États-Unis [dans le cadre de l'accord initial] ont été partagés avec les États membres de l’UE et ont permis de mener des recherches efficaces et de prévenir des attentats terroristes, y compris des attentats contre des citoyens de l’Union européenne.

Le nouvel accord prévoit la possibilité de sélectionner et de filtrer des données des citoyens européens avant leur transfert aux États-Unis, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Ce système est censé garantir le respect de la confidentialité et des libertés individuelles. Dans l’attente de sa mise en oeuvre (qui pourrait durer jusqu’à 5 ans, soit la durée de l’accord – on ne rit pas, NDLR-), des fonctionnaires européens contrôleront le prélèvement de données effectué par les Américains sur les serveurs du réseau bancaire international Swift. C’est Europol, l’office de police européen, qui contrôlera les demandes de renseignements provenant des États-Unis, en filtrant et en supervisant les transferts pour qu’ils répondent aux garanties exigées.

Le contrôleur européen de la protection des données émet ses doutes

Reste que le communiqué de l’UE de ce jour ne répond pas à certaines des questions posées par le contrôleur européen de la protection des données le 22 juin dernier. Ce dernier évoquait, certes, la nécessité d’éviter des transferts de masse et de filtrer les données, mais il demandait aussi la réduction de la période de conservation des données par les Américains, la mise en place d’une autorité judiciaire publique pour évaluer les demandes d’informations du Trésor américain, ainsi que le renforcement des mécanismes de supervision de l’accord. Sous-entendu, ce n’est pas parce que les préoccupations légitimes de lutte antiterroriste justifient certaines limitations aux libertés, que l’on peut se permettre n’importe quoi…

Les «pluies de pétrole», mythe ou réalité?

Dimanche 27 juin 2010

Les «pluies de pétrole», mythe ou réalité?

© 20 Minutes (voir le site original pour avoir les liens)

ENVIRONNEMENT – Des vidéos inquiétantes laissent supposer qu’il pleut du pétrole en Louisiane. 20minutes.fr vous explique pourquoi les «pluies noires» ne sont pas pour demain…

Marée noire dans le golfe du Mexique, acte 2. Après les animaux marins morts, la flore dévastée, les oiseaux mazoutés et les galettes de pétrole qui parsèment les plages de Louisiane et de Floride, la crainte d’autres retombées ronge les Américains.

Depuis quelque temps, des vidéos publiées sur Youtube montrant ce qui semble être le résultat de pluies chargées d’hydrocarbures toxiques, inquiètent aux Etats-Unis. De telles vidéos, où est filmé le sol de la Louisiane par temps pluvieux, doivent bien évidemment être interprétées avec précaution: lorsqu’il pleut, il arrive que des reflets irisés apparaissent sur le sol, là où des hydrocarbures ont laissé des traces.

Cependant, ce scénario catastrophe n’est pas si improbable, si l’on en croit Bertrand Chapron, chercheur responsable du laboratoire d’océanographie spatiale à l’Ifremer. «Il est très probable que les embruns soient porteurs d’hydrocarbures», indique-t-il à 20minutes.fr. Le vent vient en effet décoller le «film surfacique» – habituellement de l’eau de mer et du sel. Mais les particules d’hydrocarbures en surface de la mer sont elles aussi susceptibles se décoller par l’action du vent, qui les transporte. «Elles peuvent aller jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres par cette action, comme le fait le sable par exemple», note le scientifique.

Mini-gouttelettes d’eau de mer, de pétrole et de dispersant

En-dehors de cette possibilité de se prendre des «splashs» de pétrole, notamment lorsque l’on se tient assez proche de là où déferlent les vagues, Bertrand Chapron juge que la chaleur dans le golfe favorise les échanges de flux à l’interface air-mer, et la création de mini-gouttelettes d’eau et de pétrole (voire également de dispersant). Les précipitations se formant par rétrocession d’humidité des océans par l’atmosphère, ces mini-gouttelettes peuvent très bien se retrouver dans la pluie qui s’abat sur la région. «Comme pour les pluies acides qui résultent d’une accumulation de particules chimiques dans l’atmosphère, il n’est pas insensé de penser qu’une telle chose soit possible», précise-t-il.

Le scientifique indique également qu’il n’est «pas impossible» que les traces retrouvées sur des cultures – y compris des plantations bio, donc sans pesticides – soient liées à la marée noire: «Il y a eu beaucoup de chimie utilisée pour dissoudre la nappe de pétrole, avec le phénomène d’évaporation, ces solvants peuvent être transportés via les mêmes actions».

Pas de «pluies noires»

Mais s’il est toujours possible, qu’un embrun puisse ramasser un peu de pétrole et le transporter sur une courte distance, Bertrand Chapron juge en revanche «impossible» de voir s’abattre des «pluies noires», chargées de pétrole sur la région.

Quant au scénario, digne d’un film de science-fiction, qui voudrait que le mélange subisse une transformation moléculaire le faisant passer d’un état liquide à un état gazeux, dont le produit serait absorbé par les nuages et libéré sous formes de pluies toxiques, le scientifique juge également que «ce n’est pas impossible», mais qu’il faudrait une étude chimique plus poussée de l’évaporation de ces flux depuis la nappe de pétrole. «J’imagine que les scientifiques sur place doivent commencer à s’inquiéter de cela», estime-t-il.

Il pleut du pétrole en Louisiane

Dimanche 27 juin 2010

Il pleut du pétrole en Louisiane

Spéciale USA: Des gens qui se baignent dans le pétrole sans complexes!

Dimanche 27 juin 2010

Des gens qui se baignent dans le pétrole sans complexes!