Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Publicité

L’intouchable empereur du Japon

L’intouchable empereur du Japon

empereur-japon-fukushima-da

TOKYO – «Inexcusable»,«impardonnable», «inapproprié»: un jeune sénateur du Japon a déclenché ces derniers jours une belle tempête en osant donner de la main à la main une simple lettre à l’empereur.

Les faits: profitant d’une réception d’automne le 31 octobre offerte par l’empereur Akihito et l’impératrice Michiko au palais impérial à Tokyo, Taro Yamamoto, 38 ans, un novice en politique au physique de jeune premier, a remis au chef de l’État une lettre, calligraphiée au pinceau sur du papier traditionnel plié en accordéon, pour le sensibiliser au drame nucléaire de Fukushima.

Les images de l’impensable scène, dans un pays où les codes et règles sont millimétrés, surtout quand il s’agit de la famille impériale, parlent d’elles-mêmes: on y voit l’ex-vedette de cinéma et de télévision reconverti en homme politique remettre sa missive à l’empereur Akihito, queue de pie et pantalon gris, et échanger quelques mots rapides avec lui. Les visages et regards autour du couple impérial sont visiblement figés, muets de stupeur. Mais personne n’ose bouger. Seule l’impératrice Michiko, hiératique, tient son époux par le coude.

Le «mal» était fait, et pour les plus traditionalistes un impardonnable délit commis: l’empereur, héritier d’une dynastie vieille de 2600 ans, est et doit rester inaccessible, sauf quand lui-même décide le contraire et va à la rencontre de son peuple, comme ce fut le cas après le monstrueux tsunami de mars 2011.

La toute puissante et omniprésente Agence de la maison impériale japonaise, qui veille seconde par seconde sur la communication autour de la famille impériale, est intervenue immédiatement. Mardi dernier, le vice-grand chambellan du Kunaicho (le nom japonais de l’Agence), Shinichiro Yamamoto, a jugé l’action du sénateur «inappropriée».

Les règles violées

Quelques jours plus tôt, le jeune élu comparaissait devant une commission de la Chambre haute pour répondre de son acte. «Je ne me rendais pas compte qu’une telle action violait les règles. J’accepterai toute décision ou jugement du Parlement», a déclaré le jeune élu de Tokyo, qui a toutefois annoncé mardi dernier qu’il ne comptait pas démissionner.

Et pourtant les critiques virulentes de tous bords et appels à son départ sont vite tombés. Le ministre de la Culture et de l’Education, Hakubun Shimomura, l’a accusé d’avoir voulu «instrumentaliser politiquement» l’occupant du trône du chrysanthème. Pour son collègue aux transports et au tourisme, Keiji Furuya, le sénateur indépendant Yamamoto a agi «de façon inappropriée» et «en tant que parlementaire, a manqué de sens commun».

Le secrétaire général au Sénat du groupe PLD (le parti au pouvoir), Masashi Waki, a demandé une résolution demandant à l’«impie» de démissionner.

Même son de cloche du côté de l’opposition: Jin Matsubara, un responsable du Parti démocrate du Japon (PDJ), a estimé que l’acte de son rival politique Yamamoto était «impardonnable».

empereur-japon À la différence de son père Hirohito, qui était encore considéré avant-guerre comme un demi-dieu et dont beaucoup des sujets n’entendirent la voix pour la première fois que le jour de la capitulation du Japon en août 1945, l’empereur Akihito n’est plus constitutionnellement que le symbole de l’État. Il ne dispose d’aucun pouvoir de décision politique.

Le jeune sénateur a assuré mardi qu’il n’avait pas voulu se servir de l’empereur mais juste l’alerter sur la situation dans la région de Fukushima, la centrale ravagée par un tsunami géant en mars 2011 à l’origine du plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Militant antinucléaire acharné depuis la catastrophe, Taro Yamamoto a précisé qu’il avait parlé dans sa lettre des problèmes de santé des habitants de la région, surtout celle des enfants et des travailleurs de la centrale.

La cause était sans doute noble mais le moyen utilisé contre-productif: la lettre sacrilège n’a pas été lue par l’empereur: elle a été immédiatement confisquée par un membre du Kunaicho.

Canoe, le 8 Novembre 2013

Publié le 9 novembre, 2013 dans Catastrophes Ecologiques, Ecologie & Nature, Japon, Technologie.

Publicité

Laissez un commentaire

*