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Facebook déploie son filtre contre la désinformation en Allemagne

Facebook déploie son filtre contre la désinformation en Allemagne

Les utilisateurs du réseau social pourront signaler les articles mensongers qu’ils repèrent sur leur fil d’actualité, et ces derniers seront clairement indiqués comme «contestables».

«La véracité de cet article est contestée par une organisation indépendante de fact-checking.» Ce message d’alerte va commencer à fleurir sur les flux d’actualité des utilisateurs de Facebook en Allemagne. Le réseau social vient en effet d’y déployer son filtre anti-désinformation (fake news), testé depuis décembre aux États-Unis. Une première pour un pays européen.

N’importe quel utilisateur de Facebook peut désormais signaler à la plateforme un contenu qui lui semble mensonger. L’article signalé est ensuite envoyé à des vérificateurs (fact-checkers) indépendants. S’ils estiment qu’il est faux, le contenu sera indiqué comme «contesté» (disputed), avec un argumentaire à destination du lecteur. Les algorithmes de Facebook feront en sorte que l’article soit moins visible sur les flux d’actualité. Si un internaute décide tout de même de partager la fausse information, un message d’alerte apparaîtra sur son écran pour l’inviter à y réfléchir à deux fois.

La plateforme refuse de juger elle-même si un contenu relève ou non du «fake news». Elle s’est donc alliée avec des sites reconnus pour leur travail sur la vérification des faits. Facebook travaille ainsi en Allemagne avec le site d’information à but non-lucratif Correctiv. Aux États-Unis, les sites Snopes, FactCheck.org et Politifact se chargent de ce travail de manière bénévole. Facebook a également approché début janvier plusieurs grands médias français pour déployer son filtre en amont de la présidentielle. Les discussions sont toujours en cours.

Sous le feu des critiques

Facebook a été accusé d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Sa plateforme a permis la prolifération d’informations biaisées ou mensongères en faveur du candidat républicain, sans que le réseau social n’ait pris de mesure pour limiter leur impact. Or, sur internet, la moitié des Américains s’informent principalement via Facebook… Mark Zuckerberg avait rejeté ces accusations au lendemain de l’élection présidentielle, avant d’infléchir son point de vue. Le réseau social se devait de réagir, alors que d’autres élections majeures vont avoir lieu dans le monde en 2017.

L’influence des «fake news» n’est pas limitée aux États-Unis. L’opinion publique allemande s’est ainsi récemment emballée sur l’incendie d’une église de Dortmund le soir du Nouvel an par des personnes migrantes. L’article, publié par le site «d’alt-right» (droite alternative) Breitbart News, est pourtant faux. Certes, des migrants syriens ont bien fêté avec des feux d’artifices le cessez-le-feu dans leur pays, mais aucun incendie n’a été déclaré. Cette déformation des faits en faveur de l’extrême droite inquiète les autorités allemandes. Le gouvernement réfléchit à une loi imposant une amende de 500.000 euros à Facebook à chaque fois qu’une fausse information est relayée sur sa plateforme. «Si, après vérification, Facebook ne retire pas sous 24 heures le contenu incriminé, il devra payer», a expliqué au Bild le chef du groupe parlementaire des sociaux-démocrates allemands. «Les fake news et les trolls en ligne déforment l’opinion publique. Nous devons réagir, alors que les opinions sont de plus en plus modelées par des algorithmes», a affirmé la chancellière Angela Merkel, qui brigue un quatrième mandat.

Facebook cherche par ailleurs à renforcer ses liens avec les médias traditionnels, en leur offrant de nouveaux formats mettant mieux en valeur leurs publications. Une façon de redorer l’image de la plateforme, alors que sa crédibilité a été entachée par la désinformation.

Le Figaro


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Publié le 17 janvier, 2017 dans Allemagne, Internet, Politique & Loi.

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