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Europe : « Les pays périphériques se décideront à partir »

Europe : « Les pays périphériques se décideront à partir »

En raison des mesures drastiques d’austérité qu’ils ont dû mettre en œuvre en contrepartie de leur sauvetage, la Grèce et Chypre se retrouvent dépourvues de la moindre perspective de croissance – rendant inévitable leur départ de l’euro: c’est ce qu’écrit Pippa Malmgren.

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Londres. Voici deux ans, au plus fort de la crise de l’euro, Philippa Malmgren, ex-conseillère de Georges W. Bush, déclarait lors d’une interview du WirtschaftsBlatt que l’Allemagne avait entrepris les préparatifs concrets de sa sortie de l’euro. Nous avons donc voulu savoir ce qu’il fallait en penser aujourd’hui.

Le WirtschaftsBlatt et Malmgrem se sont entretenus à l’occasion d’une présentation qu’elle a donné à Londres, dans laquelle elle s’est comme toujours montrée critique vis-à-vis de la politique monétaire laxiste conduite dans les principaux marchés. Selon elle, une fois lancée, une flambée d’inflation serait difficile à contrôler, et cependant les banquiers centraux du monde entier se complairaient dans l’illusion de leur capacité à contrer le danger qu’ils perçoivent comme celui de “légères poussée d’inflation“.

La confiance en danger

De surcroit, ils courraient le danger de perdre ce qu’ils considèrent comme leur bien le plus précieux, à savoir leur crédibilité. “Les citoyens sont à même de percevoir les composantes de l’inflation qui les affectent, quand dans l’espace de six mois ils voient les pommes de terre augmenter de 44%, le beurre de 31% et le lait de 18%. Les chiffres d’inflation auxquels les banques centrales relient leur action sont très loin de refléter ces hausses de prix. Il s’ensuit une érosion de la crédibilité accordée aux chiffres officiels“.

Malmgrem insiste que l’on doit être clair sur le fait que l’inflation se trouve être justement le but du quantitative easing.

Le WirtschaftsBlatt: Vous nous disiez voici deux ans que l’Allemagne se préparait à quitter l’euro. Le pays a-t-il encore aujourd’hui besoin de cette préparation ?

Philippa Malmgren: Mon argument était que l’Allemagne, du fait de sa position dominante en Europe, devait être complètement préparée au cas où un exit deviendrait nécessaire. Et c’était de bon conseil, car les risques étaient alors énormes. L’une des raisons pour lesquelles la Grèce n’est pas elle-même sortie est précisément qu’elle n’avait pas fait les préparatifs nécessaires.

Pensez-vous que la Grèce aurait dû s’y préparer ?

Absolument. Comme je l’ai déjà dit il y a deux ans, l’Allemagne a également pris des mesures actives pour le retrait des pays périphériques. Et je pense que par la suite, elle a continué. L’histoire n’est pas terminée. Si la Grèce ou Chypre devaient quitter la zone euro, cela n’aurait qu’un impact modéré. Ce n’est pas parce que rien n’est alors arrivé qu’il n’arrivera rien.

Pourquoi croyez-vous cela ?

Si nous regardons les négociations qui ont été menées avec Chypre, ce que j’en comprends est que l’Allemagne, appuyée par le FMI, a fabriqué une situation qui forçait Chypre au départ. Les Chypriotes doivent, tout simplement, partir. Les seules vraies questions sont le timing et la bénignité du processus.

Je pense que ce processus peut être conduit d’une manière relativement amène. Et je pense qu’il aura lieu. J’irai même plus loin : l’Allemagne et l’UE en tireront parti sur l’air de “voyez, des pays comme la Lettonie arrivent, d’autres petits pays s’en vont, et l’euro est toujours là.”

Peut-être les choses iraient-elles mieux pour les pays les plus faibles s’ils recouvraient leur propre monnaie et s’autorisaient un peu d’inflation pour regagner quelque compétitivité. Mais la zone euro fait grand cas de la vertu de stabilité. Cela n’adresserait-il pas un message préoccupant et inquiétant aux marchés, si tout un chacun pouvait se retire n’importe quand ?

Je suis ici d’un avis entièrement différent. Je crois que l’Allemagne en est venue à percevoir l’UE et l’euro comme deux choses complètement séparées. Elle tient à protéger l’UE à n’importe quel prix. Quant à l’euro, elle souhaite aussi le protéger en tant que construction, mais n’interprète plus la liste des États membres comme le critère du succès de l’entreprise. Même avec une autre composition de la zone, l’euro pourrait, à ses yeux, rester un succès.

Le deuxième point est le suivant : peut-on parler de stabilité en Grèce ou à Chypre ? La criminalité organisée contrôle un nombre croissant de choses, le parti grec d’extrême droite Aube Dorée engendre de l’insécurité. La conjoncture montre de plus en plus qu’un pays est seul en mesure de décider s’il quitte l’euro. Et je crois que c’est la décision que prendront les Grecs.

D’après vous, quand donc la décision pourrait-elle tomber ?

Les dirigeants grecs et chypriotes sont encore sous le choc, tant ils ont été surpris de la brutalité déployée lors des négociations avec Chypre et de la brutalité des conditions dans lesquelles se sont déroulées les négociations sur les derniers 10% de la dette grecque. Je pense qu’ils ne s’étaient pas attendus à cette évolution des choses. Il va leur falloir un peu de temps pour digérer ça.

Étant donné l’histoire démocratique de la Grèce est-ce qu’une mesure aussi radicale qu’une sortie est même concevable? Les gens semblent avoir abdiqué leurs droits politiques, après avoir été, ces dernières décennies, essentiellement gouvernés par deux dynasties familiales. Le changement implique finalement d’avoir à choisir entre la peste et le choléra. Il n’existe pas de tradition proprement révolutionnaire.

Oui, on entend parfois cet argument selon lequel l’Espagne et le Portugal, Chypre et la Grèce, vont tout simplement endurer la cure d’austérité sans broncher durant les vingt prochaines années. Ce n’est pas impossible à strictement parler, mais c’est invraisemblable. Les pays périphériques tentent de s’accommoder de leur situation, mais ils n’y parviennent pas très bien. A la fin la souffrance devient simplement trop forte. Quand les gens se seront rendus compte qu’ils doivent traverser une longue suite d’années dépourvues de croissance, ils poseront des questions. Dans la situation dans laquelle ils se trouvent, ils ne peuvent plus regagner la moindre compétitivité.

Vous êtes consultante auprès d’hommes politiques. Quelle est aujourd’hui le meilleur conseil que vous puissiez donner à votre clientèle ?

Une chose que les décideurs politiques ne comprennent pas, c’est le fonctionnement des marchés financiers, et c’est d’ailleurs réciproque. Je passe beaucoup de temps à expliquer aux une le fonctionnement des autres. Ces deux mondes ne se comprennent pas, et ils ont l’un pour l’autre assez peu de respect.

Pourquoi en est-il ainsi ?

Les marchés financiers sont pour les politiques un simple groupe d’électeurs parmi bien d’autres, alors pourquoi leur prêter une attention particulière ? Une partie de l’explication est que les uns n’ont jamais travaillé dans le domaine professionnel des autres. Dans les marchés, les gens ne sont pas plus bêtes qu’ailleurs – et pourtant ils ne cessent de tomber dans des erreurs de jugement dès qu’il s’agit des décisions que les politiques vont prendre ou des raisons pour lesquelles ils vont les prendre. Le meilleur exemple est tout récent : la décision de la Fed de maintenir inchangée sa politique de crise.

Wirtschaftsblatt

Exclusivité du blog économique et écologique Fortune Desouche – Merci à Joeletaxi pour sa super traduction


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