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Angela Merkel espionnée par la NSA

Angela Merkel espionnée par la NSA

merkel

Le scandale déclenché par la révélation des écoutes massives pratiquées par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine a franchi une nouvelle étape, mercredi 23 octobre. Deux jours après le coup de téléphone de François Hollande à Barack Obama faisant suite aux révélations du Monde sur l’étendue de l’espionnage américain en France, c’est au tour d’Angela Merkel de mettre en cause, spectaculairement, les services secrets américains. La chancelière allemande les soupçonne d’avoir écouté ses communications sur son téléphone portable.

Mercredi, un communiqué de Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière, faisait savoir en début de soirée que « le gouvernement fédéral avait obtenu des informations selon lesquelles le téléphone portable de la chancelière pourrait être écouté par les services américains ». Des informations suffisamment crédibles pour que la chancelière ait téléphoné, mercredi, à Barack Obama. « Elle a clairement affirmé que, si de telles pratiques étaient confirmées, elle les désapprouverait catégoriquement et les considérerait comme totalement inacceptables », poursuit le communiqué de la chancellerie.

« Entre des amis proches et des pays partenaires comme le sont la République fédérale d’Allemagne et les Etats-Unis depuis des décennies, une telle surveillance d’un chef de gouvernement ne saurait exister. Ce serait un coup sérieux porté à la confiance » mutuelle entre les deux pays, estime le communiqué, selon lequel « de telles pratiques devraient cesser immédiatement ».

L’AMBASSADEUR AMÉRICAIN À BERLIN A ÉTÉ CONVOQUÉ

Quelques minutes plus tard, le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, indiquait que « le président a assuré à la chancelière que les Etats-Unis ne surveillent pas, et ne surveilleront pas les communications de la chancelière ». Une formulation qui n’exclut pas que de telles écoutes aient pu avoir lieu dans le passé. D’ailleurs, si Angela Merkel avait été convaincue par le président américain, cela figurerait dans le communiqué. Sans doute même n’y aurait-il pas eu de communiqué du tout. Jeudi, l’ambassadeur américain à Berlin a été convoqué par Guido Westerwelle , le chef de la diplomatie allemande.

Depuis que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé, le 1er juillet, l’ampleur des écoutes opérées par les services américains en Allemagne ? 500 millions de communications écoutées par mois ?, la question était lancinante : la chancelière était-elle également placée sous écoute ? Le Spiegel en était persuadé : « Les documents confirment ce que l’on suppose depuis longtemps dans le quartier gouvernemental de Berlin : que les services secrets, avec l’accord de la Maison Blanche ciblent aussi le gouvernement, jusqu’à la chancelière », écrivait l’hebdomadaire le 1er juillet. Interrogée durant l’été par les journalistes, mais aussi par les électeurs, au cours de la campagne électorale, Angela Merkel bottait jusqu’à présent en touche : « J’ai confiance dans les services de sécurité de mon pays », disait-elle. Jusqu’à ce mercredi 23 octobre.

Que la chancellerie ait pris la peine de révéler elle-même l’information en dit long sur l’exaspération qui doit s’être emparée d’Angela Merkel. Tout l’été, le gouvernement allemand n’a cessé de relativiser le scandale. Le ministre de l’intérieur, Hans-Peter Friedrich (CSU), qui s’était rendu aux Etats-Unis en juillet, déclarait en août que « tous les soupçons qui avaient été émis ont été levés ». Il y avait d’ailleurs eu, selon lui, « beaucoup de bruits autour de fausses informations », mais tout cela s’était entre-temps « volatilisé ».

SPECTACULAIRE REVIREMENT DE LA CHANCELIÈRE

Auditionné par le Bundestag, Ronald Pofalla, le plus proche collaborateur d’Angela Merkel à la chancellerie qui, à ce titre, supervise les services secrets allemands, avait même affirmé en août qu’il n’y avait eu « aucune exploitation de données de citoyens allemands » et que l’affaire était « terminée ».

Le spectaculaire revirement d’Angela Merkel risque de tendre à nouveau les relations avec les Etats-Unis. Sur le plan intérieur, sa garde rapprochée risque d’être mise en difficulté pour ses déclarations passées.

Mais le contexte politique allemand a changé. Si Die Linke, le parti de la gauche radicale demande à Angela Merkel d' »informer le Parlement », le Parti social-démocrate est désormais beaucoup moins virulent. Thomas Oppermann, secrétaire général du groupe social-démocrate au Bundestag, et dont le nom circule pour être ministre de l’intérieur, n’avait pas eu de mots assez durs durant la campagne pour dénoncer la gestion de cette affaire par l’équipe Merkel. Aujourd’hui, il ne critique plus que les Etats-Unis.

Le Monde

Publié le 24 octobre, 2013 dans Allemagne, Big Brother, Europe & UE, PRISM.

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