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National-libéralisme : A l’aube d’un nouvel ordre mondial ?

National-libéralisme : A l’aube d’un nouvel ordre mondial ?

« Les difficultés matérielles, l’insécurité, le sentiment d’être oubliés ou méprisés, la peur du déclassement, la nostalgie d’un passé proche où le progrès social allait de pair avec le progrès technique ont nourri un profond ressentiment qui se traduit par un rejet de la mondialisation et des élites qui la gouvernent. »

« Dans cette vallée de larmes, des moulins à paroles bons à rien. »

Conséquence (ou réaction) à la mondialisation menée, sans état d’âme, à la hussarde par les élites et la finance internationale, l’Europe (re) découvre une « nouvelle » doctrine qui puise dans le fonds anthropologique judéo-chrétien les arguments politiques et socio-économiques pour renouer le dialogue entre une base laminée, un monde ouvrier qui bascule dans la précarité et la xénophobie, une classe moyenne désabusée, aigrie, dont une partie de ses enfants succombe aux sirènes de DAECH et une élite accusée de tous les maux, corruption, incompétence, cynisme… « Vingt-cinq ans après la dislocation de l’Union soviétique, les illusions entretenues autour d’une fin de l’histoire et d’un triomphe de la démocratie se sont dissipées. Elles cèdent la place à une grande angoisse des nations libres qui, après s’être crues éternelles, se découvrent mortelles, concurrencées par le décollage des émergents, ciblées par le djihad, exposées à la pression des «démocratures», déstabilisées par une montée du populisme sans précédent depuis les années 1930 dont témoignent le Brexit et l’élection de Donald Trump. » Selon la formule ramassée de Nicolas Baveres, un libéral, docteur en histoire. La défaite de Hillary Clinton aux USA, la force grandissante de « nouveaux » partis politiques avec des personnalités charismatiques qui brandissent, comme un atout, leur absence d’expérience dans la gestion des affaires publiques dans leur pays, leur discours radical vis-à-vis des élites traditionnelles trouvent un large écho au sein d’un électorat habitué jusque-là à accorder sa confiance aux partis traditionnels. Mais de nouveaux partis dits souverainistes bousculent les frontières des formations politiques traditionnelles, vieillissantes. Un rejet qui s’explique, puisque « partis de gauche et de droite confondus en Europe, Partis républicain et démocrate aux Etats-Unis, ont conduit, depuis plusieurs décennies, des politiques économiques ayant créé des inégalités sociales dans des proportions inédites », affirme la philosophe Catherine Colliot-Thélène, auteure de La Démocratie sans « demos ».

« On compte parmi les électeurs de Trump un grand nombre d’hommes blancs non diplômés. Ce ne sont pas les seuls à avoir voté pour lui, tant s’en faut, mais il est clair que cette figure de l’homme blanc déchu, qui souffre d’avoir perdu de son pouvoir économique et social, a joué un rôle important dans cette campagne. Cette souffrance est certes le résultat d’une politique néolibérale de destruction d’emplois, de baisse des salaires, d’élimination de services sociaux, etc., mais il faut comprendre que cet homme blanc se sent également abandonné par ceux qui, au nom du libéralisme —qu’incarne justement Hillary Clinton—, prétendent défendre les populations historiquement laissées pour compte », estime Wendy Brown, professeur de sciences politiques de l’université de Californie à Berkeley. Plus près de nous, en France, François Hollande, président de la République sortant sera le 1er président depuis la Seconde Guerre mondiale à ne pas briguer un second mandat. Son « éternel » rival de la droite, Sarkozy, a été rejeté par ses propres électeurs. La droite a préféré Fillon contre une bête de scène, aux formules assassines et à la glose dans l’air du temps trempée dans la peur, le rejet de l’ « Autre » portées par une bourgeoisie en voie de déclassement social. Il s’agit du libéralisme mais dont les ailes prudentes ne veulent pas s’élancer vers la mondialisation, préférant s’inspirer du conservatisme propre à chaque société.

« Un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place sans que ce ne soit l’ordre auquel l’on aspirait. Le Brexit est un repli des Britanniques, l’élection de Trump sonne une promesse de repli de l’Amérique sur elle-même et l’élection de Fillon raisonne comme un réveil du conservatisme à la Thatcher. Le libre échangisme qui était présenté comme salutaire, reculera devant le protectionnisme où germera l’escalade des taxes d’entrée quasi prohibitives. La mondialisation en prendra un coup », résume dans une interview un ancien Premier ministre guinéen, LansanaKouyaté. Une enquête récente de la Fondation Bertelsmann, un organisme allemand, montre que c’est désormais le rejet de la mondialisation qui motive les citoyens européens à se tourner vers les partis populistes. « Les difficultés matérielles, l’insécurité, le sentiment d’être oubliés ou méprisés, la peur du déclassement, la nostalgie d’un passé proche où le progrès social allait de pair avec le progrès technique ont nourri un profond ressentiment qui se traduit par un rejet de la mondialisation et des élites qui la gouvernent. Les usines en ruines, les banlieues désertées et dévastées, les commerces à l’abandon constituent le fond d’écran sur lequel s’expriment cette désespérance du présent et cette espérance d’un futur peut-être meilleur. Plus que l’attachement aux valeurs traditionnelles, la peur de la mondialisation est le premier facteur expliquant l’essor du populisme », conclut cette étude menée par la Fondation Bertelsmann. Un constat que partage Pierre Rosanvallon, professeur d’histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales: « Si le populisme est à l’ordre du jour, c’est parce que la démocratie ne tient pas ses promesses. La classe politique s’est coupée de la société. Elle a pris le visage d’une partitocratie ou d’une oligarchie gouvernante, et les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, d’être délaissés en matière économique et sociale. L’actualité du populisme, c’est l’actualité d’une fatigue démocratique, c’est l’ombre noire des dysfonctionnements démocratiques ».

On assiste à une « sainte alliance » entre une élite conservatrice et une base pauvre et ouvrière catholique. Quel parallèle dresser avec cette déferlante populiste portée par des partis d’extrême droite dans toute l’Europe qui rejette le projet européen et pourtant est partie à l’assaut de Bruxelles puisque nombre d’eurodéputés sont issus de ces formations ? Si Marine Le Pen “remporte la présidentielle française du mois de mai, les cinq membres permanents du conseil des nations Unies seront : Donald Trump, Marine Le Pen, Vladimir Poutine, Xi Jinping et Theresa May”, souligne Newsweek.

En Autriche Norbert Hofer, candidat du Parti de la Liberté (FPO) a bâti sa campagne pour la présidentielle sur trois thèmes : isolationnisme, protectionnisme, fermeture des frontières et a réussi à éjecter de la course de sérieux prétendants, battu, in extremis, par un candidat écologiste, indépendant. En Italie, Matteo Renzi a été, également, la victime du populisme représenté par le Mouvement Cinq étoiles (M5S) bien ancré dans une trentaine de villes du pays. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces partis politiques qui prônent le repli identitaire, le retour aux frontières et la sortie de la monnaie unique ont tissé des relations de coopération et de partenariats

« mondialisées » ( FN pour la France, Svoboda en Ukraine, Union démocratique du centre en Suisse, Ligue du Nord en Italie, Aube dorée en Grèce…), bref de la France à la Suède, du Royaume-Uni à la Grèce, ces dernières années, cette droite radicale, populiste, xénophobe et anti-européenne s’affiche comme le vrai visage du peuple contre les bureaucrates de Bruxelles et contre ce qu’elle nomme les nouveaux barbares cette vague de migrants qui mettent en danger son socle civilisationnel avec un présupposé

« remplacement » ethnique. « Alors que le populisme semble se répandre comme une traînée de poudre dans les économies avancées, l’establishment politique est en recul. Les outsiders remportent d’importantes victoires politiques en faisant des promesses spectaculaires en vue de secouer ou de renverser le système », remarque Harold James, professeur d’histoire et de relations internationales à l’Université de Princeton, membre du Center for International Governance Innovation.
Tous ces partis revendiquent le triptyque Famille –Valeurs –Travail. Des valeurs partagées par ce néo-conservatisme que l’on retrouve avec plus ou moins de brutalité dans les formations droitières y compris celles situées à l’ extrême de l’échiquier politique. C’est d’ailleurs les électeurs traditionnels de la droite dure, un noyau catholique et traditionaliste séduit pas le « discours sur la famille » de François Fillon qui a réduit à néant les ambitions de Sarkozy au discours anxiogène et Juppé au discours d’une France de la diversité apaisée. Les Français de droite qui ont redessiné le nouveau visage de la droite ne veulent ni de la peur et de l’angoisse, ni de la diversité entendue au sens coexistence avec des Français d’origine étrangère et de confessions autres que judéo chrétienne. « L’incroyable victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton est un tournant, pas seulement dans la vie politique des États-Unis, mais pour l’ordre mondial tout entier. Nous entrons manifestement dans une nouvelle ère de nationalisme populiste, dans laquelle l’ordre libéral qui prédominait tel qu’il a été construit depuis les années 1950 subit les assauts de majorités démocratiques en colère et véhémentes », analyse Francis Fukuyama.

Mohamed Koursi

Source: http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/103043


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Commentaires (1)

 

  1. jule dit :

    Le docteur folle amour

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