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Le débat sur la dette redémarre aux Etats-Unis

Le débat sur la dette redémarre aux Etats-Unis

Le plafond sera renégocié d’ici à mi-octobre. Retour historique sur une «bizarrerie».

obama

Les Etats-Unis s’apprêtent-ils à revivre le psychodrame de l’été 2011 ? Lundi 26 août, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, s’est voulu alarmiste. Dans une lettre adressée au Congrès il y a deux jours, il prévient : «Le plafond légal de la dette des Etats-Unis sera atteint mi-octobre.»

Si, d’ici-là, républicains et démocrates ne s’entendent pas pour relever ce plafond, aujourd’hui à 16.700 milliards de dollars [12.688 milliards d’euros], le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.

Il y a deux ans, lorsque le même problème s’était posé, un accord avait été trouvé in extremis. Mais le blocage politique avait conduit l’agence de notation Standard & Poor’s à priver le pays de son sacro-saint «triple A»… «Autant dire que les négociations s’annoncent tendues», prévient Alexandra Estiot, économiste à BNP Paribas.

Pour l’effort de guerre

Jusqu’à la crise des «subprime», le relèvement du plafond de la dette était pourtant une simple formalité. Depuis sa création, en 1917, il a été acté plus d’une centaine de fois, sans que cela fasse débat. «C’est une bizarrerie institutionnelle à première vue inutile, explique Christophe Destais, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Dans la plupart des pays, le processus budgétaire se résume au vote des recettes et dépenses par les parlementaires.»

Ce mécanisme a été instauré pendant la Première Guerre mondiale afin de permettre au Trésor américain de s’endetter… plus facilement. Jusque-là, le gouvernement devait obtenir l’accord du Congrès avant chaque emprunt. Une procédure trop complexe, alors que le conflit nécessitait d’engager rapidement d’importantes dépenses militaires.

Les représentants autorisèrent donc l’Etat à emprunter autant que nécessaire, dans la limite de 45 milliards de dollars. «A l’époque, on pensait que ce plafond ne serait jamais atteint», commente Georges Ugeux, banquier d’affaires à New York.

Las ! Vingt ans plus tard, en 1939, il fut porté à 300 milliards de dollars : il fallait de nouveau financer l’effort de guerre. Au fil des ans, il remonta progressivement, jusqu’à atteindre 1.824 milliards au début des années 1980. En 1985, face à l’explosion des frais militaires engendrés par la Guerre froide, les parlementaires repoussèrent une nouvelle fois la limite à 2.079 milliards.

La première véritable crise sur le sujet éclata en 1995. «C’est là que les républicains ont réalisé qu’ils pouvaient instrumentaliser l’arme du plafond pour mettre des bâtons dans les roues des démocrates», commente Thomas Julien, spécialiste des Etats-Unis chez Natixis. A l’époque, Bill Clinton souhaitait rehausser le seuil de 5.000 à 5.500 milliards de dollars, car le Trésor était à court de liquidités. Ce que la majorité adverse lui refusa.

Le gouvernement américain fut contraint, pour la première fois, à un shutdown [fermeture, mise à l’arrêt] : pendant cinq jours, 800.000 fonctionnaires furent temporairement licenciés, tandis que toutes les administrations fédérales non essentielles baissèrent le rideau (parcs, musées…). Le plafond fut finalement relevé, sans que le shutdown n’ait d’impact significatif sur l’économie.

Coup de poker

En 2011, le camp républicain, et surtout l’aile dure du Tea Party, tenta un nouveau coup de poker. Jusqu’à la dernière minute, il refusa de relever le seuil d’endettement, alors fixé à 14.300 milliards de dollars. «Jamais la droite n’avait été aussi déterminée», commente Alexandra Estiot. «C’était un pur chantage politique pour obtenir une réduction des dépenses sociales», ajoute Georges Ugeux.

De fait, les conservateurs obtinrent de Barack Obama, en échange d’un nouveau plafond, la mise en place d’un comité bipartisan censé mettre sur pied un plan de 1.500 milliards d’économie sur dix ans avant le 1er janvier 2013.

Pour être sûr que, cette fois, républicains et démocrates tomberaient d’accord, il fut aussi convenu qu’en cas d’échec du comité, de brutales coupes automatiques dans les dépenses – dont la moitié dans le budget militaire, sacré pour les conservateurs – seraient appliquées, à hauteur de 100 milliards de dollars par an. Aucun des deux camps ne souhaitait en arriver là.

Le comité échoua malgré tout, et les coupes automatiques tombèrent en mars. «Les républicains se sont pris à leur propre piège», ironise Georges Ugeux. C’est dans ce contexte que le relèvement du plafond devra, d’ici à mi-octobre, être de nouveau négocié.

Selon les experts, le Tea Party devrait une fois de plus tenter d’obtenir une baisse des dépenses sociales, notamment celles de l’Obamacare, le principal volet de la réforme du système de protection sociale. «Les débats seront musclés, mais probablement moins qu’en 2011», parie Thomas Julien.

D’abord parce que les agences de notation, rassurées par la résorption du déficit public – il devrait passer de 7% en 2012 à 4% cette année –, ont diminué leurs pressions sur les deux camps.

Mais, surtout, les tensions en Syrie et l’éventualité d’une intervention américaine sur le terrain risquent fort de monopoliser l’essentiel des débats au Congrès. «Si la situation continue de s’envenimer, les discussions sur le plafond passeront tout de même au second plan», analyse Christophe Destais. Surtout s’il faut débloquer de nouvelles dépenses militaires…

Le Temps

Publié le 6 septembre, 2013 dans Crise, La Bourse & L'Economie, La Fed, Nouvel Ordre Mondial.

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