Archive pour la catégorie ‘OGM’

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Mercredi 4 novembre 2009

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Monsanto et son contrôle illégal

Jeudi 27 novembre 2008

Monsanto et son contrôle illégal


envoyé spécial_OGM-WorldHistoryCanada
envoyé par tchelsoo

Victoire: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

Jeudi 21 août 2008

Bravo aux faucheurs: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

© AFP – Mercredi 20 aoùt

PARIS (AFP) – Pour la première année, « 100% des essais » OGM lancés en France en 2008 par le semencier américain Monsanto ont été détruits, a annoncé mercredi le groupe, à  la suite du fauchage vendredi dernier de parcelles de maïs transgénique par les militants anti-OGM.

Une centaine de faucheurs volontaires emmenés par José Bové ont détruit vendredi dans la Vienne, à  Valdivienne et à  Civaux, deux parcelles de maïs OGM MON810. Ces deux destructions ont été suivies de la découverte d’une troisième parcelle également fauchée à  Valdivienne, a affirmé Monsanto.

Ces destructions font suite à  celles fin juin dans le Gers et en Haute-Garonne où les faucheurs se sont aussi attaqués à  des parcelles de Monsanto.

« Pour la première année, 100% des essais mis en place ont été saccagés », a déclaré le groupe américain dans un communiqué, tirant le bilan de ses expérimentations en France.

« Opéré à  la manière d’un +show médiatique+ (…), l’acte de vandalisme du 15 aoùt signe une bien triste conclusion: le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales », a ajouté Monsanto.

« Un pays qui laisse une poignée d’obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l’avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays », selon Laurent Martel, directeur de Monsanto France, cité dans le communiqué.

Le groupe souligne par ailleurs que ses « expérimentations en biotechnologies (…) ont préalablement reçu du ministère de l’Agriculture toutes les autorisations requises » et qu’elles font « l’objet d’un suivi continu de la part des services administratifs de la Protection des végétaux comme des techniciens de Monsanto ».

Selon les faucheurs, le maïs détruit était de type MON810, une espèce dont la culture et la commercialisation est officiellement interdite en France depuis février 2008.

La préfecture de la Vienne a confirmé à  l’AFP qu’il s’agissait de MON810, mais a souligné que les deux parcelles étaient cultivées « à  des fins d’expérimentation sous le contrôle du ministère de l’Agriculture », ce qu’autorise le décret du 9 février 2008 interdisant cette variété.

Monsanto dénonce « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM

Mercredi 20 août 2008

Monsanto dénonce « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM

© AP

PARIS – La multinationale Monsanto dénonce mercredi dans un communiqué « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM en France en 2008, aboutissant au « retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales », suite à  la destruction le 15 aoùt de deux parcelles expérimentales de maïs transgénique MON810 par le collectif des Faucheurs volontaires dans la Vienne.

« Pour la première année, 100% des essais mis en place ont été saccagés », regrette la firme américaine. « Opérée à  la manière d’un ’show médiatique’ (…), l’acte de vandalisme du 15 aoùt signe une bien triste conclusion: le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales, une discipline scientifique devenue essentielle pour la recherche agronomique et aujourd’hui utilisée par tous les grands pays agricoles du monde ».

« Les expérimentations en plein champ sont indispensables et exigées par la réglementation pour valider en conditions réelles de culture les résultats obtenus en milieu confiné », précise Monsanto qui ajoute qu’elles « ont préalablement reçu du ministère de l’Agriculture toutes les autorisations requises après avis des structures d’évaluation scientifique officielles ».

Le 15 aoùt, José Bové et une centaine de faucheurs volontaires avaient détruit deux parcelles expérimentales de maïs transgénique, situés à  Valdivienne et à  Civaux dans la Vienne. D’après Monsanto, une troisième parcelle détruite a également été découverte à  Valdivienne. Au cours de l’été, les deux autres essais mis en place par la multinationale en Midi-Pyrénées, à  Mauroux (Gers) et à  Beaumont-sur-Lèze (Haute-Garonne), avaient déjà  été fauchés, tout comme deux appartenant à  Pioneer et Syngenta à  Condom (Gers). AP

Prince Charles: développer les OGM causera la pire « catastrophe » écologique

Jeudi 14 août 2008

Prince Charles: développer les OGM causera la pire « catastrophe » écologique

© AFP – Mercredi 13 aoùt

LONDRES (AFP) – Le développement important des cultures transgéniques risque de provoquer la pire « catastrophe » environnementale jamais survenue dans le monde, a affirmé mercredi le prince Charles, héritier du trône d’Angleterre et fervent défenseur de la cause écologique.

Le prince de Galles a également estimé que dépendre de « groupes gigantesques » pour la production alimentaire plutôt que de petits fermiers allait se conclure par un « désastre total ».

« Ce dont nous devrions parler, c’est de sécurité alimentaire et non de production alimentaire –c’est ce qui est important », a déclaré le prince dans un entretien au quotidien britannique The Daily Telegraph.

« Et si les gens pensent que d’une façon ou d’une autre cela va fonctionner parce qu’ils vont disposer d’une nouvelle forme de technique génétique ingénieuse, alors ne comptez surtout pas sur moi, car cela va être la plus grande catastrophe environnementale de tous les temps », a-t-il estimé.

« Il ne s’agit pas de revenir en arrière. Il s’agit de reconnaître que nous sommes du côté de la nature, pas contre elle. Nous avons travaillé contre la nature depuis trop longtemps », a-t-il souligné.

La Banque mondiale estime que les prix alimentaires ont presque doublé au cours des trois dernières années, et son président Robert Zoellick a estimé que deux milliards de personnes étaient affectées par cette crise alimentaire.

Pomme de terre OGM: l’allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles

Lundi 28 juillet 2008

Pomme de terre OGM: l’allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles

© AFP – Jeudi 24 juillet

pomme de terre caen 2007

FRANCFORT (Allemagne) (AFP) – Le groupe chimique allemand BASF a déposé une plainte auprès de la Cour européenne de justice (CEJ) contre la Commission européenne qui repousse depuis des mois l’autorisation de sa pomme de terre transgénique, a-t-il annoncé jeudi.

Le motif est l’absence de décision de Bruxelles, notamment sur la période courant de juillet 2007 à  mai 2008, précise le numéro un mondial de la chimie.

« La Commission européenne a repoussé l’autorisation de l’Amflora (le nom de la pomme de terre OGM, ndlr) malgré les avis positifs répétés prononcés par l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments », a expliqué Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué.

« Nous ne sommes pas prêts à  accepter de nouveaux reports », a-t-il ajouté.

Début mai, la Commission européenne avait encore reporté toute décision sur l’autorisation de deux variétés de maïs et de l’Amflora, en demandant à  l’EFSA de réexaminer ses avis jusqu’ici favorables.

Pour BASF, le processus d’agrément dure au total depuis douze ans, rappelle le groupe de Ludwigshafen (ouest), qui a lancé de nombreux projets OGM depuis plusieurs années, notamment en 2007 en collaboration avec l’américain Monsanto.

Uniquement réservée au marché européen, l’Amflora est une pomme de terre modifiée génétiquement pour être renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier –les restes pouvant servir d’aliments pour le bétail.

Elle aurait dù être le premier brevet OGM de BASF, pour un gain estimé de 100 millions d’euros par an pour l’ensemble de la filière.

Mais, comme de nombreux produits transgéniques, elle suscite la polémique. La Commission européenne n’a plus délivré d’autorisation pour la mise en culture d’OGM depuis 1998.

Procès de José Bové et 11 autres militants anti-OGM à  Bordeaux

Jeudi 10 juillet 2008

Procès de José Bové et 11 autres militants anti-OGM à  Bordeaux

© AFP

jose bove sur le banc

BORDEAUX (AFP) – Le procès de 12 militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour avoir rendu impropre à  la consommation un stock de maïs génétiquement modifié en novembre 2006 à  Lugos (Gironde), s’est ouvert jeudi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Peu avant 09h00, environ 200 personnes coiffées de toques blanches siglées « Non aux OGM » se sont rassemblées sur le parvis du tribunal, en présence des forces de l’ordre, scandant des slogans tels que « Pas d’OGM dans nos champs ni dans nos assiettes » ou encore « les OGM, on n’en veut pas ». Les manifestants ont ensuite pénétré dans le calme dans la salle d’audience.

Les 12 prévenus, venus de toute la France, comparaissent au côté de Marc Giblet, gérant de l’exploitation agricole, poursuivi pour « violences avec arme ». Ce dernier avait tiré le 4 novembre 2006 un coup de fusil en présence des manifestants anti-OGM.

A la tête de 150 « faucheurs volontaires », José Bové avait mené ce jour-là  une opération q’u'ils avaient qualifiée de « traçabilité des OGM » dans l’exploitation de M. Giblet: des militants avaient notamment versé de l’eau et du brou de noix dans le silo contenant 2.320 tonnes de maïs génétiquement modifié.

Cette opération avait provoqué la colère de l’exploitant, âgé d’une cinquantaine d’années, qui était alors arrivé sur les lieux et avait ouvert le feu avec un fusil de chasse alors que des militants étaient montés sur son silo, avant d’être désarmé par les manifestants.

L’homme avait ensuite foncé avec son véhicule tout-terrain sur les voitures stationnées sur son exploitation, en endommageant plusieurs dont la camionnette d’un militant qui avait été projetée dans un fossé.

Le procès, qui devait se tenir dans un premier temps le 16 avril, avait été reporté au 10 juillet, les avocats des militants anti-OGM ayant mis en avant l’envoi tardif de certaines convocations.

En février, la France a officiellement interdit la culture de ce maïs transgénique, produit par l’Américain Monsanto.

Pétition européenne contre les OGM

Samedi 31 mai 2008

Pétition européenne contre les OGM

© Greenpeace (?!), Alter Info

ogm

€”¹Â€”¹Â€”¹Fin octobre, le Commissaire européen à  l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agro-alimentaire en proposant l’interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait avoir des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des organismes non ciblés comme des oiseaux.

Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

€”¹Â€”¹Â€”¹Si la proposition de Dimas était adoptée, il s’agirait d’un véritable tournant… Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu’à  présent toujours donné son feu vert aux demandes d’autorisation d’OGM. Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s’opposer à  l’initiative courageuse de Stavros Dimas.

Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position : « Le risque est trop élevé pour l’environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à  Bruxelles le 22 novembre. J’envisage de donner un avis négatif pour la demande d’autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d’OGM dans l’histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM.

Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100.000 signatures !

Le plus grand nombre possible d’Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l’environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à  destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

Plus de 75.000 européens l’ont déjà  signée en quelques semaines, dont 10.000 en France…

La pétition française s’adresse également à  Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l’avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à  l’issue du Grenelle de l’environnement.

€”¹Â€”¹Â€”¹Â€”¹Signez la pétition :
http://write-a-letter.greenpeace.org/332

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux…

Le projet de loi sur les OGM définitivement adopté par le Parlement

Jeudi 22 mai 2008

Le projet de loi sur les OGM définitivement adopté par le Parlement

© AP

PARIS – Fin du marathon parlementaire sur les OGM. Le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés après un dernier vote du Sénat.

Après les députés mardi, les sénateurs ont approuvé par 183 voix contre 42 les conclusions de la commission mixte paritaire. Les sénateurs UMP et centristes ont voté pour, les communistes et les Verts contre. Les socialistes, qui vont saisir le Conseil constitutionnel, n’ont pas participé au vote.

Le débat a été expédié en une heure. La secrétaire d’Etat à  l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait le gouvernement en l’absence de son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, a invité les sénateurs à  adopter le texte pour éviter une condamnation de la France pour non-transposition de la directive européenne sur les OGM. Paris risquait une amende de 38 millions d’euros et une astreinte de 360.000 euros par jour à  partir du 5 juin. « Seul ce texte permettra de sortir d’une situation de vide juridique », a-t-elle assuré.

« NKM » a précisé que le gouvernement proposerait des modifications de la réglementation européenne lors de la présidence française de l’Union européenne au second semestre.

La gauche a dénoncé une « mascarade de débat » et un « passage en force ». Les sénateurs socialistes n’ont pas participé au vote pour ne pas cautionner ce « déni de démocratie », selon leur orateur Daniel Raoul. Il a confirmé l’intention du PS de saisir le Conseil constitutionnel. L’opposition juge notamment le texte contraire au principe de précaution de la Charte de l’environnement, adossée à  la Constitution.

Les communistes et les Verts ont voté contre le projet de loi qui « trahit » les engagements du Grenelle de l’environnement, selon Jacques Muller (Verts). « Les lobbys semenciers productivistes agricoles (…) continuent de faire la loi dans notre pays », s’est-il insurgé.

En trois mois et demi de navette parlementaire, ce projet de loi sur les OGM, le premier issu des travaux du Grenelle de l’environnement réuni à  l’automne dernier, aura déchaîné les passions. Le texte a semé la zizanie au sein de la majorité, la secrétaire d’Etat à  l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet dénonçant notamment le « concours de lâcheté et d’inélégance » entre l’UMP et le gouvernement.

Il a ensuite donné lieu au vote-surprise d’une motion de procédure déposée par la gauche lors de la deuxième lecture à  l’Assemblée. Le gouvernement a décidé de passer outre en convoquant une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, qui a figé le texte dans sa version adoptée le 16 avril par les sénateurs.

L’article premier du texte reprend l’amendement du député communiste André Chassaigne stipulant que les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés que dans « le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ».

Le gouvernement et la majorité ont limité la portée de cet amendement. Le seuil correspondant au « sans OGM » sera fixé espèce par espèce par le gouvernement sur avis du Haut conseil des biotechnologies, créé par la nouvelle loi. Et cela, dans l’attente d’une définition du « sans OGM » au niveau européen. Le décret créant le Haut conseil « sera promulgué avant la fin du mois de juin », a précisé le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo dans un communiqué, saluant « l’un des textes les plus protecteurs au monde ».

Les écologistes estiment au contraire que cette loi ne protégera pas l’agriculture française et les consommateurs du risque de contamination par les OGM. Ils exigeaient notamment une définition du sans OGM correspondant au seuil de détection de 0,1%. AP

Limagrain renonce à  expérimenter ses maïs transgéniques en France

Mercredi 21 mai 2008

Limagrain renonce à  expérimenter ses maïs transgéniques en France

© Le Monde

Les coups de boutoir des « faucheurs volontaires » et les ambiguïtés politiques ont fini par faire reculer Limagrain. Alors que la loi sur les OGM revient devant l’Assemblée, mardi 20 mai, et, jeudi, devant le Sénat, Limagrain, leader européen des semences de grandes cultures (blé, maïs, colza, tournesol), renonce, cette année, à  faire des essais de maïs transgénique en plein champ en France.

« Pour travailler correctement, il nous faut avoir la conviction que nos essais ne seront pas détruits, que les autorisations arriveront en temps et en heure et que le cahier des charges sera acceptable, explique Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, un groupe coopératif fondé par des agriculteurs du Puy-de-Dôme. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en confiance. »

Sur le papier, rien n’empêche Limagrain de poursuivre ses recherches. Biogemma, la société de biotechnologies végétales que le groupe détient à  55 %, dispose d’autorisations pluriannuelles. Elle aurait aussi pu en demander de nouvelles.

« Notre souhait est de ne pas arrêter la recherche, y compris la recherche en plein champ », insiste-t-on au cabinet du ministre de l’agriculture. Pour preuve, dans l’attente de la création du Haut-Conseil des biotechnologies, prévue par la loi sur les OGM, une commission temporaire a vu le jour, le 21 mars, afin d’examiner les demandes d’autorisations pour la campagne 2008. Elles seraient, selon le ministère, une dizaine.

Limagrain n’arrête toutefois pas ses recherches sur les OGM. « Nous avons pris des dispositions pour faire des essais en Israël et, surtout, aux Etats-Unis », explique Pascual Perez, directeur général de Biogemma. Il n’empêche. « La France et l’Europe prennent du retard dans le domaine des biotechnologies, regrette M. Chéron. Notre première variété de maïs OGM pourrait ne pas être au point avant cinq ans, et il faudra plusieurs années supplémentaires avant de bénéficier des autorisations nécessaires à  la mise sur le marché. »

RÉSISTANCE À LA SÉCHERESSE

La prééminence américaine en matière de biotechnologies semble fermement établie. La puissance de Monsanto tient, de fait, à  sa technologie phare : la résistance au Roundup, un herbicide produit par la firme qui supprime les mauvaises herbes sans attaquer la plante transgénique.

« C’est devenu le standard de base en matière de semences », note M. Toppan, chargé du développement des OGM chez Limagrain. A cela s’ajoutent les maïs transgéniques résistants à  la pyrale (le MON810, dont la culture commerciale vient d’être interdite en France) et à  la chrysomèle.

Limagrain a pris des options de recherches différentes, portant sur la résistance à  la sécheresse et l’amélioration des rendements, et n’envisage pas d’emprunter la même voie que Monsanto. Ce qui oblige aujourd’hui le semencier français à  acheter des licences Monsanto pour se développer aux Etats-Unis. « Nos choix étaient logiques en fonction des connaissances du moment », justifie Alain Toppan.

Les difficultés de la recherche privée ne sont pas sans répercussions sur la recherche publique. « Quand il y a moins de partenaires privés, c’est toute la recherche qui souffre, note Alain Veil, conseiller au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). La France est en train de décrocher dans le domaine de l’innovation végétale. »

Avec un risque supplémentaire : l’expertise française pourrait être prise en défaut quand il s’agira d’autoriser ou non les OGM américains qui s’impatientent aux frontières de l’Europe.