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Il tue son épouse atteinte d’Alzheimer au fusil de chasse « pour abréger ses souffrances »

Il tue son épouse atteinte d’Alzheimer au fusil de chasse « pour abréger ses souffrances »

C’est un drame humain. D’après les dires de cette nuit, le mari a voulu mettre fin aux souffrances de sa femme. C’était un couple très âgé. Ils voulaient sûrement mourir ensemble. » Quand il a été appelé au milieu de la nuit par la police, Guy Dhorbait, le maire de Boissy-le-Châtel, un village de 3 000 habitants proche de Coulommiers, s’est tout de suite rendu au numéro 8 de la rue de la Grange aux Dîmes.

C’est dans cette petite maison du centre-bourg que le drame s’est noué, dans la nuit de mercredi à ce jeudi. Il est environ 0 h 45 quand Raoul L., 90 ans, appelle les pompiers. Il leur confie qu’il vient de tuer son épouse de 88 ans, d’un coup de fusil de chasse. Le nonagénaire explique que sa femme était atteinte de la maladie d’Alzheimer et qu’elle lui avait demandé « d’abréger ses souffrances ». Avant de raccrocher, l’homme affirme qu’il va se suicider.

Tandis que les pompiers et les policiers se rendent immédiatement sur place, le vieil homme met sa menace à exécution et retourne son fusil à canon scié contre lui. Mais il manque son objectif. Lorsque les secours arrivent, l’homme est toujours vivant mais grièvement blessé au visage, notamment à la mâchoire et au nez. D’après les premiers éléments de l’enquête, confiée au commissariat de police de Coulommiers, les jours du nonagénaire ne seraient pas en danger. Il a été conduit à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris. La victime, elle, a été retrouvée sans vie dans sa chambre.

« Il venait au moins deux fois par jour. Il faisait son PMU ici tous les matins », se remémore Christian Novio, propriétaire du bar-tabac situé à une cinquantaine de mètres des lieux du drame. Le gérant décrit « un monsieur très gentil, poli, respectueux, très intéressant, qui avait une connaissance pointue sur tous les sujets ». Mais, surtout, un homme épuisé. « Hier (NDLR : mercredi) encore, il me disait que sa femme s’était beaucoup occupée de lui tout au long de sa vie et que maintenant il s’occupait d’elle mais qu’il était très fatigué. Ça le tarabustait vraiment. Il m’a expliqué qu’il ne voulait pas la placer en centre spécialisé mais qu’il en avait assez de la voir souffrir comme ça. »

Ce mercredi, quand il est passé au bar-tabac, le nonagénaire, habitué « à parler avec tout le monde », s’est attardé un peu plus que d’habitude auprès du propriétaire. « Il m’a aussi dit qu’il avait eu une merveilleuse femme à tous les niveaux, qu’elle était vraiment formidable. Ça me peine quand même, il ne méritait pas ça. Il a craqué, le pauvre. »

Le Parisien


Publié le 9 décembre, 2016 dans France, Psychologie, Société & Culture.

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