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Enquête IFOP « Un islam français est possible » : 3 à 4 millions de musulmans, 28% opposés aux « valeurs de la République »

Enquête IFOP « Un islam français est possible » : 3 à 4 millions de musulmans, 28% opposés aux « valeurs de la République »

Un rapport esquisse un portrait des musulmans de France « à rebours de certaines idées reçues » selon Le Monde. Cette étude de l’Institut Montaigne, « think tank » d’obédience libérale s’adosse à une enquête « inédite » de l’IFOP, réalisée alors que la vague d’attentats depuis 2015 et l’approche de la présidentielle enflamment les débats sur la place de l’islam. Intitulée « Un islam français est possible », elle a été réalisée sous le contrôle d’Antoine Jardin, docteur en science politique et chercheur au CNRS, et publiée en exclusivité par le JDD, dimanche 18 septembre.

Selon l’étude, les musulmans comptent pour 5,6 % des habitants de métropole. Contredisant les chiffres souvent avancés (de 8 à 10 % de la population française), l’étude estime entre 3 millions et 4 millions leur nombre.

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Et les conversions de non-musulmans seraient deux fois moins nombreuses que les « sorties » de l’islam. Ils représentent 5,6 % des plus de 15 ans, 10 % des moins de 25 ans. 84 % des musulmans ont aujourd’hui moins de 50 ans, rapportant l’âge moyen à 35,8 ans. 74 % des musulmans sont Français, et 50 % sont nés Français.

Il s’agit donc d’un groupe social particulièrement jeune : 84% ont moins de 50 ans. L’âge moyen s’établit à 35,8 ans (il est de 53 ans chez ceux qui se déclarent chrétiens et de 43 ans pour les « sans religion »).

Durant neuf mois, cette population a été sondée sur ses opinions et ses pratiques. 66 % des musulmans interrogés « accordent une grande importance à la religion » , selon l’étude. Mais l’Institut Montaigne a souhaité aller au delà de cette affirmation.

Trois profils principaux se détachent. 46% sont « soit totalement sécularisés, soit en train d’achever leur intégration » sans renier leur religion. Un deuxième groupe, représentant 25%, est plus pieux et plus identitaire tout en rejetant le voile intégral. Le dernier groupe, que l’Ifop évalue à 28%, réunit des croyants qui ont «adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République», s’affirmant «en marge de la société». Les jeunes, les moins insérés dans l’emploi et les convertis sont les plus disposés à adhérer à ce modèle.

La consommation de viande halal apparaît centrale dans la vie des musulmans de France : 80 % des pratiquants et 67 % des non-religieux considèrent que les enfants devraient pouvoir manger halal dans les cantines scolaires – avis partagé quels que soient le niveau d’études, la situation professionnelle et l’âge. Les musulmans sont plus divisés sur la question du voile, qui reste cependant un point de convergence identitaire : 60% des sondés estiment que les jeunes filles devraient pouvoir porter le voile à l’école et au collège contre 37% des non-musulmans…

Un tiers de la population musulmane ne se rend jamais à la mosquée, 29 % y va chaque semaine, et 5 % quotidiennement.

Alors que le gouvernement souhaiterait pousser l’islam de France à s’organiser plus efficacement, le diagnostic est, de fait, sévère pour le Conseil français du culte musulman (CFCM) qui n’est connu que par 32 % des personnes interrogées. Pour obtenir une information sur la religion, elles préfèrent se tourner vers leur famille (80 %), Internet (70 %) plutôt que vers un imam (47 %).

L’étude s’est également penchée sur le profil social des personnes se déclarant musulmanes. Si 15 % sont sans diplôme, et 4 % seulement sont cadres, le directeur de l’Institut Montaigne, estime dans le JDD qu’un « rattrapage social » est en cours, avec plus de diplômés qu’attendu à origine sociale équivalente.

Enfin, un musulman sur deux seulement se dit sûr d’aller voter, contre 62 % pour l’ensemble de Français.

Le Monde ; Le JDD

Publié le 18 septembre, 2016 dans France, Islam, Société & Culture.

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