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Un mystérieux cratère en Sibérie (partie 1)

Un mystérieux cratère en Sibérie (partie 1)

Volcan ou OVNI ? Qui ou quoi a créé ce mystérieux cratère de Sibérie ?

Par Kate Baklitskaya

Quand Vadim Kolpakov est parti en expédition dans le nord de la région d’Irkoutsk, il n’avait aucune idée de la sensationnelle découverte qu’il était sur le point de faire.

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Le cratère Patomskiy (région d’Irkoutsk) en 2006, photo Siberian Times

Le jeune géologue, dont la tâche était de dresser une carte géologique de la région, finit par tomber sur une chose si unique, si exceptionnelle et si mystérieuse qu’elle reste toujours intriguante pour la science 60 ans plus tard : le cratère Patomskiy.

Une foule de théories a entre temps été formulée : que le cratère avait été créé par une ancienne civilisation, ou par des prisonniers d’un camp de travail top secret du temps de Staline, ou par une activité volcanique, ou une météorite, ou par une explosion souterraine d’hydrogène ou un OVNI. Et encore plus séduisant : par deux OVNI.

Des récits légués par les habitants du coin – qui connaissaient le « cratère maudit » longtemps avant que Kolpakov ne le révèle au monde extérieur – mettaient en garde contre cet « endroit du diable » dangereux pour les humains.

Des questions sont restées sans réponses sur le phénomène qui a été appelé « L’endroit le plus mystérieux de Russie ». Par exemple, pourquoi les arbres ne poussent-ils pas sur les bords de la structure en forme de cône ? Les niveaux de radiations sont aujourd’hui faibles, mais il y a une preuve qu’ils ont été autrefois élevés : pourquoi ?

Malgré plusieurs expéditions d’éminents scientifiques, personne n’a encore apporté de réponse incontestable à ce qui – ou quoi – a créé cette étrange structure. Une nouvelle mission vers le cratère loin de tout est prévue dans les mois à venir à la recherche d’une réponse définitive.

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Vue aérienne du cratère

En août 1949, quand Kolpakov a atteint l’extrême nord de la région d’Irkoutsk, le peuple Yakout lui a raconté l’histoire de l’endroit du ‘diable’, caché au fond des bois.

Ils le nommaient le Nid de l’Aigle de Feu, et selon eux même les cerfs ne s’y aventuraient pas. Ils lui ont appris de nombreuses légendes à son sujet, le prévenant que les gens commençaient tout d’un coup à avoir des malaises ou même qu’ils disparaissaient, certains n’ayant jamais été retrouvés.

Effectivement, il n’y a pas si longtemps, en 2005, le chef d’une mission-cratère est mort soudainement à plusieurs kilomètres de l’endroit.

Les légendes n’effrayèrent pas Kolpakov en 1949 mais ce dont il fut témoin à distance en grimpant sur une colline lui créa un choc.

« En découvrant pour la première fois le cratère j’ai pensé que j’étais devenu fou à cause de la chaleur », nota-t-il. Et il est vrai que découvrir un mont à la forme parfaite d’une hauteur d’un immeuble de 25 étages avec un sommet décapité posé au milieu des bois a de quoi déconcerter.

« Ça ressemblait de loin à un terril de mine, simplement de couleur plus claire. J’ai même pensé, ‘Où sont les gens ? Il n’y avait aucun camp de travail dans le secteur. À moins qu’ils soient bien cachés ?

« J’ai pensé ensuite que c’était un artefact archéologique. Mais les Evenks et les Yakouts, avec tout mon respect à leur égard, ne sont pas d’anciens égyptiens. Ils n’avaient pu construire une pyramide de pierre et n’avaient aucune ressource humaine ni la connaissance scientifique nécessaire. »

Il s’aventura prudemment vers la forme étrange, qui ne ressemblait à aucune autre dans les environs.

« En m’approchant je réalisai que la colline mystérieuse n’était pas faite par des humains », a-t-il dit. « Elle ressemblait plutôt à une bouche de volcan parfaitement ronde d’une hauteur de 70 mètres. Mais il n’y a pas eu d’apparition de volcans dans la région de Yakutia et d’Irkoutsk pendant plusieurs millions d’années. Et le cratère était plutôt récent. Il se situe sur la pente d’une colline plantée de mélèzes.

« Les arbres n’avaient pas poussé sur les pentes et dans le cratère, les vents n’avaient pas encore ramené de terre. J’ai estimé l’âge de cette anomalie à quelques 200 ou 250 ans. Et autre mystère – le dôme semi-circulaire d’un diamètre de 15 mètres au centre du cratère. De tels dômes n’existent pas dans les volcans, même éteints. »

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Le jeune géologue Vadim Kolpakov et en bas la première photo du cratère prise en 1971

Depuis la découverte de cet endroit mystérieux, nommé plus tard cratère Patomskiy, les scientifiques ont présenté des théories largement différentes pour son origine : depuis, entre autres, une explosion souterraine inconnue jusqu’à la chute en provenance de l’espace d’une substance mystérieuse inconnue de l’homme.

Ou même celle d’un OVNI.

Mais pas une seule de ces théories n’arrivait à expliquer complètement les anomalies du cratère et les processus qui s’y passent toujours.

La première explication et la plus répandue était, non sans surprise, celle à laquelle s’était risqué Vadim Kolpakov, le découvreur russe du cratère. Après son expédition, il postula dans un article scientifique que le cratère était une marque laissée par une météorite.

Plus tard d’autres scientifiques, dont le géologue Alexander Portnov, en vinrent à la même conclusion, leur argumentation était qu’il pouvait facilement avoir été formé par un quartier de roche venant de l’espace qui se serait découpé de la fameuse météorite de la Tunguska qui a explosé en 1908 au-dessus de la région de Krasnoyarsk, à l’ouest du cratère Patomskiy.

Une autre explication de départ était que le cratère avait une origine volcanique. Sa forme le suggérait superficiellement. Les amateurs observateurs pouvaient l’envisager comme une théorie probable. Ils peuvent aussi avoir raison.

Il y a sept ans une autre expédition importante vers le cratère fut conduite par un géologue expérimenté, Eugeny Vorobiev. Le 1er août 2005, il atterrit dans la ville de Badaybo, l’endroit accessible par avion le plus proche du cratère. Depuis Bodaybo (https://en.wikipedia.org/wiki/Bodaybo), la route ne se poursuit que pendant 200 km : pour la suite du chemin, des chaussures de marche et un bateau sont nécessaires.

« Le problème était que le budget de l’expédition ne permettait à ses membres que l’arrivée en avion à Bodaybo et pour le reste, il fallait se débrouiller. Ce n’est pas la manière dont des expéditions devraient être organisées », déplorait le directeur de l’observatoire de l’université d’Irkoutsk, le Pr Sergey Yazev. « Il y avait des passages dangereux sur le trajet mais nous l’avons parcouru heureusement sans encombres. »

Ils furent pourtant frappés par une tragédie. Une fois l’expédition proche du cratère, leur guide, Vorobiev s’écroula soudain. Ses collègues se précipitèrent pour l’aider mais il était trop tard – Vorobiev était mort. De retour à Irkoutsk, les médecins diagnostiquèrent qu’il était mort d’une crise cardiaque, mais son décès entretint l’association du lieu à la mort, mentionnée par les natifs.

« Ce qui s’est passé est terrible », a dit Sergey Yazev. « La grande question était quoi faire après, mais comme l’expédition était presque arrivée au cratère, quatre scientifiques décidèrent de poursuivre en l’honneur d’Eugeny Vorobiev qui comptait tellement y arriver ».

Ils furent stupéfaits en apercevant le cratère.

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Vue de l’intérieur du cratère

« C’était à couper le souffle. Qu’est-ce qui avait pu faire naître cet étrange objet ? 250.000 mètres cube de roche souterraine propulsée vers la surface avec une forme arrondie très régulière.

« Nous pensions qu’une fois atteint le cratère nous allions tout de suite comprendre son origine mais nous avons quitté l’endroit encore plus intrigués que jamais », admit-il.

En 2006 et 2008 de nouvelles expéditions furent organisées. Le docteur es sciences en minéralogie géologique, Alexander Dmitriev, de l’université technique d’Irkoutsk, découvrit une anomalie magnétique dans le cratère lors de l’expédition de 2006.

Il supposa qu’il pouvait y avoir à 150 mètres de profondeur du fer ou un autre matériau qui lui ressemble par ses propriétés. Ce qui posait la question : le cratère a-t-il causé par une météorite ?

Mais la forme de nid n’est pas du tout celle des autres endroits où l’on a découvert des météorites. Un autre expert, le docteur en sciences physiques et mathématiques, Igor Simonov, de l’institut de Moscou pour les problèmes mécaniques, mena une série d’intrigantes expériences, et établit la preuve que le cratère pouvait s’être formé après la chute d’un objet cylindrique formé d’un matériau super-dense.

Ce qu’il dit était séduisant : « Ce matériau n’existe pas sur Terre, mais il peut exister quelque part dans

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Par air et par eau, l’expédition de 2006

Le Pr Simonov présenta son travail à ses collègues. Et peu après, un ancien collègue de recherche, Igor Yermolaev, de l’institut de mécanique, mena une autre série d’expériences, et prouva que l’objet pouvait ne pas être un cylindre unique, mais deux corps, tombant l’un après l’autre, le premier arrivant à une vitesse supérieure à 6,5 km par seconde.

« En touchant la surface, le premier objet a explosé, créant un large cratère », a expliqué Yermolaev, « Et le deuxième a probablement ralenti sa chute à 1,5 km/s en raison de l’explosion et il a ensuite pénétré dans le sol ».

Donc deux OVNI ?

« Du fait que deux météorites ne peuvent voyager l’une après l’autre en touchant le même endroit, je ne peux imaginer la nature de cet étrange structure. Je ne sais pas ce que c’est. »

D’autres spécialistes ont pourtant eu des idées différentes.

Un docteur en sciences biologiques, Viktor Voronin, directeur du laboratoire de l’institut sibérien de physiologie et biochimie des plantes, s’est rendu aussi au cratère Patomskiy et a fait des découvertes importantes.

« Lors de l’expédition de l’an passé, un prélèvement a été pratiqué sur un mélèze poussant au pied du cratère », a-t-il révélé. « Comme un seul échantillon n’est pas suffisant, rien de substantiel n’a été défini, sauf l’âge de l’arbre.

« Mais une étrange anomalie de croissance qui s’est produite au milieu du 19ème siècle a attiré mon attention. Des causes connues, comme un incendie, des insectes et autres nuisances, ne pouvaient l’expliquer. Donc, lors de l’expédition suivante une collection d’échantillons de bois a été rassemblée selon mes plans, en vue d’une analyse dendrochronologique.

« Quand les sections d’arbres provenant du cratère arrivèrent au laboratoire, j’ai d’abord déterminé l’âge de chaque arbre. Le plus vieux, qui poussait à son pied, datait du début du 16ème siècle. Il avait environ 480 ans.

« Mais l’arbre le plus vieux des pentes du cratère poussait depuis 1770. Il s’avère que le cratère Patomskiy s’est formé au plus tard à cette dernière date, et, logiquement, un peu plus tôt…

« Un arbre ne peut pousser sur des roches nues, donc il a fallu que du sol se forme, ce qui ajoute encore 20 ans. Cela donne un âge d’au moins 250 ans au cratère. »

Source : Siberian Times
Traduction par le super Bistro Bar Blog


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