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Décodage du film de Kubrick « Eyes Wide Shut » (Partie 1)

Décodage du film de Kubrick « Eyes Wide Shut » (Partie 1)

© Vigilant Citizen, traduction par le Bistro Bar Blog, le 8 Juillet 2013

“Eyes Wide Shut” a été présenté comme un film torride à suspense mettant en scène « le » couple de l’année : Tom Cruise et Nicole Kidman. Bien que les acteurs aient été mis très en évidence dans le film, c’est ce qu’on voit autour d’eux qui raconte la vraie histoire de « Eyes wide shut ». L’attention aux détails et au symbolisme du réalisateur Stanley Kubrick a donné au film une toute autre dimension – invisible pour ceux qui ont « les yeux grand fermés ». Cette série en plusieurs parties va étudier le symbolisme caché de l’ultime film de Kubrick.

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Je me souviens de la première fois où j’ai regardé EWS, en 1999. Fichtre, que je l’ai détesté. J’ai détesté sa lenteur, j’ai détesté la manière dont Nicole Kidman essayait de paraître saoule ou défoncée et j’ai détesté voir Tom Cruise parcourir New York en faisant semblant d’être inquiet. Je pense avoir réagi comme les critiques à l’époque de la sortie du film et je pensais : « Ce film est ennuyeux et il n’y a rien de torride dedans ». Plus de dix ans après, doté d’un peu plus de patience et de connaissances, je l’ai regardé de nouveau … et j’en suis resté bouche-bée. En fait, comme la plupart des films de Kubrick, un livre entier pourrait être écrit sur le film et les concepts qu’il expose. EWS ne parle pas que d’une relation, il parle de toutes les forces et influences extérieures qui définissent cette relation. Il parle de l’éternel chassé-croisé entre les principes masculin et féminin dans un monde confus et décadent. De même, plus important, il parle du groupe qui gouverne ce monde moderne – l’élite secrète qui canalise ce combat entre les principes masculin et féminin de manière spécifique et ésotérique. Le film pourtant n’explique rien clairement. Comme tout grand art, les messages sont communiqués au travers de subtils symboles et de mystérieuses énigmes.

Stanley Kubrick est mort de manière inattendue juste cinq jours après avoir soumis le découpage final du film à la Warner Bros, faisant de EWS son chant du cygne. Du fait que EWS parle d’une société secrète occulte qui élimine ceux qui croisent son chemin, certaines théories ont émergé sur la mort de Kubrick et sa nature suspecte. En a-t-il trop révélé au public et trop tôt ? Peut-être.

Analysons les principaux thèmes de la dernière création de Kubrick.

Un couple moderne

Les vedettes de EWS ont formé « le » couple de l’année 1999. Tom Cruise et Nicole Kidman. Ceux qui attendaient du film une sorte d’expérience de voyeurisme montrant des scènes érotiques du couple ont été probablement désappointés. Les spectateurs ont plutôt vu un couple froid, égoïste et profondément insatisfait, couple qui semble être lié non par pur amour, mais par d’autres facteurs, comme les convenances et les apparences. Bien que le couple soit très « moderne » et « distingué », les forces qui conservent l’union sont le résultat d’un comportement basique, primaire et presque animal. Si nous regardons le comportement instinctif des humains et des animaux, les mâles observent en priorité les femelles qui possèdent de bonnes qualités en tant que mères porteuses alors que les femelles recherchent un soutien de famille fort. Des réminiscences de ce comportement existent toujours aujourd’hui avec les hommes qui ont tendance à exposer richesse et pouvoir pour attirer les femmes alors que les femmes mettent en valeur leur beauté pour attirer les hommes. Dans EWS, le couple suit parfaitement ce scénario instinctif.

Le personnage de Tom Cruise s’appelle Dr Bill…comme le dollar (bill en anglais = billet, NdT). Plusieurs fois pendant le film, Dr Bill ou bien agite des billets ou son insigne de médecin sous le nez des gens pour obtenir d’eux ce qu’il désire. Bill fait partie de la classe aisée et ses relations au monde de la classe populaire sont souvent résolues avec de l’argent.

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Pour faire attendre le chauffeur de taxi devant la résidence de l’élite, Dr Bill déchire un billet de cent dollars et promet de donner l’autre moitié à son retour. Le leitmotiv de Dr Bill est probablement « Tout le monde a un prix ». Sa propre femme a-t-elle un prix ?

Jouée par Nicole Kidman, Alice a perdu son travail dans le monde artistique et est aujourd’hui totalement entretenue par le salaire de son mari. Alors qu’elle vit très confortablement, Alice semble mener une vie extrêmement ennuyeuse de mère au foyer. Le nom Alice est très probablement une référence au principal personnage de Alice au pays des merveilles – un conte de fées parlant d’une fillette privilégiée qui a une vie ennuyeuse et qui « traverse un miroir » pour se retrouver au pays des merveilles. Dans EWS, Alice est souvent vue se regardant dans un miroir – s’occupant de son apparence ou…recherchant peut-être quelque chose d’autre dans la vie.

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On montre souvent Alice devant un miroir qui se fait belle. Au début du film, presque tous ceux qui parlent d’elle mentionnent son aspect physique. Sa fille Héléna (nommée peut-être d’après Hélène de Troie, la femme la plus belle du monde) la copie.

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La photo de promotion du film présente Alice embrassant Bill tout en se regardant dans un miroir, presque comme si elle voyait une autre réalité.

Bien que le couple montre des signes de fatigue, Bill et Alice mettent leurs « masques du bonheur » quand vient le moment d’assister à des manifestations sociales. Comme les gens de l’élite avec qui ils entrent en relation, il existe une grosse différence entre la façade qu’ils exhibent et la réalité.

Se frotter à l’élite

Bill et Alice se rendent à une soirée donnée par Victor Ziegler, l’un des riches patients de Bill. À en juger par la demeure de Victor, il n’est pas juste riche, il fait partie de l’ultra-élite. Alors que sa soirée est très élégante et fréquentée par des gens cultivés, il ne faut pas longtemps pour que les spectateurs réalisent que cette façade cache une répugnante face sombre. Également, de petits détails introduits par Kubrick laissent entendre qu’il y a un lien entre la soirée et le rituel occulte qui se passe plus loin dans le film.

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Introduits dans la soirée, la première chose que nous voyons, c’est cette bizarre décoration de Noël. On retrouve cette étoile à huit branches dans toute la maison.

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L’étoile dans la maison de Zeigler est presque identique à l’ancien symbole de l’étoile d’Ishtar.

Connaissant l’attention aux détails de Kubrick, inclure l’étoile d’Ishtar dans cette soirée n’est pas accidentel. Ishtar est la déesse babylonienne de la fertilité, de l’amour, de la guerre et surtout, de la sexualité. Son culte sous-entendait une prostitution sacrée et des actes rituels – deux éléments que nous voyons clairement plus loin dans le film.

« Les babyloniens donnaient le samedi à Ishtar des offrandes de nourriture et de boisson. Puis ils se joignaient dans des actes rituels de relations sexuelles, qui invoquaient à leur tour la faveur d’Ishtar sur la région et son peuple pour promouvoir santé et fécondité durables. »
– La déesse Ishtar, Anita Revel

On considérait Ishtar elle-même comme une « courtisane des dieux » et elle avait de nombreux amants. Tout en étant inspirée au lit, elle se montrait aussi cruelle envers les hommes qui s’attachaient à elle. Ces concepts réapparaîtront constamment dans le film, spécialement avec Alice.

Pendant la soirée, Bill et Alice vont chacun de leur côté et font tous deux face à la tentation. Alice rencontre un homme nommé Sandor Szavost qui lui pose des questions sur l’Art de l’Amour d’Ovide. Cette série de livres, écrite à l’époque de la Rome antique, était essentiellement un guide du « Comment tromper son partenaire », et il était populaire parmi l’élite de l’époque. Le premier livre commence avec une invocation à Vénus – planète associée ésotériquement au désir. Chose intéressante, Ishtar (et ses équivalences dans d’autres cultures sémites) était considérée comme la personnification de Vénus.

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Sandor boit dans le verre d’Alice. Ce « truc » est tiré droit de l’Art de l’Amour d’Ovide. Il envoie à Alice un message pas vraiment subliminal : « Je veux échanger des fluides avec vous ».

Le nom Sandor pourrait être une référence au fondateur de l’Église de Satan : Anton Szandor Lavey (dont Vigilant Citizen avait parlé dans l’article sur Marylin Monroe). Est-ce une façon pour Kubrick de dire que cet homme, qui presse Alice de tromper son mari, fait partie de l’élite occulte et de ses manières décadentes ? Cet hongrois est apparemment instruit en programmation neuro-linguistique car il hypnotise presque Alice avec ses phrases bien calculées sur la futilité du mariage et la nécessité de mener une vie de plaisir.

Pendant ce temps, Bill discute avec deux mannequins séductrices qui lui disent qu’elles veulent l’emmener « où finit l’arc-en-ciel ». Bien que la signification de cette phrase énigmatique ne soit jamais expliquée avec précision dans le film, les symboles parlent d’eux-mêmes.

Des arc-en-ciels partout

Des arc-en-ciels et des lumières multicolores apparaissent tout le long du film, du début à la fin.

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Le nom du magasin où Bill loue son costume s’appelle « Arc-en-ciel »(Rainbow en anglais). Le nom du magasin en dessous « Sous l’arc-en-ciel ». Kubrick essaie de dire quelque chose… Quelque chose impliquant des arc-en-ciels.

Comme pour souligner le thème des arc-en-ciels multicolores, presque toutes les scènes du film contiennent des illuminations de Noël multicolores, donnant à la plupart des scènes une ambiance brumeuse de songe.

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Presque à chaque fois que Bill entre dans une pièce, les premières choses que nous voyons sont des illuminations de Noël multicolores.

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Les illuminations de Noël sont parfois le point de mire.

Ces lumières relient la plupart des scènes du film, les rendant partie intégrante d’une même réalité. Il y a pourtant quelques lieux choisis où il n’y a absolument aucune lumière. Le principal est Sommerton palace – l’endroit où se passent les rituels secrets.

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Contrastant vivement avec le reste du film, Sommerton est complètement dépourvu de lumières multicolores. Tout ce qui fait cet endroit est en totale opposition avec le « monde extérieur ».

Dans EWS, il existe donc deux mondes : le « monde de l’arc-en-ciel » avec les lumières de Noël, où errent les masses, essayant de joindre les deux bouts et l’autre monde… « Où se finit l’arc-en-ciel » – où l’élite se rassemble et accomplit ses rituels. Le contraste entre les deux mondes donne un sentiment de division presque insurmontable entre eux. Plus loin, le film nous montrera clairement comment ceux du « monde de l’arc-en-ciel » ne peuvent pénétrer dans l’autre monde.

Donc quand les mannequins demandent à Bill d’aller « où se finit l’arc-en-ciel », elles parlent probablement d’aller « où l’élite se rassemble pour pratiquer des rituels ». Cela pourrait signifier aussi qu’elles ont été dissociées en esclaves de programmation Beta. On trouve plusieurs références au contrôle de l’esprit Monarque dans le film. Les femmes qui prennent part aux rituels de l’élite sont souvent des produits Illuminati du contrôle de l’esprit. Dans le vocabulaire MK Ultra, « aller au-dessus de l’arc-en-ciel » veut dire se dissocier de la réalité et faire entrer un autre personna (d’autres infos à ce sujet dans le prochain article).

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Les mannequins demandent à Bill de quitter « le monde de l’arc-en-ciel » (il y a un arbre de Noël derrière elles) et s’autoriser les rituels de débauche de l’élite occulte.

Derrière le voile

Le flirt de Bill avec les mannequins est interrompu quand Ziegler le fait venir dans sa salle de bains. Nous y découvrons un premier aperçu de « où se termine l’arc-en-ciel » – la sombre vérité sur l’élite.

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Bill retrouve Ziegler dans sa gigantesque salle de bains. L’homme est en train de s’habiller et il y a avec lui une femme nue inconsciente… qui n’est pas sa femme.

Si on revient un peu en arrière, quand Bill et Alice sont arrivés à la soirée, ils ont été accueillis par Ziegler et sa femme dans une pièce remplie d’illuminations de Noël. Nous avons vu deux couples respectables parlant de choses respectables dans une pièce emplie de lumières féeriques. Mais quand Bill se rend « où se termine l’arc-en-ciel » (remarquez qu’il n’y a pas d’illuminations dans la salle de bains), nous découvrons la réalité : Ziegler avec une esclave de programmation Beta qui a pris une overdose de barbituriques. Quand la femme sort de son inconscience, Ziegler lui parle d’une étrange manière paternaliste, insistant sur le fait qu’il est le maître et qu’elle est l’esclave. Le cadre luxueux de cette scène est une manière pour Kubrick de dire qu’une très grande richesse ne veut pas forcément dire une haute moralité.

Ziegler presse ensuite Bill de garder secret tout ce qu’il vient de voir. Le monde « où finit l’arc-en-ciel » ne doit jamais être révélé au monde extérieur. Il fonctionne dans son propre espace, possède ses propres règles et dépend de l’ignorance des masses.

Remise en question du mariage

Tout en rejetant finalement les avances de Sandor, Alice a ressenti néanmoins un intérêt à celles-ci. Le jour suivant, Alice dit à Bill qu’elle aurait pu le tromper pendant la soirée. Quand Bill dit à sa femme qu’il l’aime et lui fait confiance, elle change complètement. Puis elle commence à lui raconter qu’elle a failli une fois le tromper avec un officier de marine qu’elle avait rencontré dans un hôtel. Cette révélation cruelle fait ressortir le côté « Ishtar » d’Alice car elle entraîne chez son mari des sentiments de jalousie, d’insécurité, de trahison et même d’humiliation. En bref, Alice a rassemblé tout ce qui est négatif pour faire éclater la « bulle d’amour » de Bill. Cette prise de conscience pousse Bill à s’embarquer dans un étrange voyage autour de New York qui contient plusieurs niveaux de signification. Cette nuit étrange le conduira finalement à l’exact opposé d’une relation monogame : à des copulations anonymes, masqué, avec des étrangères, dans un cadre rituel.

Conclusion de la première partie

La première partie de cette série sur EWS a donné un aperçu sur Bill et Alice, couple moderne qui a le « privilège » de se mêler à l’élite de New York. Bien que tout semble super à la surface, Kubrick dit rapidement aux spectateurs de ne pas se faire tromper par les apparences et de ne pas être impressionné par des exhibitions de richesse. Parce que, derrière le « monde de l’arc-en-ciel », existe une réalité sombre et perturbante, que Kubrick expose de manière subtile au cours du film.

Bill et Alice ne sont que des « invités » dans le cercle de l’élite, mais ils sont néanmoins fascinés et attirés par lui. Ils voient dans ce mode de vie une manière de combler leurs besoins obscurs et secrets. Dans la prochaine partie de cette série, nous verrons la signification occulte du voyage de Bill, récit raconté par de subtils symboles saupoudrés tout au long du film.

Traduction par le Bistro Bar Blog

Lire la suite (2ème partie) ici


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