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Les Réseaux Sociaux passent un sale quart d’heure en Europe

Les Réseaux Sociaux passent un sale quart d’heure en Europe

Analyse. La modération effectuée par les géants du Net est dans le viseur des pouvoirs publics, explique notre journaliste Damien Leloup, chef du service Pixels. Mais jusqu’où doivent-ils censurer les débordements ?

« Are you guys real ? » (« Les gars, vous êtes sérieux ? ») Mercredi 15 mars, lors de l’audition de représentants des trois principaux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, YouTube) par une commission parlementaire britannique, l’ambiance était pour le moins surréaliste.

Chemises et costumes sombres, l’air penaud, les responsables de ces plates-formes internationales en ont pris pour leur grade, l’un des députés commençant même par leur demander : « Vous n’avez pas honte ? » Sujet de l’audition : la modération – ou plutôt l’absence de modération – des vidéos, commentaires, tweets, réactions et autres contenus publiés sur ces grands réseaux.

Inlassablement, pendant trois heures, les députés ont multiplié les questions et les exemples de messages haineux laissés en ligne – apologie du terrorisme, incitation à la haine raciale, harcèlement –, malgré de multiples signalements.

Tentant avec la plus grande peine de brandir leurs « règlements de la communauté » et autres « problèmes d’échelle », Facebook, Twitter et YouTube ne sont pas sortis indemnes de cette séance, durant laquelle les plus remontés des élus britanniques les ont traités de « prostitués » qui « gagnent leur salaire grâce aux colporteurs de haine ».

Modération « à deux vitesses »

Le constat est sévère, mais, pour un utilisateur lambda des réseaux sociaux, la scène avait quelque chose de réjouissant. Le signalement d’un message haineux ou injurieux en ligne est en effet un parcours au mieux hasardeux : après avoir reçu un message automatique affirmant que votre signalement a bien été pris en compte, il est rare de le voir suivi d’effet et encore plus d’être informé de la suite d’une demande. C’est l’une des principales conclusions d’une étude commandée par le ministère allemand de la justice, rendue publique le 14 mars.

L’étude montre que les géants du Net, qui expliquent depuis des années avoir basé leur système de modération sur les signalements de leurs utilisateurs, en tiennent en pratique très peu compte.

Sur Twitter, signaler un message est une perte de temps : moins de 1 % des signalements de messages illégaux aboutissent à une suppression mais le taux augmente drastiquement lorsque les messages sont signalés par des utilisateurs « certifiés » (stars de la musique ou du cinéma, élus, journalistes)…

Une modération « à deux vitesses » ennuyeuse pour le réseau social qui a bâti son succès…

Source: Le Monde, le 23 mars 2017


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