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Libye: le premier ministre arrêté pour « complot avec Washington »

Libye: le premier ministre arrêté pour « complot avec Washington »

libye

Le premier ministre libyen Ali Zeïdan a été relâché 10 heures après son arrestation par les islamistes de la Chambre des révolutionnaires de Libye, une milice composée d’anciens rebelles qui coopèrent aujourd’hui avec le ministère de l’Intérieur, écrit vendredi 11 octobre le quotidien Izvestia.

D’après son porte-parole, le premier ministre a été arrêté pour ne pas s’être opposé à l’opération des forces spéciales américaines sur le territoire libyen le 5 octobre, puis avoir déclaré que cette ingérence n’affecterait pas les relations entre Tripoli et Washington : le 5 octobre, les Américains avaient capturé Abou Anas al-Libi, l’un des leaders d’Al-Qaïda. Actuellement le terroriste se trouve sur un navire militaire de la marine américaine en Méditerranée. La Chambre des révolutionnaires considère al-Libi comme l’un de ses guides et a donc exigé du premier ministre qu’il soit libéré des mains des Américains.

Zeïdan a été conduit sous escorte depuis l’hôtel Corthinthia de Tripoli, aux environs de 3h30 du matin le 10 octobre. La sécurité du premier ministre n’a pas opposé de résistance. On ignore où Zeïdan a été conduit. A l’heure actuelle le chef du gouvernement, relâché, est en bonne santé et a déjà rejoint son bureau.

Cette arrestation a été revendiquée par le ministre de la Justice libyen Salah Marghani et le ministre de l’Intérieur par intérim Sadiq Abdulkarim, ainsi que la Chambre des révolutionnaires qui a déclaré avoir agi sur ordre du procureur général.

« Ce qui s’est produit révèle l’anarchie qui règne dans le pays, déclare Iossif Linder, président de l’Association antiterroriste internationale. Divers mouvements luttent pour le pouvoir par tous les moyens. Être haut placé n’est pas une garantie de sécurité dans ces conditions. Les ministres doivent obéir au chef du gouvernement et non décider s’il doit être sanctionné ou non ».

L’attaque contre l’ambassade de Russie à Tripoli le 2 octobre est une autre preuve de cette instabilité persistante en Libye. La foule, indignée par l’assassinat présumé d’un militaire libyen par une citoyenne russe, a pénétré sur le territoire de la mission diplomatique, forçant les diplomates à quitter d’urgence le pays. Mais malgré l’arrivée des militaires venus stopper les assaillants, cette attaque a mis en évidence la faiblesse du gouvernement, incapable de contrôler la situation même dans la capitale.

« Le pays, divisé en plusieurs régions, n’est même pas contrôlé par l’armée mais par quelques grands groupes de chefs de guerre, explique Sergueï Sereguitchev, expert de l’Institut du Proche-Orient. Le premier ministre n’a pas de pouvoir réel – même ses maigres tentatives pour établir un contrôle de la situation en Libye et entretenir des contacts avec l’Occident ont conduit à son enlèvement. »

D’après l’expert, cet incident n’aura probablement aucun impact sérieux pour la situation dans le pays mais affectera fortement son image dans le monde. Les autorités s’efforcent actuellement d’attirer des investissements étrangers mais il est difficile de trouver des volontaires pour confier leur argent à un Etat où l’on kidnappe des premiers ministres.

La Syrie risque de connaître le même sort, estiment les experts.

« Le président Bachar al-Assad dépend particulièrement aujourd’hui de son entourage militaire, estime Sereguitchev. En fait, sa vie et sa sécurité sont entre les mains de la garde militaire. Si les généraux n’appréciaient pas les actes du dirigeant, ils auraient la possibilité de le traiter comme bon leur semble. »

Ali Zeïdan a été élu premier ministre par le Congrès général national le 14 octobre 2012. Opposé au régime de Mouammar Kadhafi, ce diplomate de carrière a passé plus de 30 ans à l’étranger,. Il cherchait à former en Libye un gouvernement équilibré où seraient représentées toutes les forces politiques importantes.

RIA Novosti, le 11 octobre 2013

Publié le 12 octobre, 2013 dans Conspirations & Complots, Etats-Unis, Maghreb, Politique & Loi.

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