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La liberté d’information et le geôlier Obama

La liberté d’information et le geôlier Obama

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Obama a un sérieux problème avec la liberté de la presse. Le jeune journaliste Barrett Brown en sait quelque chose, victime de persécutions pour avoir publié des informations sensibles concernant le gouvernement.

Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche en bénéficiant d’une immense popularité aussi bien aux États-Unis qu’ailleurs, peut-être même plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de son pays. Et bien que son image se soit en partie détériorée (surtout aux États-Unis, moins dans le reste du monde), pour beaucoup il continue de personnifier l’idéal de gouvernant. Mais malgré l’efficacité de la propagande autour de sa personne, l’héritage que laissera l’actuel président des États-Unis pourrait être néfaste sous bien des aspects. L’un de ceux-ci est sans aucun doute la liberté d’expression.

Tout d’abord, on a appris que le gouvernement américain avait mis sous écoute le téléphone d’une centaine de journalistes de l’agence Associated Press et que le FBI avait eu accès au courrier électronique de James Rosen, de Fox News, qui était accusé « d’instigation, de complicité et de coopération nécessaire du délit » (la remise d’information confidentielle de la part de sa source, un employé du Département d’État). Maintenant un nouveau cas de persécution contre ceux qui se consacrent au journalisme fait grand bruit dans les médias. Obama insiste à ressembler chaque fois plus à Nicolás Maduro et Rafael Correa.

Barrett Brown est détenu depuis plus de dix mois, après avoir subi deux perquisitions de son domicile et une dans la maison de sa mère, pour avoir publié et analysé des informations confidentielles de l’agence privée Stratfor, sous contrat avec le gouvernement fédéral. Brown n’avait pas pénétré dans les systèmes informatiques de ladite compagnie. Il s’est contenté de travailler sur le dénommé Project PM, à partir de documents qui avaient été obtenus par Jeremy Hammond, membre du groupe Anonymous, et publiés par Wikileaks. Le journaliste, de 31 ans, n’a pas obtenu l’information de manière illégale, ni n’a payé pour que d’autres le fasse. Ce délit fut commis par Hammond, déclaré coupable pour cela.

Dans les systèmes démocratiques, ce n’est pas un délit que de publier des informations confidentielles que des tiers ont obtenues ou filtrées sans en avoir l’autorisation.

Dans le cas contraire, on aurait pu condamner tous les médias qui ont informé des câbles diplomatiques de Wikileaks ou, par exemple, les journaux qui, en Espagne, ont informé sur des éléments de procédures judiciaires soumis au secret de l’instruction. Et, heureusement, cela ne s’est jamais produit.

Le gouvernement d’Obama n’ose pas tenter de l’emprisonner pour le simple fait d’informer, chose qui ne serait acceptée par aucun juge pour porter atteinte de manière évidente au premier amendement de la constitution des États-Unis. Cependant, il y a d’autres moyens pour faire en sorte qu’il termine en prison.

Il a été maintenu en détention, sans charges et sans traitement médical adéquat, durant plus de deux semaines. Passé cette période, le 3 octobre 2012, il a été accusé de « menaces » à l’encontre d’un des agents du FBI qui avait perquisitionné son domicile, de « conspiration » et de « vengeance » contre ce même fonctionnaire. Un peu plus de deux mois plus tard, ont été rajoutés 12 chefs d’accusation relatifs au vol de l’information de Stratfor (qu’il n’avait pas réalisé, comme nous l’avons indiqué, et dont l’auteur a confessé). Finalement, en janvier 2013, ont été présentées deux nouvelles accusations pour « dissimulation de preuves ».

Au total, ce sont 17 chefs d’accusation, qui viennent d’être confirmés et pour lesquels sont demandés 105 ans de prison, dix fois plus que la condamnation maximale qui pourrait être appliquée à l’auteur du vol des données. Tout cela avec un double objectif : faire définitivement taire un jeune journaliste qui devenait gênant pour Obama et, au passage, effrayer tous les professionnels de l’information qui pourrait avoir accès à des informations sensibles concernant le gouvernement.

Quel sera le prochain pas d’Obama ? Commencer à parler de « démocratisation des médias » pour essayer de fermer, sous divers prétextes, des radios, télévisions ou journaux critiques ? Si l’actuel président des USA n’a pas de problème pour essayer d’emprisonner des journalistes, dans le plus pur style castriste, pourquoi en aurait-il pour suivre les traces du défunt Hugo Chávez et de Rafael Correa ? Dans tous les cas, le futur de la liberté d’expression est bien sombre aux États-Unis.

Antonio José Chinchetru

Cameroon Voice


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