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Pape en Albanie : « La Religion ne peut pas être utilisée pour justifier la Violence »

Pape en Albanie : « La Religion ne peut pas être utilisée pour justifier la Violence »

Le pape a effectué dimanche 21 septembre un voyage d’une journée à Tirana, son premier déplacement européen hors d’Italie.

pape-albanie

Il a cité « la collaboration entre ceux qui appartiennent à différentes religions » prévalant dans la société albanaise, en exemple contre la violence commise au nom de Dieu.

Cette visite, la deuxième d’un pape après celle de Jean-Paul II en 1993, a aussi ravivé la mémoire des martyrs de l’ancienne dictature.

Des musulmans se sont retrouvés dimanche 21 septembre à 7 heures du matin, dans une mosquée du centre de Tirana, pour prier afin que la visite du pape François dans leur pays se passe bien.

Pour le pape, l’Albanie donne un « beau signe pour le monde ». Par le choix singulier de ce pays des Balkans de 3,5 millions d’habitants, à majorité musulmane, pour son premier déplacement européen hors d’Italie, il a voulu mettre en valeur « la cohabitation pacifique et la collaboration entre ceux qui appartiennent à différentes religions ».

Sa brève salutation à la presse dans le vol vers Tirana, son allocution devant le président Bujar Nishani, puis sa rencontre avec les dirigeants des différentes religions, ont été autant d’occasions d’apprécier « le climat de respect et de confiance réciproque entre catholiques, orthodoxes et musulmans », « un bien précieux pour le pays ».

« Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège ! »

Sans référence explicite à l’actualité, marquée par les violences de l’organisation État islamique, le pape François a fait valoir l’exemple concret albanais « à notre époque où le sens religieux authentique est travesti par des groupes extrémistes ».

« La religion authentique est source de paix et non de violence?! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence?! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège?! Discriminer au nom de Dieu est inhumain », a-t-il déclaré devant les dirigeants de cinq groupes religieux du pays, dimanche après-midi à l’université catholique de Tirana.

« Que personne ne pense pouvoir se faire de Dieu un bouclier lorsqu’il projette et accomplit des actes de violence et de mépris?! », avait-il mis en garde plus tôt, espérant que la coexistence interreligieuse en Albanie devienne « pour beaucoup de pays un exemple dont on s’inspire?! ».

L’Albanie revient de loin

En Albanie, cette cohabitation est d’autant plus frappante qu’elle succède à une négation complète et violente du fait religieux pendant la dictature d’Enver Hoxha. Les portraits suspendus à Tirana de 40 martyrs persécutés durant ce régime athée ou les taches de sang représentées sur le logo du voyage pontifical rappelaient dimanche combien l’Albanie revient de loin.

« Dans un passé récent, la porte de votre pays a également été fermée, bloquée par le verrou des interdictions et des prescriptions d’un système qui niait Dieu », a souligné le pape dans son homélie au cours de la messe dominicale célébrée en plein air, face à plus de 250 000 personnes.

Parmi elles, des musulmans et orthodoxes, désireux d’être aussi bénis par le pape, ainsi que des Macédoniens, Kosovars ou Monténégrins des pays voisins. De nombreux jeunes aussi.

« En repensant à ces décennies d’atroces souffrances et de très dures persécutions contre les catholiques, les orthodoxes et les musulmans, nous pouvons dire que l’Albanie a été une terre de martyrs », a poursuivi le pape François, s’attirant par moments les applaudissements qui tournèrent en ovation lorsqu’il fendit la foule en jeep découverte, malgré une fatigue visible.

« Plus on est au service des autres, et plus on est libre ! »

En 1993, au sortir de la dictature, Jean-Paul II avait déjà cité en modèle la cohabitation interreligieuse dans ce pays. « Le peuple albanais est exemplaire. Les trois grandes communautés religieuses entretiennent des rapports d’estime réciproque et de collaboration cordiale », avait-il déclaré, voyant dans la liberté religieuse retrouvée « un rempart contre les totalitarismes et une contribution décisive à la fraternité humaine ».

Ce qu’attend aussi Jorge Bergoglio de l’entente entre religions en Albanie. Au-delà de sa valeur d’exemple, elle doit favoriser l’essor de ce pays parmi les plus pauvres du continent.

« Chaque fois que l’adhésion à sa propre tradition religieuse fait germer un service plus convaincu, plus généreux, plus désintéressé pour la société tout entière, il y a un exercice authentique et un développement de la liberté religieuse », a-t-il fait valoir aux autres dirigeants religieux.

« Plus on est au service des autres, et plus on est libre?! », a-t-il résumé, incitant les confessions présentes à « (se) sentir unis dans le service de (leur) chère patrie ».

Si le pape n’a pas fait état dimanche de la candidature du pays à l’Union européenne, contrairement à Jean-Paul II en son temps, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Parolin, a indiqué sur la chaîne vaticane que « le Saint-Siège offre son soutien à l’intégration européenne de l’Albanie ».

La Croix

Publié le 22 septembre, 2014 dans Christianisme, Islam, Judaïsme, Monde, Vatican.

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