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Nouvel Ordre Mondial : Zbigniew Brzezinski sur la crise syrienne

Nouvel Ordre Mondial : Zbigniew Brzezinski sur la crise syrienne

De par ses prises de positions et ses analyses, Zbigniew Brzezinski est un des piliers du mondialisme. Aussi, quand il s’exprime, il est toujours intéressant de l’écouter, car il oscille entre ce qui est certainement la « vérité » et la propagande (notamment sur le 9/11) de façon déconcertante (certainement pour se couvrir vis-à-vis de l’histoire).

Il vous faudra donc faire la part des choses, mais je pense que ce sont des informations que l’on doit intégrer pour prendre en compte l’ensemble du dossier syrien, et ce qu’il peut advenir plus ou moins rapidement.

Merci au Grand Soir pour la traduction ; )

Zbigniew Brzezinski
The National Interest
lun., 24 juin 2013 05:35 CDT

Note de l’éditeur TNI : Voici une entrevue avec Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller national à la sécurité de la Maison Blanche sous Jimmy Carter et maintenant conseiller et administrateur au Center for Strategic and International Studies et professeur de recherche à l’École des hautes études internationales à l’Université Johns Hopkins University. L’interview a été menée par Jacob Heilbrunn, rédacteur en chef de The National Interest.

Commentaire : « Un des chantres, théoricien et stratège du Nouvel Ordre Mondial outre-Atlantique, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité (NSA) du président Jimmy Carter (1977-1981), créateur avec Robert Gates (ancien ministre de la défense sous Bush et Obama) d’Al Qaïda en Afghanistan dans les années 1978-79 et au delà, administrateur dans le gouvernement Reagan, protégé avec Henry Kissinger de David Rockefeller, pour qui il créa la commission trilatérale, penseur et stratège du Nouvel ordre mondial, auteurs de deux livres sur celui-ci : Between two ages: the role of America in the technotronic era et son chef d’œuvre géopolitique en 1997 Le Grand Echiquier, qu’il faut avoir lu pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui dans le monde, conférencier pour le CFR, think-tank néoconservateur et fer de lance de l’idéologie du capitalisme monopoliste et membre éminent du groupe Bilderberg ; Brzezinski donc, faisant écho aux propos de la harpie Hillary Clinton qui déclarait en 2010 devant une commission sénatoriale : « Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre », vient de dire, lors d’une conférence en Pologne, que la résistance des peuples de plus en plus éveillés politiquement et reluctants par nature à toute forme de contrôle, est en train d’empêcher les poussées de l’agenda de l’imposition du Nouvel Ordre Mondial au monde. »

Traduit de l’anglais par VD pour Le Grand Soir

Heilbrunn : nous sommes entrés dans la cinquième année de l’administration Obama, et vous déclarez que l’Occident se livre à une « propagande de masse ». Obama est-il entraîné dans l’affaire syrienne parce qu’il est trop faible pour résister au statu quo ? Qu’est-il arrivé au président Obama pour qu’on en soit arrivé là ?

Brzezinski : Je ne peux pas me lancer dans une psychanalyse ou un quelconque révisionnisme historique. A l’évidence, il a un problème difficile entre les mains, et il y a un aspect mystérieux à tout cela. Il suffit de considérer la chronologie. À la fin de 2011, on a vu des flambées de violence en Syrie provoquées par une sécheresse et encouragées par deux autocraties bien connues dans le Moyen-Orient : le Qatar et l’Arabie saoudite. D’un seul coup Obama annonce qu’Assad doit partir – apparemment sans aucune véritable préparation pour faire en sorte que cela se produise. Puis, au printemps 2012, l’année des élections ici, la CIA par le général Petraeus, selon le New York Times du 24 Mars de cette année dans un article très révélateur, monte un opération à grande échelle pour aider les Qataris et les Saoudiens et les relier en quelque sorte aux Turcs dans cet effort. Etait-ce un plan stratégique ? Pourquoi avons-nous tout d’un coup décidé que la Syrie devait être déstabilisée et son gouvernement renversé ? A-t-on jamais fourni une explication au peuple américain ? Puis, dans la dernière partie de 2012, en particulier après les élections, le vent se retourne un peu contre les rebelles. Et il devient clair que certains de ces rebelles ne sont pas si « démocratiques » que ça. Et donc toute la politique doit être reconsidérée. Je pense que ces choses doivent être clarifiées afin que l’on puisse avoir une compréhension plus précise des objectifs de la politique américaine.

Heilbrunn : Historiquement, nous avons souvent aidé des mouvements rebelles – au Nicaragua, en Afghanistan et en Angola, par exemple. Si vous êtes un néo-conservateur ou un faucon progressiste, vous allez dire qu’il s’agit d’une aide destinée à des forces en lutte pour renverser un dictateur. Alors qu’est-ce qu’il y a de mal à entreprendre une intervention pour des raisons humanitaires ?

Brzezinski : En principe, il n’y a rien de mal à ça. Mais je ne pense que l’on doit évaluer à l’avance les risques encourus. Au Nicaragua, les risques étaient relativement minimes étant donné la position dominante de l’Amérique en Amérique centrale et l’absence d’un rival extérieur. En Afghanistan, je pense que nous savions que le Pakistan pourrait devenir un problème, mais nous avons dû le faire à cause du 11/9. Mais à titre purement personnel, je conseillé [alors secrétaire à la Défense Donald] Rumsfeld, lorsque, avec d’autres, nous avons été consultés au sujet de la décision d’aller en Afghanistan. Mon conseil était : allez-y, assommez les talibans et ensuite partez. Je pense que le problème avec la Syrie sont les effets potentiellement déstabilisateurs et contagieux – à savoir la vulnérabilité de la Jordanie, du Liban, de la possibilité que l’Irak devienne partie prenante d’un conflit sectaire plus large entre sunnites et chiites, et qu’il pourrait y avoir une grande confrontation entre nous et les Iraniens. Je pense que les enjeux sont plus grands et la situation est beaucoup moins prévisible et certainement peu susceptible d’être limitée à la Syrie par la puissance américaine.

Heilbrunn : Sommes-nous en train d’assister à une réaction en chaîne à retardement ? Le rêve des néoconservateurs, quand ils sont entrés en Irak, était de créer un effet domino dans le Moyen-Orient, où nous renverserions un régime après l’autre. Assistons-nous à une réalisation macabre de cette aspiration ?

Brzezinski : C’est vrai, cela pourrait être le cas. Ils espèrent que dans un sens la Syrie rachéterait ce qui s’est passé à l’origine en Irak. Mais je pense que nous devons garder à l’esprit que, dans ce cas précis, la situation régionale dans son ensemble est plus volatile qu’elle ne l’était quand ils ont envahi l’Irak, et peut-être leurs points de vue sont également influencés par l’idée, partagée par certains israéliens de droite, que les perspectives stratégiques d’Israël seront mieux servis si tous ses voisins limitrophes sont déstabilisés. Je crois pour ma part que c’est une solution qui à long terme se révélerait désastreuse pour Israël, parce que son corollaire, si cela devait arriver, serait l’élimination de l’influence américaine dans la région, Israël serait alors abandonné à son sort. Je ne pense pas que ce soit bon pour Israël, et, selon moi, et plus important encore, parce que je considère les choses du point de vue de l’intérêt national américain, que ce ne serait pas très bon pour nous.

Heilbrunn : Vous avez mentionné dans une interview, je crois sur MSNBC, l’idée d’une conférence internationale. Pensez-vous que c’est toujours une approche viable, que l’Amérique devrait insister beaucoup plus pour impliquer la Chine, la Russie et d’autres puissances pour trouver une sorte de solution pacifique à cette guerre civile ?

Brzezinski : Je pense que si nous nous attaquons à ce problème uniquement avec les Russes, chose que devons faire parce qu’ils sont déjà impliqués en partie, et si nous le faisons en nous appuyant principalement sur les anciennes puissances coloniales dans la région – la France et la Grande-Bretagne, qui sont vraiment détestées dans la région – les chances de succès ne sont pas aussi élevés que si nous ne nous engageons d’une manière ou d’une autre avec la Chine, l’Inde et le Japon, qui ont un intérêt dans une plus grande stabilité au Moyen-Orient. D’une certaine manière, cela rejoint le point précédent que vous avez soulevé. Ces pays pourront peut-être alors ensemble aider à créer un compromis dans lequel, au moins en apparence, personne ne sera gagnant mais qui pourrait entraîner quelque chose que je propose, mais formulé autrement, depuis plus d’un an, à savoir qu’il devrait y avoir en Syrie une sorte d’élection avec appui international et où toute personne qui souhaiterait se présenter pourrait se présenter, ce qui d’une manière permettrait à Assad de sauver la face mais qui pourrait aboutir à un arrangement, de facto, dans lequel il compléterait son mandat actuel sans se représenter.

Heilbrunn : Quels sont les risques ? Obama n’était manifestement pas enthousiaste à l’idée d’envoyer des armes aux rebelles syriens, il en a confié l’annonce à Ben Rhodes. La pente est glissante, mais à quel point ? Pensez-vous que nous nous dirigeons vers une plus grande intervention américaine ?

Brzezinski : Je crains que nous nous dirigeons vers une intervention américaine inefficace, ce qui est encore pire. Il y a des circonstances où une intervention n’est ni la meilleure ni la pire des solutions. Mais ici on parle d’augmenter notre aide à la moins efficace des forces opposées à Assad. Donc, au mieux, ça va tout simplement nuire à notre crédibilité. Au pire, il accélérera la victoire de groupes qui sont beaucoup plus hostiles envers nous que Assad ne l’a jamais été. Je ne comprends toujours pas pourquoi – et je reviens à ma première réponse – pourquoi nous avons décidé aux alentours de 2011 ou 2012, une année électorale soit-dit en passant – que Assad devait partir.

Heilbrunn : Votre réponse précédente au sujet d’Israël était tout à fait fascinante. Pensez-vous que si la région venait à connaître un plus grand bouleversement, avec une diminution de l’influence américaine, Israël y verrait une occasion de consolider ses positions, ou même prendre des initiatives plus radicales si la Jordanie devait s’embraser ?

Brzezinski : Oui, je vois où vous voulez en venir. Je pense que dans le court terme, cela renforcerait sans doute la forteresse Israël, parce qu’il n’y aurait plus personne pour s’y opposer, pour ainsi dire. Mais ce serait, avant tout, un bain de sang (de différentes façons selon les personnes), avec quelques pertes importantes côté israélien. Mais la droite israélienne aura le sentiment qu’il s’agit d’une question de survie.

Mais à long terme, une telle région hostile ne peut pas être contrôlée, même par un Israël doté de l’arme nucléaire. Cette situation fera à Israël ce que certaines guerres nous ont fait, à moindre échelle. L’user, le fatiguer, le miner, le démoraliser, provoquer une émigration des éléments les plus brillants, pour finir dans une sorte de cataclysme impossible à prévoir à ce stade parce que nous ne savons pas qui à ce moment-là possédera quoi et quand. Et après tout, l’Iran est juste à côté. Il pourrait avoir une certaine capacité nucléaire. Supposons que les Israéliens le fassent tomber. Qu’en est-il du Pakistan et d’autres ? L’idée que l’on peut contrôler une région à partir d’un pays très fort et motivé, mais peuplé de seulement six millions d’habitants, est tout simplement un rêve fou.

Heilbrunn : Je pense que ma dernière question, si vous pensez pouvoir aborder ce sujet, c’est. . . vous êtes en quelque sorte dans l’opposition en ce moment. Le discours dominant chez les intellectuels et dans les médias semble être une déferlante de tendance « faucon progressiste » ou néo-conservateur, un appel moralisateur pour passer à l’action en Syrie, basé sur l’émotion. Pourquoi, même après la débâcle de la guerre en Irak, le débat sur politique étrangère reste toujours aussi biaisé en Amérique ?

Brzezinski : (rires) Je pense que vous connaissez la réponse à cette question mieux que moi, mais si je peux offrir un point de vue : ce pays est bon, il est mu par de bons sentiments. Mais c’est aussi un pays avec une compréhension extrêmement simpliste des affaires du monde, et avec toujours une grande confiance dans la capacité de l’Amérique à l’emporter, par la force si nécessaire. Je pense que dans une situation complexe, des solutions simplistes proposées par des personnes qui sont soit des démagogues, soit assez intelligents pour n’offrir leurs conseils qu’au compte-gouttes, c’est quelque chose que les gens peuvent comprendre. En supposant que quelques armes de tel ou tel type permettront d’atteindre leurs objectifs, aboutir à une victoire pour une bonne cause, mais sans comprendre pleinement que les complexités cachées vont nous entraîner de plus en plus loin, nous risquons d’être impliqués dans une grande guerre régionale, avec au final une région encore plus hostile envers nous qu’elle ne l’est actuellement, ce qui pourrait être une catastrophe pour nous. Mais ce n’est pas une perspective que l’Américain moyen, qui n’a pas vraiment lu grand chose sur les affaires du monde, arrive vraiment à comprendre. C’est un pays de bons sentiments, mais avec une mauvaise connaissance et pas très sophistiqué sur le reste du monde.

Heilbrunn : Eh bien, je vous remercie. Je suis tout à fait d’accord.

Source : Crashdebug


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