Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Publicité

Le rapt du Premier ministre est le symptôme de la désintégration de la Libye

Le rapt du Premier ministre est le symptôme de la désintégration de la Libye

bhl

Patrick Haimzadeh, ancien officier, puis diplomate arabisant, a été en poste en Libye, où il retourne régulièrement. Il a publié Au cœur de la Libye de Kadhafi (Editions Jean-Claude Lattès) en 2011 et prépare un nouvel ouvrage sur l’insurrection libyenne. Il réagit à l’enlèvement du Premier ministre libyen Ali Zeidan, ce matin à l’aube, par un groupe d’ex-rebelles qui l’ont relâché ce midi.

Pourquoi avoir séquestré quelques heures le Premier ministre??

D’abord ces groupes d’ex-rebelles ont leur propre agenda. On peut imaginer que le groupe qui a arrêté quelques heures le Premier ministre, réputé proche des Occidentaux et des Américains, a répondu à l’enlèvement du chef présumé d’Al-Qaeda Abou Anas al-Libi, samedi, par les forces spéciales américaines. Ce kidnapping serait un message nationaliste?: on arrête Zeidan parce que pèsent sur lui de lourds soupçons de corruption et qu’il surtout est proche des «étrangers». Ce rapt s’inscrit dans la logique de dégradation à laquelle on assiste depuis la chute de Kadhafi, en 2011. Il s’agit d’un épisode de plus dans une spirale de désintégration et de morcellement du pays.

Pourquoi parler de morcellement ?

Less groupes ex-rebelles de Cyrénaïque ont stoppé l’exportation de pétrole brut ces dernières semaines en bloquant les principaux ports de l’est. Ces groupes considèrent que plus d’argent de pétrole doit leur revenir. A partir d’aujourd’hui, ils peuvent dire?: «Vous voyez, on ne peut même pas traiter avec un Premier ministre si faible et en plus se fait enlever par ses propres troupes chargées d’assurer sa sécurité».

Que dit cet enlèvement de la situation actuelle??

Politiquement, les lois passent sous la pression des armes qui sont partout. Il y a un fort repli des Libyens sur des identités primaires?: régions, villes, tribus, quartiers. On ne pourra pas voir surgir un homme fort car les Libyens ne veulent plus d’une figure centrale. Le schéma le plus pessimiste, c’est personne ne répond plus de rien. A Benghazi, il n’y a pas une journée sans un règlement de compte, politique ou criminel. Les troupes rebelles ont mis la main sur les trafics de voitures, armes, et le passage de drogue. On peut parler pour certains d’une dérive mafieuse. Je ne vois pas ce qui pourra stabiliser ce pays.

Libération

Publié le 11 octobre, 2013 dans Islam, Maghreb, Politique & Loi, Société & Culture.

Publicité

Laissez un commentaire

*