Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Un policier « anti-Dieudonné » ciblé par sa hiérarchie

Un policier « anti-Dieudonné » ciblé par sa hiérarchie

Le fonctionnaire avait dénoncé des faits racistes au sein de son service. Il a fait l’objet d’une enquête. Une information du « Point » et de « Quotidien » sur TMC.

Un sous-officier de police en fonction au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) – qui dépend de la direction centrale de la police aux frontières – s’est indigné lors de sa prise de fonction, en août dernier, de la présence sur un des murs du local de police d’un autocollant promotionnel pour les spectacles du polémiste condamné à plusieurs reprises pour antisémitisme et incitation à la haine.

Plusieurs mois plus tôt, en janvier 2016, sur la messagerie intranet du même service – utilisée habituellement pour les alertes vigipirate ou les signalements d’individus dangereux –, les fonctionnaires ont reçu de la propagande anti-musulmane attribuée au Front national, le courriel étant accompagné d’une photo et de la signature du député Gilbert Collard. Un mail qui a par ailleurs transité par plusieurs services, dont ceux de la préfecture de police, à lire la chaîne des destinataires. Il est resté lisible durant près de dix mois !

Étonné, le brigadier informe sa hiérarchie, laquelle à son tour prévient ses effectifs de cette « dénonciation ». Il devient alors la cible d’une partie de ses collègues car il a osé briser l’omerta. Il faut dire qu’au centre de rétention, les droits de l’homme sont régulièrement bafoués – on y enferme même parfois des Français d’origine étrangère. Ceux qui, parmi les fonctionnaires de police, ne supportent pas les étrangers ne se cachent pas pour le dire, l’écrire ou le dessiner.

Son directeur annule sa nomination

Or, plutôt que de mettre fin à ces multiples dérapages qui finissent par faire système, la hiérarchie policière a préféré s’enferrer, traquant sans relâche le fonctionnaire de police, qui a le malheur d’être « anti-Dieudonné ». Le Point a pu avoir accès à ces documents accablants. Alors que la police des polices a été alertée, la commandante responsable du CRA puis le directeur départemental de la PAF 77, aidés par des collègues peu scrupuleux, ont monté une affaire de harcèlement sexuel dont se serait rendu coupable le lanceur d’alerte. Pour cela, ils ont poussé une policière à dénoncer le comportement supposé « agressif » de son collègue brigadier.

Mais surprise. Alors que sa hiérarchie lui faisait miroiter une mutation dans sa région d’origine, qu’elle espère depuis plusieurs années, cette fonctionnaire ne se démonte pas et refuse, ainsi qu’elle l’écrit à son avocate, de participer au « complot ». La sanction est immédiate : alors que la jeune femme devait changer de service et se rapprocher de Paris, son directeur annule sa nomination et la fait désarmer entre Noël et le jour de l’an, prétextant une fragilité psychologique…

Le directeur central de la police aux frontières, David Skuli, contacté par Le Point, n’a pas répondu à nos sollicitations. De même, la Direction générale de la police nationale n’a toujours pas condamné officiellement la propagande pro-Dieudonné et pro-FN dans un local de police, « mais elle fait confiance à la hiérarchie pour faire toute la lumière ». Idem pour l’Inspection générale de la police nationale : aux abonnés absents, elle a délégué son enquête à la hiérarchie du CRA, celle-là même qui, depuis des semaines, tente d’étouffer l’affaire… Contacté par Le Point, Bruno Le Roux n' »a pas de commentaire à faire à ce stade : à l’heure actuelle une enquête administrative est en cours. Si l’enquête établit qu’il y a eu un manquement aux règles déontologiques, la DGPN en tirera les conséquences », explique son entourage.

Le Point


Publié le 4 janvier, 2017 dans Dieudonné, Justice & Forces de l'ordre.

Laissez un commentaire