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Synchronicité : l’art de la coïncidence – Une interview du Dr Kirby Surprise

Synchronicité : l’art de la coïncidence – Une interview du Dr Kirby Surprise

8 septembre 2012 par davidjones

Vivre des coïncidences significatives est universel. On en trouve des descriptions parmi les gens de toutes les cultures, de différents systèmes de croyances et à toutes les époques. Une tradition veut que ces événements synchronisés soient rendus acceptables en les attribuant à des forces surnaturelles, comme des divinités, ou à l’époque moderne, comme des influences archétypales impersonnelles.

Le Dr. Kirby Surprise démontre, en se basant sur l’activité mentale, que les événements de synchronicité,, sont en fait causés par la personne qui les perçoit, et reflètent différents niveaux de conscience.

Sa recherche révèle que nos croyances et notre recherche de modèles extérieurs génèrent des événements synchronisés qui reflètent comme un miroir nos propres suppositions. En décodant la science de la synchronicité, le Dr Kirby a découvert la façon dont nous créons en fait ces événements et comment nous co-créons notre réalité.

Psychologue diplômé qui passe sa vie à évaluer, diagnostiquer et traiter les délires et les troubles mentaux, le Dr Kirby Surprise est certainement qualifié pour démêler l’écheveau des significations et des fausses hypothèses au sujet des événements de synchronicité..

New Dawn s’est entretenu avec le Dr Surprise.

NEW DAWN (ND): Dr. Surprise, n’est-il pas étrange pour quelqu’un appelé Surprise d’écrire un livre sur les coïncidences?

DR. KIRBY SURPRISE (KS): Oui, Surprise est bien mon nom de famille, et je suis psychologue diplômé. C’est certainement une coïncidence significative d’avoir fini par écrire un livre sur la synchronicité. Avoir un nom comme Surprise est probablement l’une des raisons pour lesquelles le livre semble avoir fait l’objet d’une publication de rêve. Le nom et le livre lui-même constituent leur propre événement de synchronicité.

ND: Que sont exactement des événements de synchronicité?

KS: Les événements de synchronicité (ES) sont des coïncidences dans lesquelles un sens ou un message semblent être véhiculés par les événements à un observateur. Ils se produisent lorsque les mondes intérieur et extérieur se synchronisent. Voici un exemple, tiré du livre, qui a contribué à ma propre fascination par les ES :

Par une froide journée d’automne, j’étais assis dans ma voiture à attendre un ami pour le ramener chez lui. J’écoutais la radio pour passer le temps. Lors d’une pause, une publicité pour le film Carrie est passée. Le film raconte l’histoire d’une adolescente qui découvre avoir la capacité de déplacer des objets à distance. J’ai commencé à laisser courir mon imagination sur ce à quoi ressemblerait de pouvoir réellement déplacer un objet de cette façon. J’avais vu le film ; dans la scène la plus intense Carrie utilise son pouvoir pour faire écrouler la maison familiale. En regardant dans la rue, mes yeux se sont posés sur une vieille maison. En me concentrant sur la maison, j’ai fantasmé sur ce que veut dire être capable de déplacer un objet aussi important. Je me souvenais d’un titre du National Inquirer sur une maison qui se serait retournée par une force psychique. Je me demandais quel effet aurait un tel pouvoir sur la personne qui sent pouvoir déplacer une maison.

Pendant que je regardais la maison, elle se mit à trembler violemment. Elle commençait à bouger. Elle bascula sur le côté. Le toit se trouvait maintenant en face de moi. Je fus stupéfait et pris de panique. Je regardais la maison renversée et me demandais si c’était moi qui aurais vraiment pu faire cela. Je me demandais si je faisais un rêve éveillé. J’ai décidé que j’étais bien réveillé et que l’événement était réel.

«OK», me dis-je. «Si je viens de faire ça, alors je veux voir la maison s’écrouler comme dans le film. »

Comme je regardais, sidéré, la maison se remit à trembler. Le toit commença à s’effondrer vers l’intérieur, comme si le centre de la maison était en train de lentement imploser. Des poutres firent irruption des murs et les fenêtres se brisèrent pendant que la maison commençait à partir en morceaux. Un instant plus tard, je vis un éclair de peinture jaune au-dessus de la maison, puis le plus grand bulldozer que j’ai jamais vu grimpa tranquillement au milieu de la maison, transformant en quelques instants la structure en décombres. Puis il commença à charger les débris en attendant les camions-benne. La maison m’avait masqué l’engin de démolition. Avec la radio allumée et les vitres fermées, je ne pouvais pas entendre le moteur du tracto-pelle. Mon fantasme s’était réalisé, mon vœu exaucé par une série d’événements de synchronicité.

ND: Vous affirmez que ces événements sont non seulement réels, mais que nous tous les créons chaque jour. Mais n’est-il pas possible que nous ne fassions qu’interpréter tout ce que nous vivons d’une mauvaise manière, que les événements de synchronicité ne soient qu’une blague du mental ?

KS: Beaucoup d’ES ne sont basés que sur la façon dont nous interprétons les événements autour de nous. Les ES peuvent sembler miraculeux, violant les lois du temps et de l’espace. Vous êtes vous-même un vrai miracle. Vous possédez des milliards de neurones sensoriels pointés vers votre environnement. Chaque neurone est littéralement un ordinateur numérique biologique fonctionnant comme un circuit binaire qui envoie des signaux au cerveau. Votre cerveau est le plus puissant supercalculateur connu dans l’univers. Votre cerveau possède cent milliards de neurones, chacun aussi puissant qu’un petit ordinateur de bureau, chacun relié en réseau à au moins deux cent mille autres.

Une des choses que vous faites avec toute cette puissance de calcul est de prélever des milliards d’éléments d’information numérique sensorielle, et de construire, dans des zones de la mémoire, l’univers tel que vous le vivez pendant que vous lisez ces mots. Le vous, l’exécutant conscient qui fonctionne grâce aux lobes frontaux, a environ la taille d’une noix. Vous n’avez pas de contact direct avec le monde extérieur. Vous vivez une représentation neurologique du monde construit pour vous sur une scène de la mémoire cérébrale. Vous êtes, en fait, votre propre matrice d’ordinateur.

Les systèmes automatisés du cerveau qui construisent cette réalité pour vous apportent de grands changements à l’information avant que vous n’expérimentiez les données autour de vous comme une réalité. Le cerveau a évolué pour s’harmoniser avec les modèles. Il examine de vastes courants d’information sensorielle et aussi la mémoire pour trouver les modèles auxquels vous, l’exécutant, vous êtes intéressé.

Nous avons évolué en tant que chasseurs de prairie. Notre tâche consistait à surveiller des kilomètres de modèles de signaux de la savane, et à voir à travers le camouflage des autres créatures. Nous avons survécu en étant attentif à toutes ces données, en supprimant les modèles qui n’avaient aucun sens, et en utilisant les modèles partiels qui signifiaient le dîner, ou un prédateur. Nous faisons cela parce qu’il y a des millions d’informations dans l’environnement qui dépassent notre capacité à les traiter consciemment.

Ainsi, le cerveau a évolué vers des systèmes automatisés qui font les corrections pour nous. Le cerveau supprime la plupart des données sensorielles de la réalité rencontrée à un moment donné. Les modèles que vous avez cherché dans le passé reviennent améliorés, les pièces manquantes ont été ajoutées, jusqu’à ce qu’émergent des modèles sensés.

Considérez ceci: un lecteur type ne lit que les trois ou quatre premières lettres de chaque mot d’une phrase. Le cerveau supprime le reste du texte, puis donne un sens en utilisant le contexte de la phrase et le sujet en question. Cela accélère la reconnaissance des modèles pendant qu’on lit. En lisant, vous avez vu des éléments de cette même phrase. Donc, quand vous dites que nous ne faisons qu’interpréter des événements, vous décrivez un processus miraculeusement complexe.

Les ES ne semblent pas des « blagues du mental. » Ils résultent en partie de systèmes automatisés du cerveau qui cherche des modèles de votre environnement pour les améliorer. Les modèles sont toujours là, mais à moins qu’ils aient une certaine pertinence émotionnelle pour vous, ce que les psychologues appellent une «valence émotionelle », ils sont supprimés et aucun souvenir d’eux n’est créé. Des ES apparaissent souvent parce que vous avez consciemment, ou inconsciemment, pensé à quelque chose, et que les systèmes de reconnaissance des modèles automatisés de votre superbiocalculateur mettent l’accent sur les modèles qui s’accordent avec votre environnement.

Encore plus étonnant, vous altérez aussi le caractère aléatoire d’événements du monde extérieur également selon vos pensées et émotions. Vous n’altérez pas seulement les données sensorielles, vous changez réellement les probabilités du monde extérieur aussi.

ND: Donc, vous dites que nous créons notre propre réalité?

KS: Seulement dans le sens où je pense que certaines personnes confondent souvent malgré elles création du cerveau et production de notre représentation neurologique d’une réalité pour créer une réalité extérieure objective. De toute évidence, aucun de nous ne crée de vraie réalité. Nous avons malgré tout une certaine influence sur le caractère aléatoire des événements autour de nous. Nous créons des ES qui reflètent nos pensées et nos émotions. Cela arrive avec tous les processus de pensée, qu’elle soit consciente, inconsciente ou trans-personnelle. Nous ne créons ni ne changeons la matière physique et l’énergie autour de nous, mais nous avons une influence sur les relations entre les événements pour créer des ES.

ND: Quelle influence avons-nous sur les événements qui nous entourent?

KS: La recherche nous dit que nous ne changeons le caractère aléatoire des événements autour de nous que d’environ 3 à 5%. Les meilleurs modèles expérimentaux sont appelés «expériences en double aveugle. » Les sujets sont choisis exprès au hasard, et ils ne savent pas en quoi consiste l’expérience. L’expérimentateur ne sait pas non plus quel est le résultat attendu de l’expérience. L’expérimentateur et les sujets sont tous « aveugles » concernant le résultat attendu. Le cœur du problème que cette méthode est supposée aider à éliminer est un fait scientifique fondamental difficile à avaler : les attentes du chercheur changent l’issue des événements de l’expérience simplement par le fait d’observer et de s’y attendre.

L’estimation de l’influence des ES de 3 à 5% provient du Dr J.B. Rhine. C’était un psychologue et un chercheur. Dans les années 1930 un homme est entré dans son bureau avec une prétention étrange. Il a dit qu’il était joueur et qu’il pouvait contrôler dans sa tête les lancers de dés. Pas tout le temps, mais suffisamment pour qu’il y ait un effet suffisamment notable pour faire tourner la chance en sa faveur. Plutôt que de rejeter cette affirmation, Rhine fit ce que fait tout bon scientifique. Il dit: «Montrez-moi. » Ils prirent six paires de dés; la tâche du joueur était de faire sortir le maximum de dés avec le chiffre six par rapport à ce qu’on pouvait attendre du hasard. Ils lancèrent les dés. Beaucoup, beaucoup de fois. Et ça marche. Le nombre de variations par rapport au hasard s’élevait à environ 3 – 5%. L’effet était réel. Rhine passa des décennies à faire des expériences rigoureuses sur la capacité de sujets à changer des événements aléatoires. Il avait des gens qui produisaient des ES à la demande. La recherche, reproduite et confirmée par des pairs, affirme qu’il y a une chance sur des millions en faveur du fait que nous soyons le responsable de cet effet.

Rhine conclut que les événements pourraient être modifiés dans le sens de la volonté et de l’attention du sujet. Ces événements aléatoires incluaient des séries de lancers de pièces de monnaie, des lancers de dés, la position des objets en atterrissant quand on les faisait tomber n’importe comment, les valeurs de courants électriques générés de manière aléatoire, et le taux de libération de particules d’une source radioactive, parmi d’autres. Dans chaque cas, il a constaté que la probabilité de ces événements physiques était modifiée par une attente psychologique et par l’attention des observateurs, même si aucune force physique n’était détectée.

Le travail de Rhine est allé au-delà des preuves de causalité personnelle. Il a découvert que des états émotionnels, comme l’intérêt ou l’ennui, affectaient la capacité des sujets à influencer l’ES. L’ennui et l’anxiété diminuaient la capacité à changer le caractère aléatoire des événements dans la direction souhaitée. Une concentration et une attente positive augmentaient la fréquence d’événements ciblés. Il a trouvé que l’alcool ou la caféine abaissaient ou élevaient les scores respectivement. Il a trouvé que des émotions et des états physiologiques personnels pouvaient faciliter ou inhiber les ES. Mon livre démontre que les gens non seulement font cela tout le temps, mais que des idées et des émotions très complexes peuvent être reflétés aussi par les ES.

ND: Si c’est la façon dont fonctionne notre réalité, alors pourquoi n’y a-t-il pas plus de gens au courant de cela?

KS: Il existe une mesure de la conscience de soi appelée « test du miroir» développé par le biopsychologue Gordon Gallup. On montre à des animaux leur propre reflet dans un miroir. S’ils reconnaissent le reflet dans le miroir comme le leur, on considère que c’est l’indication d’une conscience de soi. Les humains, certains grands singes, les éléphants et les dauphins reconnaissent généralement leur propre reflet, quelques oiseaux le font aussi. Fait intéressant, certains oiseaux et certains chiens qui ne peuvent reconnaître au départ leur propre reflet peuvent le faire après un entraînement.

La synchronicité est une forme de test du miroir. Les gens voient dans le miroir des événements les images de leur propre vie intérieure. Ils voient ce qu’ils pensent, ressentent et croient. Ils voient même leurs fantasmes sur ce qui cause ces reflets. Tout le monde a expérimenté des coïncidences significatives. On les explique par des croyances en le surnaturel et par des influences religieuses, archétypales, ou par des mythes personnels plus exotiques. L’ES renvoie le reflet de ces croyances à l’observateur. Les ES sont souvent pris à tort comme des confirmations de la réalité objective des croyances personnelles. La plupart des gens se plongent dans le miroir des ES chaque jour. Ils ne réalisent pas que les images qu’ils voient sont leurs propres pensées.

Vous avez une capacité étonnante. Vos pensées et vos sentiments, vos souvenirs et vos expériences se reproduisent dans les événements autour de vous comme des coïncidences. Le monde vous offre des coïncidences significatives basées sur votre vie intérieure. Chacun crée ses propres ES, constamment. La capacité du cerveau à traiter l’information pour en trouver une signification est innée. Cette capacité apparemment magique est largement méconnue, inexpliquée et incomprise, sauf si elle se présente sous une forme spectaculaire, simplement parce que les gens ne s’interrogent sur l’ES quotidien de leur miroir.

ND: Dans le livre, vous dites que la religion n’a rien à voir avec la spiritualité. Qu’entendez-vous par là?

KS: De nombreuses doctrines religieuses ont été créées pour garder les gens sous contrôle et pour maintenir l’ordre civil. Vous pouvez les repérer assez facilement: elles consistent principalement en instructions et en ordres comportementaux. Jared Diamond décrit dans un livre l’évolution du concept d’un Dieu unique, tout-puissant. Lorsque nous vivions dans des groupes tribaux sans lois fixes, nous avions généralement des communautés sociales d’environ 60 personnes. Nous ne pouvons pas suivre tout le monde dans de grands groupes. Il est donc impossible de faire de bons modèles d’harmonisation avec tout le monde, donc nous nous fragmentons en petits groupes. Nous avons répondu à ce problème en créant une technologie sociale qui a permis à beaucoup plus de gens de vivre ensemble. Les groupes tribaux ont subi la loi du roi unique, dont l’autorité venait de dieux que nous avions créés et de châtiments imposés aux hérétiques.

Autrement, certaines doctrines spirituelles ne se focalisent pas sur le comportement, elles se concentrent sur la réalisation d’états de conscience. Elles changent le cadre de référence en vue de création d’expériences de connectivité. Le gnosticisme chrétien, le soufisme, le bouddhisme zen et le chamanisme de nos ancêtres, sont souvent axés sur la création d’états d’union extatique. Dans ces états de conscience, le pratiquant éprouve l’existence sans aucune limite. Le lien sujet/objet que nous vivons comme une séparation cesse d’exister. Vous devenez un avec tout. L’ES illustre cette connectivité. Cette connexion n’est pas quelque chose que vous acquérez, c’est ce que vous êtes déjà. Les ES ne sont pas quelque chose que vous apprenez à créer, vous apprenez à reconnaître que vous êtes déjà en train de les créer.

J’ai entendu des gens demander si quelqu’un avait été «illuminé», comme s’il s’agissait d’une possession qui améliorait leur valeur. L’illumination est la reconnaissance de votre unité essentielle et la connexion avec l’existence. Vous n’avez pas à la gagner, vous l’êtes. La spiritualité est une connectivité. L’action et le commerce de la plupart des religions est d’avoir des gens qui négocient cette connexion naturelle par un code de conduite.

ND: Vous dites que nous voyons tous une réalité créée par les significations que nous recherchons et que nous le faisons naturellement et inconsciemment?

KS: Absolument. Nous avons tous connu des gens honnêtes, rationnels, qui ont des points de vue religieux, politiques ou philosophiques que nous estimerions extrêmes. Vous pouvez vous demander, « Comment peuvent-ils croire à cela ? » C’est parce que les croyances sont des modes de pensée qui se reflètent dans le monde qui nous entoure. Les gens prennent à tort les reflets de leurs ES comme la confirmation de leur version de la nature de la réalité, alors qu’en fait ils n’ont fait que croire ce qu’ils pensent.

En tant que psychologue, je vois des gens rejouer en permanence au cours de leur vie des modèles traumatiques et des liens relationnels. L’inconscient recrée ces modèles dans nos vies comme un moyen pour tenter de les gérer. Les ES fonctionnent de la même façon. Les chercheurs ont fait remarquer que l’un des types les plus constants de modèles d’ES qui se manifestent aux gens sont le reflet d’expériences soit traumatisantes soit spirituelles. Le point commun des deux est la valence émotionnelle autour des événements qui semblent diriger directement l’ES.

ND: Quelles sont les implications sur la manière dont les gens vivent leur vie spirituelle?

KS: La plupart d’entre nous vit dans ce que Joseph Campbell appellerait une mythologie personnelle. Un chrétien cherche l’aide de Jésus, et des ES apparaissent qui semblent provenir de leur dieu. Les musulmans cherchent Allah, et retrouvent le modèle de leur pensée reflété. Les païens recherchent la Déesse mère, et des réponses leur parviennent par ce qu’ils croient être leur divinité. J’aime étudier la mythologie, ce que Campbell pourrait appeler « la religion des autres ». J’ai plusieurs dictionnaires de dieux et de déesses. Ils contiennent la description de milliers de divinités, qui toutes ont été au centre de la vie spirituelle et de la croyance des gens, et toutes, sauf un très petit nombre, sont maintenant considérées comme de simples mythes venant de nos ancêtres.

Ce qui a perduré, ce sont les traditions chamaniques et mystiques, la plupart étant un enseignement étonnamment semblable: il n’y a qu’un seul être, une seule conscience, et c’est ce que nous sommes. Encore une fois, comme le dirait Campbell : « Vous êtes, dans votre identité profonde, Dieu. » Ce qui implique ici que lorsque vous créez un ES, vous ne modifiez pas l’environnement extérieur. Vous visualisez la démonstration que vos pensées ne sont pas séparées de l’environnement. Vous expérimentez un aspect de vous-même qui ne se limite pas à la cause et à l’effet du temps et de l’espace. Il y a beaucoup plus pour vous qu’une rencontre visuelle, vous êtes connecté à tout.

ND: Vous prétendez que la science moderne et la théorie des Cordes soutiennent l’idée que nous naviguons tous dans de nombreuses réalités à la fois – pouvez-vous en dire plus à ce sujet?

KS: Je propose une fiction explicative de l’ES qui colle à la théorie des Cordes, comme nous la comprenons aujourd’hui. J’ai lu, dans votre magazine, je pense, des articles de gens qui en sont venus à comprendre que les plans de conscience décrits par nos mystiques traditionnels sont en fait de nouveau remis en question concernant les dimensions de la réalité de la théorie des Cordes. C’est un grand pas en avant pour se rendre compte que toute la matière et toutes les dimensions possèdent leurs propres variétés de conscience.

Dans la théorie des Cordes notre univers a 11 dimensions, toutes les particules étant des extensions des dimensions liées à d’autres dimensions de divers modèles. Mais même au-delà de cela, il apparaît que notre univers est projeté sur ce qu’on appelle une « Membrane ». C’est comme si nous existions en tant qu’êtres rampants à la surface d’une fine bulle. Nous ne sommes pas le seul univers-bulle ici-bas. La séparation entre les membranes est probablement aussi petite que le plus petit état quantique. Ce qui implique un nombre virtuellement infini d’univers physiques possibles dans l’espace autour de vous en ce moment. On s’en est servi comme blague en disant qu’Elvis faisait un show à Las Vegas dans une probabilité parallèle. Ce n’est plus une blague, c’est le modèle normal de la physique.

Dans le livre, je dis que nous ne vivons pas dans une seule probabilité. Nous ne sautons pas de l’une à l’autre, nous vivons simultanément dans une gamme presque infinie de ces probabilités. Je crois que notre expérience du passage du temps lui-même est le résultat de notre mouvement, à la vitesse de la lumière, comme décrit dans la théorie restreinte et générale, par ces membranes de probabilité. Notre trajectoire à travers ces probabilités est changée par nos pensées et nos émotions parce que, comme des mystiques pas si ignares l’ont dit, pensée et émotion sont des dimensions qui sous-tendent la réalité physique.

Que cette explication s’avère exacte ou non, elle est utile. Si vous y croyez, elle vous permet de naviguer juste un peu parmi les probabilités, entre 3 et 5%, en choisissant vos pensées et vos émotions, pour créer un ES. Le problème en expliquant un ES a toujours été que c’est une pensée du genre « la terre est plate » qui a amené quelque chose à « provoquer » un ES. On dirait que la structure toute entière de l’univers devrait être modifiée pour créer un ES. Avec un nombre infini de membranes de probabilités traversées, vous ne modifiez rien: vos schémas mentaux vous déplacent à travers des probabilités dans lesquelles les événements qui vous entourent reflètent vos processus internes. Vous êtes déjà un être multidimensionnel.

ND: Si je voulais essayer de me prouver que mes pensées se reflètent dans mon environnement, comment pourrais-je faire exactement ?

KS: La meilleure façon, aussi égoïste que cela puisse paraître, est d’abord de lire le livre pour que vous ayez un contexte sûr pour commencer. Les ES sont si sensibles que les gens parfois se retrouvent piégés dans un labyrinthe de miroirs, celui de leurs propres pensées. Le livre a été créé pour des gens pragmatiques et pour leur donner un cadre de travail. Il contient également une série d’exercices qui commence à la création d’un simple ES, et progresse vers la création de mythologies personnelles plus complexes. La meilleure façon de créer un ES est simplement d’y penser régulièrement, puis de regarder dans le monde comme s’il n’y avait qu’un seul être réceptif essayant de communiquer avec vous par un ES. Attendez-vous à une réponse ES, et elle finira bien par apparaître. N’oubliez surtout pas que vous voyez vos pensées reflétées dans les événements extérieurs.

ND: Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui éprouvent des événements de synchronicité et que cela pourrait effrayer ou désorienter ?

KS: Détendez-vous. Les ES ne sont pas dangereux. La signification qu’ils véhiculent n’est que du domaine de la pensée, et n’ont d’autre réalité que celle que vous avez choisi de leur donner. Ils ne sont même pas paranormaux. Ils sont extrêmement normaux. Tout le monde crée des ES. Vous êtes né en créant des ES, vous l’avez fait toute votre vie. Les ES font partie des outils de survie naturels que vous avez fait évoluer pour vous aider dans la vie. La meilleure façon de les utiliser est en tant qu’une forme de communication avec les autres parties de vous, pour vous enseigner la connectivité. Choisissez les modèles que vous souhaitez trouver et attendez-vous à ce qu’ils apparaissent comme des ES. Si vous êtes effrayé ou anxieux, demandez-vous pourquoi vous avez choisi de vous faire peur, puis avancez en créant quelque chose d’amusant avec un ES. Comme les ES sont dirigés par l’attention que vous y portez, tout modèle d’ES que vous ne souhaitez pas peut s’effacer soit par la recherche d’un autre modèle, soit en l’ignorant jusqu’à ce qu’il disparaisse. Si vous signalez au cerveau qu’il ne vous intéresse pas, il va progressivement cesser de le présenter.

New Dawn Magazine, Traduit par le Bistro Bar Blog !

Publié le 31 mai, 2013 dans Monde, Psychologie, Société & Culture, Spiritualité.

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