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Comment répondre aux théories du complot?

Comment répondre aux théories du complot?

complot

par Daniel Makonnen,

Depuis Charlie, on a beaucoup parlé des théories du complot et de leur potentiel de nocivité. Un consensus s’est rapidement dégagé : ceux qui les répandent sont malveillants, ceux qui y croient sont stupides, et pour les contrer il suffit d’y opposer « les faits » et « la force de la raison ». Cela semble un peu court face à la complexité des phénomènes conspirationnistes et à leur puissance d’impact.

Il est inutile d’essayer de tarir à la source les théories du complot

Les théories du complot se portent très bien, car elles naissent des grandes peurs de la nature humaine et se nourrissent des infinis rebondissements et miroitements de l’actualité du monde digital.

Que dit le récit conspirationniste? La ligne narrative est toujours la même : (1) un petit groupe de personnes organisées veut l’asservissement ou l’anéantissement du plus grand nombre. (2) Un individu met à jour la machination qui se trame grâce à un travail « d’investigation ». (3) Il rend visible à la masse la vérité qu’il a découverte, dans le but de démanteler le groupe occulte qui menace la cohésion et la survie de la majorité.

Dans la première partie du récit, on retrouve la peur immémoriale de l’aliénation et de la disparition. La deuxième et la troisième parties sont facilitées par internet et les réseaux sociaux, qui permettent à chaque individu de mener son propre travail d’investigation, reposant souvent sur des captures d’écran de vidéos de YouTube et des extraits d’articles de Wikipédia, et de diffuser « sa » vérité au plus grand nombre.

Interrompre la génération des théories du complot est impossible, puisque les angoisses et les peurs de l’être humain sont éternelles, et que le monde digital est en expansion : il y a tous les jours plus de contenus en ligne, qui sont autant de « preuves » des vérités composées par les conspirationnistes.

Le conspirationnisme nourrit les discours de haine S’il ne s’agissait que de pseudo-vérités mises en avant par de grands paranoïaques fantasques, les théories du complot pourraient être seulement drôles, inventives ou ridicules. Or, le conspirationnisme est souvent à l’origine de discours haineux. Mettons en exergue les trois théories du complot qui pèsent le plus dans le débat contemporain en France :

– La théorie du « complot juif »
– La théorie du « grand remplacement »
– La théorie de la « conspiration des pro-gender »

Force est de constater qu’elles désignent toutes un bouc émissaire, et qu’elles servent de récit de recrutement pour des mouvements idéologiques haineux, cristallisés à l’extrême droite, mais aussi à l’extrême gauche.

Dans ces trois cas, une minorité (les juifs, les immigrés ou descendants d’immigrés africains, les LGBT) est accusée de machiner dans l’ombre pour asservir des groupes majoritaires soit-disant homogènes (les « non-juifs », les « français de souche », les « familles traditionnelles »). On constate que dans ces trois cas, les minorités religieuses, ethniques ou sexuelles sont artificiellement chargées de puissance pour justifier leur éviction du débat public, leur humiliation, leur soumission.

De nombreux exemples montrent que les théories du complot composent un climat favorable à des appels à la haine répétés : les évocations du « complot juif » (parfois aussi appelé « complot sioniste ») ne sont jamais loin d’appels à la haine antisémite, ni celles de la théorie de la « conspiration des pro-gender » de propos sexistes et homophobes. La théorie du « grand remplacement » est particulièrement féconde, puisqu’elle a inspiré à ses tenants le programme politique de la « remigration » (objet de campagne des identitaires, repris de manière diluée par le Front National) qui consiste à organiser le retour des immigrés et descendants d’immigrés dans leurs pays d’origine, en plus d’alimenter des appels à la haine racistes et xénophobes.

Comment répondre aux conspirationnistes?

Les théories du complot, si elles naissent dans l’inconscient et la mécanique des pulsions humaines, s’expriment toutes sur un terrain. C’est donc sur ces terrains qu’il faut les combattre.

Sur internet et les réseaux sociaux, il faut ridiculiser les théories du complot, les parodier, les multiplier de façon artificielle. C’est seulement en produisant au moins autant de contenus parodiques que les contenus conspirationnistes existants que ces derniers pourront être neutralisés à la base.

Dans les salles de classe : face aux doutes des élèves à l’égard des discours des médias et des explications des enseignants après des évènements traumatisants (attentats, agressions, catastrophes naturelles), il faut réhabiliter le témoignage humain direct (d’une victime d’une agression par exemple) : l’émotion et le récit peuvent faire contrepoids face aux théories du complot. C’est sur ce terrain qu’il faut aller plutôt que de répéter sans cesse des faits froids et désincarnés.

Enfin, les dérives racistes, antisémites, homophobes et sexistes des théories conspirationnistes doivent être identifiées et combattues. Dans la « vraie vie » comme sur internet, l’incitations à la haine et la diffamation sont punies par la loi. Les citoyens ont le pouvoir de signaler à la justice des propos haineux, notamment par le biais d’associations de lutte contre le racisme et les discriminations.

Prenons les théories du complot au sérieux. Elles sont le produit du monde digital et vont continuer à se multiplier dans les mois et années à venir. S’il n’est pas possible d’agir sur leur émergence et leur diffusion, il est possible de limiter leur influence sur les esprits et de neutraliser leurs effets néfastes. Sociologues, psychologues, chercheurs en sciences de la communication ont très amplement traité le sujet du conspirationnisme depuis le début des années 2000. Leurs analyses doivent être mises à contribution par le secteur de l’éducation, la sphère politique et le monde associatif afin d’élaborer des stratégies de long terme de lutte contre la nocivité des théories du complot.

Source: Huffington Post le 25 Mars 2015


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Commentaires (1)

 

  1. Oreo dit :

    C’est quoi ces conneries?  »Il suffit d’y opposer les faits »… Parlons en des faits, car il y a de cela quelques années, l’espionnage de masse n’était encore qu’une théorie conspirationniste. Quel genre de fait il va nous sortir pour expliqué ça? il nous parle des racisme, alors qu’il ose nous généralisez comme étant des êtres haineux et pratiquement dangereux pour la sécurité… Ce mec c’est la preuve vivante d’une des plus grande théories du complot, le AIH… L’Abrutissement Intellectuelle de l’Humanité.

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