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Une croix ankh retrouvée chez les Aztèques rend la vie impossible aux anthropologues

Une croix ankh retrouvée chez les Aztèques rend la vie impossible aux anthropologues

Les aztèques auraient-ils construit un temple égyptien figurant une croix Ankh ?

Par Richard Cassaro,

Une croix ankh égyptienne…au Mexique ? C’est exact. Les ruines d’un mystérieux temple aztèque montrent une étrange et frappante ressemblance avec la croix ankh égyptienne. Ce temple aztèque à la croix ankh est parfaitement aligné avec une pyramide en pierre de style égyptien sur le même site archéologique. Les érudits doutent d’une quelconque connexion entre les aztèques et les égyptiens, car les deux cultures ont évolué sur des côtés opposés de l’océan Atlantique, et n’ont jamais été en contact. Pourtant de manière étrange, la signification de cette ankh aztèque semble étonnamment parallèle à celle de la croix ankh égyptienne.

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Pyramide alignée avec un temple à la croix ankh de style égyptien, Calixtlahuaca, Mexique.

Les aztèques et les égyptiens possédaient des civilisations parallèles en de nombreux points, bien qu’ayant évolué sur des côtés opposés de l’Atlantique. Les deux cultures ont construit des pyramides, utilisé le symbolisme solaire et cru à une vie après la mort, préparant leurs morts pour le voyage dans l’au-delà via une cérémonie élaborée et très ritualisée.

Les deux cultures ont aussi utilisé un symbole de croix très semblable, le « tau » – dans un but parfaitement identique : pour signifier les forces et l’interaction entre la vie physique (qu’ils considéraient comme temporaire, matérielle) et la vie spirituelle (qu’ils considéraient comme éternelle, spirituelle).

En Égypte, cette croix s’appelait « ankh », elle se composait d’une croix « tau » (ressemble à la lettre T) surmonté d’une boucle :

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La croix ankh égyptienne est un tau surmonté d’une boucle.

Au Mexique, les aztèques et les mayas utilisaient exactement la même croix tau, seulement sans la boucle :

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Des icônes en forme de tau construites par les mayas, précurseurs des aztèques.

‘La croix tau était assez commune dans la symbolique égyptienne au point de l’appeler parfois la croix égyptienne…les conquistadors espagnols ont découvert que la croix était un symbole bien connu des incas et des aztèques… »
– Geoffrey W. Bromiley, International Standard Bible Encyclopedia: A-D

« Le tau égyptien – signe de vie – se retrouve aussi sur des monuments d’Amérique centrale… »
– Robert S. Littell, The Living Age

Les aztèques ne mettaient pas habituellement de boucle au-dessus de la croix tau. Il existe pourtant dans les ruines un édifice construit en forme de croix qui se trouve sur un site archéologique nommé Calixtlahuaca dans le Mexique actuel. Cet édifice cruciforme à la croix ankh est stupéfiant de similitude, aussi bien dans la forme et la conception avec les croix ankh que représentaient les égyptiens.

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Mystérieux édifice cruciforme à la croix ankh, construit par les aztèques à Calixtlahua au Mexique.

Peut-on prouver que les égyptiens et les aztèques utilisent la même croix en symbole pour traduire les mêmes croyances spirituelles ?

L’Ankh était, pour les anciens égyptiens, le symbole (signe hiéroglyphique réel) de la vie. Mais pas la vie à laquelle nous pensons quand nous utilisons le mot « vie » ; il symbolisait une autre sorte de vie, à savoir la vie spirituelle de l’âme que la plupart d’entre nous ne reconnaît pas dans son existence quotidienne.

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Il y a une erreur fondamentale que font les égyptologues en parlant de la civilisation égyptienne : ils pensent que les égyptiens étaient préoccupés par la mort. Les égyptologues le répètent à loisir comme un mantra. Ils sont dans l’erreur – c’est le contraire qui est vrai. Les égyptiens étaient profondément concernés par la « vie », qui passait pour eux comme l’être spirituel intérieur, la partie qui ne meurt jamais.

Voici la différence (et c’est important) : les égyptiens étaient convaincus – comme beaucoup parmi nous le sont – que lors du départ d’une personne, quelque chose qui animait précédemment le corps manquait maintenant ou s’était envolé. Ils pensaient beaucoup plus que nous que ce Soi non-matériel, l’âme intérieure ou le dieu intérieur était la force vitale et la source de la conscience. Ils voyaient cette âme comme leur vrai Soi, la vraie vie éternelle, qu’ils symbolisaient avec la croix ankh, qu’on trouve aujourd’hui parmi les ruines.

À la différence des égyptiens, les occidentaux modernes sont bien plus attachés au monde matériel et au corps physique. Nous nous identifions à notre corps, notre voiture, notre maison et notre carrière. Pour les égyptiens, nous sommes les seuls à être préoccupés par la mort et très inquiets de notre propre soi matériel périssable. Nous ne nous identifions pas avec l’âme, mais avec le véhicule transitoire temporairement habité.

Bien qu’en Égypte la vie elle-même soit vue comme une manifestation du divin, et donc quelque chose qui pouvait être appréciée et devait être célébrée, l’identification au seul corps comme nous le faisons aujourd’hui transforme le corps en tombe et le monde en prison. En s’occupant constamment de l’âme, ils « s’entraînaient » pour la vie après la mort, pourrait-on dire . Quand la mort arrivait, par conséquent, rien de vital n’était considéré comme perdu. Aujourd’hui, si la mort survient à un homme avec une propriété, une flotte de voitures et une grosse société ou des fonds de placement – tout est perdu. »

– Richard Cassaro, Écrit dans la pierre : décodage de la religion maçonnique secrète occultée dans les cathédrales gothiques et l’architecture mondiale

Les aztèques croyaient en précisément la même vie que les égyptiens. Pour les aztèques (comme pour beaucoup parmi nous), la mort d’une personne n’était pas la fin de l’existence ; c’était au contraire simplement la fin de la vie physique de la personne. Il existait quelque chose à l’intérieur qui continuait d’exister, qui vivait dans l’après-vie :

« Les aztèques pensaient que les gens survivaient quand leur vie sur Terre était terminée : une sorte d’après-vie qui dépendait de la manière dont ils avaient vécu dans cette vie…Quand quelqu’un mourait, sa famille l’habillait de ses plus beaux vêtements. La famille dansait et chantait des prières de funérailles…puis le corps de l’aztèque était enterré…avec ses possessions et assez de nourriture pour le long voyage vers le monde souterrain… « 
– Dr. Elizabeth Baquedano, The Aztecs: Understanding People In The Past

« Dans la religion aztèque il y avait la croyance d’une vie après la mort…conjointement à cette croyance, les aztèques montraient un idéal éthique à atteindre, manifestés dans leur lutte du bien contre le mal. Dans ce cas la mission des aztèques était de se trouver du côté du soleil, symbole du bien, à l’opposé des dieux effrayants de l’ombre, symboles du mal. »
– Dinorah B. Méndez, Evangelicals in Mexico: Their Hymnody and Its Theology

Où les égyptiens utilisaient la croix ankh (formée en partie du tau) pour exprimer ce concept de vie au-delà de la mort, les aztèques faisaient de même. La croix tau aztèque était identique à l’égyptienne :

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Croix tau aztèque, également appelée arbre de vie, Musée d’anthropologie de Mexico. Cette image est récurrente dans les codex pré-hispaniques.

‘Dans le monde aztèque, la croix tau représente l’arbre de vie… »
– Gary Varner, Mysteries of Native American Myth and Religion

Il devrait être noté que les aztèques n’était pas la seule culture pré-colombienne à utiliser le tau ; le portail ou la fenêtre en forme de T apparaît comme un motif architectural commun aux édifices de pierre de la mésoamérique. On le trouve par exemple à Chaco Canyon au nord du Nouveau-Mexique et à Mesa Verde au sud-ouest du Colorado.

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Des marches menant à l’entrée en forme de T à Casa Rinconada à Chaco Canyon.

Dans son livre devenu classique Atlantide : le monde antédiluvien, Ignatius Donnelly dit que le tau était un symbole important signifiant « sagesse cachée » pour les mexicains ainsi que les péruviens, les égyptiens, les phéniciens et les chaldéens. Donnelly dit que c’était un emblème de rajeunissement, de libération de la souffrance physique, d’immortalité et d’unité divine.

Pour en revenir au tau comme lien direct qui relie les égyptiens et les aztèques, nous pouvons voir dans le parallèle artistique suivant comment les deux cultures, ont créé des dessins similaires en association avec la croix tau.

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À gauche : l’arbre de vie aztèque. À droite : la croix de vie ankh égyptienne. Les deux représentent des croix tau. Dans les deux images il y a deux divinités qui font face à la croix. La position des bras, des mains, des pieds et des jambes est presque parfaitement parallèle.

Notez comment dans les deux images ci-dessus les deux divinités flanquent la croix. La pose des divinités est d’une symétrie frappante, de même elles semblent être en train d’accomplir les mêmes gestes précis avec leur corps. Nous le voyons dans la position des mains, bras, jambes, pieds et tête.

Dans l’une des légendes maçonnique de la Kabbale, Hiram Abiff reçoit un marteau en forme de Tau de son ancêtre, Tubal-cain. La croix tau est préservée par la maçonnerie moderne dans le symbole du carré en T. Il semble que ce soit la plus ancienne forme de croix toujours existante.

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La croix tau servait à construire des motifs sur une fenêtre du couvent de St Antoine près de Castrojeriz, Espagne.

Le Fou, assis pendant des jours sous l’arbre de vie (qui a la forme d’une croix tau) est résolu à découvrir son Soi spirituel, escalade tout d’un coup une branche et se balance la tête en bas comme un enfant, oubliant pour un moment tout ce qu’il est et tout ce qu’il connaît.

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Le Pendu (XII) est le douzième atout ou arcane majeur dans la plupart des jeux de tarot traditionnel.

Des pièces et des billets tombent de ses poches, mais au lieu de voir de l’argent il voit simplement du métal et du papier. Il a le sentiment d’être suspendu entre le monde séculier et le monde spirituel, en étant capable de regarder les deux. Le moment semble irréel ; des connexions jamais comprises se font, des mystères lui sont révélés. Le plus grand mystère est de réaliser qu’il n’est pas juste un corps physique, qu’une partie de lui est physique et temporaire. Il se compose d’un Soi spirituel, d’une âme et cette âme est éternelle ; elle n’est jamais née et ne mourra jamais.

En conclusion

De nos jours, la vision anthropologique de l’antiquité qui prévaut au sein des érudits est que les peuples de l’antiquité et les indigènes du monde ont développé leur propres cultures indépendamment d’une influence ou d’une inspiration extérieure. Toute suggestion du contraire est en général écartée soit parce qu’elle est fantaisiste, raciste ou humiliante. Les peuples anciens du monde, soutenaient les érudits, étaient tout à fait aptes à développer leur propre civilisation. Mais des preuves tenaces subsistent, comme la croix ankh et la croix tau trouvées un peu partout et particulièrement dans les cultures égyptienne et de l’Amérique pré-colombienne.

Source: Richard Cassaro, traduction par Hélios de l’excellent Bistro Bar Blog

Publié le 17 août, 2016 dans Archéologie, Egypte, Esotérisme, Histoire, Monde, Symbolisme & Symboles.

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Commentaires (4)

 

  1. Sixt dit :

    @Elvis Mistouf… en effet, les continents étaient « en contact » en des temps immémoriaux, bien avant l’arrivée de l’humain, donc cette idée tient difficilement la route. D’autant qu’il y a plus de XVII siècles entre l’Antiquité Égyptienne et la vie pré-colombienne des Mayas. Les continents étaient déjà détachés depuis très très longtemps lorsque ces deux civilisations sont « nées » et lorsqu’elles ont créé leur mode de vie et de pensée.

  2. Sixt dit :

    Qu’est-ce qui nous dit que les Égyptiens et la civilisation pré-colombienne n’ont pas pu se rencontrer. L’une date de l’Antiquité, l’autre date du XVe siècle de notre ère. Alors, on a beau dire que le continent Sud-Américain a été découvert en 1492, quelle preuve a-t-on qu’il n’a pas été découvert avant par les Égyptiens qui avaient des embarcations depuis plus de deux mille ans avant la découverte des Amériques.
    Peut-être que les Égyptiens sont venus avec leur culture (ou tout du moins un partie) au Mexique, apportant avec eux la fabrication des pyramides, les hiéroglyphes (que les mayas ont modifiés selon leurs besoins) et la croix de Ankh. Personne ne peut prouver que les choses n’ont été découvertes qu’au moment où cela a été écrit, et comme les Égyptiens n’étaient plus polythéistes au XVe siècle et qu’ils n’écrivaient plus en hiéroglyphes et qu’ils ont jugé bon de garder leur(s) découverte(s) pour eux, sachant ce que l’on avait fait de leurs précédentes « constructions » qui, heureusement, sont toujours là, même si elles ont été pillées et re-pillées depuis des centaines d’années.
    Il y a tellement de choses que l’on ignore encore aujourd’hui, alors, pourquoi pas celle-là… Je pense qu’elle vaut bien autre.
    Et puis, il ne faut pas oublier que l’homme n’est qu’énergie et que cette énergie voyage d’humain en humain avec ses pensées et ses idées et il est possible que, si ce n’est pas un bateau qui a apporté la croix de Ankh au Mexique, la pensée d’un Dieu différent, qui n’aurait rien à voir avec le Jésus et la croix chrétienne soit parvenue jusque là. Et on ne se moque pas, car si une chose est bien certaine aujourd’hui, c’est que l’humain n’est fait que d’énergie électrique et que l ‘énergie, cela voyage :) et en XVII siècles (minimum), l’idée a eu le temps de faire son bout de chemin…

  3. Elvis mistouf dit :

    Il me semblait pourtant comme étant admis, que les deux continents étaient en contact en des temps immémoriaux (du point de vue europe occidental).
    Les civilisations pré-colombiennes et egyptiennes (ou pré-egyptiennes ?) sont identiques.

    Peut-etre meme que la colonisation a été faite dans le sens inverse a celui qu’on connait, en ces temps là, on ne sait pas.
    Que dire aussi des énormes tetes sculptée olmèques, qui représentent des hommes d’Afrique noire ? Comment représenter ce qui est inconnu, selon les « érudits » ?

  4. raspou dit :

    si je peux me permettre, c’est ce genre d’article que j’aimerais voir plus ici : connaissance qui est cachée mais reposant sur du factuel ou même des hypothèses mais pas d’élucubrations. merci.

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