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Jacques Cazotte, quand le diable est amoureux

Jacques Cazotte, quand le diable est amoureux

Par Albine Novarino-Pothier, le Journal de Saône-et-Loire, Mercredi 21 août 2013

jacques-cazotte Le dijonnais Jacques Cazotte n’est pas seulement l’auteur du chef-d’oeuvre « le diable amoureux », il est aussi l’extraordinaire acteur d’un incroyable thriller avant la lettre.

Jacques Cazotte naît à Dijon le 17 Octobre 1719. Son père est commis – greffier aux états de Bourgogne. D’abord élève au collège des jésuites de sa ville natale, il fait des études de droit et entre dans l’administration de la Marine, demeurant en poste pendant 14 ans aux Iles-sous-le-Vent et à la Martinique. Il est tourné vers ce qui est mystique et ésotérique. Une vieille sorcière antillaise l’aide à révéler son don de clairvoyance, don qu’il va exercer à titre personnel et dont ses écrits portent la marque.

« le diable amoureux »

Cazotte rentre en France au terme de sa carrière administrative avec son épouse et ses trois enfants. Il vit tantôt à Paris, tantôt à Pierry, près d’Epernay, dans la Marne. Il écrit des poésies, des fantaisies orientales au goût du jour comme La patte de chat, conte zinzinois (1742). Doué d’une étonnante facilité, il compose de nombreux textes dans des genres très variés. Son oeuvre majeure est incontestablement Le diable amoureux (1772), qui fait de lui un maître de la littérature fantastique en France.

La prophétie de Cazotte

Ce n’est que tardivement, en 1781, que Jacques Cazotte devient membre de l’ordre des martinistes, mais il semble qu’il ait été en communication avec Martinez de Pasqually bien des années auparavant. Et avant cette date, il a été victime d’hallucinations prophétiques.

Au cours d’un dîner mondain, Cazotte joue les oracles et prédit froidement le funeste destin de chaque convive présent.

Ses talents de voyant se manifestent sous forme de prémonitions qui lui viennent sous forme de rêves qui se réalisent en général dans les jours ou les semaines qui suivent. De loin, la plus troublante d’entre elles est celle que rapporte Jean-François de la Harpe (1739-1803) dans ses Mémoires. Au commencement de l’année 1788, relate La Harpe, lors d’un dîner entre aristocrates, alors qu’hommes et femmes de la meilleure société imaginent avec bonheur un avenir radieux gouverné par la raison, tandis que le vin coule à flot et que l’atmosphère est détendue, Cazotte joue les oracles.

Avec une parfaite exactitude il va décrire froidement le funeste destin qui attend chaque convive présent à ce fameux dîner. Ainsi, Chamfort se tailladera les veines de 22 coups de rasoir mais ne décèdera que quelques mois plus tard. Même les femmes ne sont pas épargnées. Et le seul mortel qui aura le privilège d’être assisté d’un confesseur dans ses instants ultimes sera le roi… Le roi dont Cazotte prédit la décapitation.

Ce soir-là, l’auteur du texte fantastique Le diable amoureux effraie tellement les convives que l’un deux, Vicq d’Azyr, tombe malade.

Chronique d’une décapitation annoncée

Cazotte, en transes pour prévoir l’avenir, sait la fin funeste que le sort lui réserve : il en eu la vision. Arrêté le 10 août 1792, il est emprisonné en septembre. Sa fille Elisabeth qui s’est généreusement et héroïquement constituée prisonnière avec lui le sauve en couvrant son corps. Il peut ainsi sortir sain et sauf de la prison.

Mais il est repris quelques jours plus tard et meurt sur l’échafaud, le 25 Septembre 1792, place du Carrousel, à Paris, selon sa vision prémonitoire…

[NDLR : Si vous voulez lire les prophéties de Jacques Cazotte, vous pouvez dire merci à Gallica le site de la Bibliothèque Nationale Française, en suivant ce lien : Les Prédictions de Jacques Cazotte. Si vous voulez avoir un autre avis de Jacques Cazotte je peux vous proposer cette traduction de ma part de Manly P Hall : Illuminati : « Les clés perdues de la Franc-Maçonnerie », Manly P Hall. Bonne lecture !]


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