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Sociétés secrètes et conspiration (2ème partie)

Sociétés secrètes et conspiration (2ème partie)

Il est important de noter que Quigley n’était pas un dingue de conspiration paranoïde, mais un professeur respecté et il fut même l’enseignant de Bill Clinton. (comment relier de tels réseaux aux fraternités dont parle Steiner sera envisagé plus loin.) D’autres auteurs ont suivi la direction de Quigley et complémenté ses études avec des observations contemporaines. Quelques-uns ont même relié les idées de Steiner à la recherche de Quigley. Dans ce contexte, pourtant, j’aimerai juste mentionner deux ‘symptômes’ extérieurs, qui, tout au moins, offrent une preuve circonstanciée du diagnostic de Steiner.

En 1893, un anglais du nom de C.G. Harrison fit six conférences à la Société Béroia (nom d’une ville grecque où l’apôtre Paul enseigna, NdT), groupe mystérieux ‘d’ésotéristes chrétiens’. On trouve les archives de ces conférences dans le remarquable livre de Harrison, L’univers transcendantal. On sait peu de choses sur la Société Béroia ou sur Harrison, bien qu’il ait écrit deux autres livres au cours de sa vie. Ce qui est clair est qu’Harrison, qui prend la défense de l’église anglicane, avait accès à un stock phénoménal d’idées ésotériques et qu’il aurait été plus tard mis dans le secret d’un certain nombre de savoirs internes. Sa seconde conférence n’aborde pas uniquement la « prochaine grande guerre européenne », mais aussi le « caractère nationaliste » des peuples slaves et sa capacité à « les rendre capables d’effectuer des expériences de socialisme, de politique et d’économie, qui présenteraient d’innombrables difficultés dans l’Europe occidentale ». Rappelez-vous que ces conférences furent faites en 1893, 21 ans avant la première guerre mondiale et 24 ans avant la révolution bolchévique !

Alors qu’Harrison se déclarait « occultiste théorique » en opposition à l’occultisme « pratiquant » – c’est à dire qu’il ne pratiqua ni magie ni rituel, impliquant qu’il n’était pas lui-même membre d’une ‘loge’ – il est évident d’après son travail qu’il représentait un courant de pensée ésotérique qui défend clairement l’establishment anglais. Comment pouvait-il connaître la guerre à venir ainsi que les « expériences de socialisme », dont s’emparerait la Russie et ses états environnants pendant presque tout le 20ème siècle ? S’il n’était pas comme il le prétendait un « occultiste pratiquant », il est raisonnable de supposer qu’il avait un contact avec des gens qui avaient eux-mêmes accès aux plans maléfiques de ces groupes secrets évoqués ci-dessus.

On trouve un deuxième élément de preuve qui offre un rappel des déclarations de Steiner sur l’interférence occulte dans la politique mondiale dans une édition spéciale de l’hebdomadaire satirique La Vérité, publié à Noël 1890. Sous le titre de « Le rêve du Kaiser », le magazine montrait une carte dessinée de l’Europe avec un commentaire humoristique. On peut faire plusieurs observations sur la carte, mais la plus pertinente porte sur la relation avec ce qui est expliqué plus haut, que tous les pays d’Europe sont décrits comme des républiques à l’exception de la Russie et des états environnants, au-dessus desquels sont écrits les mots « Désert russe ». De plus l’Allemagne est identifiée avec les mots « Républiques allemandes » ! Cette carte signifie non seulement une prescience – semblable à celle d’Harrison – du destin de la Russie évoluant vers un ‘désert’ culturel et économique, mais aussi du futur basculement de l’Allemagne vers des ‘républiques’. L’éditeur du magazine, Henry Labouchère, était franc-maçon. Sa remarquable prémonition était-elle de la chance pure, ou encore une fois avait-il une connaissance d’initié des futurs plans de modelage du monde ?

Il est bien sûr possible que les exemples ci-dessus ne soient que de pures coïncidences et d’extraordinaires et heureux hasards, mais c’est sûrement improbable. Ces exemples offrent-ils une preuve de l’existence de fraternités occultes aux plans pernicieux de manipulation politique ? Nous ne pouvons jamais en être certain, mais il est évident que les perspectives de Steiner apportent une bonne matière à réflexion, et ouvre d’importantes fenêtres sur la compréhension du monde actuel.

Steiner et la recherche moderne sur la conspiration

Ayant esquissé la description de Steiner des fraternités secrètes, j’aimerai maintenant tenter de montrer comment sa perspective pourrait se relier à une recherche plus générale sur la conspiration dont on a parlé plus haut. Pour beaucoup de lecteurs de ce magazine (New Dawn Magazine, NdT), les noms de groupes comme les Bilderbergs, le Council of Foreign Relations et la Commission Trilatérale seront plus que familiers. De plus, la société secrète de l’université de Yale, les Skull and Bones (« Crânes et Os », NdT) est souvent identifiée par les chercheurs comme faisant partie du domaine de la conspiration. Cette société a été mise récemment en lumière par le remarquable aveu que les candidats aussi bien républicain que démocrate dans les élections présidentielles de 2004 étaient membres de ce club exclusif.

Comme les Skull and Bones sont une toute petite société secrète qui n’invite que 15 étudiants par an à rejoindre ses rangs – et ne possède en tout et pour tout qu’environ 800 membres vivants – le fait que deux candidats pour le poste de la plus puissante position mondiale fassent partie de ses membres (sur une population totale de 293 millions d’habitants [article daté de 2004, NdT]) est tout à fait incroyable !

On sait depuis longtemps que George W. Bush est un initié des Skull and Bones (comme l’était son père George Bush Senior et son grand-père Prescott Sheldon Bush). Selon le chercheur attitré des Skull and Bones, Antony C. Sutton, la société a été fondée en 1833. Ses membres, qui se rencontrent secrètement dans la « tombe » dans l’enceinte de Yale, font le serment du secret sur les rites du groupe et ses activités. Parlant de son fonctionnement et de sa philosophie, Sutton évoque une ‘dialectique’, basée sur le philosophe Hegel, comme étant au cœur de la pensée des Skull and Bones. Il essaie de prouver entre autres que le groupe a été l’instrument de la fondation et de l’incitation au développement des groupements politiques d’extrême gauche et d’extrême-droite – surtout communistes et nazis – du 20ème siècle. Selon le point de vue des Skull and Bones sur la vision générale du développement humain, la gauche et la droite sont considérées comme les deux parties du fonctionnement dialectique d’Hegel ; une tendance à gauche représente la ‘thèse’ alors que l’autre représente ‘l’antithèse’. Ces deux aspects se heurtent et se combattent, mais finalement émergent sous la forme de la ‘synthèse’. C’est cette synthèse, selon Sutton, que les Skull and Bones ont l’intention de créer. En contrôlant et en manipulant un conflit, ils contrôlent l’aboutissement (ou synthèse).

Il est intéressant de noter que Sutton a publié pour la première fois son interprétation des Skull and Bones au milieu des années 80. À l’époque, il citait le groupe comme travaillant pour un ‘Nouvel Ordre Mondial’. Ce N.O.M. devait être le produit de la synthèse de la gauche et de la droite. Peu de temps après l’effondrement des pays communistes du bloc de l’est, et le triomphe du capitalisme occidental qui a suivi – triomphe dont parlait Francis Fukuyama dans son célèbre livre comme ‘la fin d’une histoire’ – George Bush Senior commença à utiliser l’expression spécifique de N.O.M. dans ses discours publics.

Ce fait fascinant offre une preuve indirecte pour les écrits de Sutton. Si on présume que Sutton a raison, l’humanité vit en ce moment dans la période de synthèse – la naissance d’un N.O.M. dirigé par l’Occident, et principalement les US. (Et peut-être qu’il ne semblera pas surprenant pour ceux qui adhèrent à l’analyse de Sutton qu’une nouvelle ‘dialectique’ est apparue soudainement pour remplacer l’ancienne, c’est à dire que le communisme-versus-capitalisme est remplacé par Ouest- versus-Fondamentalisme islamique.) La série des livres d’Antony Sutton sur les Skull and Bones commence avec son Introduction à l’Ordre, dans laquelle il souligne que – malgré le fait qu’elles soient communément associées à la conspiration – des organisations comme le Council on Foreign Relations et la Commission Trilatérale ne sont finalement pas secrètes, et ont un grand nombre d’adhérents publics.

On pourrait ajouter de même que, en dépit du fait que les conférences des Bilderberg ne soient pas ouvertes à la presse ou au public, les noms des gens qui assistent chaque année aux réunions privées ne sont pas dissimulés.

Sutton suggère que des organisations telles celles citées ci-dessus forment le large ‘cercle extérieur’ des membres, alors que les Skull and Bones forment le ‘cercle intérieur’ de groupements réellement secrets, au sein desquels existe toujours un autre ‘cœur’ – celui qui prend les décisions – qui, lui, reste complètement hors de la vue du public, c’est à dire totalement caché (ou, littéralement, ‘occulte’). C’est une hypothèse raisonnable. De ce qu’on sait des conférences des Bilderberg, par exemple, on pourrait déduire que leur motivation essentielle est de promouvoir le projet capitaliste occidental grâce à une mise en réseau de haut niveau et à la préparation de jeunes talents. Pour le dire autrement, ils travaillent pour la domination économique, politique et culturelle d’une mondialisation de l’occident – en particulier les nations de langue anglaise, dirigées par les États-Unis et la Grande-Bretagne. (bien que les conférences des Bilderbergs comprennent des invités du monde entier, l’accent est mis sur l’Amérique du nord et l’Europe, et sa direction est anglo-saxonne.)

D’après ce qu’on connaît des Bilderbergers – et une bonne partie a atteint le domaine public – il semble qu’il n’y ait pas plus de conspiration que ça. Des groupes comme les Skull and Bones (et Sutton déduit qu’il en existe d’autres comme Scroll and Key) ne sont pas complètement secret par le fait que leur existence et les membres sont bien documentés. Selon Sutton, ils constituent le ‘cœur’, avec des objectifs similaires aux groupes plus publics, mais avec des buts plus centrés et sciemment entretenus.

Par contraste avec les Bilderbergers, etc. les vraies sociétés secrètes pratiquent habituellement des cérémonies d’initiation élaborées et utilisent un rituel en tant qu’élément primordial. Les fraternités dont parle Steiner, comme déjà mentionné, sont aussi construites sur les principes maçonniques du secret et du rituel, mais sont cachées de la vue du public.

Concernant les groupes décrits ci-dessus, il est tout à fait possible que de telles fraternités authentiquement occultes forment une partie d’un cœur ‘décideur’, dont parle Sutton. Ayant dit que, comme le souligne Sutton, la plupart des membres de groupes plus larges n’auraient même pas l’idée d’un quelconque subterfuge ou conspiration, pas plus que de nombreux membres des Skull and Bones. Ce travail serait laissé aux directeurs ou ‘initiés’ ayant une connaissance ésotérique. Selon Steiner, les fraternités spécifiques auxquelles il se réfère n’ont pas seulement la conscience du but, conserver la domination anglo-américaine, mais compléteraient cet objectif avec une perspective ésotérique réelle – c’est à dire la connaissance des cycles d’évolution dont nous avons déjà parlé.

L’ébauche ci-dessus donne un canevas utile si on veut comprendre comment des groupes publics comme les Bilderberg, des groupes plus secrets comme les Skull and Bones et les sociétés occultes qu’évoque Steiner pourraient interagir et co-exister. En ce sens, les véritables sociétés secrètes seraient l’inspiration centrale de plus grands groupes d’organisations qui se recoupent avec des individus politiquement actifs. À mon sens, un tableau complexe de ce genre est plus convaincant que l’idée nébuleuse de seuls Illuminati tout-puissants qui seraient responsables de la création d’une conspiration mondiale qui contrôle tous les aspects de la vie moderne.

New Dawn Magazine, traduction par le Bistro Bar Blog


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