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Le camp Merkel révèle que la coopération avec la NSA remonte à l’équipe Schröder

Le camp Merkel révèle que la coopération avec la NSA remonte à l’équipe Schröder

Coup de théâtre dans le scandale des écoutes de la NSA en Allemagne. Pour contrer les attaques de l’opposition, la chancellerie a révélé, mercredi 7 août, que le Parti social-démocrate (SPD) était au courant depuis longtemps des activités des services secrets américains sur le territoire allemand. L’ancien secrétaire SPD de la chancellerie, Frank-Walter Steinmeier, aujourd’hui président du groupe au Bundestag, est directement mis en cause.

Les informations du lanceur d’alerte Edward Snowden avaient montré que l’Allemagne était une cible de choix des services de renseignement américains. Des centaines de milliers de métadonnées en provenance d’Allemagne auraient été interceptées. L’hebdomadaire Der Spiegel avait révélé samedi que les services allemands non seulement étaient parfaitement au courant de ces écoutes, mais qu’ils avaient prêté main-forte à leurs collègues américains. La base de Bad Aibling (Bavière) est, selon le Spiegel, un centre d’écoute utilisé par les Américains.

Après les révélations, les services allemands avaient reconnu les faits, précisant que les communications des citoyens allemands n’étaient pas concernées par ces écoutes. La coopération germano-américaine est parfaitement légale, ont-ils précisé, puisqu’elle repose sur un accord de 2002.

LE SPD MIS EN CAUSE

Mise sous pression par l’opposition, la chancellerie a précisé, mercredi, que le traité de coopération des services secrets était parfaitement connu du SPD. Et pour cause : le signataire du traité n’était autre que M. Steinmeier, secrétaire de la chancellerie en 2002, dans le gouvernement de Gerhard Schroeder.

Le SPD, qui n’avait pas ménagé ses attaques contre Angela Merkel, est désormais sur la sellette. Mercredi soir, M. Steinmeier a réagi vivement aux reproches de double discours. Il a rappelé que la signature du traité de coopération avait eu lieu dans le contexte de l’après – 11-Septembre 2001. « Cette coopération était nécessaire à cette époque pour faire la lumière sur un horrible crime. Cela n’a rien à voir avec l’écrémage systématique de données de nos citoyens », a-t-il lancé. Il a jugé « lamentable » la façon dont le gouvernement « chercherait à fuir ses responsabilités ».

Katja Kipping, présidente du parti de gauche Die Linke, a qualifié jeudi M. Steinmeier de « plus grand dissimulateur de toute cette affaire d’espionnage ». « Quand le candidat Peer Steinbrück nous gratifie chaque jour de son théâtre d’indignation, il apparaît que l’ancien gouvernement SPD-Verts a ouvert toutes les portes qui permettent aujourd’hui à la NSA et aux grands groupes privés de pomper des données venues d’Allemagne. » Die Linke demande une commission d’enquête.

« Le SPD est démasqué », a renchéri le président du Parti libéral, Philipp Rösler. Les chrétiens-démocrates, heureux d’avoir pu rejeter une part de responsabilité sur leurs concurrents dans une affaire potentiellement explosive, ont multiplié les attaques. Le SPD, qui perd toute crédibilité dans l’affaire, tente de réagir. Mercredi, il a fait publier une déclaration sur l’honneur de M. Steinmeier, précisant que l’ancien ministre « n’aurait jamais accepté que les droits élémentaires des citoyennes et citoyens allemands soient violés, au su de l’administration allemande ».

Le Monde

Publié le 8 août, 2013 dans Allemagne, Big Brother, Etats-Unis, Europe & UE, PRISM, Technologie.

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