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Pourquoi les «Panama Papers» épargnent-ils les Américains?

Pourquoi les «Panama Papers» épargnent-ils les Américains?

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Les Américains ne sont que peu présents dans les révélations sur la finance offshore mondiale. Pour une bonne raison.

C’est une question qui agite les réseaux sociaux depuis les révélations des «Panama Papers» : pourquoi n’y a-t-il aucune personnalité américaine de citée ? Avec plus de 11,5 millions de fichiers, les internautes et certains politiques ont rapidement exprimé leurs doutes et accusé ces révélations d’être biaisées, y voyant même la main de la CIA.

De fait, aucun nom américain n’apparaît dans les «Power Players», ou «hommes de pouvoir», sur le site du consortium international des journalistes d’investigations (ICIJ) à l’origine de la publication massive de ces données sur la finance offshore internationale.

La main du gouvernement américain ?

De plus, certains ont fait remarquer que l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), l’un des partenaires de l’ICIJ, était soutenue par l’US AID, l’agence de développement international financée par le gouvernement américain. Même si l’OCCRP n’a pas eu la maîtrise de ces révélations, cela n’a pas empêché pas le député des Français de l’étranger et ancien ministre Thierry Mariani de faire le lien, sur Twitter.

Les Etats-Unis sont touchés néanmoins

Si l’on regarde de plus près, on s’aperçoit que les Etats-Unis sont néanmoins touchés par le scandale. Selon les données de l’ICIJ, le pays arrive en 4ème place des endroits où le cabinet Mossack Fonseca possède des intermédiaires, qui servent notamment à attirer des clients. Devant… le Panama.

Par ailleurs, comme le signale le magazine «Fusion», 211 personnes ont été identifiées comme Américains par les journalistes, qui se sont basés sur leur adresse postale. Comme le rappelle «Le Monde», cela ne veut pas forcément dire que l’ensemble de ces personnes soient effectivement de nationalité américaine. Comparé au millier de noms français, les Etats-Unis semblent malgré tout peu affectés.

Les Américains placent leur argent ailleurs

La raison se trouve ailleurs : «les contribuables américains préfèrent placer leur argent dans les îles Caïmans ou aux Bermudes plutôt que d’utiliser les îles vierges britanniques ou les Bahamas», affirme sur son blog Richard Murphy, professeur à la City University de Londres. «Ce n’est pas une surprise : la loi aux Caïmans est faite pour épouser les marchés américains», continue-t-il.

L’apparition des îles vierges britanniques peut paraître surprenante, mais elle concerne en réalité la majorité des sociétés écrans créées par le cabinet Mossack Fonseca. De fait, plus de 113.000 sociétés ont été établies sur ces îles, contre un peu plus de 40.000 pour le Panama.

Le Panama trop «spéculatif» pour les fortunes américaines

Ces deux pays ont cependant un point commun : ils apparaissent comme «spéculatifs» pour les grandes fortunes. «Panama se situe dans le rang inférieur des paradis fiscaux, il ne sert réellement que Poutine et son monde, ou bien des traffiquants de drogue», explique Ronen Palan, professeur à la City University, contacté par «Les Echos». «Les schémas d’évitement d’impôts les plus sophistiqués se trouvent au Luxembourg, dans les îles Caïmans et la Suisse», ajoute l’auteur de «Tax havens: How Globalization Really Works» (Paradis fiscaux : comment la mondialisation fonctionne vraiment).

«Le Panama est très spectaculaire, mais il attrape les moins sophistiqués au niveau mondial», estime-t-il. Quant aux îles vierges, elles sont décrites comme un «far west». De plus, les Etats-Unis ont signé des accords de transparence fiscale avec le Panama, ce qui n’inciterait pas les contribuables à y cacher leur argent.
Des révélations à venir ?

Si le nombre d’Américains est encore faible, il pourrait cependant augmenter au fur et à mesure que les révélations seront publiées. C’est ainsi l’avis du journaliste britannique Nicholas Shaxson, auteur de nombreux ouvrages sur les paradis fiscaux.

L’ICIJ prévoit de publier tous les jours jusqu’au 17 avril de nouvelles informations, relayées en France par «Le Monde» et «Cash Investigation».

Les Echos


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