Archive pour la catégorie ‘Géorgie’

LaRouche à  Poutine : la provocation de la Géorgie était dirigée par les Britanniques, par le biais de Cheney

Samedi 30 août 2008

LaRouche à  Poutine : la provocation de la Géorgie était dirigée par les Britanniques, par le biais de Cheney

© Solidarité & Progrès

28 Aoùt 2008 (LPAC) – Lyndon LaRouche a aujourd’hui répondu au Premier ministre russe Vladimir Poutine, suite à  une interview de ce dernier sur CNN. Poutine y accuse les Etats-Unis d’être derrière l’attaque géorgienne en Ossétie du sud au début du mois d’aoùt, contre les troupes russes ayant pour mission de maintenir la paix dans la région et contre la population. Il déclare également avoir des preuves que des conseillers militaires américains étaient engagés aux côtés des unités des Forces spéciales géorgiennes, lors des combats contre les troupes russes de maintien de la paix, et que de telles actions sont nécessairement le fruit d’ordres venant d’échelons supérieurs.

Tout en étant d’accord avec les faits présentés par Poutine, LaRouche proposa une clarification cruciale : « Considérer cela comme une opération américaine serait une erreur, » expliqua-t-il. « Cela vient des Britanniques, qui agirent principalement par le biais de leurs agents privilégiés au sein de la Maison blanche de Bush, comme le vice-président Dick Cheney. Cheney est un agent certifié de la faction en Grande Bretagne qui se mobilise pour provoquer une troisième Guerre mondiale entre la Russie et les Etats-Unis. »

LaRouche continua : « Cheney est un polichinelle britannique, et cela doit être clair dans la tête du Premier ministre Poutine et d’autres, comme le général Ivachov, pour évaluer correctement le contexte stratégique de ces provocations. Cheney est un polichinelle britannique, et cette provocation géorgienne est une opération britannique stratégique, utilisant des éléments américains de haut niveau. Le Premier ministre Poutine est correct sur les faits, mais son analyse ne l’est pas, faute de prendre en compte le rôle crucial des Britanniques. »

LaRouche avertit également que les deux candidats présumés aux élections présidentielles américaines, les sénateurs John McCain et Barack Obama, s’aligneront vraisemblablement avec cette provocation de troisième Guerre mondiale dirigée par les Britanniques. Dans le cas d’Obama, il est implicitement un agent britannique, de par ses liens étroits et son allégeance à  George Soros, un agent connu du British Foreign Office. Dans le cas de John McCain, il est idéologiquement en phase avec précisément ce genre de provocation orchestrée par les Britanniques.

LaRouche conclut : « L’intention britannique est de mener le monde au bord d’une nouvelle confrontation similaire à  la crise des missiles de Cuba ; et ils dirigent cette politique au travers d’opérations américaines qu’ils contrôlent, notamment par le pivot que représente le vice-président Dick Cheney. »

La Coopération de Shanghai soutient le « rôle actif » de la Russie dans le Caucase

Samedi 30 août 2008

La Coopération de Shanghai soutient le « rôle actif » de la Russie dans le Caucase

© Solidarité & Progrès

28 aoùt 2008 (LPAC) – Les présidents des six pays membres de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) ont signé ce 28 aoùt la déclaration de Douchanbé (Tadjikistan), qui soutient le « rôle actif » de la Russie dans la crise actuelle du Caucase. La déclaration reconnaît la profondeur de la crise. Elle déclare que les « Etats membres de l’OCS sont profondément inquiets des tensions autour de la question de l’Ossétie du sud, et appellent toutes les parties concernées à  résoudre pacifiquement les problèmes existants, par le dialogue ». L’OCS regroupe la Russie, la Chine, et quatre anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale : le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Quatre pays sont observateurs : l’Inde, la Mongolie, l’Iran et le Pakistan. La déclaration ne reconnaît cependant ni l’indépendance de l’Ossétie du sud ni de l’Abkhazie, comme on pouvait s’y attendre.

Néanmoins, par la suite, le président russe Dimitri Medvedev expliqua que, durant la rencontre, les présidents étaient « d’accord que des événements tels » que l’agression géorgienne, ne participaient pas à  « renforcer la sécurité mondiale », et que « toute nation qui lance une agression devrait être tenue pour responsable » des conséquences. Medvedev, dans ses déclarations présentées sur Russia Today TV, précise qu’il a pu expliquer en profondeur l’agression géorgienne et la réaction russe à  ses collègues de l’OCS, qui l’en remercièrent. Selon RIA Novosti, Medvedev appela les dirigeants de l’OCS à  soutenir la Russie, à  « envoyer un signal sérieux à  ceux qui tentent de justifier l’agression commise ». « Qui est de connivence avec les autorités géorgiennes et qui les a même cooptées, à  des fins personnelles et égoïstes, est quelque chose de bien connu. Dans ces circonstances extrêmes, nous sommes restés calmes et avons poursuivi une ligne politique responsable et prévisible, » dit Medvedev.

Dans la déclaration conjointe de l’OCS, il est dit : « Les dirigeants des Etats membres de l’OCS accueillent positivement la signature à  Moscou des six principes de régulation du conflit en Ossétie du sud, et soutiennent le rôle actif de la Russie en aidant à  la paix et à  la coopération dans cette région. » (…) « Les pays membres de l’OCS déclarent leur adhésion à  la diplomatie préventive, en tant que moyen significatif pour résoudre les problèmes de sécurité et de développement, ainsi que pour renforcer le rôle clé de l’ONU dans la sphère de la prévention de crise. »

Medvedev remercia la compréhension des dirigeants de l’OCS vis-à -vis de la position de la Russie : « Nous sommes sùrs que la position des membres de l’OCS trouvera une réponse internationale à  la hauteur. J’espère que cela servira de signal sérieux à  ceux qui essayent de justifier l’aventure sanglante du gouvernement géorgien. » Il remarqua que lui-même, tout comme le président Bush, avait été informé de l’attaque géorgienne en plein Jeux olympiques à  Pékin, par le Premier ministre Vladimir Poutine. « Personne n’a besoin de guerre, » répondit George Bush.

Pour creuser le sujet : Focus

Sans retour

Samedi 30 août 2008

Sans retour

© Mondialisation.ca

Donc Dmitri Medvedev a décidé de ne pas prendre du temps, en rendant immédiatement opérative la reconnaissance de l’indépendance des deux régions sécessionnistes géorgiennes, Abkhazie et Ossétie du Sud, et en suscitant une énorme vague de scandale et de fureur en Occident. Attention, cependant : la décision du Kremlin n’est pas la cause de la gravissime tension internationale à  laquelle nous assistons, mais bien sa conséquence. C’est prendre acte qu’aucune négociation, aucune solution politique ne sera possible – pas du moins dans des temps prévisibles de façon réaliste- étant donné que l’Occident n’a pas la moindre intention de reconsidérer sa propre prétention à  dicter sa loi au reste du monde, comme il est en train de le faire depuis ce fatidique 1989, avec des conséquences catastrophiques.

Medvedev n’aurait eu aucun besoin de franchir ce pas si la flotte de guerre de l’Otan ne s’était pas précipitée à  se poster devant les côtes russes de la Mer Noire, si on n’avait pas lancé la course au réarmement immédiat d’un régime agressif et irresponsable comme celui de Tbilissi, si les gouvernements des USA et de l’Union européenne n’avaient pas continué à  asséner des condamnations et des ultimatums à  Moscou, en ignorant totalement la part grossière de responsabilité de leur allié géorgien. Si, en un mot, s’était trouvée en Occident la moindre disponibilité pour discuter sérieusement des faits qui se sont produits dans le Caucase, et pour chercher une solution commune au lieu d’une revanche.

Mais cela ne s’est pas produit. Ce qui a empêché tout dialogue c’est un choix idéologique précis des gouvernements, incapables de concevoir l’idée de ne pas toujours avoir raison et même de se rendre compte de leur propre faiblesse et de la distance croissante qui les sépare de leurs propres citoyens. En Russie et en Chine, aujourd’hui, le consensus autour des gouvernements « autocratiques » respectifs est probablement beaucoup plus élevé que celui que recueillent les gouvernements occidentaux « démocrates », Usa en tête ; on le perçoit aussi en épluchant les « commentaires des lecteurs » sur les grands sites d’information –BBC, New York Times et autres- qui, dans une très nette majorité, sont plus réalistes et plus ouverts aux raisons d’autrui que ne le sont les gouvernements de Londres et de Washington, que leurs lecteurs accusent par contre d’hypocrisie et de fausseté, et de faire deux poids et deux mesures.

Et maintenant ? Le geste de Medvedev a tracé une ligne à  partir de laquelle il sera difficile de faire marche arrière. Du reste, il était apparu clairement ces derniers jours que le Kremlin n’a aucune crainte face à  des réactions politiques occidentales, parce que c’est l’Occident (et l’Europe en particulier) qui a plus à  perdre d’un retour à  une situation de guerre froide, bien plus que Moscou. La série de mèches allumées que les Usa et l’Europe ont dans les mains est assez longue : l’Afghanistan, le nucléaire iranien, l’énergie et l’Ukraine (qui ne pourra pas survivre comme Etat unitaire, dans une Europe lacérée).

La balle est ainsi dans « notre » camp. Ce sont nos gouvernements qui doivent commencer enfin à  raisonner, en mettant de côté les hystéries, les frustrations et les a priori idéologiques pour comprendre comment sortir de l’impasse où ils sont allés se fourrer durant ces vingt années, avec présomption et arrogance. La sortie de scène de Georges Bush pourrait être l’occasion d’un tournant ; mais ce qu’Obama (sans parler de son rival McCain) est en train de dire en ce moment ne laisse pas de place à  l’optimisme.

« OTAN assez ! »

basta con la nato

Pour le président estonien, « il faut repenser l’idée même de sécurité en Europe »

Jeudi 28 août 2008

Pour le président estonien, « il faut repenser l’idée même de sécurité en Europe »

© Le Monde

Comme le reste des pays européens, les trois Etats baltes, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, annexés pendant un demi-siècle par l’URSS, ont fermement condamné la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, les deux régions séparatistes de la Géorgie. « Inacceptable », a déclaré, à  Vilnius, le président Valdas Adamkus. « Contraire aux principes d’indépendance de la Géorgie », a lancé Maris Riekstins, ministre letton des affaires étrangères.

A Tallinn, capitale de l’Estonie, on condamne aussi. Des personnalités politiques appellent au renforcement de la présence de l’OTAN dans le pays, estimant que la sécurité n’est pas garantie automatiquement par la simple adhésion à  l’Alliance atlantique. Mais le président Toomas Hendrik Ilves, qui était allé à  Tbilissi apporter son soutien au président géorgien en compagnie de ses collègues letton, lituanien et polonais, ne veut pas tomber dans l’indignation stérile. Après avoir demandé à  Javier Solana, le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, de suspendre l’accord pour un assouplissement du régime des visas avec la Russie, M. Ilves appelle les autres pays à  repenser radicalement leur approche de la Russie. « La théorie post-1991 du nouvel ordre mondial, après l’effondrement de l’URSS, selon laquelle la Russie n’envahirait plus, est désormais obsolète, déclare-t-il au Monde. L’hypothèse fondamentale de toute l’architecture de la sécurité européenne depuis 1991 a été changée. Nous devons complètement repenser l’idée même de sécurité en Europe. Cela prendra des mois, voire des années. »

Il sait, par expérience, qu’avec la Russie, les choses ne changent que si la Russie elle-même le décide. Aussi, discuter de punition ne l’intéresse pas actuellement. Cela ne ferait que glisser sur la carapace russe. « Nous avons affaire à  une Russie agressive, poursuit-il. Voyez, par exemple, (le président russe Dmitri) Medvedev sermonner le président moldave (Vladimir) Voronine à  propos d’une autre de ces régions mafieuses qu’est la Transnistrie. C’est un retour à  la loi de la jungle, quelque chose entre le comportement de l’empire britannique du XIXe siècle et le gangsta rap : c’est à  cela que cela me fait penser. »

Cet ancien journaliste de Radio Free Europe, né en exil en Suède et éduqué aux Etats-Unis, semble désabusé. « Je pense que l’UE a des moyens très limités ici, dit-il. Le problème est que nous vivons dans notre Europe post-moderne où tout le monde est beau et gentil. Et tout à  coup, nous nous retrouvons avec une grande puissance du XIXe siècle. L’Europe n’est pas prête pour ça. Toute l’idée de construction européenne de Monnet et Schumann est que nous devons nous rencontrer, discuter : c’est post-moderne. Mais là , avec la Russie, c’est pré-moderne. »

La question paraît l’obséder : comment une Europe post-moderne du XXIe siècle doit-elle se comporter avec une Russie pré-moderne du XIXe siècle ? « C’est un grand dilemme », dit-il, admettant ne pas avoir de réponse.

Le président estonien, en poste depuis 2006, ne pense pas que la crise en Géorgie fasse peser des menaces concrètes sur les pays baltes. Depuis la restauration de leur indépendance, en 1991, il se trouve toujours des députés russes qui affirment, aujourd’hui encore, qu’un jour, les Etats baltes reviendront dans le giron russe. « Nous nous sentons sùrs en tant que membres de l’UE et de l’OTAN », constate simplement M. Ilves.

En Lettonie, l’ambassadeur russe, Alexander Veshnyakov, a tout de même averti le pays que son ingérence dans le conflit pourrait lui coùter cher à  long terme. En Lituanie, le ministère de la défense a appelé à  réviser le degré de préparation militaire du pays. M. Ilves lui-même pense plutôt que « l’OTAN doit revenir à  sa mission de base, qui est la défense de l’Europe ». Des manifestations ont été organisées dans les trois pays baltes, à  une échelle toutefois modeste, même si le sujet occupe tous les esprits, d’autant que les médias russes y sont largement diffusés.

Quand on lui demande s’il craint que la Russie prenne le prétexte de venir en aide à  l’importante minorité russophone qui vit en Estonie (environ un tiers de la population, comme dans la Lettonie voisine) pour interférer dans les affaires du pays, ainsi que l’a suggéré le député européen estonien Tunne Kelam, M. Ilves est tout aussi catégorique. « On ne fait rien aux Russes d’Estonie qui pourrait entraîner une telle réaction, répond-il. Et la dernière fois que cet argument a été utilisé, c’était par Milosevic, et avant par Hitler. Quand on évoque ce genre d’arguments, on ne parle pas de l’Europe civilisée. »

La principale erreur, selon lui, a été commise lors du sommet de l’OTAN à  Bucarest, en avril, quand la Géorgie et l’Ukraine se sont vu refuser l’accès au Plan d’action pour l’adhésion (MAP) à  l’OTAN, notamment sur le blocage de l’Allemagne et de la France. « Je crois qu’il est assez évident que ce refus a été interprété par la Russie comme un feu vert pour faire ce qu’elle voulait en Géorgie », dit-il.

Ce qui l’inquiète, aujourd’hui, c’est la réaction de certains hommes politiques européens qui disent craindre la formation d’une « coalition anti-Russie » au sein de l’UE. « Je dois dire que je suis plus inquiet de la formation d’une « coalition pro-Russie » qui place ses intérêts financiers au-dessus des valeurs fondamentales de l’Europe », conclut-il.

Olivier Truc

Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens

Jeudi 28 août 2008

Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens

© Mondialisation.ca, Il Manifesto

missiles nucleaires

Dimanche dernier (24 aoùt 2008) est arrivé dans le port géorgien de Batoumi le contre-torpilleur lance-missiles « McFaul », le premier des navires de guerre étasuniens officiellement destiné au transport d’ « aides humanitaires », dans une opération dirigée par le Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, basé à  Naples. Pendant que le navire déchargeait des kits hygiéniques, bouteilles d’eau minérale et autres denrées « données par l’Usaid », le capitaine John Moore, commandant de la Task Force Us assurait : « Nous sommes ici en mission humanitaire ».

Le New York Times indique (24 aoùt) que, de cette façon, Moore « amenuisait la signification d’un torpilleur qui apporte des aides ». Le McFaul – rappelle le journal- est doté d’un « système radar très sophistiqué » et de divers armements, dont « des missiles de croisière Tomahawk qui peuvent transporter des missiles conventionnels ou nucléaires, même si la marine, pour des raisons de sécurité, ne précise pas si les navires transportent des armes nucléaires ». Sous peu, avec d’autres navires de guerre eux aussi en « mission humanitaires » arrivera en Mer Noire, venant de Gaeta, le Mount Whitney, navire amiral de la 6ème flotte, doté du système de communication et surveillance le plus sophistiqué du monde .

Entre-temps, quatre navires de guerre sont entrés en Mer Noire le 21 aoùt, navires appartenant aux Usa, Allemagne, Pologne et Espagne, pour une manœuvre de l’Otan dont la durée est prévue sur trois semaines. Le groupe naval, a déclaré le vice commandant de la Composante maritime alliée, effectue « une visite de routine en Mer Noire, déjà  programmée, pour interagir avec la Roumanie et la Bulgarie, nos partenaires Otan ». Il précise cependant que le groupe naval constitue « un noyau fondamental de la Force de riposte de l’Otan (Nrf) ». Quand elle est utilisée, la Nrf dont les unités sont fournies par rotation par les pays de l’Otan, est directement mise aux ordres du « commandant suprême allié en Europe » (toujours un général étasunien).

Avec cette manœuvre, l’Otan est donc en train de se préparer à  un éventuel envoi de la Nrf dans la région du Caucase, tandis qu’arrivent en Mer Noire des navires de guerre étasuniens, dont le navire amiral de la 6ème flotte. C’est un défi ouvert qui est lancé à  la Russie, non pas en paroles mais par des faits, juste au moment où la marine russe est en train de faire rentrer dans ses bases de Sébastopol, en Crimée, les unités qui avaient été utilisées dans le conflit géorgien.

On annonce en même temps une autre manœuvre militaire en Géorgie, après « Immediate Response 2008 », à  laquelle avaient participé des troupes étasuniennes, géorgiennes, ukrainiennes, azéris et arméniennes, juste avant l’attaque contre l’Ossétie du Sud par la Géorgie. La nouvelle manœuvre, appelée Georgian Express 2008, emploiera des forces spéciales britanniques, qui instruiront les géorgiens sur les opérations dans les zones aériennes urbaines. Les militaire britanniques, tout comme ceux des Usa dans la précédente manœuvre, seront déployés dans la base de Vaziani, à  moins de 100 Kms de la frontière russe.

Il est clair que les Usa et l’Otan entendent reconstruire au plus vite le potentiel militaire géorgien, sorti assez mal en point du conflit avec l’armée russe. Pour preuve, les visites effectuées au ministère de la défense géorgien du général Bantz J. Craddock, chef du Commandement européen des forces Us, et par Robert Simmons, représentant spécial pour le Caucase et l’Asie centrale du secrétariat général de l’Otan.

Mais ce n’est pas les seul objectif. A travers la brèche ouverte par la crise géorgienne, les Usa et l’Otan essaient de conquérir des positions encore plus à  l’est, en faisant pression sur la Russie pour l’évincer de l’Asie centrale ex-soviétique : zone d’immense importance, que ce soit pour ses réserves énergétiques de la Caspienne comme pour sa position géostratégique par rapport à  la Russie, la Chien et l’Inde. Est ainsi créé sur un front déplacé vers l’est, une confrontation qui n’est pas moins dangereuse que celle de la guerre froide.

Edition de mardi 26 aoùt 2008 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/26-Agosto-2008/art38.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Le prêt à  penser dans la presse à  grand tirage, un exemple parlant.

Jeudi 28 août 2008

Le prêt à  penser dans la presse à  grand tirage, un exemple parlant.

© Mondialisation.ca

Dans un article intitulé « Russie-Occident, : les nouveaux rapports de force » (Le Figaro, mardi 26 aoùt 2008), Isabelle Facon, spécialiste des questions de défense russe à  la Fondation pour la Recherche Stratégique à  Paris nous offre un exemple intéressant de ce que peut être le discours d’un ou d’une spécialiste sur des questions d’actualités. La géopolitique n’est peut-être pas totalement un science, elle n’est pas exactement une mécanique des fluides ou une thermodynamique mais, on doit tout de même attendre d’un ou d’une spécialiste que son discours ressemble le plus possible – puisqu’on parle de rapports de force – à  un discours relevant des sciences physiques. Lorsqu’en sciences physiques on fait une expérience au cours de laquelle on est amené à  comparer des débits ou des pressions entre différents fluides, on ne s’attend pas à  ce que le commentateur de l’expérience prenne parti pour le fluide A ou le fluide B. On jugerait très extravagant qu’un scientifique adopte une posture « idéologique » par rapport à  une expérience ayant pour but de révéler les propriétés intrinsèques de la matière. Or, la géopolitique révèle les propriétés intrinsèques des États, indépendamment de l’idéologie des personnages, petits ou grands, qui se trouvent à  leur tête à  un moment donné.

A la lecture de l’article d’Isabelle Facon, on est surpris de la manière dont le discours est élaboré et notre surprise s’accroît lorsqu’on décide de prêter une attention soutenue au vocabulaire choisi par l’auteur. En effet, ce texte est porteur de nombreuses prises de positions implicites et nous avons choisi de nous livrer à  une explicitation de son contenu inavoué. Dans le paragraphe qui suit, les passages entre guillemets sont tirés de l’article du Figaro :

Lors des derniers événements en Géorgie, les Russes, « amers au souvenir des années 90 » et porteurs d’un « discours vindicatif » devant les succès de l’OTAN en Europe de l’Est, ont « tenté de faire une opportunité stratégique (…) d’un faux pas fatal du président géorgien Saakachvili. » En effet, les Russes ont « des revendications de puissance », et pratiquent une « diplomatie de l’énergie aux accents pour le moins musclés » parce qu’ils ont de l’ « ambition ». Ils ont donc profité de la brèche ouverte par la président Saakachvili le 7 aoùt 2008, lorsqu’il a décrété l’offensive contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. Depuis, les rapports avec l’Occident ont changé – d’où le titre de l’article – et la Russie cherche à  « peser fortement dans le jeu international ». En témoignent « l’excès de ses opérations militaires et la lenteur avec laquelle elle retire ses troupes du territoire géorgien au mépris des exhortations répétées de l’OTAN. » L’excès est d’autant plus flagrant pour Isabelle Facon que « l’espace post-soviétique n’est qu’un théâtre parmi d’autres. » Pour conclure, « il est affligeant que la Géorgie, si volontaire dans son effort de rapprochement avec l’Europe, en fasse si cruellement et durablement les frais. » Suivent les conseils que l’auteur donne aux intéressés.

Comment le lecteur d’un tel article va-t-il se figurer les acteurs de ce « jeu » qui se joue sur ce « théâtre parmi d’autres », c’est-à -dire un théâtre somme toute assez provincial ?

Les Russes : Ils sont amers, vindicatifs, opportunistes, ambitieux, excessifs, musclés, pesants, méprisants, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation (cf : leur «lenteur»).

Le président Saakachvili : il est volontaire (comme la Géorgie qu’il incarne), il fait des efforts (comme la Géorgie qu’il incarne bis), malheureusement il est maladroit, il a fait un faux pas, un seul, et la punition qu’il a reçue est injuste, cruelle, excessive et durable.

Les Occidentaux : Ils exhortent, c’est-à -dire qu’ils encouragent par des paroles. On exhorte à  faire ce qui est juste et ce qui est bien. Les Occidentaux sont la voix et la voie de la raison. Ils sont mesurés dans leurs jugements. Ils ignorent l’excès.

Voici donc l’article d’Isabelle Facon mis à  nu quant aux choix lexicaux et aux représentations que ces choix font naître dans l’esprit du lecteur.

Examinons maintenant quelques affirmations :

Il est dit dans l’article que le président Saakachvili a ouvert le cycle des révolutions colorées.

Les révolutions colorées sont des insurrections très médiatisées qui ont eu le soutien – au moins moral et médiatique – des Occidentaux. L’Open Society Institute de George Soros entretient des liens avec les pays qui sont passés par le tamis de ces révolutions – liens qui attendent que des chercheurs entreprennent une exploration sérieuse de leur nature et de leurs modalités. Ces révolutions colorées n’ont d’ailleurs pas débuté en Géorgie mais en Serbie avec le groupe OTPOR qui a ensuite agi en Géorgie – où a été créé le mouvement KMARA – et en Ukraine – où a agi le mouvement PORA – afin de favoriser des régimes pro-occidentaux. Fleuries ou colorées, ces révolutions surprennent par le soin que leurs leaders ont apporté au marketing politique les entourant et par l’insistance des media occidentaux à  les relayer et à  vouloir peser dans la balance.

Ces insurrections se sont appuyées sur des théories que Gene Sharp a élaborées et compilées dans un manuel intitulé De la dictature à  la démocratie (From Dictatorship To Democracy), téléchargeable, dans 22 langues étrangement ciblées, sur le site officiel de l’organisation qu’il a co-fondée avec Robert Helvey, l’Albert Einstein Institution. L’institution est ainsi nommée en souvenir de l’admiration qu’Albert Einstein vouait aux méthodes non violentes mises au point par Ghandi. L’Albert Einstein Institution se consacre « à  examiner le potentiel de la lutte non violente pour résoudre le problème permanent de la violence politique » (http://www.aeinstein.org/ ).

Oleh Kyriyenko, le leader de PORA, a évoqué ses liens – un peu plus qu’épistolaires – avec le théoricien de l’Albert Einstein Institution dans une interview accordée à  Radio Netherlands :

« Le livre de Gene Sharp a été la Bible de PORA, il a été aussi utilisé par OTPOR ; il s’intitule De la dictature à  la démocratie. Les activistes de PORA l’ont traduit eux-mêmes. Nous avons écrit à  M. Sharp et à  l’Albert Einstein Institution aux États-Unis, et M. Sharp a manifesté beaucoup de sympathie envers notre initiative et l’institution a fourni les fonds permettant d’imprimer 12000 copies de ce livre à  distribuer gratuitement . » (Radio Netherlands ).

On a vu M. Saakachvili une rose à  la main exiger le départ de Chevarnadze. Quels sont ses liens personnels avec Gene Sharp ou avec George Soros ? Cette question mérite d’être examinée. Si des manœuvres ont été ourdies et s’ourdissent encore dans le but d’offrir la liberté, la sécurité et le bien-être à  des gens qui ont jusqu’à  présent vécu sous des régimes dictatoriaux ou contraignants, alors il faut donner les moyens aux chercheurs de répondre complètement la question. Les Géorgiens sont-ils plus heureux sous Saakaschvili que sous Chevarnadze ? La révolution des roses est-elle un succès ? Il faut aussi répondre à  cette question et ne pas tomber dans le discours angélique qui fait du président géorgien un innocent maladroit. Bombarder une ville n’est pas une maladresse. Combien cette prétendue maladresse a-t-elle fait de morts ? Les Russes disent 2000. A voir.

Car, il est dit dans cet article que Monsieur Saakachvili a fait « un faux pas ». Comment Isabelle Facon peut-elle en être aussi certaine ? Qui le lui a dit ? Dans quel document officiel ou officieux, dans quelle archive non encore ouverte puisque trop récente a-t-elle vu la preuve que le président Saakachvili a décidé de son propre chef une offensive alors que la Géorgie venait de participer à  des manœuvres conjointes avec l’armée américaine, alors que le Canard enchaîné vient de révéler (dans son édition du mercredi 20 aoùt) l’implication d’officiers américains – certainement pas free lance – dans le bombardement de la capitale ossète ? Comment Isabelle Facon peut-elle passer sous silence l’existence officielle d’une organisation appelée GUUAM, destinée à  permettre à  la Géorgie, à  l’Ukraine, à  l’Azerbaïdjan et à  la Moldavie (le second U n’a plus de raison d’être dans ce sigle car il correspondait à  l’Ouzbekistan – Usbekistan en anglais – et ce membre s’est retiré de l’organisation) de se rapprocher à  tous points de vue, culturellement, énergétiquement, économiquement et militairement de l’Occident et en particulier des États-Unis ? Comment a-t-elle pu oublier de signaler que la dernière réunion du GUUAM s’est tenue à  Tbilissi les 18 et 19 juin derniers? Comment a-t-elle pu passer sous silence qu’une conférence, intitulée « GUAM and the Geopolitics of Eurasia », fut tenue à  Washington, au Sénat, le 17 mai 2000, en présence, entre autres, de l’Ambassadeur d’Ukraine Kostyantyn Gryshchenko, de l’Ambassadeur de Moldavie Ceslav Ciobanu, de l’Ambassadeur de Géorgie Tedo Japaridze et de l’Ambassadeur d’Azerbaïdjan Hafiz Pashayev ? Beaucoup de bruit pour rien que cette organisation. Beaucoup de rencontres et de remue-ménage pour un « espace postsoviétique qui n’est qu’un théâtre parmi d’autres » (site officiel de l’organisation Guuam).

Pour finir, je renverrai le lecteur à  un certains nombres d’auteurs qui comptent en matière de géopolitique et qui tous accordent la plus grande importance au contrôle de l’Eurasie et du « Heartland », c’est-à -dire de cet espace postsoviétique qui est en réalité le théâtre numéro 1 aux yeux de Washington : j’ai nommé Alfred Thayer Mahan, Halford MacKinder, Nicholas Spykman, et plus récemment Zbigniew Brzezinski (Pour ce dernier, voir deux références dans mon précédent article intitulé « De la Géorgie au bassin de Sibérie Occidentale »).

Qu’Isabelle Facon préfère un appartement sur la cinquième avenue à  une cabane chauffée à  la tourbe au pied de l’Oural, qu’elle préfère être payée en dollars ou en euros plutôt qu’en roubles, qui le lui reprochera ? Qu’elle fasse le choix du rayonnement tous azimuts et par tous les moyens de l’Occident, dont elle estime les valeurs plus universelles et plus libérales que toutes celles du reste du monde, soit. Mais qu’elle le dise ouvertement. Ses confrères d’outre Atlantique ne se gênent pas pour ça.

En abordant cet article écrit avec beaucoup d’aisance par une spécialiste dont on ne peut qu’avoir soif de partager les connaissances, on tombe sur un message qui cadre trop bien avec ce prêt à  penser qu’on étend comme du linge propre sur toutes les antennes et toutes les paraboles. On aurait préféré qu’on nous mette le nez dans les chiffons sales de la diplomatie, ces chiffons que nos représentants dissimulent pudiquement sous leurs costumes impeccables. Nous ne sommes pas rassasiés.

Et puis, il serait bon qu’Isabelle Facon sache qu’il y a des gens dans le monde qui pensent que l’Occident est opportuniste, ambitieux, excessif, musclé, pesant, méprisant, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation et que sa revendication de puissance prend parfois, ou souvent – certains pensent « systématiquement » – la forme de la confrontation ? En cherchant bien, on doit pouvoir trouver des exemples qui leur donneront raison, même dans les journaux.

On peut aimer l’Occident – tout ou partie – et savoir cela.

Géorgie: Washington a testé une intervention contre l’Iran (expert)

Jeudi 28 août 2008

Géorgie: Washington a testé une intervention contre l’Iran (expert)

© Mondialisation.ca

MOSCOU, 27 aoùt – RIA Novosti. Les Etats-Unis ont armé la Géorgie et l’ont poussée à  un conflit en Ossétie du Sud pour tester un projet d’opération militaire contre l’Iran, a estimé jeudi le général Leonid Ivachov, président de l’Académie des problèmes géopolitiques, lors d’une conférence de presse à  Moscou.

« Nous sommes au bord d’un conflit majeur: les Etats-Unis et les pays de l’OTAN préparent une offensive stratégique. L’opération menée par l’OTAN sur le territoire géorgien a été dirigée contre la Russie, et les Sud-Ossètes en sont des otages. Nous la considérons comme une répétition de frappes sur l’Iran. Il y a beaucoup de « nouveautés » qui sont testées aujourd’hui dans cette région », a-t-il indiqué.

Selon M. Ivachov, la probabilité d’une guerre contre l’Iran se renforce de jour en jour. « Finalement, la situation sera entièrement bouleversée dans la région. Le chaos et l’instabilité deviennent les objectifs de la politique officielle de Washington », a-t-il estimé.

S’agissant du conflit osséto-géorgien, M. Ivachov considère que cette « opération géopolitique » de l’OTAN avait pour objectif d’évincer la Russie de l’arène des « grands ».

La Géorgie a lancé le 8 aoùt une offensive militaire contre l’Ossétie du Sud et a pilonné Tskhinvali, la capitale, tuant près de 2.100 civils selon les autorités sud-ossètes. Pour protéger les Sud-Ossètes, dont la majorité sont de nationalité russe, la Russie a déclenché une riposte militaire de grande envergure que l’OTAN a qualifiée d’usage disproportionné de la force armée, suspendant les réunions du Conseil Russie-OTAN à  tous les niveaux.

Le président géorgien répond à  Medvedev

Jeudi 28 août 2008

Le président géorgien répond à  Medvedev

© Le Monde

saakachvili
Dans une tribune publiée par le « Financial Times », jeudi 28 aoùt, le président géorgien Mikheïl Saakachvili accuse la Russie de vouloir « redessiner la carte de l’Europe par la force ».

Après Dmitri Medvedev mercredi, c’est au tour du président géorgien d’utiliser les colonnes du Financial Times, jeudi 28 aoùt, pour s’exprimer dans une tribune où il accuse la Russie de vouloir « redessiner la carte de l’Europe par la force ». Selon Mikheïl Saakachvili, la prochaine étape, dans la stratégie de Moscou, sera de provoquer un « changement de régime » en Géorgie, en le faisant tomber.

« L’enjeu de cette guerre n’a jamais été l’Ossétie du Sud ni la Géorgie », écrit le président géorgien. « Moscou se sert de cette invasion, préparée au fil des années, pour reconstituer son empire, accroître son contrôle sur les livraisons de produits énergétiques à  l’Europe et punir ceux qui pensent que la démocratie peut prospérer à  ses frontières. » Le numéro un géorgien assure que Moscou a « cyniquement jeté les bases » de son intervention en Géorgie en distribuant illégalement des passeports russes aux habitants d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, « fabriquant » ainsi des citoyens russes à  protéger.

RECOURS « AUX VIOLS ET AUX EXÉCUTIONS »

Les Russes, affirme-t-il, ont eu recours « aux incendies criminels, aux viols et aux exécutions » lors du « nettoyage ethnique » des villages géorgiens dans les régions sécessionnistes. « Là  où l’Occident est intervenu pour empêcher les nettoyages ethniques, en Géorgie le nettoyage ethnique est utilisé par la Russie pour raffermir son annexion militaire », écrit Saakachvili. « La prochaine étape, dans le scénario d’invasion, de désinformation et d’annexion russe, c’est le changement de régime. Si Moscou peut faire tomber le gouvernement démocratiquement élu de la Géorgie, elle pourra ensuite intimider d’autres gouvernements européens démocratiques. Où cela se terminera-t-il ? » s’interroge le leader géorgien.

Mercredi, Nicolas Sarkozy avait de nouveau décroché son téléphone pour souligner auprès de ses homologues russes et géorgiens « l’urgente nécessité de faire baisser la tension dans le Caucase ». Le président français avait appelé à  « appliquer pleinement les six points de l’accord de cessez-le-feu » négocié par l’Union européenne. Au cours d’une « longue conversation » avec Dmitri Medvedev, puis avec Mikheïl Saakachvili, le chef de l’Etat a « rappelé les positions de la présidence du Conseil de l’UE concernant la décision russe de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ». Mardi, l’UE avait « condamné fermement » cette décision. Nicolas Sarkozy a également « évoqué » la tenue d’un Conseil européen extraordinaire sur la crise en Géorgie, lundi 1er septembre.

Géorgie: la Russie « est hors de la loi internationale », selon Bernard Kouchner

Mercredi 27 août 2008

Géorgie: la Russie « est hors de la loi internationale », selon Bernard Kouchner

© La Tribune

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé mercredi que « la Russie est hors de la loi internationale » en reconnaissant l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, et a évoqué un possible « nettoyage ethnique ».

« Nous ne pouvons pas accepter ces violations de tout le droit international, des accords de sécurité et de coopération en Europe, des résolutions des Nations unies et la prise d’un territoire par une armée d’un pays voisin », a souligné Bernard Kouchner sur Europe-1 avant de juger que « ce sont les Russes qui font monter » la menace d’une guerre. La Russie « est hors la loi internationale, et ce n’est pas seulement selon l’opinion de l’Union européenne ».

Interrogé sur les propos du président russe Dimitri Medvedev qui n’a pas peur d’une nouvelle guerre froide, Bernard Kouchner y voit « un danger » et prévient du « refus très clair de la part de l’Europe qui se manifestera lors de la réunion des 27 chefs d’Etat lundi qui vont évidemment réagir ».

Et de lancer que « la force économique doit se manifester dans cette crise pour l’arrêter et négocier une solution politique ». Il a même évoqué le fait que la Russie ait « d’autres objectifs que l’on peut supposer en particulier la Crimée, l’Ukraine et la Moldavie ».

Le ministre français des Affaires étrangères a d’ailleurs mis en garde contre un « nettoyage ethnique ». « Il y a déjà  eu des preuves que les armées poussent devant elles les Ossètes qui étaient favorables à  la Géorgie, et d’une certaine façon, il se produit un nettoyage ethnique ».

« Cela va empirer, c’est une situation extrêmement dangereuse », a conclu Bernard Kouchner, qui s’est dit prêt à  retourner à  Moscou « si nécessaire ». AP

Le président Géorgien bouffe sa cravate

Mercredi 27 août 2008

Le président Géorgien bouffe sa cravate