Archive pour la catégorie ‘Iran’

Arrivée à Téhéran du scientifique iranien Shahram Amiri

Samedi 17 juillet 2010

Arrivée à Téhéran du scientifique iranien Shahram Amiri

© AP

TEHERAN (AP) — Le scientifique iranien Shahram Amiri, qui avait disparu il y a un an, est arrivé jeudi à Téhéran en provenance des Etats-Unis.

Ce spécialiste du nucléaire a retrouvé sa famille, dont son fils âgé de sept ans en larmes, et a été accueilli par un haut représentant du ministère iranien des Affaires étrangères. Souriant, l’homme âgé de 32 ans a fait le « V » de la victoire.

S’exprimant devant des journalistes à l’issue d’un vol via le Qatar, Shahram Amiri a réaffirmé avoir été enlevé par des agents américains, alors qu’il effectuait un pèlerinage à Médine, en Arabie saoudite, l’an dernier. D’après lui, des agents israéliens étaient présents lors de ses interrogatoires. Il dit avoir été emmené et s’être vu proposer 50 millions de dollars par des agents de la CIA pour rester aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis démentent tout rapt. Ils expliquent que Shahram Amiri a fait défection volontairement avant de changer d’avis.

Selon le « Washington Post », la CIA a versé à Amiri cinq millions de dollars pour fournir des renseignements sur le programme nucléaire iranien. Dans son édition en ligne mercredi soir, le journal a affirmé que les fonds provenaient d’un programme secret destiné à pousser des scientifiques et d’autres personnes détenant des informations sur le programme nucléaire de l’Iran à faire défection.

Jeudi, Amiri a cherché à minimiser son rôle dans le programme nucléaire iranien. « Je suis un simple chercheur qui travaillait à l’université », a-t-il dit. « Je ne suis impliqué dans aucun emploi confidentiel. Je n’avais pas d’informations secrètes ».

Shahram Amiri s’était présenté lundi à l’ambassade du Pakistan à Washington pour y trouver refuge, demandant à rentrer dans son pays, a rapporté mercredi le ministère iranien des Affaires étrangères.

Washington accuse Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, une accusation rejetée par l’Iran qui affirme mener des recherches à des fins exclusivement pacifiques. AP

Paris estime que rien n’est réglé sur le nucléaire avec Téhéran

Lundi 17 mai 2010

Paris estime que rien n’est réglé sur le nucléaire avec Téhéran

© Reuters

PARIS, 17 mai (Reuters) – L’accord signé entre l’Iran, la Turquie et le Brésil sur le nucléaire ne résoud pas les problèmes de fond que pose le programme nucléaire de Téhéran, a estimé lundi le ministère français des Affaires étrangères. Aux termes de l’accord annoncé lundi, l’Iran dit avoir accepté de transférer en Turquie 1.200 kg d’uranium faiblement enrichi, soit la majeure partie de son stock connu, en échange de combustible destiné à son réacteur de recherche médicale de Téhéran.

Le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, a salué les efforts diplomatiques de la Turquie et du Brésil mais, sur le fond, réservé la réponse de la France sur cet accord.

« Avant de nous prononcer, nous devons examiner le contenu de la réponse », a-t-il expliqué lors d’un point de presse électronique.

« Cependant, ne nous leurrons pas: une solution à la question du (réacteur de recherche), le cas échéant, ne règlerait en rien le problème posé par le programme nucléaire iranien », a-t-il souligné, déplorant les « violations constantes » de ses obligations internationales par l’Iran.

« Le coeur du problème nucléaire iranien, c’est la poursuite des activités d’enrichissement à Natanz, la construction du réacteur à l’eau lourde d’Arak, la dissimulation du site de Qom, les questions des inspecteurs de l’AIEA laissées sans réponse à ce jour », a déclaré le porte-parole.

La Commission européenne et l’Allemagne ont également réagi avec prudence lundi à l’annonce de l’accord avec Téhéran, insistant sur la nécessité d’examiner en détail les modalités de l’accord conclu sous médiation turco-brésilienne. (Voir ID:nLDE64G130)

(Laure Bretton, édité par Yves Clarisse)

L’Iran veut une enquête de l’ONU sur le 11 septembre

Lundi 19 avril 2010

L’Iran veut une enquête de l’ONU sur le 11 septembre

© 7sur7

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui avait qualifié les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis de « gros mensonge », a demandé au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon d’enquêter sur ces attaques, dans une lettre publiée lundi.

« Mise en place d’un groupe de travail indépendant »
« Le minimum attendu de la part de votre Excellence est la mise en place d’un groupe de travail indépendant et en qui les peuples de la région auraient confiance pour enquêter de manière exhaustive sur les facteurs réels du 11 septembre », écrit le président iranien dans sa lettre publiée par plusieurs agences officielles iraniennes.

Ces « attaques ont constitué le prétexte principal pour attaquer le Moyen-Orient (et des) attaques de l’Otan en Afghanistan et en Irak », ajoute M. Ahmadinejad, qui demande à M. Ban « d’annoncer le résultat (de l’enquête) lors de l’Assemblée générale de l’ONU ».

« Le 11 septembre a été un gros mensonge »
Le président ultraconservateur iranien a souvent remis en cause le fait que des membres d’Al-Qaïda aient perpétré les attaques du 11 septembre 2001, qui avaient fait près de 3.000 morts.

« Le 11 septembre a été un gros mensonge qui a ouvert la voie à l’invasion de l’Afghanistan, sous le prétexte du combat contre le terrorisme », avait déclaré début mars le président iranien.

En janvier, il avait qualifiée les attentats « d’affaire louche » similaire à l’Holocauste nazi, assimilé à un « mythe » peu après son élection en 2005. (belga/th)

La nouvelle doctrine nucléaire américaine cible l’Iran et la Corée du nord

Mardi 13 avril 2010

La nouvelle doctrine nucléaire américaine cible l’Iran et la Corée du nord

© WSWS

La définition de la nouvelle doctrine nucléaire des Etats Unis, dite Nuclear Posture Review (NPR) publiée par le Pentagone mardi est saluée par les apologistes du gouvernement Obama comme un pas en avant vers un désarmement nucléaire à l’échelle mondiale. Mais il n’en est rien.

Le document expose un raisonnement qui justifierait l’utilisation d’armes nucléaires contre un Etat ne disposant pas de l’arme nucléaire, et ce pour la première fois depuis le bombardement atomique américain d’Hiroshima et Nagasaki. L’Iran et la Corée du nord sont désignés du doigt comme cibles potentielles.

Ce document de 72 pages a été publié la veille de la visite d’Obama à Prague, capitale de la République Tchèque où il va signer un traité sur les armes nucléaires avec le président russe Dmitri Medvedev jeudi. Comme le NPR, ce nouveau traité est annoncé par la Maison Blanche comme un effort visant à réduire les stocks d’armes nucléaires et rendre moins probables leur utilisation. Cela aussi est un écran de fumée politique visant à dissimuler le danger croissant d’une guerre.

De nombreux détails de ce traité américano-soviétique demeurent obscurs, mais le consensus des professionnels du contrôle des armes est que les réductions sont en grande partie superficielles et en fait plus petites proportionnellement que lors du dernier accord de ce type négocié par le gouvernement Bush en 2002. Les Etats-Unis et la Russie vont réduire à 700 chacun le nombre de missiles et bombardiers potentiellement nucléaires déployés, soit une réduction d’environ 100 à 200 chacun. Mais les définitions sont tellement imprécises que le nombre réel d’ogives disponibles pour utilisation restera quasiment le même.

Le document NPR a été publié par le secrétaire à la Défense d’Obama, Robert Gates, rescapé du gouvernement Bush et un pur et dur de la CIA tout au long des deux dernières décennies de la Guerre froide. Cela en soi devrait réfuter les déclarations selon lesquelles la nouvelle doctrine nucléaire est un pas vers le désarmement, sans parler de pacifisme. C’est Gates qui avait déclaré, il y a de cela moins de deux ans, que Washington avait besoin de préserver le droit au recours à la première frappe nucléaire dans l’éventualité d’attaques bactériologiques ou chimiques sur des cibles aux Etats-Unis ou chez les puissances alliées.

Ce document rejette les appels à déclarer que « l’unique objectif » de la possession d’armes nucléaires est de dissuader les autres de les utiliser, aussi décrite comme l’engagement au non emploi « en première frappe », ce qui laisse ouverte la possibilité que les armes nucléaires pourraient être utilisées dans une opération militaire américaine qui commence comme une guerre conventionnelle, telle la Guerre du Golfe de 1990-1991 ou les guerre actuellement en cours en Irak et en Afghanistan.

La Maison Blanche est aussi revenue sur une promesse d’Obama durant la campagne présidentielle de retirer les armes nucléaires américaines de l’alerte appelée « hair-trigger alert », selon laquelle elles peuvent être lancées sur-le-champ contre des cibles en Russie. Les hauts gradés militaires se seraient élevés contre cette démarche et il n’y aura pas de changement significatif sur le statut de l’alerte concernant l’immense arsenal nucléaire américain.

Le changement majeur de ce nouveau document consiste à déplacer le point de mire immédiat du projet d’armes nucléaires américain de la Russie et de la Chine, principales cibles pendant toute la période de Guerre froide, vers ce que le gouvernement Bush appelait « les Etats voyous » et que le gouvernement Obama désigne sous le nom de « outliers »[littéralement « marginaux »], c’est à dire ces pays qui sont les cibles les plus vraisemblables de l’action militaire américaine.

La nouvelle doctrine du Pentagone interdit l’autorisation de frappes nucléaires contre un pays ne disposant pas de l’arme nucléaire et qui utilise des armes bactériologiques ou chimiques, mais cette promesse n’est que pour la galerie étant donné que les Etats-Unis se réservent le droit de changer de politique dans le cas d’avancées significatives dans la capacité des armes bactériologiques à l’avenir.

Plus significatif encore: Cette « interdiction » exclut tout spécifiquement les pays désignés comme n’étant pas en conformité avec le Traité de non prolifération (NPT.) Les Etats-Unis considèrent officiellement que la Corée du nord et l’Iran ne sont pas en conformité, bien que l’Iran n’ait pas été ainsi désignée par l’agence des Nations-Unies, l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui applique ce traité. La Corée du nord s’était retirée du NPT avant de procéder à son premier essai nucléaire réussi en 2006.

Gates a rendu explicite le ciblage de ces deux pays en disant ors d’une conférence de presse du Pentagone: « Il y a ici un message pour l’Iran et la Corée du nord… Si vous ne respectez pas les règles du jeu, si vous allez proliférer en matière de nucléaire, alors toutes les options sont ouvertes quant à la manière dont nous allons réagir envers vous. »

Dans d’autres domaines de la stratégie nucléaire, le gouvernement Obama poursuit en grande partie la politique de George W. Bush, même s’il le fait à grand renfort de posture injustifiée sur la paix et le désarmement, du type qui avait été récompensé l’an dernier par le prix Nobel de la paix.

Le Pentagone a déclaré que les Etats-Unis ne construiraient plus de nouvelles armes nucléaires. « Plus de nouveaux essais, plus de nouvelles ogives, a dit le général de Marine James Cartwright, président adjoint des des Etats majors réunis et principal commandant des forces de frappe nucléaire américaines. Mais le Los Angeles Times a fait remarquer, « Des officiels ont ensuite fait remarquer que cette politique pourrait leur permettre de ressortir des composants et modèles de vieilles ogives testées pour construire ce qui serait, à toutes fins pratiques, une nouvelle arme. »

Le budget du gouvernement Obama comprend 5 milliards de dollars pour que le département de l’énergie mette en place ce que Gates appelle « un projet de modernisation crédible pour maintenir l’infrastructure nucléaire et soutenir la force de dissuasion de notre pays. » Il y a aussi des milliards mis de côté pour que des radars et des détecteurs très perfectionnés rendent les frappes des missiles non nucléaires plus précis et efficaces.

Le NPR fait aussi des systèmes de défense antimissile un objectif stratégique majeur. Le gouvernement a réfuté les demandes des Russes d’inclure la défense antimissile dans le traité sur les armes nucléaires qu’Obama et Medvedev vont signer jeudi. Prenant la parole mardi à Moscou, le ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a averti que la Russie pourrait se retirer du traité si elle sentait que ses forces nucléaires stratégiques étaient menacées par des avancées dans les défenses antimissiles américaines.

La publication de la doctrine sur les armes nucléaires a provoqué chez les ténors républicains des fulminations prévisibles concernant la politique d’apaisement et le désarmement. Rudolph Giuliani, ancien maire de New York et candidat présidentiel, a dit sur National Review Online, « Un monde sans nucléaire est un rêve de la gauche, vieux de 60 ans, tout comme le service de santé socialisé. Cette nouvelle politique, tout comme le programme de santé d’Obama géré par le gouvernement est un pas de géant dans cette direction. »

La comparaison est pertinente, mais pas pour les raisons avancées par Giuliani. Tout comme la « réforme » de la santé, la doctrine d’Obama sur les armes nucléaires est un effort pour diriger la politique gouvernementale vers la droite tout en utilisant une phraséologie réformiste. La restructuration des soins de santé va diminuer les dépenses globales allouées aux services médicaux des Américains, tout comme la « réduction » du nucléaire va augmenter les dépenses militaires et rendre dans les faits plus probable l’utilisation des armes nucléaires en temps de guerre.

Les sénateurs républicains, John McCain et Jon Kyl ont publié une déclaration commune exigeant que le gouvernement Obama « ne retire de la table aucune option » de sa politique sur les armes nucléaires. On ne sait pas encore si les républicains du Sénat vont chercher à faire barrage au nouveau traité américano-russe qui requiert une majorité de 67 voix au Sénat pour être ratifié.

D’anciens représentants de Bush ont toutefois mis l’accent sur la continuité de la politique entre les deux gouvernements. Gates, bien sûr, a eu le dernier mot sur la doctrine nucléaire, ainsi que les officiers militaires de haut rang tel le président des Etats majors réunis, l’amiral Michael Mullen, lui aussi venu de l’ère Bush.

Nicholas Burns, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques sous Bush a salué la nouvelle politique et « sa ligne très dure » concernant l’Iran. « Les Etats voyous comme l’Iran et la Corée du nord sont réellement perturbateurs et représentent une menace pour le monde, » a-t-il dit. « Il me semble que cette nouvelle définition de la politique nucléaire du gouvernement Obama consolide la capacité des Etats-Unis à contrer cette menace et à sauvegarder les intérêts américains. »

Le Wall Street Journal, farouche opposant du gouvernement Obama dans la plupart des domaines, a publié un article sur la doctrine des armes nucléaires déclarant qu’elle ne représentait que « de modestes changements aux forces nucléaires américaines, laissant intacte la menace américaine de longue date d’avoir recours à la première frappe nucléaire même contre des pays n’ayant pas l’arme nucléaire. »

Dans une interview accordée au New York Times lundi, Obama a renchéri ses exigences sur l’Iran, déclarant que ce n’était pas seulement que le gouvernement américain s’opposait à la possession par l’Iran d’armes nucléaires, mais que l’Iran ne devait pas devenir ‘un Etat capable du nucléaire.’ »

« Je pense que la communauté internationale ressent fortement ce que cela signifie de rechercher l’énergie nucléaire civile dans un but pacifique et contrairement à cela la capacité à construire des armes, » a-t-il dit. « Et une capacité à construire des armes est évidemment significative au moment où nous évaluons si oui ou non l’Iran ou tout autre pays fait preuve de sérieux concernant ces questions. »

Etant donné que le terme « capacité » se réfère principalement à la possession de la connaissance scientifique et technologique cruciale, une telle capacité requerrait la destruction de l’infrastructure d’équipement avancée que l’Iran a développée au cours de nombreuses décennies.

Obama appelle son homologue chinois à agir ensemble sur l’Iran

Vendredi 2 avril 2010

Obama appelle son homologue chinois à agir ensemble sur l’Iran

© AFP

WASHINGTON — Le président américain Barack Obama a appelé son homologue chinois Hu Jintao à travailler ensemble sur la question nucléaire iranienne, tandis que les deux dirigeants ont insisté sur l’importance d’une « relation positive » après une série de tensions.

Lors d’une conversation téléphonique d’une heure jeudi soir, les responsables des deux plus grandes puissances de la planète ont abordé les dossiers internationaux, comme la crise nucléaire iranienne, mais aussi les questions bilatérales, ont annoncé la Maison Blanche et le ministère chinois des Affaires étrangères dans des communiqués séparés.

Sur l’Iran, que les Occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme civil, « le président Obama a souligné l’importance de travailler ensemble pour s’assurer que l’Iran respecte ses obligations internationales », a indiqué la Maison Blanche.

Plus tôt, elle avait annoncé avoir eu l’accord de la Chine pour négocier à l’ONU d’éventuelles nouvelles sanctions contre Téhéran – ce que Pékin n’a pas confirmé.

Membre permanent du Conseil de sécurité et du groupe des Six (avec les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne) qui négocie avec l’Iran sur la question nucléaire, Pékin répète régulièrement que ce dossier doit être résolu par le dialogue.

La Chine a de nouveau appelé toutes les parties à « faire preuve de souplesse » durant un entretien jeudi à Pékin entre le chef de la diplomatie chinoise et le négociateur nucléaire iranien Saïd Jalili, selon un communiqué officiel publié vendredi.

Depuis Air Force One, l’avion présidentiel américain, M. Obama s’est réjoui de la décision du numéro un chinois de prendre part au sommet sur la sécurité nucléaire à la mi-avril à Washington, estimant que ce serait une « occasion importante pour eux d’aborder leur intérêt commun dans l’arrêt de la prolifération nucléaire et dans la protection contre le terrorisme nucléaire ».

Alors que les relations entre Pékin et Washington ont connu ces derniers mois une phase de fortes tensions en raison de différends économiques et politiques, MM. Obama et Hu ont, lors de leur conversation téléphonique, souligné l’importance de maintenir de bonnes relations.

Hu Jintao a assuré à son interlocuteur « que des relations économiques et commerciales saines et stables entre la Chine et les Etats-Unis étaient dans l’intérêt des deux pays », selon le communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

Il a dit « espérer que les deux parties gèreront de façon appropriée par des consultations d’égal à égal les questions commerciales et protègeront leur coopération commerciale générale ».

Des différends économiques et commerciaux ont contribué aux turbulences des derniers mois dans les relations bilatérales, notamment la question du taux de change du yuan que les Etats-unis jugent largement sous-évalué, revenue en force sur l’agenda d’élus américains.

Ces tensions ont été liées également à des questions politiques comme la rencontre entre le président Obama et le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains que Pékin accuse de séparatisme, ou une vente importante d’armes américaines à Taïwan, que la Chine considère comme une province rebelle.

A ce propos, le chef de l’Etat chinois a rappelé que « les questions de Taiwan et du Tibet étaient du ressort de la souveraineté et de l’intégrité territoriales chinoises, faisaient partie des intérêts fondamentaux de la Chine ».

« Gérer ces questions de façon appropriée est essentiel pour assurer un développement stable et sain des relations américano-chinoises », a-t-il dit, selon le communiqué.

Une attaque de l’Iran est-elle imminente ?

Jeudi 1 avril 2010

Une attaque de l’Iran est-elle imminente ?

© WSWS

Ces dernières semaines il y a eu une série d’articles de presse ainsi que de communiqués d’experts militaires signalant avec force que, soit le gouvernement Obama soit le gouvernement israélien, voire les deux, pourraient s’orienter vers une attaque contre l’Iran.

Certains articles de presse ont fourni tellement de détails et ont été tellement provocateurs qu’il est difficile de déterminer s’ils décrivent ou non les projets actuels d’une action militaire ou s’ils n’ont pour objet que d’augmenter « simplement » la pression sur le régime clérical de Téhéran. Même si les Etats-Unis et Israël sont en premier lieu engagés en ce moment dans une guerre des nerfs, la logique politique et militaire de leurs actions mènent inexorablement à la guerre.

Hier, le World Socialist Web Site a rapporté que la Brookings Institution avait simulé des jeux de guerre dans lesquels l’Iran était la cible (voir : « Washington ratchets up war threats against Iran »). Des équipes de hauts responsables américains – « jouant » les Etats-Unis, Israël, l’Iran et d’autres puissances régionales-ont cherché à déterminer l’issue d’une attaque israélienne contre les usines nucléaires iraniennes. Ce jeu de guerre a tenté de présenter le conflit comme restant initialement limité à des échanges de tirs ciblés entre Israël et l’Iran.

Les décideurs politiques américains ont toutefois fait savoir, qu’ils envisageaient de monter finalement un assaut massif contre l’Iran. Le jeu de guerre a couvert une semaine de guerre – durant laquelle, celle-ci s’est étendue à des groupes iraniens ou pro-iraniens au Liban, en Israël, dans les territoires occupés, dans la péninsule arabe et le Golfe persique – avec les Etats-Unis s’apprêtant à annihiler de vastes sections de l’armée iranienne.

Ceci a été dans la presse américaine la série la plus en vue d’annonces provocatrices contre l’Iran. La semaine passée, des articles sont parus selon lesquels les Etats-Unis étaient en train de stocker des bombes à charge pénétrante (bunker-busting bombs) dans des aérodromes à Diego Garcia, pour détruire des présumées installations nucléaires iraniennes ainsi que des articles faisant état de projets israéliens de larguer des bombes nucléaires sur ces mêmes installations.

Il y a un lien évident entre l’intensification des préparatifs pour des actions militaires et l’échec apparent de la « Révolution verte », soutenue par les Etats-Unis, à créer une dynamique politique et à jouir d’un soutien social indispensable pour le renversement du gouvernement de Téhéran.

Le mouvement de la Révolution verte, qui n’a jamais bénéficié de soutien en dehors d’une couche limitée de la classe moyenne, est devenue plus faible que jamais durant les derniers mois de 2009. Dans le même temps, Washington a augmenté la pression sur l’Iran lors des négociations sur son programme nucléaire en appelant à l’adoption de sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU. En décembre 2009, le New York Times publiait un article intitulé « La montée de la ligne dure modifie le regard sur le programme nucléaire iranien » qui décrivait l’augmentation du pouvoir de factions généralement pro Ahmadinejad au sein de l’armée iranienne.

Il est significatif que les articles de presse actuels sur des préparatifs de guerre paraissent après que le personnel américain de haut rang a pris connaissance de l’échec de la Révolution verte.

Contredisant des mois de propagande médiatique, Richard Haass, le président du Conseil des Affaires étrangères, a dit le 14 février à CNN que les Etats-Unis ne disposaient pas d’éléments pour valider les affirmations des porte-parole de la Révolution verte selon lesquelles leur candidat, Mir Hossein Mousavi, avait remporté les élections en juin dernier. Questionné au sujet d’un sondage américain indiquant, immédiatement avant les élections, un score de 57 pour cent pour Ahmadinejad contre 27 pour cent pour Mousavi, Haass a répondu, « Je ne sais pas si l’opposition a eu 25 pour cent, 50 ou plus. »

Pour le moment, les mandataires de la Révolution verte à Washington ont été marginalisés. Les Etats-Unis ont réagi à ce revers en divulguant des informations à la presse suggérant qu’une opération militaire était en préparation.

L’une des raisons de ces articles menaçants pourrait bien être d’inciter Téhéran à prendre une quelconque action défensive que les Etats-Unis pourraient présenter comme un casus belli en servant de prétexte à justifier une attaque contre l’Iran. Une autre possibilité est que les Etats-Unis (et Israël) s’attendent à ce que l’escalade de la pression sur l’Iran produise de nouvelles fractions au sein de l’élite dirigeante à Téhéran. D’une manière ou d’une autre, Washington est déterminé à retrouver le contrôle politique et économique sur l’Iran qu’il avait connu avant la révolution de 1979, à l’époque des journées trépidantes où le Shah remplissait les fonctions d’agent principal de la CIA à Téhéran.

La crise iranienne illustre la continuité fondamentale de la politique de l’impérialisme américain, contrairement aux affirmations selon lesquelles Obama poursuivrait une politique fondamentalement différente de celle de Bush. En fait, nous ramenant à la sinistre campagne mensongère de Bush sur les présumées « armes de destruction massives », les responsables américains intensifient les menaces et ce, bien qu’ils admettent ne pas avoir d’« idées précises » laissant supposer l’existence d’arme nucléaire iranienne.

Une attaque américaine et/ou israélienne contre l’Iran serait un acte criminel impérialiste monstrueux. Des milliers d’Iraniens seraient tués dès les premières heures de la guerre. De plus, une guerre contre l’Iran aurait des répercussions internationales incalculables et rapprocherait la planète toute entière de la date d’une conflagration nucléaire mondiale.

(Article original paru le 30 mars 2010)

Le président iranien qualifie le 11-Septembre de grand mensonge

Dimanche 7 mars 2010

Le président iranien qualifie le 11-Septembre de grand mensonge

© NouvelObs.com

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attentats du 11-Septembre de « grand mensonge », utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur guerre contre le terrorisme, prélude à l’invasion de l’Afghanistan, d’après les médias locaux.

Le commentaire du président, émis lors d’un discours au ministère du Renseignement, traduit l’escalade des tensions entre l’Occident et l’Iran autour de son programme nucléaire. Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à « un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte ».

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu’il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attentats. Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n’avaient jamais donné leurs noms. AP

[Archive] 2009: L’Union Européenne, Les Etats Unis, la Chine, l’Iran

Samedi 27 février 2010

2009: L’Union Européenne, Les Etats Unis, la Chine, l’Iran

2009

Récession, guerre en Iran, fin du capitalisme, avènement d’une nouvelle structure financière et politico-culturelle à l’échelle planétaire, le retour du communisme déguisé en socialisme humanitaire, le terrorisme, John McCain, et quoi d’autre… La liste est longue, gardez vos yeux bien ouvert ce n’est que le début de l’aventure.

La Crise Economique, le nouveau 11 Septembre Made In Internationalists

Il rajoute de l’eau dans la baudruche, elle a pas encore éclatée mais ça va pas tarder

crise-economique

Renseignez vous sur la crise économique en suivant ce lien : La Bourse & L’économie

L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial (officiel)

Jeudi 17 septembre 2009

L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial (officiel)

© French People Daily

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que l’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles importants dans le nouvel ordre mondial, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle IRNA.

« L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial, comme coopérer dans le désarmement nucléaire mondial et dans les arènes internationales », a déclaré Manouchehr Mottaki pendant une réunion avec le vice-ministre brésilien des Affaires étrangères, Roberto Jaguaribe Gomes de Mattos.

Pendant cette rencontre, les deux diplomates ont discuté des relations bilatérales et des développements internationaux, et M. Mottaki en a profité pour affirmer que « les positions politiques adoptées par Téhéran et Brasilia sont souvent très similaires ».

Il a ajouté que « les horizons élargies de la coopération économique entre les deux pays comprennent l’énergie, le commerce, les investissements et les projets communs dans les pays tiers », a rapporté IRNA.

Pour sa part, M. de Mattos a souligné les différents domaines potentiels de coopération entre les deux pays et a informé : « Dans un avenir proche, une importante délégation brésilienne visitera l’Iran pour accroître la coopération bilatérale ».

Le diplomate brésilien a également expliqué que son pays soutient le droit de l’Iran à accéder au cycle complet de l’énergie nucléaire à « des fins pacifiques ».

Lors de sa visite en Amérique du Sud, le chef de la diplomatie iranienne avait déclaré qu’un nouveau chapitre des relations entre l’Iran et le Brésil s’était ouvert.

L’Iran a fait des progrès considérables pour participer aux projets latino-américains après l’entrée au pouvoir du président Ahmadinejad en 2005.

Source: xinhua

Kissinger threatens Regime Change in Iran if coup fails.

Jeudi 2 juillet 2009

Kissinger threatens Regime Change in Iran if coup fails.

Vous voyez le vrai visage de Kissinger plus que jamais auparavant. Et c’est parti, maintenant traduction de la partie 2 des symboles dans les logos d’entreprises!