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Lavabit: Comment un petit service d’email crypté a tenu tête au FBI

Lavabit: Comment un petit service d’email crypté a tenu tête au FBI

lavabit

Pour protéger ses clients, à commencer par Edward Snowden…

On savait déjà que le patron de Lavabit avait préféré fermer l’entreprise qu’il avait fondée il y a dix ans plutôt que de céder aux pressions du FBI et de la justice. Mardi, des documents de justice (pdf) ont été déclassifiés, fournissant des détails sur le bras de fer entre Ladar Levison et le gouvernement américain.

Tout commence le 28 juin. Le FBI demande à Lavabit de lui fournir les métadonnées (adresses email, date, adresse IP) de tous les courriers envoyés et reçus depuis un compte spécifique. L’identité de son propriétaire est censurée, mais il s’agit a priori d’Edward Snowden, qui utilisait les services cryptés de cette entreprise texane. A ce stade, le FBI n’a pas besoin d’une «cause probable», rappelle Wired. La police fédérale explique simplement que ces informations seraient utiles dans une enquête pour «espionnage».

Lavabit refuse, et un juge signe alors un ordre contraignant l’entreprise à installer un mouchard transmettant les métadonnées au FBI. Contrairement à Google, Microsoft, Facebook ou Yahoo, Ladar Levison résiste, expliquant qu’il fournit un service payant à ses clients pour garantir la confidentialité de leurs échanges, que les communications de l’utilisateur sont cryptées et qu’il ne veut pas compromettre l’intégrité de son système, même s’il en a la capacité.

Menacé d’être placé en détention

Le 9 juillet, il n’a toujours pas capitulé et la juge Theresa Buchanan menace de le placer en détention pour outrage à magistrat. Le procureur fait une demande formelle en ce sens, puis, une semaine plus tard, exige que Lavabit fournisse aux autorités les clés pour décrypter tout son trafic Internet.

Le 1er août, l’avocat de Levinson défend son dossier devant la cour. Selon lui, il en va «du respect de la vie privée des 400.000 utilisateurs». Mais le FBI promet au juge qu’il filtrera «raisonnablement» les données pour ne cibler que l’individu concerné. Le juge tranche en faveur du gouvernement.

Onze pages imprimées en police 4

Le lendemain, Levinson s’exécute. Il fournit plusieurs clés SSL de 2.560 caractères imprimées sur onze pages en police de taille «4». Le FBI ne rit pas. Le bureau fédéral explique au juge que le document est «illisible et inutilisable» car un agent devrait recopier les clés caractère après caractère et qu’une seule erreur rendrait le code inutilisable.

La juge lui ordonne alors de fournir une version électronique au FBI. Levinson continue de faire traîner, et la justice condamne Lavabit à payer une amende de 5.000 dollars par jour de retard. Le 8 août, le dirigeant décide de fermer son entreprise et de détruire tous ses serveurs. S’il n’a pas le droit de fournir des détails sur une procédure encore en cours, il écrit ce message d’adieu: «J’ai dû prendre une décision difficile: devenir complice d’un crime contre les citoyens américains et la constitution ou dire adieu à dix ans de travail. Après une longue réflexion, j’ai décidé de suspendre nos opérations.»

Depuis, Lavabit a fait appel de la décision de justice. Une audience pourrait avoir lieu à partir du 10 octobre. Les internautes ont déjà contribué à hauteur de 150.000 dollars pour aider à payer les frais d’avocat.

20Minutes

Publié le 5 octobre, 2013 dans Big Brother, Etats-Unis, Internet, PRISM, Société & Culture, Technologie.

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