Archive pour la catégorie ‘Sarkozy’

Piratage du compte de Sarkozy: trois nouveaux suspects arrêtés

Jeudi 30 octobre 2008

Piratage du compte de Sarkozy: trois nouveaux suspects arrêtés

© AFP

Trois nouveaux suspects ont été déférés mercredi devant la justice française dans le cadre de l’affaire de piratage de comptes bancaires du président Nicolas Sarkozy, portant à  six le nombre de personnes soupçonnées, selon une source proche du dossier.

Ils ont été placés en garde à  vue, qui peut durer jusqu’à  48 heures.

Ces nouvelles arrestations ont eu lieu après l’ouverture jeudi d’une enquête judiciaire pour « escroquerie en bande organisée », qui avait conduit à  l’inculpation et l’incarcération de trois personnes dont un couple de Sénégalais de 30 ans et une employée d’une boutique de téléphonie mobile de Rouen (nord-ouest).

Deux des trois personnes déférées mercredi sont des employés d’une boutique de téléphonie mobile, qui « sont soupçonnés d’avoir participé sciemment à  des ouvertures de lignes frauduleuses » avec les coordonnées bancaires des victimes, a précisé cette source.

La troisième personne est « soupçonnée d’avoir sollicité l’ouverture de ces lignes », a-t-on indiqué de même source.

Plus tôt dans la journée, une source proche du dossier a confirmé à  l’AFP des informations du site internet Mediapart selon lesquelles le père de Nicolas Sarkozy et sa première épouse, Marie-Dominique Culioli, font partie de la cinquantaine de victimes recensées dans cette affaire.

Cette conjonction laisse penser que les personnes à  l’origine de la fraude ne pouvaient ignorer à  qui appartenaient les comptes, a-t-on souligné.

La semaine dernière, une source proche de l’enquête avait indiqué que les trois premiers suspects arrêtés « ne savaient sans doute pas qu’il s’agissait du compte du président de la République ».

En revanche, a relevé mercredi une autre source, « il semble peu envisageable » que ceux qui ont fourni les coordonnées bancaires aux personnes interpellées aient « obtenu les données » du président, de son père et de sa première épouse « par hasard ».

« Ce sont des gens qui ont manifestement des moyens assez conséquents », a-t-on encore expliqué.

L’instruction a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « usage frauduleux de références d’identification bancaire », « falsification et détention de documents administratifs », « divulgation intentionnelle de données figurant dans un fichier automatisé à  caractère personnel », ainsi que « complicité et recel ».

Courant septembre, le chef de l’Etat français avait déposé plainte après avoir constaté qu’une ou des personnes s’étaient servies des coordonnées de son compte bancaire personnel pour ouvrir plusieurs abonnements de téléphonie mobile. Le préjudice s’est élevé, dans son cas, à  170 euros.

Un homme qui avait menacé de mort Nicolas Sarkozy par mail interpellé

Samedi 25 octobre 2008

Un homme qui avait menacé de mort Nicolas Sarkozy par mail interpellé

© AFP

Un homme qui avait envoyé le 15 octobre un mail contenant des menaces de mort au président Nicolas Sarkozy a été interpellé dans la nuit de jeudi à  vendredi dans un cybercafé du Ier arrondissement de Paris, a-t-on appris de source proche du dossier.

Après son interpellation, l’individu, âgé de 26 ans, sans profession ni domicile fixe, connu des services de police et qui a reconnu les faits, a subi un examen comportemental et a été admis à  l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

Après la réception, le 15 octobre, par la présidence de la République d’un mail contenant des menaces de mort visant Nicolas Sarkozy, la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne avait réussi à  identifier le cybercafé d’où le message avait été envoyé.

Lors de leurs investigations, et en utilisant des images de vidéosurveillance, les enquêteurs avaient appris par des familiers du lieu que l’homme qu’ils recherchaient venait de temps en temps envoyer des messages.

Au terme de plusieurs jours de surveillance, les policiers l’ont interpellé dans la nuit de jeudi à  vendredi dans le cybercafé situé boulevard de Sébastopol.

Sarkozy est mort! Vive Sarkozy!

Samedi 11 octobre 2008

Jörg Haider est mort!

© Reuters

jorg haider

VIENNE (Reuters) – Jörg Haider, leader de l’extrême droite autrichienne, s’est tué dans un accident de voiture dans la nuit de vendredi à  samedi près de sa ville natale de Klagenfurt, confirme la police.

Haider, qui était âgé de 58 ans, a perdu le contrôle de sa voiture pour des raisons encore inconnues. Le véhicule a fait plusieurs tonneaux. Haider, qui était seul dans la voiture, a été mortellement touché à  la tête et au torse. Il se rendait à  une fête de famille à  l’occasion des 90 ans de sa mère.

« C’est pour nous comme la fin du monde », a réagi son porte-parole, Stefan Petzner.

Jörg Haider, qui avait conduit l’extrême droite au gouvernement dans la cadre d’une coalition avec les conservateurs, avait effectué un retour spectaculaire sur la scène nationale lors des élections législatives du 28 septembre.

Son parti, l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZàƒ”“), créé après sa scission avec le Parti de la liberté (FPàƒ”“) en 2005, avait obtenu 11% des suffrages tandis que l’extrême droite dans son ensemble réunissait quelque 30% des voix.

Personnalité charismatique au teint toujours hâlé, le gouverneur de Carinthie était l’un des responsables politiques les plus décriés d’Europe du fait de ses propos sur l’immigration ou de ses phrases-choc sur le Troisième Reich, dont il avait vanté la politique de l’emploi.

Haider était né le 26 janvier 1950 à  Bad Goisern. Son père était un ancien membre des chemises brunes et avait servi sous le drapeau allemand durant la Deuxième Guerre mondiale. Sa mère avait été elle membre des Jeunesses hitlériennes.

Après des études de droit à  Vienne, il était devenu un permanent du Parti de la liberté (FPàƒ”“) en 1977.

Un quart de siècle plus tard, fort de ses 27% aux élections de fin 1999, il avait conclu en février 2000 un accord de coalition avec le Parti conservateur (àƒ”“VP) du chancelier Wolfgang Schüssel. Cette alliance avait soulevé un tollé en Europe, l’Union européenne avait imposé des sanctions, temporaires, à  l’Autriche.

En 2005, au terme de querelles intestines, il avait quitté le FPàƒ”“ et fondé l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche. Aux législatives de 2006, la BVàƒ”“ franchissait avec peine le seuil des 4% nécessaires pour siéger au parlement. Mais, en septembre dernier, il avait multiplié son score par trois tandis que le FPàƒ”“ progressait lui aussi nettement.

Sportif accompli, skieur, marathonien, Haider était marié et père de deux enfants.

Version française Henri-Pierre André

Pourquoi « Sarkozy est mort! Vive Sarkozy »?

D’après wikipédia, je cite, article de Jörg Haider, Idéologie:

Jörg Haider s’est fait connaitre de l’Europe entière pour sa politique populiste et xénophobe. Il est également célèbre chez ses voisins pour sa virulence contre les Slaves ce qui se traduit dans sa province par son opposition aux écoles slovènes et aux panneaux routiers bilingues.

Le 7 mai 2007, dans les colonnes du quotidien populaire àƒ”“sterreich, celui-ci s’est qualifié de modèle pour le nouveau chef d’État français, Nicolas Sarkozy . « C’est une ironie de l’histoire que les Français élisent maintenant leur Jörg Haider, et une satisfaction que le Napoléon de poche’, Jacques Chirac, appartienne désormais au passé ».

Il faudrait que Sarkozy puisse avoir un accident de la route, la loi des séries. Ce serait ironique quand on pense à  toutes les mesures prisent en France pour arrêter simplement les gens de conduire.

Géorgie: Sarkozy et l’UE lundi à  Moscou pour tenter de faire plier la Russie

Dimanche 7 septembre 2008

Géorgie: Sarkozy et l’UE lundi à  Moscou pour tenter de faire plier la Russie

© AFP

sarkozy georgie

PARIS (AFP) – Un mois après y avoir négocié un cessez-le-feu, Nicolas Sarkozy reprend lundi le chemin de Moscou et de Tbilissi pour tenter d’accélérer l’application d’un accord toujours retardée par des Russes décidés à  profiter jusqu’au bout de leur avantage militaire.

Lors de son premier séjour, le chef de l’Etat, président en exercice de l’UE, avait négocié seul et dans l’urgence un texte qui lui a valu les critiques de plusieurs partenaires européens. Il revient en Russie et en Géorgie flanqué du président de la Commission José Manuel Barroso et du diplomate en chef de l’UE Javier Solana, avec un mandat précis et le soutien unanime des 27.

Réunis le 1er septembre à  Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont chargé la « troïka » européenne d’obtenir au plus vite l’application intégrale de l’accord en six points négocié le 12 aoùt, dont les Russes tardent à  respecter plusieurs dispositions.

En retrouvant lundi son homologue russe Dmitri Medvedev, Nicolas Sarkozy espère donc obtenir des « avancées » sur trois points jugés essentiels, selon son entourage.

D’abord le déploiement rapide sur le sol géorgien d’une mission d’observateurs indépendants. A la mission de l’ONU déjà  en Abkhazie et à  celle que l’OSCE souhaite positionner autour de l’Ossétie du Sud, l’UE souhaite ajouter un autre contingent civil à  ses couleurs.

Réunis vendredi et samedi à  Avignon, les chefs des diplomaties européennes ont confirmé cette volonté. Mais, comme l’a souligné Javier Solana, la zone de déploiement de cette mission, et donc son efficacité, devra être discutée lundi avec la Russie.

Le deuxième objectif consiste, selon l’Elysée, à  « obtenir des dates précises, des mécanismes et des engagements de Moscou qui garantissent l’achèvement du retrait » des troupes russes encore présentes sur le sol géorgien, hormis l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

Moscou affirme avoir retiré du territoire géorgien l’ensemble de ses effectifs, et n’en maintenir dans des zones tampon que conformément au point 5 de l’accord. La France estime à  environ un millier le nombre de soldats russes encore déployés autour de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. « Si on y arrivait dans un délai court (…) ce serait déjà  pas mal », dit-on à  Paris.

Nicolas Sarkozy espère enfin obtenir de Moscou « une date et un lieu » pour engager les discussions prévues au point 6 de l’accord sur « la sécurité et la stabilité » dans les deux républiques séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

« Ce serait déjà  une satisfaction » de voir les Russes, qui ont reconnu le 26 aoùt l’indépendance de ces territoires au grand dam des Occidentaux, accepter l’ouverture de ces discussions, commente-t-on à  l’Elysée.

Mais la Russie ne semble guère disposée à  faire de concessions, comme le suggère sa réaction à  peine contrariée à  la décision de l’UE de geler les négociations sur leur futur partenariat. Et Moscou invoque maintenant des ambiguïtés de traduction de l’accord pour traîner des pieds.

« Les Russes veulent absolument faire consacrer le rapport de force né de leur intervention. Il ne faut pas être surpris qu’ils ne respectent pas l’accord », juge le chercheur Thomas Gomart, spécialiste de la Russie à  l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Sans vouloir anticiper un échec de la « troïka » européenne, Paris rappelle toutefois que, le cas échéant, les discussions des 27 reprendraient sur une « longue liste » de sanctions possibles, parmi lesquelles une annulation du sommet UE-Russie du 14 novembre.

Après Moscou, MM. Sarkozy, Barroso et Solana rallieront lundi soir Tbilissi pour redire leur soutien au président géorgien Mikheïl Saakachvili. Et lui livrer les résultats très attendus de leur discussion avec Dmitri Medvedev.

Nicolas Sarkozy prochainement récompensé pour sa participation active au Nouvel Ordre Mondial

Mardi 2 septembre 2008

Nicolas Sarkozy prochainement récompensé pour sa participation active au Nouvel Ordre Mondial

© 911nwo.info

Tout le monde l’a maintenant compris : Nicolas Sarkozy a décidé de liquider le modèle français et notamment la classe moyenne française qui a longtemps fait la force et l’originalité de notre pays : revenus autrefois suffisants, bonne éducation (en perte de vitesse), bonne médecine (qui périclite), bonne espérance de vie (mais pour combien de temps ?).

Les précédents gouvernement avaient failli à  sauver le modèle établi de haute lutte mais le présent gouvernement va encore un cran plus loin : non seulement il faillit à  son tour à  assurer la pérennité du modèle français, mais pire, il réforme à  tour de bras, ce qui signifie en réalité qu’il dynamite le modèle français hérité de nos aïeux.


Un an de mensonges d’ Homme d’Etat, cela se fête et mérite récompense !

Il faut dire que Président français a été largement soutenu par des cercles secrets et très puissants, et l’article de Thierry Meyssan démontrant les liens entre le Clan Sarkozy et Consorts et la CIA n’a jusqu’à  ce jour reçus aucun démenti officiel sérieux.

Bref, Nicolas Sarkozy a été élu pour faire rentrer la France dans le giron des décideurs nouvel-ordre-mondialistes et l’aligner sur la politique hégémoniste néo-atlantiste.

Et c’est pour cette action hautement dédiée au NWO qu’il devrait être prochainement récompensé par une association mondialiste assez occulte mais puissante, selon les dires mêmes de la presse alignée qui visiblement la connait mieux que le peuple lui-même…

Le soir meme, la Fondation Appel de la conscience (ACF) remettra également un prix du service public au maire de New York Michael Bloomberg et affairiste milliardaire.

Nicolas Sarkozy a fait preuve de détermination et persévérance dès qu’il est apparu dans l’arène internationale où il s’est attaqué aux défis politiques, sociaux et humanitaires d’aujourd’hui, déclare l’un des responsables de cette association.

C’est de façon exemplaire qu’il s’est fait le champion des droits de l’Homme, de la démocratie et de la tolérance, tout comme de la défense de l’environnement. C’est un homme d’Etat de stature mondiale.

Parle-t’on du même personnage que notre président ?

Il semblerait que oui si l’on en croit les médias alignés, des médias variés et nombreux à  relayer cette information qui pourrait passer pour un canular ou une farce auprès d’un public non initié tellement toute cette cérémonie grottesque est dépourvue de légitimité et n’a de prise sur la réalité

Entretien Sarkozy-Obama sur l’Afghanistan et le conflit russo-géorgien

Mardi 26 août 2008

Entretien Sarkozy-Obama sur l’Afghanistan et le conflit russo-géorgien

© AP

PARIS (AFP) €” Le candidat démocrate à  la Maison Blanche Barack Obama s’est entretenu lundi soir avec Nicolas Sarkozy des « grands dossiers internationaux » de l’heure comme le conflit entre la Russie et la Géorgie et la situation Afghanistan, a-t-on appris mardi auprès de l’Elysée.

Le sénateur de l’Illinois, qui doit être officiellement investi cette semaine à  l’issue de la convention démocrate qui s’est ouverte lundi à  Denver (Colorado, ouest), a appelé le chef de l’Etat français, président en exercice de l’Union européenne (UE) pour « avoir son avis » sur la « situation afghane » et la « crise entre Moscou et Tbilissi », a précisé la même source.

A la demande de plusieurs pays de l’UE, Nicolas Sarkozy a décidé de convoquer le 1er septembre à  Bruxelles un sommet européen extraordinaire consacré à  « l’avenir des relations » de l’UE et l’aide à  la Géorgie.

Au nom de l’UE, le président français a négocié au début du conflit russo-géorgien un accord de cessez-le-feu en six points, prévoyant notamment le retrait des forces russes sur leurs positions d’avant le conflit.

Nicolas Sarkozy avait reçu fin juillet à  l’Elysée Barack Obama, à  l’occasion d’une tournée du candidat démocrate en Europe et au Moyen-Orient.

Nicolas Sarkozy se rend mardi en Géorgie

Lundi 11 août 2008

Nicolas Sarkozy se rend mardi en Géorgie

© AFP – Lundi 11 aoùt

PARIS (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays préside actuellement l’UE, se rendra mardi en Géorgie, a annoncé son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili lors d’une conférence de presse téléphonique.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili « a accepté à  peu près toutes les propositions » de l’Union européenne et de l’OSCE pour arrêter le conflit avec la Russie, a affirmé lundi le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, en mission à  Tbilissi, à  la radio RTL.

« Il faut que la paix revienne pour que toutes les populations civiles soient protégées », a souligné M. Kouchner. « C’est la seule chose. De ce point de vue le président Saakachvili a accepté à  peu près toutes les propositions qu’on lui faisait », a-t-il poursuivi.

M. Kouchner, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, a également annoncé que le président français Nicolas Sarkozy devrait se rendre dès « demain » (mardi) à  Moscou pour « tenter de finaliser » un accord de cessez-le-feu dans le conflit entre Russes et Géorgiens.

Le chef de la diplomatie française a entamé dimanche soir à  Tbilissi une mission de médiation qu’il doit poursuivre dans la journée à  Moscou. Il est accompagné du président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Finlandais Alexander Stubb.

La présidence française de l’UE propose à  la Géorgie et à  la Russie un plan en trois points: respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie, cessation immédiate des hostilités et rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain. M. Kouchner a souligné que le plus difficile serait de faire accepter à  Moscou un contrôle par l’UE et l’OSCE d’un cessez-le-feu. « Nous espérons que l’Union européenne et l’OSCE pourront être acceptées pour contrôler le cessez-le-feu, pour garantir le retrait des troupes », a précisé M. Kouchner. « C’est ça toute la complication », a-t-il dit.

Interrogé sur son entretien avec le président géorgien, M. Kouchner a répondu : « Nous l’avons trouvé déterminé à  faire la paix ». « Lorsqu’il raconte ce drame, il y a des choses qu’il ne comprend pas. Il dit que tout cela était préparé », a-t-il ajouté. M. Kouchner a refusé de « distribuer des étiquettes morales » aux uns et aux autres ou de condamner les bombardements russes qui touchent des villes géorgiennes éloignées de l’Ossétie du sud.

« Condamner serait me disposer à  ne pas être écouté ni par l’un des côtés ni par l’autre », a-t-il fait valoir. M. Kouchner a toutefois dit que les bombardements russes faisaient « des dégâts parmi les civils » en Géorgie. « D’après ce qu’en disent les Russes, ce sont des objectifs militaires », a-t-il expliqué. « Ce que je sais aussi, c’est qu’il n’y a pas eu que des objectifs militaires. Il y a eu aussi des objectifs ou, en tout cas, des dégâts parmi les civils », a-t-il poursuivi.

Le ministre français a jugé enfin que l’UE devait être en première ligne pour un règlement du conflit car les Etats-Unis sont « part du conflit d’une certaine façon ». Les Etats-Unis se sont dits « solidaires » de la Géorgie et ont prévenu la Russie que la poursuite de son « agression » contre des cibles civiles et militaires aurait de « graves conséquences » sur les relations entre les deux pays.

Les Américains sont très présents en Géorgie, une ex-république soviétique, où ils assurent notamment depuis 2002 la formation et une aide à  l’équipement de l’armée.

Sarkozy justifie son choix olympique

Dimanche 10 août 2008

Sarkozy justifie son choix olympique

© IRIB

Le président français, Nicolas Sarkozy, a finalement assisté à  la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, tandis qu’il parlait auparavant du boycott éventuel de cette cérémonie. Certes, il a déclaré que les droits de l’homme étaient l’un des sujets qu’il souhaitait longuement aborder au cours de sa visite car les jeux étaient une «vraie occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, vers la tolérance, vers le progrès, vers le respect des valeurs qui sont les nôtres, nous en France». Mais ce discours ne semble pas convaincant. En effet, à  trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, M. Sarkozy enregistre un revers de taille. Au poker diplomatique, il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs solides. Or Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. Quelques mois avant les JO de Pékin, rappelons-le, le Président a pris, comme ses homologues européens, des mesures pour politiser les jeux. A l’époque, il a même affirmé ne pas envisager prendre part à  la cérémonie d’ouverture en signe de protestation contre ce que lui et l’Occident qualifient de violation des droits de l’homme. Suite aux propos du président français, la cérémonie du passage de la flamme olympique a été fortement chahutée à  Paris. En réaction, Pékin n’est pas resté muet, mettant en garde la France contre toute ingérence dans ses affaires intérieures ou toute interférence propre à  perturber les jeux. Pékin s’était également dit inquiet des tentatives en coulisse des états occidentaux visant à  reconnaître l’indépendance du Tibet, bien que le gouvernement français ait affirmé son soutient à  l’intégrité territoriale de la Chine. En tout cas, le voyage du président français et le profil bas qu’il semble décidé à  adopter pendant ce voyage portent à  croire que la France a explicitement fait marche arrière. C’est ainsi que Sarkozy a affirmé ne pas vouloir rencontrer le leader des Bouddhistes, Dalaï Lama, à  Paris où ce dernier devra participer la semaine prochaine à  une conférence sur le bouddhisme. Un refus qui tombe si à  propos que tout cela ressemble un peu trop à  un accord passé entre le président et le chef du gouvernement tibétain en exil, à  un moment où Paris est soucieux de ne pas froisser les susceptibilités pékinoises. Sur le plan national aussi, l’opposition socialiste hausse le ton contre la visite de Sarkozy à  Pékin en indiquant qu’il avait gagné dès maintenant la médaille de l’hypocrisie. Les observateurs politiques croient que la présence de Sarkozy aux cérémonies d’ouverture des JO portera atteinte à  son crédit, au crédit d’un président qui peine à  surmonter le gouffre des sondages.

A Pékin, Sarkozy affirme avoir « parlé des droits de l’Homme » aux dirigeants chinois

Vendredi 8 août 2008

A Pékin, Sarkozy affirme avoir « parlé des droits de l’Homme » aux dirigeants chinois

© AFP

PARIS (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi avoir « parlé des droits de l’Homme » avec les dirigeants chinois à  Pékin, à  qui il a « communiqué des listes » de dissidents, sur la chaîne de télévision France 2.

« Comment on trouve une solution si on ne dialogue pas? Comment on essaie de se comprendre si on ne se parle pas? », a lancé le chef de l’Etat, arrivé vendredi à  Pékin pour assister à  la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques.

« J’ai eu un déjeuner, puis un rendez-vous avec le président chinois (Hu Jintao, ndlr) et un rendez-vous avec le Premier ministre de Chine (Wen Jiabao, ndlr). J’ai parlé de ces questions, j’ai parlé des droits de l’Homme, j’ai communiqué des listes », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la chaîne publique enregistré dans la capitale chinoise peu avant le début de la cérémonie. « On va essayer de faire avancer les choses », a ajouté M. Sarkozy, dont la visite à  Pékin a été très critiquée, notamment par la gauche et les organisations de défense des droits de l’Homme.

L’entourage du président à  Pékin a précisé à  la presse que M. Sarkozy avait parlé « longuement » et « extrêmement franchement » des droits de l’Homme avec le président chinois Hu Jintao. Cette question a été évoquée de manière générale, « sans rentrer dans le détail, nom par nom » de prisonnier politique chinois, a indiqué l’Elysée, précisant qu’un quart d’heure avait été consacré au sujet, lors d’un entretien d’un quarantaine de minutes.

« Le président a souligné auprès de M. Hu qu’en choisissant d’organiser les JO, les Chinois prenaient la lourde responsabilité de se mettre sous les projecteurs du monde entier », a souligné son entourage, ajoutant qu’il était « normal » que le monde se focalise aussi sur ces questions sensibles.

L’Elysée a également confirmé avoir soumis aux dirigeants chinois deux listes de noms de prisonniers et défenseurs des droits de l’Homme chinois, l’une au nom de la France, l’autre au nom de l’UE.

Alors que l’annonce cette semaine qu’il ne rencontrerait pas le dalaï lama, en visite en France du 11 au 23 aoùt, a été condamnée par l’opposition, M. Sarkozy a assuré que « ce n’est que partie remise ». « D’ici à  la fin de l’année, cette année-là , on aura d’autres occasions », a-t-il dit.

« Le dalaï lama lui-même m’a indiqué qu’il ne souhaitait pas qu’on organise une rencontre », a-t-il expliqué, voyant dans le chef spirituel tibétain un « homme sage qui sait très bien que dans le raidissement et dans la tension on n’améliorera pas la situation au Tibet ». « J’enverrai le meilleur de moi-même puisque ma femme (Carla Bruni-Sarkozy) ira participer à  l’inauguration d’un temple bouddhiste dans le sud de la France le 22″ aoùt, a souligné le chef de l’Etat.

« Nous avons besoin de la Chine pour la stabilité du monde », a argumenté M. Sarkozy.

« Nous avons besoin de la Chine pour convaincre l’Iran de ne pas avoir la bombe atomique, pour voter des sanctions – ils sont membres permanents du Conseil de sécurité. On a besoin de la Chine pour faire pression sur le Soudan, pour arrêter le drame et le scandale au Darfour », a-t-il poursuivi. « Alors expliquez-moi un peu comment on fait pour dire à  la Chine du lundi au vendredi +votez avec nous pour assurer la stabilité et la paix dans le monde, venez dans le concert des nations (…) mais excusez-nous pour les jeux Olympiques…+ », a-t-il insisté.

Le gouvernement Sarkozy met en place des mesures policières répressives

Mercredi 30 juillet 2008

Le gouvernement Sarkozy met en place des mesures policières répressives

© WSWS, Mondialisation.ca

Sur ordre direct du président droitier Nicolas Sarkozy, les services de renseignement ont été refondus de façon significative afin de donner à  la police les pleins pouvoirs pour poursuivre tout individu ou organisation politique ou sociale dont l’activité risquerait de perturber l’ordre public. Des enfants de treize ans peuvent à  présent être poursuivis sous cette législation.

Pour justifier que l’on étende l’existence du casier judiciaire à  des jeunes de treize ans, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a dit, « Nous avons constaté une recrudescence de la délinquance des mineurs. »

Ces évolutions représentent une attaque majeure sur la liberté d’expression et une menace sur les droits démocratiques. L’intensification de la crise sociale provoquée par le programme d’austérité de Sarkozy a conduit à  des protestations répétées de millions de travailleurs et jeunes français. Ces changements ont pour but de contenir la résistance de masse et l’opposition politique.

Un décret publié le 1er juillet 2008 dans le Journal officiel met en place une nouvelle base de données appelée EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale.)

EDVIGE organise le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus …ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif. » Sa mission est « [d]e centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations …qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à  l’ordre public. »

EDVIGE va jusqu’à  ficher des détails sans importance : « informations ayant trait à  l’état civil et à  la profession ; adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ; signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ; titres d’identité ; immatriculation des véhicules ; informations fiscales et patrimoniales ; déplacements et antécédents judiciaires ; motif de l’enregistrement des données ; données relatives à  l’environnement de la personne, notamment à  celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle. »

Ceci donne des pouvoirs à  la police pour surveiller toutes les allées et venues ainsi que les relations privées des gens. Ce décret a été critiqué par les organisations de défense des droits civiques, notamment en ce qui concerne les poursuites judiciaires de suspects qui sont encore mineurs.

Voir le gouvernement entreprendre une telle action montre à  quel point les adolescents se sont politisés. Les lycéens ont été le fer de lance de manifestations de masse au printemps de cette année contre les réductions de postes d’enseignants. A l’automne 2005, les sections les plus opprimées de la jeunesse s’étaient révoltées, ce qui s’était traduit par des heurts violents avec la police dans toute la France, une poursuite policière avait provoqué la mort de deux jeunes. Le gouvernement avait imposé un état d’urgence et arrêté des milliers de jeunes et menacé d’expulser des jeunes immigrés. Des échauffourées sporadiques entre jeunes et policiers sont endémiques.

La ministre de la Justice Rachida Dati, dans une interview au Journal du Dimanche a annoncé la création d’un « fichier sur les bandes organisées » suite à  un incident au Champs de Mars près de la Tour Eiffel en juin dernier où des heurts s’étaient produits entre des jeunes et la police.

Un éditorial du Monde daté du 30 juin posait la question suivante, « Qui serait susceptible d’entrer dans ce fichier des bandes ? Des personnes déjà  condamnées – mais cela n’existe-t-il pas déjà  ? Ou des personnes présumées coupables de délits qu’elles pourraient commettre en fonction de leur profil ou de leurs fréquentations ? Un Etat de droit ne peut tolérer la pénalisation de supposées intentions. »

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a condamné « une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens…Il ne s’agit plus de ficher les auteurs d’infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sùreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à  justifier le fichage. »

Le syndicat de la magistrature appelle à  s’opposer à  ce dossier « d’inspiration antidémocratique…Il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique, économique ou sociale. »

Réorganisation des services de renseignement

Un corollaire essentiel de cette législation répressive est la création de moyens permettant de l’imposer. Et ceci est fourni par l’actualisation de la Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI 2) qui sera présentée au parlement à  l’automne. LOPSI 2 a pour but de renforcer la surveillance et l’espionnage au moyen d’Internet et la collecte de données à  partir d’ordinateurs personnels et de courriels.

L’éditorial du Monde du 24 juin intitulé « Sécurité contre liberté » déclare, «De même, le projet de fichier informatique Périclès, préconisé par cet avant-projet de loi, permettrait d’étendre de manière extrêmement large les pouvoirs d’investigation des forces de police. Si un tel fichier voyait le jour, il permettrait de croiser de nombreuses données sur la vie privée des citoyens (numéro de carte grise, de permis de conduire, de puce de téléphone portable ou factures…) »

Craignant le discrédit de l’Etat français, Le Monde insiste pour dire à  propos des inquiétudes concernant la sécurité : « Cela ne suffit pas à  justifier que l’on veuille introduire dans le droit commun des dispositions d’exception, ni que l’on porte atteinte, peu ou prou, aux libertés publiques et à  la vie privée. En République, la fin ne justifie pas tous les moyens. »

On trouve dans un reportage du Monde du 24 juin une autre indication de la ruée vers des pouvoirs répressifs arbitraires de la part de l’Etat, libéré de tout contrôle judiciaire. Ce reportage déclare que « Le secrétaire général de la défense nationale (SGDN), Francis Delon, milite pour limiter l’accès des juges d’instruction aux lieux de pouvoir tels que les ministères ou les services secrets. »

Le service de renseignement a été complètement réorganisé. Appelé à  présent Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), il est le résultat d’une fusion de la DST (Direction de la surveillance du territoire) et des RG (Renseignements généraux). Six mille employés sont affectés au terrorisme et aux menaces sur la sécurité. Le budget 2008 alloué à  la DCRI s’élève à  41 millions d’euros. Un ami proche du président Nicolas Sarkozy et fils de policier, Bernard Squarcini, a été nommé à  la tête de ce service de renseignement.

Selon le site Internet du ministère de l’Intérieur, le DCRI a pour but de devenir un FBI à  la française. Pour les autres missions – comptage des manifestants, violences urbaines, conflits sociaux –, une sous-direction de l’information générale (SDIG) de mille policiers est créée à  la direction de la sécurité publique (DCSP).

Il y a aussi plusieurs autres mesures à  venir permettant à  l’Etat de censurer Internet.

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a déclaré le 10 juin 2008 que l’Etat s’était mis d’accord avec les fournisseurs d’accès à  Internet (FAI) pour bloquer les sites affichant des contenus entretenant des liens avec le terrorisme, la pédophilie, la haine raciale ainsi que d’autres sites illégaux. Alliot-Marie a annoncé : « Depuis mon intervention du 14 février, nous avons travaillé avec les Fournisseurs d’accès à  Internet sur la protection des plus faibles – Ce dispositif sera simple : la plateforme, par le biais d’une liste noire, transmettra aux FAI la liste des sites à  bloquer. »

ZDNet.fr a cité le 11 juin dernier Daniel Fava de l’AFA (Association des fournisseurs d’accès). Affirmant qu’aucun accord n’avait encore été signé il a dit : « Nous ne voulons pas devenir des big brothers, ni que les internautes se sentent espionnés par leur FAI. »

Copyright WSWS.