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Des astronomes vont « photographier » le trou noir au centre de notre Galaxie

Des astronomes vont « photographier » le trou noir au centre de notre Galaxie

Des astronomes, dont plusieurs Français, vont tenter d’observer directement le trou noir qui occupe le centre de la Voie Lactée grâce à réseau de sept télescopes. Une grande première, qui devrait mener à la création d’une image « d’ici quelques mois », selon le directeur adjoint de l’Institut de radio astronomie millimétrique.

La Terre à beau se trouver dans une région très reculée de la galaxie, isolée entre deux de ses bras, elle n’en possède pas moins de talentueux scientifiques. Parmi eux, une équipe internationale d’astronomes, dont plusieurs Français, a lancé un projet très ambitieux: « photographier » Sagittarius A*, le trou noir supermassif qui se trouve au centre de la Voie Lactée.

« Ce sera l’équivalent d’une photo, mais techniquement on obtiendra une image, car elle sera réalisée non pas grâce aux longueurs d’onde optiques, mais grâce aux longueurs d’onde radio », explique à L’Express Fréderic Gueth, astronome et directeur adjoint de l’Institut de radio astronomie millimétrique (Iram), l’institut franco-allemand-espagnol de Grenoble, au coeur du projet.

Capture d’écran d’une vidéo réalisée par l’Agence spatiale européenne (ESA) montrant notamment la place du Soleil et de la Terre par rapport au trou noir supermassif au centre de notre galaxie, la Voie Lactée.ESA

Et le scientifique d’illustrer son propos: « Notre oeil est sensible uniquement aux longueurs d’onde optiques, mais la matière génère bien d’autres longueurs d’onde. Prenez des lunettes infrarouges, si vous observez un corps humain, il émet beaucoup plus en infrarouge qu’en lumière visible. Et bien dans l’Univers c’est un peu pareil, les astres émettent dans différentes longueurs d’onde, que nous pouvons utiliser pour créer des images. »

Un trou noir, ça ne s’observe pas

Pour cela, il suffit de pointer les bons instruments en direction de la cible. Et c’est là où le projet des astronomes se complique un peu. D’abord parce qu’observer un trou noir, ce n’est pas possible. Du moins pas vraiment.

« C’est un objet dont, ni la lumière, ni aucune longueur d’onde ne peut s’échapper, explique le directeur adjoint de l’Iram. Mais on a l’espoir d’observer la matière qui se trouve autour du trou noir et qui est sur le point d’être absorbée ».

Un télescope de la taille de la Terre (ou presque)

La distance est un autre problème. Le centre de la galaxie est très, très, loin de la Terre. À 26 000 années-lumières pour être précis. Or, pour observer un objet à cette distance, il faudrait avoir un télescope de la taille de Terre.

Qu’à cela ne tienne. Les astronomes ont trouvé la solution: ils utilisent l’Event Horizon Telescope (EHT), qui associe sept télescopes du monde entier -de l’Europe jusqu’au pôle Sud, en passant par le Chili et Hawaii. L’intérêt? « Observer avec ces sept télescope simultanément va permettre de simuler un télescope géant dont la taille est égale à la distance entre les télescopes individuels, explique Frédéric Gueth. Soit à peu près la taille de la Terre. » Les données des sept télescopes, une fois analysées puis associées, devraient permettre de créer une image très précise du trou noir.

Le projet Event Horizon Telescope (EHT) associe des télescopes du monde entier, dont deux de l’IRAM, en Espagne et en France, ce qui permet de simuler un télescope qui aurait presque la taille de la Terre, visible en bleu plus clair sur l’image. IRAM

Les observations ont commencé mardi 4 avril et devrait se poursuivre pendant une semaine. « Si tout fonctionne, on pourra avoir une image d’ici quelques mois », espère l’astronome. On recommencera la même opération l’année prochaine, probablement à la même période, puis l’année d’après, pendant quatre ou cinq ans en tout. »

L’observation répétée a un double intérêt: « d’abord on cumule les images, ce qui permet d’améliorer la qualité du rendu final, et puis on peut observer s’il y a des variations au fil du temps ». Ne reste plus qu’à attendre « quelques mois », pour, peut-être, avoir la chance d’obtenir la toute première image du centre de la Voie Lactée.

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Publié le 6 avril, 2017 dans Astronomie, Espace, Espagne, Monde.

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