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Faut-il pleurer les Frères musulmans en Egypte?

Faut-il pleurer les Frères musulmans en Egypte?

L’Egypte n’est pas la Syrie : leurs histoires, leurs régimes et leurs armées non plus… et le million d’encartés à la mouvance des Frères musulmans ne font pas le poids face à 84 millions d’Egyptiens.

Par Makrem Ben Reguiga*

Le bilan de la journée de massacre du mercredi en Egypte s’élève au dernier décompte à 43 soldats morts, plusieurs officiers dont 2 colonels et un général de la police tués et massacrés par des fanatiques de la confrérie des Frères Musulmans.

Jamais, depuis les guerres israélo-arabes l’Egypte n’a perdu autant de soldats en une journée sur son territoire. L’ennemi est maintenant à l’intérieur, lourdement armé et paré pour un massacre de masse contre l’armée et les civiles de son propre pays.

Les Frères musulmans armés contre qui?

Soyons clairs, le droit de manifester doit être préservé sans limite, quel que soit le bord politique qui manifeste, à la condition absolue de rester pacifiste et de s’exprimer sans armes et sans violence.

Or, en regardant défiler les images en direct des différentes chaines satellitaires pro et anti-Frères musulmans, nous avons pu constater, en direct, à travers de nombreux médias, les énormes stocks de munitions, d’armes de guerre, de roquettes, de mitrailleuses, de fusils, d’armes de poing… détenus ou laissés par les sit-inneurs «pacifistes» aux sites de Rabaa Adaouia et Ennahdha.

Il y avait aussi ces dizaines de cadavres conservés dans leurs linceuls en état de putréfaction, et dont l’identité reste à déterminer, laissés sur place par les manifestants après leur retraite.

Les islamistes, qui étaient là, ne faisaient pas du camping bon enfant mais préparaient une guerre civile armée et tous les ingrédients pour des massacres de masse étaient réunis. On peut s’estimer heureux que le nombre de morts parmi les Frères Musulmans soit limité, au cours de la journée du mercredi, selon les sources officielles égyptiennes, à 131 morts à Rabaa Adaouia et 21 morts sur le site d’Ennahdha, car au regard des pertes subies par les forces régulières, les représailles des forces de police et de l’armée auraient pu être plus sanglantes et plus massives.

Enfin, n’oublions pas le reste du bilan que les Frères musulmans occultent : des dizaines de sites administratifs, dont le ministère des Finances, incendiés, plusieurs blindés de transport de fond subtilisés, l’école d’ingénieur de l’université du Caire saccagée puis incendiée, de nombreux postes de polices incendiés et de policiers blessés ou tués, et… 40 églises brûlées.

La volonté des Frères musulmans de mettre le pays à feu et à sang est claire, avec une stratégie de guerre civile armée et loin de toute logique de paix civile et de processus démocratique.

Le jeu dangereux du Qatar et des Etats-Unis

La nébuleuse islamiste, soutenue sans conditions par le Qatar et les USA, a raté encore une fois l’occasion de se montrer civique et pacifiste.

L’Egypte s’avère encore et à nouveau victime de jeux géopolitiques qui la dépassent. Les Etats-Unis, dont le seul souci est la sécurité d’Israël, a cru bon pactiser avec ses ennemis idéologiques pour garantir la longévité de sa protégée. En renouvelant le milliard d’USD d’aides annuelles au gouvernement des Frères musulmans, ils ont cru à un marché gagnant-gagnant avec les islamistes qui avaient tant besoin de ces aides, alors que les Américains et le Qatar dictaient de l’autre côté leur exigences en termes économiques et de politique étrangère.

Sauf que les jeux ont changé, le régime a basculé, les Frères musulmans ont été écartés, l’Arabie Saoudite a fait don de 7 milliards d’USD au nouveau gouvernement de transition (sans compter les dons des autres monarchies), et les USA n’ont plus aucun moyen de pression sur la souveraineté du pays.

Il restera donc le jeu de la pression diplomatique internationale, et pourquoi pas les Nations Unies et le Conseil de Sécurité ou encore l’OTAN. Il n’est pas exclu que les Occidentaux, la France compris, pousse à un scénario à la Syrienne. Mais, l’Egypte n’est pas la Syrie, leurs histoires, leurs régimes et leurs armées non plus… et le million d’encartés à la mouvance des Frères musulmans ne font pas le poids face aux 84 millions d’Egyptiens et n’auront pas le même pouvoir de nuisance qu’ils ont pu générer en Syrie.

* Universitaire (Université Paris XI).

Kapitalis

Publié le 15 août, 2013 dans Arabie Saoudite, Conflits & Guerres, Egypte, Islam, Monde.

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