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Les services secrets britanniques espionnent Internet par les fibres optiques

Les services secrets britanniques espionnent Internet par les fibres optiques

Le Guardian révèle, vendredi 21 juin, que les services secrets britanniques ont « secrètement accès » au réseau de câbles sous-marins reliant l’Amérique du Nord à l’Europe, et se servent de cet accès pour surveiller, analyser et partager avec la NSA le trafic internet qui y transite.

Le journal britannique se base sur de nouveaux documents fournis par Edward Snowden, qui a déjà révélé l’existence du programme Prism, conduit par la NSA. « [Les Britanniques] sont pires que les Américains », a expliqué Snowden à propos de ces nouvelles révélations.

Selon le Guardian, la capacité du Government Communications Headquarters (GCHQ), l’équivalent de la NSA, à surveiller tout le trafic passant par les fibres optiques a fait de la Grande-Bretagne « une superpuissance du renseignement », et ce depuis 2008.

Cette capacité d’interception et de surveillance comprend des appels téléphoniques, le contenu d’e-mails, des posts sur Facebook ou encore « l’historique de navigation des internautes ». Une source explique cependant au Guardian que les services ne scrutent pas toutes les données collectées et se concentrent sur « quelques aiguilles au sein de la botte de foin ».

SURVEILLANCE DES CÂBLES

En 2012, le service de renseignement britannique avait accès à 200 câbles de fibre optique et pouvait gérer les données de 46 d’entre eux simultanément.

Pour ce faire, les espions de sa majesté ont déployé des sondes positionnées sur les câbles transatlantiques qui font la liaison entre l’Europe et l’Amérique du Nord et débouchent en Grande-Bretagne. Comment ? En nouant des partenariats avec les entreprises qui les gèrent, appelées par le GCHQ « partenaires d’interception ». Ces entreprises, précise le Guardian, étaient forcées, secrètement, à coopérer.

Fin 2011, cette surveillance s’accélère. Le GCHQ lance Tempora, un programme plus large qui comprend une évolution technologique majeure : les espions ne se contentent plus de consulter les données en direct mais peuvent désormais les stocker pour un usage ultérieur (trois jours pour du contenu et trente jours pour les métadonnées, qui renseignent entre autres la date, l’heure ou le lieu d’une communication).

PARTAGE AVEC LA NSA

Mais la principale innovation de Tempora, c’est la collaboration très étroite du GCHQ avec son homologue américaine, la NSA, avec qui le service britannique partage les données obtenues par sa surveillance. La NSA a un intérêt bien compris : le GCHQ est en avance sur elle, notamment concernant les métadonnées. C’est ainsi que 250 agents de la NSA étaient chargés, en mai dernier, de l’analyse des données récoltées par les Britanniques.

Au total, selon le Guardian, ce sont 850 000 employés de la NSA et sous-traitants américains qui avaient accès aux données récoltées par le GCHQ. Tempora vient donc s’ajouter à Prism, dont le Guardian redit qu’il consiste en un accès aux « systèmes internes » des grandes entreprises d’Internet.

DE FAIBLES GARDE-FOUS

Le GCHQ profite d’une faille dans une loi ancienne pour mener à bien son entreprise de surveillance. Cette loi, qui date de l’an 2000, exige un mandat pour intercepter des données, mais prévoit une dérogation dans le cas où la source des données surveillées est à l’étranger. C’est en vertu de cette dérogation que le GCHQ surveille les câbles sous-marins.

« Nous ne lisons pas des millions d’e-mails. Il n’y a pas de volonté d’utiliser ce programme pour regarder du trafic national, des Britanniques parlant à des Britanniques », affirme ainsi une source au Guardian. Mais, comme le note le journal, la nature même du trafic d’Internet passant par ces fibres optiques fait que des données de citoyens britanniques sont également interceptées.

Une source précise cependant au Guardian que des garde-fous ont été mis en place, notamment en restreignant les motifs d’interception aux seuls « sécurité, terrorisme et crime organisé », tout en mettant en place des « mécanismes d’audit, pour savoir si l’interception est justifiée ou non ». Mais cela n’a pas empêché les juristes du GCHQ d’expliquer aux analystes américains de la NSA : « Nous avons des mécanismes de supervision bien plus légers que les vôtres. »

Cette même source indique que « la majorité des données sont détruites sans que nous les ayons regardées » et que ce programme avait permis de déjouer plusieurs « crimes sérieux », notamment terroristes ou liés à la pédopornographie. Mais, note le journal britannique, les critères utilisés sont maintenus secrets, loin du « débat public », tout comme les audits pour s’assurer que la GCHQ se conforme à ces critères.

Le Monde

Publié le 22 juin, 2013 dans Big Brother, Internet, Monde, PRISM, Technologie.

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