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La Commission européenne accélère sa lutte contre les « fake news », vraiment une bonne nouvelle ?

La Commission européenne accélère sa lutte contre les « fake news », vraiment une bonne nouvelle ?

La nouvelle commissaire européenne chargée du numérique veut constituer un groupe d’experts contre la désinformation et mettre la pression sur les réseaux sociaux…

– La nouvelle commissaire européenne chargée du numérique a plusieurs propositions pour chasser les « fake news ».
– L’UE veut mettre la pression sur les réseaux sociaux, Facebook en tête, pour qu’ils accélèrent eux-mêmes la lutte contre la désinformation.
– Pour le spécialiste de la vie du Web Fabrice Epelboin, cette prise en main par l’UE peut entraîner des dérives quant à la liberté d’expression.

C’est un serpent de mer depuis plusieurs mois. Comment lutter contre les « fake news », cette désinformation de masse qui a pesé sur le résultat de la campagne menant au Brexit et l’élection américaine en 2016 ?

Selon le réseau de médias Euractiv, la Commission européenne a décidé de passer une vitesse sur le sujet. Nommée le 7 juillet commissaire en charge du numérique, la Bulgare Mariya Gabriel va constituer un groupe d’experts et préparer « une proposition de consultation publique » afin de lutter contre la désinformation en ligne.

Pas de « législation » prévue pour l’instant, mais la nouvelle chef du numérique dans l’UE compte mettre la pression sur les réseaux sociaux, qui ont « une obligation de diligence », c’est-à-dire de s’occuper dès à présent de nettoyer leurs sites des « fake news ». En ligne de mire, Facebook et Twitter, principalement.

Euractiv avance que des mesures devraient être prises dès le mois prochain « instaurant des obligations communes pour le retrait de contenus illégaux publiés sur les réseaux sociaux ». Sur le papier, l’avancée de la lutte contre les « fake news » a tout d’une bonne nouvelle, alors qu’un front comptant plusieurs géants du Web, dont Facebook et Mozilla, s’organise dans le même temps pour trouver la parade contre ces manipulations, comme 20 Minutes le rapportait il y a quelques jours.

Une forme de censure malgré tout ?

Mais dans les faits, que la Commission européenne se saisisse du sujet pour tenter de coordonner la lutte contre la désinformation entre les pays inquiètent les défenseurs de la liberté sur internet. La problématique soulevée par l’initiative de l’UE porte sur les modalités de cette lutte sans verser dans la censure.

Pour Fabrice Epelboin, spécialiste des médias sociaux et enseignant à Sciences Po, « définir ce qui est une vraie information et une « fake news » relève déjà de la censure, d’autant plus que ce serait chapeauté par une autorité politique et délégué à des algorithmes non-européens, en l’occurrence Facebook et Google principalement », avance ce proche de Telecomix, un collectif de cybermilitants défenseurs de la liberté d’expression en ligne.

Fabrice Ebelpoin voit dans l’émergence des « fake news » un effet secondaire d’un phénomène global, la défiance des citoyens à l’endroit des médias et d’un « système qui a perdu sa crédibilité à force de mentir ». La dernière enquête du Cevipof sur le sujet, publiée en janvier 2017, était accablante : 24 % seulement des sondés avaient confiance dans les médias, contre 75 % de méfiants (derrière les banques, les grandes entreprises privées et les syndicats, seuls les partis politiques ayant une encore moins bonne image que les médias).

« Les médias doivent rétablir l’équilibre et retrouver de la crédibilité »

Comment sortir de cet engrenage alors ? « La bataille est perdue », selon le professeur à Sciences Po, qui voit dans cette prise en main par la Commission européenne un symbole du cercle vicieux de la lutte contre les « fake news » : « C’est un signe supplémentaire de l’entrée en douceur dans l’ère Big Brother [référence au 1984 de George Orwell]. On peut imaginer à brève échéance la mise en place d’un partenariat entre un conglomérat de médias et des géants comme Facebook, avec pour but de chasser ce qui est considéré comme de la désinformation. D’abord, en s’attaquant aux « fake news » les plus évidentes, mais on peut vite basculer vers une autorité de censure sur le modèle du « ministère de la Vérité » de 1984. »

Arnaud Mercier, enseignant à l’université Paris-Assas et auteur du livre La communication politique, était un peu plus optimiste auprès de 20 Minutes, voyant une possibilité évidente pour lutter contre les fake news sans prise en main d’une autorité politique : « Les médias doivent rétablir l’équilibre et retrouver de la crédibilité. Il faut redonner aux gens l’envie de croire que ce qui est dit par les journalistes est vrai. » Dont acte.

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