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Théorie du complot : d’Augustin Barruel à Robert Eringer

Théorie du complot : d’Augustin Barruel à Robert Eringer

Source : Agoravox [NDLR : ce n’est pas parce que nous mettons cet article en ligne que nous sommes pour mais il aide à contrebalancer les diverses informations du site, et donc à faire la part des choses.]

Depuis la nuit des temps, l’Histoire a été réécrite au gré des fantasmes, et parfois du cynisme, par des professionnels de la conspiration, mettant en avant le rôle secret, concerté et organisé de groupes, généralement néfastes, dans les évènements historiques. Retour sur trois générations de conspirationnistes : Augustin Barruel, Thierry Meyssan et Robert Eringer.

11-septembre

Augustin Barruel : le précurseur

L’Abbé Augustin Barruel est un des premiers auteurs de thèses conspirationnistes à avoir connu une forte notoriété pour ses thèses alambiquées.

Dans ses Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, parues en 5 tomes entre 1798 et 1799, ce jésuite développait la thèse selon laquelle la Révolution française aurait été fomentée de concert par les illuminés de Bavière, les philosophes athées, les nouveaux templiers, les rosicruciens, les francs-maçons, et certains protestants afin de détruire l’Eglise et la royauté.

Bien que rapidement rejetée par les historiens, cette théorie a été largement reprise et assimilée dans les milieux contre-révolutionnaires français au cours du dix-neuvième siècle.

Thierry Meyssan : le conspirationnisme du 11 septembre

Les thèses sur les attentats du 11 septembre ont marqué un virage dans la propagation des théories du complot avec l’utilisation du net. Jamais les théories conspirationnistes n’avaient connu un tel impact avant l’attaque du World Trade Center. Etrangement, l’un des auteurs les plus influents à avoir énoncé ces théories n’est pas américain, mais français.

Il s’agit de Thierry Meyssan, qui a publié en 2002 L’Effroyable Imposture, où il explique que les attentats du 11 septembre ont été organisés par « une faction du complexe militaro-industriel » américain. Ce ne serait donc pas Al Qaida, mais les Américains eux-mêmes, qui auraient planifié et élaboré la destruction du World Trade Center.

Cette thèse a été marginalement reprise en Occident, mais les idées de Thierry Meyssan ont été largement diffusées dans les pays hostiles aux Etats-Unis, comme en Russie ou dans certains pays musulmans.

Thierry Meyssan a également lancé diverses théories du complot au sujet de l’attaque de l’Afghanistan par les Etats-Unis, ou de l’assassinat de Rafic Hariri.

Robert Eringer : le fou espion

Dans son livre, The Global Manipulators, publié en 1980, Robert Eringer a élaboré une théorie du complot autour du Groupe Bilderberg (Pentacle Books Royaume-Uni). Il y décrit un complot dont il est lui-même la victime, et qui aurait été organisé par les françs-maçons, les illuminatis, et le Groupe Bilderberg.

Le cas Robert Eringer est symptomatique de l’évolution de notre société. Avec lui, on sort des motivations idéologiques habituelles des garants de théories du complot pour entrer dans un conspirationnisme individualiste et consumériste.

Comme un candidat de téléréalité, on ressent chez lui un besoin maladif d’avoir une existence médiatique, une notoriété, un semblant de reconnaissance. Le cas de Robert Eringer illustre surtout cette adhésion massive des personnes mentalement instables aux théories conspirationnistes, ces théories les confortant dans la paranoïa, la schizophrénie, la mythomanie ou la perversion narcissique, etc…

Ainsi, cet ancien journaliste, qui se présente régulièrement comme un agent secret et qui tient un blog où il distille de faux scoops (il est qualifié par VSD de « mythomane patenté » et par Stéphane Bern de « faux espion mais vrai escroc »), a été condamné plusieurs dizaines de fois par la justice.

Avec l’avènement du web et la multiplication des sites d’information « alternatifs », toutes sortes de théories et de désinformations peuvent désormais être mises en avant comme s’il s’agissait de réelles informations journalistiques. S’il est positif pour notre démocratie que les internautes ne se contentent pas d’aller chercher leurs informations sur les médias « traditionnels », ils doivent néanmoins rester prudents face à la recrudescence des théories du complot sur la toile.


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