Archive pour la catégorie ‘Internet’

La Suède rouvre l’enquête pour viol sur le fondateur de WikiLeaks

Mercredi 1 septembre 2010

La Suède rouvre l’enquête pour viol sur le fondateur de WikiLeaks

© L’Express, il est plutôt conseillé de voir l’article original sur le site de l’express vous y trouverez plusieurs liens intéressants

Elle avait pourtant clos le dossier il y a dix jours à peine. De son côté, Julien Assange nie les faits et dénonce une « campagne calomnieuse ».

Julien Assange n’est pas encore tiré d’affaire. La justice suédoise va rouvrir une enquête préliminaire pour viol visant le fondateur du site Internet WikiLeaks. Elle avait pourtant clos cette enquête, faute de preuves, il y a dix jours.

Dans un communiqué publié ce mercredi 1 septembre, le procureur Marianne Ny dit que la décision a été prise après un nouvel examen du dossier. Une autre enquête pour attentat à la pudeur s’est poursuivie entre-temps. Elle va être élargie pour englober l’accusation de harcèlement sexuel.

« Il y a des raisons de penser qu’un crime a été commis. Au vu des renseignements disponibles pour le moment, mon jugement est que la caractérisation de ce crime est viol », déclare la directrice du parquet. « Un complément d’enquête est nécessaire avant qu’une décision finale soit prise », ajoute-t-elle.

« Jeter le discrédit »

Julian Assange nie les faits et défend la mission de son site, qui a publié en juillet plus de 70.000 fichiers militaires confidentiels sur les agissements de l’armée américaine en Afghanistan. Des responsables américains ont présenté cette publication comme l’une des plus graves fuites de l’histoire de l’armée américaine, mettant en danger les soldats américains. Le Pentagone a mis en demeure WikiLeaks de ne pas mettre à exécution sa menace d’en divulguer d’autres.

Julian Assange a fait savoir la semaine dernière que les services secrets australiens l’avaient prévenu de possibles campagnes visant à discréditer son site Internet. Le fondateur de WikiLeaks a toujours nié ces accusations, dénonçant une « campagne calomnieuse » peut-être orchestrée par le Pentagone pour salir sa réputation et celle de son site.

Statistiques internationales de l’internet en 2010!

Dimanche 1 août 2010

Les chiffres fous du web

© Tech You

Connaissez-vous vraiment ce web que vous empruntez chaque jour, derrière un ordinateur ou en mobilité ? Plusieurs instituts ont ainsi recensé les chiffres les plus significatifs mais aussi les plus fous d’Internet.

Le web est fou, fou de données et fou de chiffres. Combien sommes-nous sur la Toile ? Combien de vidéos transitent sur You Tube ? Qui a le plus de « followers » sur Twitter ? Quelle est la consommation électrique d’une simple recherche sur le moteur de recherche Google ? Autant de repères utiles ou insolites qui jalonnent ce gigantesque réseau qui s’anime chaque jouer devant nos yeux. Place aux chiffres !

1,73 milliard : c’est le nombre total d’internautes autour du globe. Soit environ 25 % des habitants de la planète (+18 %).
Près de 420 millions de ces internautes sont européens. L’Europe est ainsi la deuxième région possédant le plus d’internautes derrière l’Asie avec 740 millions et devant les États-Unis et le Canada qui plafonnent ensemble à 253 millions de personnes.

90 000 milliards de courriels ont été envoyés en 2009 et 80 % de ces e-mails sont des spams (une augmentation de 24 %). Soit 247 milliards de courriels en transit tous les jours. Et sur les 1,73 milliards d’internautes dans le monde, 1,4 milliards possèdent une adresse de courrier électronique.

Le nombre de sites Internet atteint aujourd’hui les 234 millions, dont 44 millions ont été créés l’année dernière.
126 millions de sites Internet son des blogs.

Un peu d’écologie…

Google et le calcul qui fait mal :

1,75 Térawattheure, c’est la consommation de l’ensemble des 2 millions de serveurs Google disséminés par grappe à la surface du globe. L’équivalent énergétique de 2 petites centrales nucléaires.

7 grammes de CO2 sont consommés lors d’une recherche sur Google. A titre de comparaison, une bouilloire électrique génère 15 grammes de dioxyde de carbone.
200 millions de recherches sont effectuées chaque jour sur Google… Imaginez le nombre de tasses de thé !

Une page web sans image consomme 0,02 gramme de CO2 par seconde. Une page enrichie passe à une empreinte carbone 0,2 gramme par seconde (x10).

2 % des gaz à effet de serre sont générés par l’informatique.

Posséder un avatar sur Second Life pendant un an entrainerait une consommation équivalente à la consommation énergétique moyenne d’un brésilien sur la même période, soit 1 752 kilowattheure.

Partage et réseaux sociaux

Facebook est forcément une proie de choix pour toute sorte de relevés chiffrés. On apprend ainsi qu’en plus des 400 millions d’amis virtuels :

500 000 applications et jeux sont disponibles
50 % des utilisateurs se connectent tous les jours
30 milliards de photos ont été stockées sur Facebook en 2009. Soit 6 fois plus que sur Flikr, le site star spécialisé dans le partage et le stockage de photos !
Ils faut aujourd’hui un peu plus de 30 000 serveurs pour faire fonctionner le réseau social roi.

75 millions : c’est le nombre d’abonnés à Twitter.
Le nombre de tweet par jour est de 27,3 millions, mais 40 % des abonnés n’ont jamais publié un seul tweet.
La personne la plus suivies sur Twitter, est l’acteur américain Ashton Kutcher (identifié en tant que @aplusk) avec… 4,25 millions de « followers » !

You Tube collectionne les chiffres hallucinants. Par exemple, les relevés indiquent qu’un milliard de vidéos sont lues chaque jour sur le site et près de 13 millions de ces vidéos sont mises en ligne dans le même laps de temps.
A noter qu’un internaute américain regarde en moyenne 182 vidéos par mois sur You Tube.
De beaux résultats pour une plate-forme qui n’a que 5 ans.

La vidéo qui donne le tournis

Pour vivre autrement cette masse de chiffres et en apprendre de nouveaux, le blogger américain Jesse Thomas a compilé et mis en image certaines de ces infos mais aussi de nombreux autres chiffres relatifs, surtout, au marché du web US.

Sept personnes ont les clés d’Internet !

Samedi 31 juillet 2010

Sept personnes ont les clés d’Internet !

© Gizmodo

Ces cartes à puce sont les clés d’Internet. Ne rigolez pas, lisez plutôt. En tout, il y a 7 cartes et elles peuvent redémarrer le World Wide Web « en cas d’évènement catastrophique ».

L’idée est simple. S’il y a une catastrophe Internet, le DNSSEC (le système de sécurité des noms de domaine) pourrait être endommagé ou compromis et nous n’aurions aucun moyen de vérifier qu’une URL pointe bien vers le bon site web. C’est dans ce cas là que les porteurs de ces cartes à puce entrent en scène :

« Au minimum 5 des 7 porteurs de carte (un porteur en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Burkina Faso, à Trinité et Tobago, Canada, en Chine et en République Tchèque) devront converger vers une base américaine avec leurs cartes pour redémarrer le système et tout connecter de nouveau. »

Il faut au moins 5 porteurs puisque chacune de ces cartes à puce contient seulement une fraction de la clé de récupération nécessaire pour remettre les choses dans l’ordre. Ceci signifie qu’aucune personne seule n’a le pouvoir de remettre notre petit monde cybernétique à jour. [BBC via PopSci]

Facebook : les données de 100 millions d’utilisateurs en téléchargement libre

Jeudi 29 juillet 2010

Facebook : les données de 100 millions d’utilisateurs en téléchargement libre

© Maxisciences

Les données de près de 100 millions d’utilisateurs de Facebook circuleraient dans un même fichier sur les réseaux peer-to-peer. Dans ce fichier, noms, photos, numéros de téléphone ou encore adresses.

L’auteur de ce fichier s’appelle Ron Bowes. Il s’agit d’un chercheur en sécurité qui a libéré ce fichier sur la toile dans le but de sensibiliser les utilisateurs du célèbre réseau social aux failles de sécurité qui entourent la plate-forme. En effet, il explique qu’il s’est procuré ces données sans aucun piratage, seulement en les prélevant dans l’annuaire de Facebook qui recense l’ensemble des profils d’utilisateurs dits « publics ».

Il n’empêche que le fichier de 2.8 Go contenant toutes ces données s’échange sans relâche depuis le mercredi 28 juillet. Pour Facebook, aucun problème de sécurité puisque les données étaient publiques. Reste à savoir ce qui sera fait de ces données maintenant qu’elles sont en libre-accès sur la toile.

Google autorisé à poursuivre son activité en Chine

Samedi 10 juillet 2010

Google autorisé à poursuivre son activité en Chine

© Nouvel Obs

SHANGHAI (Reuters) – Google a annoncé vendredi que les autorités chinoises avaient renouvelé sa licence d’exploitation, décision qui lui permet de rester présent sur le plus gros marché internet au monde.

Google avait annoncé la semaine dernière qu’il arrêterait de rediriger systématiquement les utilisateurs de son moteur de recherche vers son site de Hong Kong, expliquant que Pékin avait laissé entendre que sa licence ne serait pas reconduite s’il continuait à le faire.

« La Chine a renouvelé notre licence », a déclaré une porte-parole de Google. « Nous sommes très satisfaits que le gouvernement ait renouvelé notre licence ICP (Internet Content Provider ou fournisseur de contenus internet) et nous avons hâte de proposer à nouveau nos produits locaux ainsi que notre moteur de recherche à nos clients en Chine » a-t-elle poursuivi.

Les experts saluent cette décision mais mettent en garde contre tout optimisme excessif. « C’est une bonne nouvelle pour le consommateur chinois, une bonne nouvelle pour l’internet chinois que Google reste disponible dans le pays sous une forme ou sous une autre », estime Ted Dean, du cabinet de consultants BDA.

« Mais bon nombre des problèmes en raison desquels Google avait fermé sa page de recherche chinoise en premier lieu sont toujours là ».

Google avait stupéfié tout le monde en janvier lorsqu’il avait annoncé qu’il pourrait quitter la Chine, affirmant qu’il ne voulait plus se plier aux dispositions de censure obligatoires pour pouvoir y opérer.

NE PAS FAIRE PERDRE LA FACE

En mars, Google avait entrepris de réorienter automatiquement les visiteurs de son site chinois vers une page de Hong Kong donnant des résultats de recherche non censurés. A présent, ceux qui visitent la page Google.cn doivent cliquer sur un lien pour se rendre sur celle de Hong Kong.

« Cela ne change pas grand chose à la position de Google en Chine. Le reroutage vers le site de Hong Kong est toujours en vigueur; donc c’est le même problème qu’avant », souligne Elinor Leung (CLSA, Hong Kong).

Celle-ci pense que la fréquentation chinoise de Google va continuer de diminuer et que les annonceurs se tourneront vers d’autres acteurs, tel que le leader chinois Baidu.

L’activité de recherche de Google en Chine ne représente qu’une partie infime des 24 milliards de dollars (18,9 milliards d’euros) de chiffre d’affaires annuel du groupe américain.

Les analystes estiment que les recettes dégagées en Chine varient de 300 à 600 millions de dollars mais ce sont les perspectives de croissance à long terme qui sont primordiales.

Le marché chinois représente près de 400 millions d’internautes mais le taux de pénétration d’internet n’y est que de 25%. Les opportunités sont donc immenses en termes de recherche, de commerce ou de jeu en ligne, soulignent les analystes.

La part de marché de Google dans la recherche en ligne en Chine est de 30%, un segment évalué à sept milliards de yuans (un milliard de dollars ou 790 millions d’euros) actuellement en Chine.

Quoi qu’il en soit, la décision de Google de ne plus rediriger automatiquement et le renouvellement de sa licence semblent témoigner d’un réchauffement des relations entre Pékin et lui-même.

« En Chine, il est de coutume de ne pas faire perdre la face au gouvernement si vous voulez faire des affaires sur place. La décision du double-clic (soit le fait de ne pas rediriger automatiquement l’internaute) montre que Google sait faire des compromis et ne veut pas vexer Pékin », commente Edward Yu chez Analysis International.

Le contentieux entre Google et Pékin, sur fond d’attaques de hackers, était un des épisodes du conflit diplomatique opposant les Etats-Unis et la Chine, qui se nourrit aussi bien du taux de change du yuan, que du Tibet ou encore des ventes d’armes à Taiwan.

Pour autant, les tensions entre les deux pays se sont apaisées ces derniers temps et la dernière péripétie des affaires chinoises de Google va en ce sens.

L’action Google est en hausse de 3,2% dans les premiers échanges sur le Nasdaq, tandis que Baidu cède 1,5%.

Benjamin Massot et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Nos cerveaux attaqués par le net… vraiment ?

Dimanche 4 juillet 2010

Nos cerveaux attaqués par le net… vraiment ?

© Le Monde

Arrêtez tout de suite de lire cet article, il pourrait vous rendre stupide ! Ne cliquez pas sur les liens, ils pourraient vous distraire !

Tel est le cri d’alarme que lancent (à nouveau) quelques Cassandre des nouvelles technologies, estime Nick Bilton pour le New York Times. Nicholas Carr (blog), dans son nouveau livre, The Shallows (qu’on pourrait traduire par « le bas-fond », pour désigner quelque chose de peu profond, de superficiel, de futile : le livre est sous-titré « ce que l’Internet fait à nos cerveaux »), affirme qu’Internet, les ordinateurs, Google, Twitter et le multitâche transforment notre activité intellectuelle au détriment de notre capacité à lire des choses longues, activité critique pour le fonctionnement de nos sociétés. Carr estime que le web avec son hypertexte coloré et son abîme sans fin d’informations morcelées, nous rend stupide, comme il le résume dans une tribune publiée récemment sur Wired pour présenter son livre :

“Il n’y a rien de mal à absorber rapidement et par bribes des informations. Nous avons toujours écrémé les journaux plus que nous ne les avons lus, et nous gérons régulièrement les livres et les magazines avec nos yeux pour en comprendre l’essentiel et décider de ce qui nécessite une lecture plus approfondie. La capacité d’analyse et de navigation est aussi importante que la capacité de lire et de penser profondément attentivement. Ce qui était un moyen, un moyen d’identifier l’information pour une étude plus approfondie, est devenu une fin en soi, est devenu notre méthode préférée à la fois pour apprendre et analyser. Éblouis par les trésors du Net, nous sommes aveugles aux dégâts que faisons peser sur notre vie intellectuelle et notre culture.

Ce dont nous faisons l’expérience est, dans un sens métaphorique, une inversion de la trajectoire de civilisation : nous évoluons de cultivateur de la connaissance personnelle en cueilleurs de la forêt de données électroniques. Dans ce processus, il semble que nous soyons voués à sacrifier une grande partie de ce qui rend nos esprits si intéressants.”

Soucieux de propositions concrètes, Nicholas Carr va même jusqu’à proposer de repousser les liens hypertextes en fin d’article, pour faciliter la lecture et la concentration et éviter toute distraction (voir Narvic, “Le lien est-il en train de tuer le texte ?”).

L’EXPÉRIENCE MODIFIE LE CERVEAU… ET ALORS ?

Pourtant, tout le monde n’est pas aussi catégorique. Le psychologue et cogniticien Steven Pinker rappelle dans le New York Times que la défiance actuelle n’a rien de nouveau. Les mêmes choses ont été dites après l’invention de l’imprimerie, des journaux, du livre de poche ou de la télévision. C’est la fonction même de nos cerveaux d’apprendre de nouvelles choses. “Les critiques des nouveaux médias utilisent parfois la science elle-même pour faire valoir leur cause, en invoquant des recherches qui montrent comment “l’expérience peut modifier le cerveau”. Mais les neuroscientifiques roulent des yeux à un tel discours. Oui, chaque fois que nous apprenons une information ou une compétence, la façon dont sont reliés nos neurones change. L’existence d’une plasticité neuronale ne signifie pas que notre cerveau est une masse d’argile broyée par l’expérience.”

Le journaliste scientifique, Jonah Lehrer, auteur de Comment nous décidons, affirme également dans une magistrale réponse à Nicholas Carr qu’il est encore trop tôt pour tirer une conclusion sur les effets négatifs du web. Les éléments de preuves qu’utilisent les Cassandre de l’Internet pourraient tout à fait être utilisés pour affirmer que nous ne devrions pas marcher dans une rue parce que la charge cognitive y est beaucoup trop grande, comme l’affirmait en 2008 un groupe de scientifique de l’université du Michigan, montrant les effets dramatiques d’une ballade en ville sur la mémoire, la maîtrise de soi et l’attention visuelle (voir “Comment la ville nuit-elle à notre cerveau”). “Sur la base de ces données, il serait facile de conclure que nous devrions éviter la métropole, que les rues de nos villes sont un endroit dangereux et qu’il vaudrait mieux rester à la maison et jouer sur Google. Ce serait un argument à courte vue, basée sur une lecture limitée d’un ensemble très limité de données”, répond Lehrer.

Carr soutient que nous sommes en train de nous saboter, en passant d’une attention soutenue à la superficialité frénétique de l’Internet. Selon lui, du fait de notre plasticité neuronale, nous sommes en train de devenir les miroirs du médium qu’on utilise. Pour Carr, le cerveau est une machine à traitement de l’information qui est façonnée par la nature des informations qu’elle traite.

Il ne fait aucun doute que l’Internet change notre cerveau, rappelle Lehrer. “Tout change notre cerveau”. Mais Carr néglige de mentionner que l’Internet est aussi bon pour l’esprit. Une étude sur l’ensemble des études consacrées aux effets cognitifs des jeux vidéo par exemple montre que le jeu conduit à des améliorations significatives des performances de plusieurs tâches cognitives, de la perception visuelle à l’attention soutenue. Même Tetris peut participer à une augmentation marquée de notre capacité à traiter de l’information. “Une étude en neurosciences de 2009 de l’université de Californie à Los Angeles, a constaté que l’exécution de recherches sur Google a conduit à une activité accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral (en comparaison avec la lecture d’un texte sous forme de livre) [voir : "Le papier contre l'électronique : lequel nous rend plus intelligent ?"]. Fait intéressant, cette zone du cerveau sous-tend des talents précis comme l’attention sélective et l’analyse intentionnelle que Carr dit avoir disparu à l’âge de l’Internet. En d’autres mots, Google, ne nous rend pas stupide, car l’exercice de nos muscles mentaux nous rend toujours plus intelligents.”

L’esprit est une machine pluraliste : “Cela ne signifie pas que l’essor de l’internet ne va pas nous conduire à la perte d’importants talents mentaux”, estime Lehrer qui donne un contre-exemple frappant. “Par exemple, lors de l’alphabétisation, quand les enfants apprennent à décoder les lettres, ils usurpent gros morceaux du cortex visuel précédemment consacré à la reconnaissance des objets. Le résultat final est que les humains alphabétisés sont moins en mesure de “lire” les détails du monde naturel.”

Jonah Lehrer nous invite à faire attention de ne pas confondre les études sur le multitâche et ses effets et les études sur les effets du web, de l’Internet et des écrans et à rester prudent pour ne pas tirer de conclusions hâtives d’études imparfaites et provisoires. L’Internet ne va pas nous transformer en simples unités de traitement du signal, comme le suggère Carr.

Une grande partie du livre de Carr s’intéresse au coût cognitif des traitements multitâches, un terrain scientifique bien balisé depuis 50 ans, notamment par Herbert Simon. Le cerveau est une machine bornée et on sait bien mieux comprendre pourquoi parler au téléphone en conduisant risque de provoquer un accident, estime Jonah Lehrer. Mais même ici, les études sont complexes. Le jeu vidéo par exemple semble améliorer notre capacité à effectuer plusieurs tâches à la fois (.pdf). Certaines études ont constaté que la distraction encourage la transformation inconsciente, ce qui conduit à de meilleures décisions dans des situations complexes. En d’autres termes, s’amuse Lehrer, la prochaine fois que vous êtes confrontés à un choix très difficile, vous devriez peut-être faire un peu de multitâche pendant quelques heures… D’autres études ont constaté que les distractions temporaires peuvent accroître la créativité. Enfin, il y a également des études qui montrent les avantages à laisser son esprit vagabonder

Pour aller dans le sens de Lehrer, il me semble que, peut-être plus que dans d’autres disciplines, les protocoles d’expérimentation des neuroscientifiques défendent souvent des thèses. On tombe facilement dans des propos radicaux autour de tout ce qui touche “les technologies de l’esprit”. La science et l’imagerie médicale semblent convoquées pour apporter des preuves. Alors que les différences de protocoles entre une étude l’autre, la petitesse des populations étudiées, nécessiterait beaucoup de prudence dans les conclusions. Ainsi, les mesures et résultats obtenus par l’imagerie par résonance magnétique sont peu reproductibles et s’avèrent bien moins fiables que ne le pensent les chercheurs qui l’utilisent, estime une récente étude.

Tout cela ne signifie pas que nous devrions toujours être distraits, mais cela suggère que l’attention n’est pas nécessairement un idéal, rappelle fort justement Jonah Lehrer. “La plus grande leçon, je pense, c’est que nous devons nous méfier de privilégier certains types de pensée sur les autres. L’esprit est une machine pluraliste.”

LA CULTURE N’EST PEUT-ÊTRE PAS BONNE POUR LE CERVEAU, MAIS C’EST UNE BONNE CHOSE POUR L’ESPRIT

Pourtant, comme Carr, Lehrer s’inquiète du risque de perte culturelle avec l’arrivée des nouvelles technologies. Comme Carr, Lehrer partage un goût pour les œuvres culturelles denses et difficiles. L’Internet, et la télévision avant lui, rendent certainement plus difficile pour les gens de se plonger dans la littérature, de trouver un moment de calme pour cela. De calme et d’ennui, car la littérature est aussi le lieu idéal de la rêverie. Elle n’est pas toujours le lieu de l’attention soutenue que désire Carr, au contraire. Mais l’argument de la défense de la culture n’a pas besoin des neurosciences pour être tenu, explique Lehrer. On n’a pas besoin d’évoquer le risque qu’encourt notre plasticité neuronale pour espérer que nous serons toujours aux prises avec des textes difficiles comme Auden, Proust ou Tolstoï. “Si nous sommes en désaccord sur la science, je pense que nous sommes d’accord sur le fait que se livrer à de la littérature est un élément essentiel de la culture. Ce n’est peut-être pas bon pour notre cerveau, mais c’est une bonne chose pour l’esprit. Nous avons besoin de Twitter et de “La terre vaine” (The Waste Land de T. S. Eliot).”

Notre cerveau n’a pas évolué naturellement pour nous permettre de lire : la lecture est une tâche contre nature, pour laquelle nos cerveaux ont besoin d’entraînement pour apprendre. Maryanne Wolf, directrice du Centre pour la lecture et la recherche sur le langage de la Tufts University et auteur de Proust and the Squid elle-même, rappelle que notre cerveau n’a pas été conçu pour lire. “Nous avons appris à le faire par une capacité extraordinairement ingénieuse de réorganisation de “pièces d’origines” – comme le langage et la vision, tous deux génétiquement programmés pour se dérouler de façon ordonné dans n’importe quel environnement nourricier.”

La recherche montre que chaque média apporte des attributs positifs, rappelle Nick Bilton. Les neurosciences ont montré que jouer à des jeux vidéo stimule des aires de notre cerveau qui contrôlent la mémoire de travail, la coordination des mains et des yeux et peut stimuler et améliorer plusieurs compétences cognitives. La lecture stimule des zones responsables de la réflexion, du raisonnement et de l’analyse critique. La narration auditive stimule des zones impliquées dans la créativité, la pensée contextuelle et les fonctions exécutives.

“On pourrait faire valoir que le Web, qui est la bibliothèque ultime de mots, vidéo, images, interactivité, du partage et de la conversation, est l’endroit par excellence pour apprendre.”

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, vit à moitié caché

Vendredi 25 juin 2010

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, vit à moitié caché

© Rue 89 (Visitez le site original pour avoir les liens)

Gêné par la mise en ligne de documents confidentiels sur WikiLeaks, le Pentagone veut entendre Assange, qui reste sur ses gardes.

Il avait déjà le nom et la tête d’angelot d’un héros de roman d’espionnage, il en goûte désormais le mode de vie. L’Australien Julian Assange, ex-hacker, fondateur du site d’information WikiLeaks qui encourage les fuites de documents confidentiels, vit dans l’ombre depuis plusieurs semaines.

Assange affirme qu’il n’a pas peur, mais il passe sa vie sur ses gardes. Car les services américains aimeraient bien l’entendre sur les informations qu’il a obtenues. Particulièrement cette vidéo montrant un hélicoptère américain, en 2008 à Badgad, en train de tuer des civils et deux journalistes de Reuters, ainsi qu’une autre, qui n’a pas encore été diffusée, et qui serait pire encore.

Assange a décidé de disparaître du paysage lorsqu’un jeune soldat des services de renseignements militaires américains a été mis aux arrêts en Irak.

Basé à une soixantaine de kilomètres de Bagdad, cet analyste, Bradley Manning, 22 ans, venait de raconter par tchat à l’ancien hacker californien Adrian Lamo, 29 ans, rencontré récemment sur le Net, qu’il avait balancé au réseau WikiLeaks la fameuse vidéo et 260 000 télégrammes du département d’Etat américain. Il fallait que le monde sache « la vérité », expliquait-il à son nouvel ami.

Enfin, « ami » jusqu’à un certain point : Lamo, qui a déjà été condamné pour avoir hacké les ordinateurs du New York Times, a pris peur et a transmis ces conversations au FBI : « Ethiquement, j’étais coincé », a-t-il expliqué au quotidien américain.

« Je veux juste que ces trucs sortent »

Exemple d’une conversation, celle du 22 mai, deux jours après la rencontre des deux hommes :

(1 : 39 : 03 PM) Manning : je n’arrive pas à croire que je me confie à toi : ‘(

(1 : 40 : 20 PM) Manning : j’ai été isolé si longtemps… Je voulais juste être sympa et avoir une vie normale… Mais les événements m’ont poussé à chercher des moyens de survivre… Je suis assez malin pour comprendre ce qui se passe, mais je ne peux rien faire… Personne ne fait attention à moi.

(1 : 40 : 43 PM) Manning : : ‘(

(1 : 43 : 51 PM) Lamo : je suis de retour

(1 : 43 : 59 PM) Manning : je prends des médicaments comme un fou […]

(1 : 44 : 11 PM) Manning : tu as raté des trucs

(1 : 45 : 00 PM) Lamo : quel genre de scandale ?

(1 : 45 : 16 PM) Manning : des centaines

(1 : 45 : 40 PM) Lamo : par exemple ? Je suis curieux de nature.

(1 : 46 : 01 PM) Manning : Je sais pas.. il y en a tant… je n’ai plus les docs originaux.

(1 : 46 : 18 PM) Manning : uhmm… Le Saint-Siège et sa position sur les scandales sexuels du Vatican ?

(1 : 46 : 26 PM) Lamo : tu inventes […]

(1 : 49 : 40 PM) Manning : celui là était un test : un télégramme classifié de l’ambassade US à Reykjavik sur Icesave [une banque islandaise en ligne, ndlr] daté du 13 Janvier 2010

(1 : 50 : 30 PM) Manning : résultat, l’ambassadeur a été rappelé aux US et viré.

(1 : 51 : 02 PM) Manning : c’était juste un seul télégramme..

(1 : 51 : 14 PM) Lamo : il y a des trucs qui n’ont pas encore été publiés ?

(1 : 51 : 25 PM) Manning : je dois demander à Assange […]

(1 : 51 : 54 PM) Lamo : pourquoi tu lui réponds ?

(1 : 52 : 29 PM) Manning : non… Je veux juste que ces trucs sortent… Je ne veux pas en faire partie.

Fin mai, Manning a été arrêté pour « diffusion d’informations classifiées » et transféré vers une base militaire au Koweit. Depuis, les avocats de Julian Assange s’inquiètent. Ils ont conseillé à ce dernier de ne plus voyager aux Etats-Unis.

WikiLeaks a recruté trois avocats pour défendre Manning, mais ces derniers n’ont pas été autorisés à joindre le jeune analyste. On lui aurait assigné un avocat militaire commis d’office.

Assange est sur ses gardes en permanence

Lundi dernier, les mèches argentées d’Assange sont réapparues pendant quelques heures à Bruxelles, à l’occasion d’une conférence sur la liberté de l’information, abritée par le Parlement européen.

Assange a eu le temps de déclarer au Guardian que s’il ne craignait pas pour sa sécurité, mais qu’il était sur ses gardes en permanence :

« Certains ont peur pour ma vie, pas moi. Nous devons éviter certains pays, éviter de voyager, jusqu’à ce que nous sachions qui est dans le collimateur. »

Assange s’apprêterait à diffuser une nouvelle vidéo plus choquante, le temps de la décrypter : une attaque aérienne, en Afghanistan qui a tué 97 civils, l’an dernier.

Photo : Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, en novembre 2009, à une conférence sur les nouveaux médias à Copenhague (New Media Days/Flickr)

Un projet de loi sur l’anonymat des blogueurs suscite l’inquiétude

Mercredi 26 mai 2010

Un projet de loi sur l’anonymat des blogueurs suscite l’inquiétude

© Zdnet

Législation – Un sénateur agite depuis quelques jours la blogosphère en proposant de lever l’anonymat des blogueurs non professionnels. Les hébergeurs de blogs appellent à abandonner l’idée. D’autant plus qu’il est déjà possible d’identifier un blogueur…

Bientôt la fin des blogs anonymes ? Le sénateur de la Moselle, Jean-Louis Masson jette un pavé dans la mare en proposant de « faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels ».

Cela pour « protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile ». Rien de moins.

Concrètement, il demande à ce que chaque blogueur français indique sur son site « des éléments précis permettant de l’identifier », notamment les nom, prénom, numéro de téléphone ou adresse.

Cette prise de conscience serait avant tout personnelle. Dans une entrevue vidéo, il explique réagir à une série de billets écrits à l’encontre de la candidate UMP Marie-Jo Zimmermann lors des dernières élections municipales de Metz, qu’il attribue à un député UMP de son département, en déplorant l’absence de recours rapide.

Pour lui, « la réglementation applicable à la presse écrite doit s’appliquer aux blogs », notamment au niveau des commentaires qu’il considère être une forme de courrier des lecteurs.

L’inquiétude pointe chez les hébergeurs… et au Sénat

La pilule a du mal à passer du côté des hébergeurs de blogs. Les P-DG des principaux hébergeurs français (Wikio, Canalblog, Overblog, Blospirit), Tristan Nitot de la fondation Mozilla et les responsables de la Quadrature du Net ont lancé un appel commun à l’abandon de cette proposition de loi qui « porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet ».

Plus proche du législateur, Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, défend pour sa part le droit de s’exprimer anonymement. Il pointe l’impossibilité technique de la démarche et les articles anonymes non-signés qui paraissent en presse écrite.

Briser une législation déjà efficace ?

Dans une lettre ouverte publiée chez PC INpact, le responsable juridique d’Overblog, Nicolas Poirier, estime que la législation en place est suffisante au regard des obligations des blogueurs vis-à-vis de leurs hébergeurs fixée par la loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (LCEN) de 2004.

Mais selon Jean-Louis Masson, la LCEN aurait été écrite à une époque où les blogs n’étaient « qu’un phénomène marginal sur le réseau Internet ». La loi oblige néanmoins chaque blogueur à fournir ses informations personnelles à son hébergeur et à répondre rapidement à ses requêtes en cas de diffamation ou dénigrement.

Le cas s’est d’ailleurs déjà présenté. Antoine Bardet, candidat à la marie d’Orléans, avait édité un blog satirique à l’encontre de la liste adverse. Retrouvé grâce à son hébergeur, Google, il a été condamné pour dénigrement du fait du cadre électoral des écrits.

Par ailleurs, il est toujours possible de remonter à la source grâce à l’adresse IP de l’auteur. Bref, ce projet de loi qui a très peu de chances d’être adopté, exige ce qui est déjà possible d’atteindre en matière d’identification.

Google AdSense : la répartition du business révélée

Mardi 25 mai 2010

Google AdSense : la répartition du business révélée

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Google admet qu’il redistribue aux éditeurs tiers entre 51% et 68% du chiffre d’affaires généré via Google AdSense. Un vrai début de transparence.

Google joue un peu la transparence en termes de répartition des revenus émanant de son service AdSense, le service équivalent de Google AdWords mais à destination des éditeurs tiers.

Dans une contribution en date du 24 mai sur un blog officiel de Google, Neal Mohan, Vice President, Product Management, rappelle qu’il existe deux principaux services AdWords : le premier orienté contenus (AdSense for content à inclure dans les pages de contenus) et le second orienté recherche (AdSense for search, à inclure dans les pages de résultats d’un moteur).

Pour le volet AdSense for content qui touche la majorité des éditeurs), Google redistribue une proportion de 68% des revenus publicitaires à ses affiliés AdSense.

“La proportion restante que nous percevons reflète les coûts d’exploitation et les investissements dans les développements pour améliorer la plate-forme”, explique Neal Mohan. “Depuis le lancement d’AdSense for content en 2003, ce taux n’a jamais varié.”

Pour les partenaires AdSense for search, la proportion du chiffre d’affaires redistribuée est de 51% (taux réhaussé en 2005). Mais le niveau de partage serait moindre en raison de développements plus poussés liés à la technologie cœur du moteur et les technologies AdWords.

Dans la gamme AdSense, il existe d’autres variations : AdSense for mobile, AdSense for feeds (fils RSS) et AdSense for games (jeux). Mais les taux de redistribution ne sont pas communiqués car trop fluctuants en raison de l’émergence de ses marches.

Google espère que cette “transparence additionnelle” favorisera le business avec les éditeurs, tout en considérant comme le plus généreux comparé à ses concurrents.

Ce geste de Google est à rapprocher avec les polémiques sur le business présumé que Google se fait sur le dos des éditeurs médias.

Ainsi, en Italie, le groupe Internet fait l’objet d’une plainte devant l’autorité de la concurrence. Motif : les éditeurs de presse se plaignent du manque à gagner lorsque leurs contenus sont repris sur Google News.

Comparaison intéressante de sites d’actualités alternatives ou alignées avec Alexa

Mercredi 21 avril 2010

Comparaison intéressante de sites d’actualités alternatives ou alignées avec Alexa

Si vous ne connaissez pas Alexa.com, Alexa permet aux utilisateurs internet de savoir quels sites sont les plus visités. Alexa vous permet de télécharger sa barre d’outil, et à chaque fois que vous visitez une page sur le web avec la barre d’outil Alexa, vous contribuez à l’amélioration des statistiques des sites web les plus visités, sans la barre d’outil Alexa ne peut rien calculer. Donc ce ne sont pas des chiffres totalement à 100% correctes, mais avec le temps de plus en plus de gens utilisent Alexa comme une alternative au Page Rank de google, pour savoir la popularité d’un site sur le web, donc je pense sincèrement qu’on peut s’y fier.

Voila quelques comparaisons faites par moi-même de sites connus ou pas, que je considère importants, et qui vous montre les différents grades et niveaux de chaque sites web présentés en rapport les uns les autres. A gauche de chaque graphique se trouve le pourcentage d’utilisateurs qui visitent chaque sites sur le web (pourcentage global de tous les utilisateurs internet qui ont la barre d’outil Alexa installée). Donc si vous voyez 0.02, ou 0.2, cela veut dire que tel site reçoit 0.2% des utilisateurs sur tout l’internet en général.

Chaque ligne de couleur représente un site internet et son évolution dans le temps. Pour savoir quelle ligne correspond à quel site, il suffit de regarder au dessus du graphique.


Le pic de wikileaks est du à la vidéo qu’ils ont mi en ligne sur des GIs qui ont massacré des civils en Irak en 2007. On peut voir que la vidéo à atteint beaucoup de gens

Google numéro #1 bien sur. Google not evil. Voila pour la comparaison! Enjoy!