Archive pour la catégorie ‘OGM’

Bruxelles autorise la vente de six maïs transgéniques

Jeudi 29 juillet 2010

Bruxelles autorise la vente de six maïs transgéniques

© L’Expressstrong>

Ce maïs est destiné à l’alimentation humaine et animale.

De guerre lasse, la Commission européenne a tranché. Six maïs transgéniques destinés à l’alimentation humaine et animale seront finallement autorisés à la commercialisation dans l’Union, a-t-elle annoncé hier mercredi 28 juillet. Une proposition prise par Bruxelles faute d’un accord entre les Etats membres sur le sujet.

« La Commission fait une proposition pour autoriser la commercialisation. Les Etats doivent [ensuite] se prononcer à la majorité qualifiée et s’ils ne parviennent pas à s’entendre pour ou contre, la Commission est obligée de les autoriser », explique ainsi un des porte-parole de la Commission, rappelant les règles en vigueur au sein de l’UE.

Autorisé à la commercialisation mais pas à la culture

Les maïs concernés, essentiellement destinés à l’alimentation animale, seront autorisé à la commercialisation -et non à la culture- pendant dix ans sur le sol européen.

Face à cette décision finale, les réserves sont nombreuses. Le parti des Verts dénonce un  » passage en force » . L’eurodéputé libéral Jean-Luc Bennahmias a qualifié lui de « grossièreté » le feu vert de Bruxelles.

Une décision prise « pour sortir de l’impasse », souligne la Commission. Bruxelles avait en effet fait une proposition pour le moins étrange aux états le 13 juillet dernier. Elle consistait à laisser les mains libres aux Etats en matière de culture OGM, une fois les autorisations données au niveau européen. Une suggestion qui avait elle aussi provoqué toute une série de réactions violentes.

Biotechnologies : l’importation de six nouvelles variétés OGM est autorisée dans l’UE

Jeudi 29 juillet 2010

Biotechnologies : l’importation de six nouvelles variétés OGM est autorisée dans l’UE

© Le Monde

Faute de majorité au sein des Etats membres, la Commission européenne a autorisé, mercredi 28 juillet, l’importation au sein de l’Union de six nouvelles variétés de maïs OGM, essentiellement destinées à l’alimentation animale. « La procédure suivie est normale, commente Anne Furet, chargé de la veille juridique du site spécialisé Infogm.org. On constate une accélération des autorisations d’importation ces derniers mois. »

En France, les Verts ont dénoncé le « passage en force » de la Commission, estimant qu’une « majorité d’Etats » ne veut pas poursuivre « la fuite en avant vers la contamination génétique de l’agriculture et de l’alimentation ». La commercialisation d’une quarantaine de plantes transgéniques est désormais autorisée en Europe.

Le même jour, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) français a rendu un avis sur la pomme de terre Amflora de BASF, dont la culture a été autorisée le 2 mars dans l’Union. Selon le comité scientifique du HCB, Amflora « ne constitue pas un risque singulier pour l’environnement et la santé ». De son côté, le comité économique, éthique et social souligne que cette variété transgénique « ne présente qu’une utilité limitée pour les acteurs de la filière féculière et papetière ». Aucun industriel n’envisage pour l’instant de l’utiliser en France.

Gaëlle Dupont

OGM : Monsanto condamné à 2,5 millions de dollars d’amende pour vente non autorisée

Mercredi 14 juillet 2010

OGM : Monsanto condamné à 2,5 millions de dollars d’amende pour vente non autorisée

© Maxisciences

États-Unis – Le géant de la semence OGM Monsanto a été, d’après une information du Monde, condamné à verser une amende de 2,5 millions de dollars pour vente non autorisée de coton OGM.

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a fait condamner Monsanto après que la firme spécialisée dans les OGM a vendu au Texas, où elles faisaient l’objet d’une interdiction de culture, deux variétés de coton génétiquement modifiées pour résister aux insectes (Monsanto Bollgard et Bollgard II). Ces deux semences contiennent des agents protecteurs considérés comme des pesticides au regard de la loi de 1947.

La culture de ce coton est interdite dans dix comtés du Texas, et Monsanto avait pour obligation d’informer les producteurs de l’interdiction de semer dans ces zones, mais aussi de certaines caractéristiques de son produit génétiquement modifié pour produire son propre pesticide. D’après les conclusions d’une enquête menée par le gouvernement, le groupe agrochimique aurait violé cette réglementation quelque 1.700 fois.

Pour ne pas s’être conformé aux règles en vigueur au Texas concernant son coton OGM, Monsanto a été condamné à une amende de 2,5 millions de dollars. Les entreprises « doivent comprendre que nous prenons ces violations au sérieux », a commenté Cynthia Giles, l’administratrice adjointe de l’EPA chargée de l’application de la législation.

Bruxelles veut plus de flexibilité pour les OGM en Europe

Samedi 5 juin 2010

Bruxelles veut plus de flexibilité pour les OGM en Europe

© Reuters

Une plus grande flexibilité dans la culture et le commerce des OGM pourrait être rapidement introduite dans l’UE si une proposition que la Commission européenne vient de finaliser était adoptée. Lire la suite l’article

Selon une série de documents obtenus par Reuters vendredi, l’exécutif communautaire espère dégonfler l’opposition aux organismes génétiquement modifiés en Europe en offrant à chaque Etat membre d’interdire la culture sur son sol d’une semence approuvée au niveau européen.

« La Commission européenne considère que l’introduction d’une clause de retrait permettant aux Etats membres de décider de la culture des OGM (…) est nécessaire », est-il indiqué dans l’une de ces documents.

Cette faculté, précise la Commission, ne doit cependant pas remettre en cause le principe d’approbation des semences au niveau européen ainsi que le libre-échange de ces produits au sein du marché intérieur.

« La liberté des Etats membres concerne uniquement la culture des OGM, mais pas le libre-échange des semences OGM autorisées qui doit demeurer sans entraves dans le cadre du marché intérieur », est-il encore écrit dans le texte.

Les services du commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, John Dalli, espèrent ainsi que « les Etats membres (adoptent) une attitude plus positive lors de l’évaluation des risques et (évitent) d’avoir recours à des clauses de sauvegarde pour répondre à des questions non scientifiques ».

Le commissaire maltais a lancé cette semaine les premières consultations au sein de la Commission sur sa réforme, inspirée d’une proposition des Pays-Bas de 2009 qui avait été ensuite reprise par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, lors de sa campagne pour un second mandat.

Techniquement, la Commission propose deux choses : interpréter de manière souple les règles en vigueur ; puis réviser la directive 2001/18 sur la dissémination d’OGM dans l’environnement, en y ajoutant une clause de sauvegarde nationale qui aille au-delà des préoccupations liées à la santé ou à l’environnement.

ABOUTIR RAPIDEMENT

De source européenne, on indique que la Commission est cependant optimiste sur les chances de cette réforme d’aboutir dans des délais raisonnables.

Elle compte s’appuyer sur les opinions divergentes des Etats membres, et, en leur sein, sur ces questions pour faire passer son projet, qui doit être approuvé à la majorité qualifiée et validé par le Parlement européen.

Si la nouvelle procédure entrait en vigueur, elle pourrait avoir pour conséquence de faire exploser le volume des cultures OGM eu Europe qui, avec ses 100.000 hectares cultivés fait figure de territoire vierge en comparaison des 134 millions d’hectares cultivés dans le monde entier.

Seules deux variétés d’OGM sont actuellement autorisées à la culture dans l’UE : le maïs Mon810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF.

Le premier – dont la licence décennale est en cours de renouvellement – est surtout cultivé en Espagne et en République tchèque et est frappé par des clauses de sauvegarde en France, Allemagne, Italie, Autriche, Hongrie, Grèce et Luxembourg.

La seconde a reçu le feu vert des autorités communautaires début mars, trois semaines à peine après l’investiture de la Commission Barroso II et quatre pays s’étaient alors montrés intéressés par sa culture : l’Allemagne, la République tchèque, la Suède et les Pays-Bas.

Beaucoup avaient alors vu dans ce calendrier le retour à une stratégie offensive de la Commission sur les OGM.

OPTIONS DIVERGENTES

Contacté par Reuters, le porte-parole de John Dalli n’a pas souhaité réagir à ces informations mais a rappelé que le commissaire maltais a toujours été très clair sur son soutien à cette réforme, qu’il avait promis avant l’été.

« Il souhaite avant tout que les opérateurs du marché disposent d’une base légale claire », a-t-il dit.

Le porte-parole du ministre français à l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est refusé à tout commentaire et a dit ne pas avoir encore pris connaissance du document.

De leur côté, les organisations de protection de l’environnement, tout en accueillant favorablement la capacité offerte aux Etats membres de refuser les OGM sur leur sol, se montrent prudentes.

« Même s’il est bienvenu que les pays aient la possibilité d’interdire les OGM, cette mesure n’est proposée que pour débloquer le processus d’approbation et permettre à plus d’OGM d’être cultivées », fait valoir Adrian Bebb, de l’organisation Friends of the Earth Europe.

Des préoccupations liées au bon fonctionnement du marché intérieur ou à la dissémination des organismes d’un pays à l’autre devraient également se faire rapidement jour.

L’ouverture d’une procédure au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’est pas non plus à exclure.

Edité par Wilfrid Exbrayat

Greenpeace : « Attention, certains fromages peuvent contenir des OGM »

Lundi 12 avril 2010

Greenpeace : « Attention, certains fromages peuvent contenir des OGM »

© Maxi Sciences

France – Les militants de Greenpeace se sont mobilisés samedi, sur le marché de la Plaine à Marseille, afin d’avertir les consommateurs de la possible présence d’OGM dans quinze fromages bénéficiant pourtant du label AOC (Appellation d’origine contrôlée).

D’après les membres de Greenpeace, l’alimentation de certains des animaux produisant le lait utilisé pour la fabrication de ces fromages pourrait être à base d’organismes génétiquement modifiés, comme du soja importé des États-Unis.

Même si, pour la cinquantaine de fromages AOC ou AOP (Appellation d’origine protégée) existant, une grande partie des producteurs s’est engagée à exclure les OGM de l’alimentation des animaux, d’autres restent tout à fait libres d’utiliser l’alimentation qu’ils souhaitent.

Les industriels ne sont pas, de leur côté, obligés de faire figurer sur les étiquettes la présence possible d’OGM ou leur absence totale, empêchant le consommateur de pouvoir choisir. Greenpeace a donc décidé d’établir un guide offrant toutes les informations nécessaires. L’association tente également de rassembler des signatures pour pousser l’Union européenne à décréter un moratoire sur les nouvelles autorisations de cultures d’OGM.

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

Mercredi 3 mars 2010

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

© NouvelObs.com

Alors que la décision de la Commission européenne relance le débat sur l’innocuité des OGM, BASF annonce que sa pomme de terre Amflora ne sera proposée qu’aux pays « prêts à l’utiliser ».

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l’immédiat, a déclaré mardi 2 mars BASF dans un communiqué.

Amflora « est destinée aux pays qui sont d’ores et déjà prêts à l’utiliser », indique le groupe qui cite la Suède, les Pays-Bas, la République Tchèque et l’Allemagne.

« BASF n’a pas prévu, à ce jour, de la proposer aux industriels français et souhaite tenir compte des particularités et des demandes de chaque pays », a ajouté le groupe.

Interdiction nationale en Autriche

Le ministre autrichien de la Santé, Alois Stöger, va interdire la culture dans son pays de la pomme de terre génétiquement modifiée autorisée par Bruxelles dans l’Union européenne.

« Le ministre Alois Stöger prépare un texte pour interdire la culture de la pomme de terre OGM » sur le territoire autrichien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé à l’AFP.

Le ministre a dit vouloir légiférer « immédiatement » en vue d’une interdiction nationale.

La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, l’Amflora, premier feu vert depuis douze ans dans l’UE concernant les OGM.

L’Autriche avait déjà mis en place en 1999 une « clause de sauvegarde » pour empêcher l’importation et la culture de deux sortes de maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer autorisés également par la Commission européenne.

Demande de moratoire du PS

En France, le PS a jugé que « le gouvernement français doit imposer un moratoire ». Il considère que la décision de la Commission européenne est « un véritable coup de force alors que les citoyens et consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l’emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires ».

« A titre préventif, le Parti socialiste demande que le moratoire français sur le Mon 810 soit étendu aux nouveaux OGM dont la commercialisation a été autorisée par la Commission ».

Accusation de provocation du Modem

De son côté, Jean-Luc Bennahmias (MoDem) a accusé le président de la Commission de Bruxelles, Manuel Barroso, « de cultiver la provocation en remettant sur la table le dossier ô combien controversé des organismes génétiquement modifiés ». « Sans débat, sans consultation du Parlement européen, on ouvre rien de moins qu’une brèche inconsidérée dans la sphère agricole. Une faveur destinée à un groupe, BASF, en total contresens de tout ce qui avait été décidé collectivement depuis plus de 10 ans », a dénoncé dans un communiqué le député européen.

« Un risque inacceptable pour la santé »

L’organisation Greenpeace France appelle la France à déclencher la « clause de sauvegarde » pour faire barrage à la pomme de terre OGM Armflora autorisée mardi par la Commission européenne.

L’organisation dénonce dans un communiqué l’autorisation de culture et de commercialisation de ce tubercule génétiquement modifié qui pose, selon elle, « un risque inacceptable pour la santé humaine et animale et l’environnement ».

Notant qu’il s’agit de la première autorisation d’un nouvel OGM dans l’UE depuis 1998, Greenpeace souhaite que la France utilise pour s’y opposer « la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens ».

« Résistance à certains antibiotiques »

L’organisation affirme que le tubercule Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF « contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques ».

« Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation », juge-t-elle. « Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose », estime-t-elle.

« Il est vraiment très choquant que l’un des premiers actes officiels de la nouvelle commission soit d’autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques », souligne l’organisation en rappelant qu’une « majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation ».

En 2008, la France a fait valoir cette clause pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810, comme l’ont également fait cinq autres pays membres dont l’Allemagne.

Une « très mauvaise nouvelle » pour Duflot

Cécile Duflot, a qualifié mardi 2 mars de « très mauvaise nouvelle » le feu vert donné par Bruxelles à la mise en culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, appelant le gouvernement français à s’y opposer.

« C’est une très mauvaise nouvelle », a affirmé la secrétaire nationale des Verts, sur RMC.

« Ce que demandent notamment les écologistes et nos députés européens c’est qu’on puisse faire une évaluation précise (des risques). Ca fait dix ans qu’on le demande, ça n’a pas été fait », a-t-elle ajouté, reprochant à la Commission européenne « de se précipiter ».

Elle a souligné que des traces de tels organismes génétiquement modifiés utilisés dans l’alimentation animale pouvaient se retrouver « dans le viande ou le lait » à l’insu des consommateurs.

Quel est le danger ? « Justement on ne le connaît pas ! On a pu avoir, sur le maïs notamment, quelques études qui ont montré sur des rats des conséquences sur des atteintes au foie. Ces travaux scientifiques doivent être approfondis, on doit aller jusqu’au bout de ces études-là avant de commercialiser », a dit Cécile Duflot.

Appliquer la clause de sauvegarde

« Ces doutes, ce soupçon ne peuvent pas être levés aujourd’hui puisque ces études n’ont pas été menées avec suffisamment de moyens, de rigueur et de temps », a insisté la chef de file d’Europe Ecologie pour les élections régionales en Ile-de-France.

A la question de savoir ce qu’elle attendait du gouvernement français, elle a souhaité qu’il « refuse la commercialisation et la culture de cette pomme de terre comme de tous les OGM ». « On a appliqué et fait appliquer la clause de sauvegarde, il faut continuer », s’est-elle exclamée.

La Commission doit « sortir de sa tour d’ivoire »

Fer de lance de la contestation des OGM en France, José Bové a, lui aussi, dénoncé le feu vert européen accordé à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, exhortant Bruxelles à sortir de sa « tour d’ivoire ».

« La Commission européenne doit sortir de sa tour d’ivoire et revenir sur cette décision », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Elle doit entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM. Elle doit en outre accepter la position des 27 Etats membres (de l’UE) qui en décembre 2008 avaient majoritairement souhaité une réforme radicale des procédures d’évaluation » des demandes d’autorisation des produits transgéniques, a-t-il ajouté.

Connu pour ses prises de position contre les OGM, José Bové a fait l’objet de condamnations en justice pour ses actions d’arrachage illégal de plantations transgéniques.

Autorisation de la Commission européenne

Il s’agit du premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l’Union européenne, où les OGM suscitent une vive controverse. La décision prise ce mardi est de nature à relancer le débat autour de l’innocuité des produits OGM en Europe. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat.

Selon le communiqué de l’exécutif européen la vraie nouveauté concerne l’autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale. La Commission européenne n’avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs Monsanto MON 810 dont l’autorisation de culture est arrivée à échéance il y a deux ans.

Choc des écologistes

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l’exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l’objet d’autorisations pour le commerce.

Les écologistes au Parlement européen se sont dits « choqués » mardi par l’autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.

« Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n’a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels », a estimé l’un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.

« Déclaration de guerre »

« Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d’OGM dans l’environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable », a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.

Elle « constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso », le président de la Commission, a-t-elle ajouté.

L’organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. « C’est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l’environnement », a-t-elle dit dans un communiqué.

(Nouvelobs.com avec AFP)

La Commission européenne autorise la commercialisation d’OGM

Mardi 2 mars 2010

La Commission européenne autorise la commercialisation d’OGM

© Le Monde

La Commission européenne a autorisé, mardi 2 mars, le commerce de plusieurs organismes génétiquement modifiés (OGM). Les autorisations concernent la culture de la pomme de terre Amflora, mise au point par la firme BASF, ainsi que plusieurs variétés du maïs MON 863.

La mise sur le marché européen des produits transgéniques est bloquée depuis plusieurs années par les avis divergents des Etats européens sur l’opportunité de recourir à cette technologie.

Habilitée à trancher en dernier ressort, la Commission Barroso II justifie son choix en s’appuyant sur les avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), selon laquelle les variétés concernées ne posent aucun problème pour la santé. Par cette décision, le président de la Commission, José Manuel Barroso, cherche à avancer sur un dossier qui lui a valu des déboires sérieux lors de son premier mandat.

Les Etats membres s’étaient mobilisés, courant 2009, pour contrer sa proposition de lever la clause de sauvegarde mise en place en Autriche et en Hongrie contre la culture du MON 810. Six pays, dont la France et l’Allemagne, ont interdit la culture de cette variété produite par la firme Monsanto, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire les cultures transgéniques sur leur territoire.

M. Barroso entend profiter du début de son second mandat pour passer outre la paralysie des procédures. « Il devrait être possible de combiner un système d’autorisation communautaire (…) avec la liberté pour les Etats membres de décider s’ils veulent ou non cultiver des OGM », écrivait-il au moment de sa reconduction. Il cherche à mettre en œuvre cette politique, par l’intermédiaire du nouveau commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli. La gestion du dossier a été retirée à la direction générale de l’environnement, pour être confiée à celle de la santé, après le départ de Stavros Dimas, l’ancien commissaire à l’environnement, opposé à la culture des OGM.

MÉPRIS DES CITOYENS

La décision de la Commission est fragilisée par le fait que l’indépendance de l’AESA est mise en cause : comme l’a révélé en janvier l’association Corporate Europe Observatory, la directrice du groupe OGM de l’agence, Suzy Reckens, a quitté celle-ci début 2008 pour rejoindre la firme Syngenta, qui produit des OGM. Mme Reckens avait eu à valider des produits que la Commission veut autoriser.

Pour Corinne Lepage, députée européenne, « la Commission envoie un signal détestable aux citoyens européens: alors qu’il y a une défiance croissante à l’égard des OGM, elle leur dit qu’elle méprise leur avis ». Mme Lepage demande aussi que des études sur l’impact sanitaire des OGM soient « menées par des organismes publics, et de manière transparente, ce qui n’a pas été le cas depuis dix ans ».

Hervé Kempf et Philippe Ricard

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Mercredi 4 novembre 2009

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Monsanto et son contrôle illégal

Jeudi 27 novembre 2008

Monsanto et son contrôle illégal

Victoire: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

Jeudi 21 août 2008

Bravo aux faucheurs: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

© AFP – Mercredi 20 aoùt

PARIS (AFP) – Pour la première année, « 100% des essais » OGM lancés en France en 2008 par le semencier américain Monsanto ont été détruits, a annoncé mercredi le groupe, à  la suite du fauchage vendredi dernier de parcelles de maïs transgénique par les militants anti-OGM.

Une centaine de faucheurs volontaires emmenés par José Bové ont détruit vendredi dans la Vienne, à  Valdivienne et à  Civaux, deux parcelles de maïs OGM MON810. Ces deux destructions ont été suivies de la découverte d’une troisième parcelle également fauchée à  Valdivienne, a affirmé Monsanto.

Ces destructions font suite à  celles fin juin dans le Gers et en Haute-Garonne où les faucheurs se sont aussi attaqués à  des parcelles de Monsanto.

« Pour la première année, 100% des essais mis en place ont été saccagés », a déclaré le groupe américain dans un communiqué, tirant le bilan de ses expérimentations en France.

« Opéré à  la manière d’un +show médiatique+ (…), l’acte de vandalisme du 15 aoùt signe une bien triste conclusion: le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales », a ajouté Monsanto.

« Un pays qui laisse une poignée d’obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l’avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays », selon Laurent Martel, directeur de Monsanto France, cité dans le communiqué.

Le groupe souligne par ailleurs que ses « expérimentations en biotechnologies (…) ont préalablement reçu du ministère de l’Agriculture toutes les autorisations requises » et qu’elles font « l’objet d’un suivi continu de la part des services administratifs de la Protection des végétaux comme des techniciens de Monsanto ».

Selon les faucheurs, le maïs détruit était de type MON810, une espèce dont la culture et la commercialisation est officiellement interdite en France depuis février 2008.

La préfecture de la Vienne a confirmé à  l’AFP qu’il s’agissait de MON810, mais a souligné que les deux parcelles étaient cultivées « à  des fins d’expérimentation sous le contrôle du ministère de l’Agriculture », ce qu’autorise le décret du 9 février 2008 interdisant cette variété.