Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Publicité

Écoutes de Sarkozy : les retranscriptions qui renforcent les soupçons

Écoutes de Sarkozy : les retranscriptions qui renforcent les soupçons

sarko

Mediapart révèle, mardi 18 mars, une partie des conversations enregistrées par la justice sur le téléphone confidentiel de Nicolas Sarkozy, soupçonné de trafic d’influence dans plusieurs affaires.

Ces conversations, entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, confirment les informations révélées par Le Monde, le 7 mars. Tous deux étaient bien en lien avec Gilbert Azibert, haut magistrat à la Cour de cassation auprès de qui ils se tenaient informés de la procédure concernant les agendas de M. Sarkozy.

Ces agendas, saisis dans l’affaire Bettencourt, contiennent des éléments qui peuvent alimenter d’autres enquêtes visant l’ancien président de la République, notamment l’affaire des financements libyens et dont Nicolas Sarkozy veut faire interdire l’utilisation.

Pour cela, il a besoin que la Cour de cassation invalide les actes d’instruction de l’affaire Bettencourt qui l’utilisent. M. Azibert est alors chargé de rencontrer les magistrats chargés de trancher.

Dans les échanges rapportés par Mediapart, M. Herzog rassure M. Sarkozy : les magistrats, d’après M. Azibert, sont selon lui favorables à l’annulation. Il a eu accès à des documents le confirmant. Si l’annulation est prononcée, toutes les mentions relatives aux agendas dans le dossier devront être supprimées. « Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux », lâche M. Herzog.

Le 5 février, M. Herzog rapporte un échange avec M. Azibert, qui vient de parler à l’un des conseillers de la Cour chargé de trancher pour « bien lui expliquer » la situation. Un service rendu à l’ancien président qui ne semble pas prévu sans contreparties.

D’après les retranscriptions, Nicolas Sarkozy « se dit prêt à aider [M. Azibert] » qui a déjà évoqué son souhait d’être nommé à un poste à Monaco. Il y brigue en effet un poste de conseiller d’Etat et espère un coup de pouce de M. Sarkozy.

La manœuvre est faite en vain. Le 11 mars, les magistrats décident finalement de valider l’intégralité de la procédure. Les agendas restent dans les mains de la justice.

« Les propos et les faits relatés sont absolument ahurissants et blessants pour la démocratie, si les faits sont avérés », a réagi mardi soir le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, après lecture de l’article de Mediapart. « Le style et les mots sont accablants. S’ils étaient avérés, on comprendrait mieux pourquoi l’UMP a déployé autant de rideaux de fumée et une telle violence contre l’institution judiciaire et des juges indépendants », a-t-il ajouté.

UN INDIC SUR LE DOSSIER LIBYEN

Les enregistrements révèlent également que Nicolas Sarkozy disposait probablement d’un informateur dans les rouages de l’Etat, capable de le tenir au courant de l’enquête sur les financements libyens. Le 1er février, M. Sarkozy a été mis au courant de possibles perquisitions de son bureau à ce sujet. Il demande à M. Herzog de « prendre contact avec [leurs] amis pour qu’ils soient attentifs ». M. Herzog opine et dit qu’il va « appeler [son] correspondant […] parce qu’ils sont obligés de passer par lui ».

Les documents révèlent également comment, ne se sachant pas écoutés sur un téléphone confidentiel, souscrit sous un faux nom, mais sachant qu’ils l’étaient sur une ligne officielle, M. Sarkozy et Herzog ont tenté de tromper la vigilance des enquêteurs en montant de fausses discussions.

« L’ancien chef de l’Etat français demande à son avocat de l’appeler sur sa ligne officielle pour “qu’on ait l’impression d’avoir une conversation” » écrit Mediapart. Des coulisses auxquels les enquêteurs ont également eu accès.

Le Monde

Publié le 19 mars, 2014 dans France, La Bourse & L'Economie, Politique & Loi, Sarkozy.

Publicité

Laissez un commentaire

*