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Un médecin autorise un prisonnier à conserver sa casquette à l’envers : ce serait thérapeutique

Un médecin autorise un prisonnier à conserver sa casquette à l’envers : ce serait thérapeutique

Un médecin a autorisé un prisonnier de Nancy à conserver sa casquette à l’envers derrière les barreaux. Les surveillants sont furieux.

C’ est une histoire tellement loufoque qu’il faut se pincer plusieurs fois pour y croire. Elle se déroule au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville. Comme dans toutes les prisons de France, les prisonniers n’ont pas le droit de se promener dans les coursives avec une casquette sur la tête. C’est d’abord une question de sécurité. Il faut que les détenus restent identifiables lorsqu’ils passent devant les caméras de surveillance. Or la visière d’une casquette peut leur permettre de dissimuler leur visage.

L’interdiction a aussi pour but d’éviter le laisser-aller vestimentaire. « Le règlement prévoit que les détenus n’ont pas le droit non plus de se balader en caleçon ou en tongs dans les coursives. Cela fait partie des premières choses que les surveillants apprennent à l’école », souligne Fadila Doukhi, responsable régionale de FO-pénitentiaire en Lorraine. Oui mais voilà, depuis le début du mois, un prisonnier déambule tranquillement dans les couloirs de la prison de Nancy avec une casquette. Qui plus est à l’envers. Et aucun gardien ne peut rien lui dire.

Pourquoi ? Car le détenu a réussi le tour de force d’obtenir l’autorisation d’un médecin. Eh oui. Sa casquette aurait des vertus thérapeutiques. Surtout si elle est à l’envers. Ce n’est pas une blague.

Le toubib n’est pourtant pas, a priori, un naïf susceptible de prendre des vessies de taulard pour des lanternes humanistes. Il appartient à l’unité sanitaire en milieu pénitentiaire c’est-à-dire une structure médicale au sein de la prison. Il a donc l’habitude de l’univers carcéral et de ses règles.
(…)
Car le détenu qui a une quarantaine d’années, ne la joue pas profil bas. Il prend un malin plaisir à passer devant les gardiens avec un sourire aux lèvres. « Il ne manque pas une occasion de faire valoir son droit auprès du personnel de l’établissement qui, tous les jours, s’évertue à faire ôter les couvre-chefs des autres pensionnaires », indique FO-Pénitentiaire dans un tract incendiaire.

Est Républicain


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Publié le 23 février, 2017 dans France, Psychologie, Santé, Société & Culture.

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