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Le cannibalisme n’apporte pas les nutriments nécessaires à l’être humain

Le cannibalisme n’apporte pas les nutriments nécessaires à l’être humain

Un chercheur britannique a évalué la valeur nutritionnelle du corps humain, afin de savoir si l’homme de Neandertal pratiquait le cannibalisme pour de simples raisons alimentaires..

L’homme de Neandertal était cannibale. Dans les grottes de Goyet, sur le territoire de la Belgique actuelle, il ne se contentait pas de chevaux ou de rennes pour s’alimenter mais il pratiquait aussi le cannibalisme. Corps dépecés, os fracturés pour en consommer la moelle… Les preuves ont été apportées dans une étude publiée en juillet 2016. Pour quelles raisons recourraient-ils à une telle pratique ? Les scientifiques ne peuvent qu’avancer des hypothèses. Des raisons culturelles, symboliques… alimentaires ? De manière assez morbide, James Cole, spécialiste du paléolithique à l’université de Brighton (Royaume-Uni), s’est penché sur cette dernière piste, en répondant à cette question déroutante : quelle est la valeur nutritionnelle d’un homme ? Sa réponse : 125.822 calories (pour un poids total de 55 kg), soit de quoi nourrir 60 personnes en un jour. Une valeur nutritionnelle pauvre comparée à celle des bovins de l’époque, les aurochs (979 200 calories), celle des rhinocéros laineux (1 260 000 calories), ou encore celle des gigantesques mammouths (3 600 000 calories). Cette analyse écarte donc, pour son auteur, la piste d’un cannibalisme uniquement alimentaire de la part de Neandertal…

La graisse, partie la plus riche en calories

Dans la revue Scientific Reports, James Cole explique être parvenu à cette estimation en analysant deux études datant de 1945 et 1956 et détaillant les compositions chimiques de quatre hommes adultes dont les corps ont été donnés à la science. La partie la plus riche en calories ? La graisse (49.399). La palme de la partie la plus pauvre en énergie revient… aux dents (36 calories). Mais qui pourrait avoir l’idée de s’y frotter ? Quant au cerveau, il ne pèse pas lourd mais est très calorique, devant le foie, les poumons et le cœur (voir infographie ci-dessous). « Ces valeurs nutritionnelles, estimées sur des hommes modernes, représentent probablement la limite basse, car Neandertal et d’autres hominidés disparus présentaient sans doute plus de masse musculaire », souligne la revue Science.

Neandertal, Erectus, Sapiens : tous cannibales

Au vu de ses résultats, James Cole estime que le cannibalisme n’était pas pratiqué par Neandertal pour un besoin de nourriture mais pour des raisons rituelles, liées à la défense d’un territoire et surtout, à la consécration d’une lutte acharnée contre un ennemi coriace. Les archéologues disposent de plusieurs indices pour repérer l’anthropophagie à partir de l’étude des ossements : incisions, marques de découpe, fractures sur des os frais (pour extraire la moelle osseuse), traces de mastication, absence de la base crânienne (pour extraire le cerveau).

Plusieurs sites ont mis en évidence le cannibalisme de Néandertal (Moula-Guercy en France, El Sidron en Espagne), mais il n’était pas le seul à en avoir fait l’usage : Homo antecessor, un pré-néandertalien qui vivait il y a près de 1 million d’années (site du Gran Dolina en Espagne), était lui aussi anthropophage. Tout comme Homo Erectus il y a 680.000 ans (site de la Caune de l’Arago à Tautavel en France). Et l’homme moderne, Homo Sapiens, mangeaient lui aussi de la viande humaine, comme l’ont montré des ossements trouvés dans la grotte de Maszycka en Pologne (15.000 ans environ avant notre ère) et dans la grotte anglaise de Gough (14.700 avant notre ère).

Sciences & Avenir


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Publié le 8 avril, 2017 dans Alimentation, Histoire, Santé, WTF.

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