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Introduction aux Mystères de la Kabbale (3/3)

Introduction aux Mystères de la Kabbale

[Lisez la première partie, et la deuxième partie avant d’aller plus loin]

cabbale Donc le Bouddhisme ne resta plus la doctrine d’un monde remplit d’illusions et de la réalité d’un Nirvana au-delà. Maintenant il devint un monde remplit de créatures, de lumière et de vie. Et cette triade a plus tard été exemplifiée par la nature d’Amitayus / Amithaba avec la naissance d’une triade composée d’Amitayus, d’Avalokitesvara et Dashizhi.

Dans la Kabbale, Dieu est composé d’Essence, d’une super Substantialité, d’un Non changement infini. Et cet Être existe dans l’intimité et dans l’extériorité. Il se diffuse au-delà des dimensions. Puis ensuite soudainement cette divinité quitte les cieux en tant que personne et rentre dans l’Atome, et c’est dedans que les Chinois le plaçaient, et dedans aussi que les Hindous le plaçaient et c’est exactement là que Bouddha nous a dit où il se trouvait car il a fait référence au mot atome dans l’un de ses discours. Nous avons maintenant un pouvoir avec des fins ou qualités absolument diffusées, un pouvoir qui ne peut être ni trop distant ni trop à proximité. Qu’en fait Dieu est la substance à partir de laquelle toutes les autres substances surgissent.

Dieu est Substance et Substantialité. Dieu n’est pas seulement le Créateur mais selon sa propre nature et substance le véritable matériau de la Création. Donc Dieu façonne véritablement au sein de sa propre Nature et dans cette Nature toutes choses bougent et vivent et sont elles-mêmes. Vous pouvez maintenant comprendre l’incroyable changement de perspective qu’a été de passer de la Transcendance à Immanisme. Car au lieu que la divinité soit ici ou là, qui était bien sur un des plus gros problèmes d’Omar Khayyam, la divinité est presque toujours partout.

Les Hindous développèrent graduellement le concept en relation à Brahma, qui cesse d’être une déité à trois ou quatre têtes et qui siège sur un lotus, pour devenir le symbole prédominant de la substance universelle. Maintenant dans ce cas précis quand nous parlons de substance nous ne parlons pas de matière, par la substance nous voulons dire ce qui est substantiel ou ce qui a une réalité en elle-même. Ce qui n’est pas substantiel veut simplement dire qu’une substantialité doit lui être donnée. Donc ce qui est en lui-même naturellement, la cause, la substance, et la soutenance, et le pouvoir de lui-même, pourrait être dit substantiel.

Cette substantialité diffusa universellement ses propres propriétés essentielles. Donc n’importe quelle unité d’énergie, ou de substances, ou d’essences concevables ou inconcevables était en elle-même triadique, était composée des reflets essentiels de la Divinité. La Divinité étant le principe d’Être, le principe de la Vie, et le principe de la Lumière.

Les Anciens, et bien sur les Kabbalistes ne laisseraient jamais de tels mots comme la Vie et la Lumière sans rentrer dans la Gematria. Ils devaient rentrer dans le Mystère, car pour eux toute chose était un Mystère. N’importe quel aspect de la vie était mystérieux en ce sens, de la même manière qu’ils exprimèrent que le Mystère est le Vêtement de l’éternité.

Donc pour découvrir la Réalité nous devons à jamais pénétrer des Mystères. Si nous pénétrons les Mystères nous devenons sages. Si les Mystères nous pénètrent nous devenons stupides. C’est un principe très simple et un principe très intéressant. Donc nous cherchons à jamais à pénétrer les Mystères. Et dans ce mystère nous cherchons la substance, l’essence, la nature et l’être. Donc pour cette nature triadique il était approprié d’y accorder le terme l’Ancien des Jours. Le symbole absolu de l’Antiquité en tant que solution à un problème. Car pour l’homme le problème de la cause est plus significatif et plus difficile que le problème de la survie.

Il serait plus facile de concevoir la divinité comme à jamais présente sous ce système. Mais il serait plus difficile d’utiliser le concept de la divinité pour expliquer la première cause. Donc dans leurs interprétations les kabbalistes commencèrent à expliquer le sens d’Être, de Vie et de Lumière dans le but de résoudre ces questions essentielles.

Nous avons déjà pas mal résumé leur idée de ce qu’est Ain ou Être. La profondeur absolue, l’éternité des choses. Pas une éternité de temps cependant, mais une éternité de conditions et une éternité de limites sans frontières. Comme cela cette éternité avait en elle à tout moment les racines et rudiments d’une urgence ou de quelque chose à venir.

Ainsi les Pythagoriciens développèrent graduellement le concept d’Être comme étant séminal ou remplit de graines comme la mystérieuse statue de Sarapis à Alexandrie, dont le corps était couvert de plantes vivantes. Pour ces gens-là, la Vie impliquait des processus créatifs actifs. Les choses deviennent vivantes quand elles bougent, quand elles portent des fruits, quand elles continuent la première manifestation de la vie impliquée par la continuité. Ainsi la vie absolue est continuité absolue. Tout cela est en rapport à l’essence ou à l’immortalité totale.

La vie est donc manifestée comme un déploiement continu de la nature divine en elle-même, d’elle-même et au moyen de ses propres pouvoirs. Pour ces Anciens la Lumière portait bien plus que la simple illumination du Soleil ou la séparation entre jour et nuit. Pour eux la Lumière était la Lumière de la compréhension interne.

Donc dans ce mystère de créatures a été introduit l’élément de compréhension. Comme cela ces créatures pouvaient Savoir, pouvaient se rendre compte, pouvaient ultimement devenir Conscientes. Et les fins de la Lumière sont qu’elle devra révéler la Nature du pouvoir créateur. Car le but final de la Lumière est qu’elle devra révéler la vérité. Et dans ce système la vérité n’est rien d’autre que la déclaration totale de la réalité de l’existence. Donc ces gens-là avaient une interprétation intéressante et dynamique de ce qui était autrefois un univers inconnu remplit de larges spéculations.

A l’époque personne n’osait penser à Zeus autre qu’un vieux Tyran barbu. Mais désormais vint ce nouveau concept, le concept du Dieu de la Kabbale étant représenté de manière appropriée comme Paternel à cause de la Paternité absolue d’Être. Mais cette Paternité participe désormais et s’implique dans quelque chose d’infini dans la Création. De cette manière il était possible de faire le pont entre l’Homme et Dieu. Ca amenait Dieu et l’Homme quelque part. Et ça amenait aussi la Création et le Créateur dans le pouvoir de Créer, et cela était leur lieu de rencontre favori.

Ce concept fit la voie au Mysticisme tel que nous le connaissons. Il fit la voie à l’expérience de Dieu dans l’homme. Car si Dieu logeait dans l’homme en tant qu’essence contenant ou impliquant la vie et la lumière alors cet être essentiel pourrait être sous certaines conditions connu par l’homme.

Le problème de « connaitre » admettait cette phase spécialement importante. A savoir que pour connaitre quelque chose, quelqu’un doit être cette chose qui est connaissable. Et le pouvoir humain de connaitre Dieu réside dans la non existence de Dieu dans l’Homme. L’homme est donc vraiment une expression, une interprétation, une révélation, non pas de lui-même mais de la divinité. Et toutes les choses sont juste la divinité qui déploie sa propre éternité. On voit des traces de néoplatonisme dedans, on voit des traces de Bouddhisme, d’Hindouisme, on voit toute une variété d’anciennes croyances bouger et former une unité autour de ce concept kabbaliste naissant de l’existence.

Le prochain objectif était de mettre au point une définition cohérente de la divinité. Les kabbalistes fuirent cela comme pratiquement tous les autres mystiques. En fait le seul pouvoir capable d’être conscient de lui-même est Dieu. Tous les autres pouvoirs devaient forcément être conscients de quelque chose qui n’est pas le Soi. Donc l’incapacité de l’homme à découvrir sa propre source en dehors de Dieu.

L’individu essayant d’être lui-même n’est rien car ce Soi ne peut pas être connu à part pour Dieu dû au fait que ce véritable Soi est Dieu. C’était aussi un point de vue bouddhiste. Que l’individu cherchant à poser sa propre nature dans les intégrités de la vie désacralise simplement la Nature Divine. L’individu qui ressent qu’il s’élève à partir de ses propres causes a raté les principes basiques du Mysticisme à savoir que toutes les choses n’ont qu’une cause en commun et cette cause est la Nature Divine en elles-mêmes. Nous voyons cela dans le Védanta, dans le Yoga et on le voit dans les disciplines naissantes du Tantra. Toutes ces écoles convergèrent graduellement vers ces principes essentiels.

La prochaine chose qui peut être pourrait concerner cette introduction est ce pont entre l’Atome qui est Dieu, l’atome infini de grandeur infinie et l’atome infini de petitesse infinie. Les deux étant cependant liés par l’état d’infinitude et par l’état de structure. Les deux sont étrangement atomiques dans leur institution, leur formation. Comment faire le pont entre ces deux là ? Les Bouddhistes, Taoïstes et Kabbalistes arrivèrent à la même conclusion. Et Saint Paul déclare pratiquement la même chose dans son expérience du Christ. A savoir qu’il n’y a qu’une manière par laquelle nous pouvons expérimenter la divinité. Et c’est par l’individu qui se retire tout doucement dans le sanctuaire le plus reculé de sa propre vie et cherchant dedans à ne graduellement plus être lui-même. Et dans la cessation complète de lui-même s’élève l’expérience de la Divinité.

Ainsi donc cette expérience est impossible pour l’égotiste ou l’individu égocentrique. C’était un point fort du Bouddhisme et c’est une des doctrines essentielles de la Kabbale, que la seule manière dont l’individu peut finalement sortir des 49 chemins qui mènent aux mystérieux Anciens se fait par une série de renonciations, un largage de l’humanité et en contrepartie une expérience grandissante de la divinité. C’est l’inverse de la procédure de l’évolution telle que nous la connaissons. C’est le retour vers une condition primordiale et éternelle.

L’Est et l’Ouest avaient leurs explications du sens de ce voyage. Certains peuvent dire qu’aussi longtemps que l’homme émergea de la nature divine que l’homme pourrait continuer d’émerger et pourrait continuer ainsi ad vitam aeternam en une infinité d’individualités. La plupart des systèmes ont rejeté cela cependant. Car cette continuité éternelle du Soi s’en prend à une des prérogatives absolues de la Divinité ; A savoir que la Divinité, et la Divinité seule est Immortelle. Donc n’importe quel être humain qui cherche à devenir immortel peut légitimement atteindre cet objectif seulement en se ré identifiant avec la Divinité même. Une immortalité séparée était à la fois inconcevable pour le kabbaliste et le bouddhiste. Et à une certaine mesure c’était aussi inconcevable au chrétien de cette période. C’est toujours resté une grande question en théologie, mais la plupart des mystiques ont toujours assumé que l’état ultime de l’homme doit être la ré identification avec la divinité. De la même manière qu’il n’y a aucun autre but concevable.

Car tous les corps qui retournent à la même terre commune, alors tous les esprits doivent retourner au Père commun. Il n’y a aucune autre fin possible. Ce Père commun, cette essence éternellement inconditionnée telle qu’il est à la fois représenté dans les métaphysiques de l’Est et de l’Ouest aurait dû amener et devrait amener à l’un des résultats les plus pratiques à savoir la reconnaissance de l’identité de toutes les croyances religieuses. Mais pour certaines raisons ça n’est pas arrivé jusque-là. La raison pourquoi ce n’en est pas arrivé là d’après ces deux systèmes se trouve dans le concept de l’égoïsme. Le concept que l’individu a une existence à lui et qu’il est capable de conférer cette survie séparée sur sa propre constitution, ce qu’il n’a jamais été vraiment capable de démontrer.
C’est donc pour l’individualiste que le concept d’une destinée individuelle désirable provoque le plus d’attraction. Mais pour ceux qui ont étudié les formes les plus abstraites de l’idéalisme religieux sont tous d’accords que le concept religieux le plus noble que nous avons de nos jours doit être comme Paul nous dit, citant les poètes Romains en rapport à la Nature de Dieu, nous sommes ses enfants. Que c’est comme l’enfant prodigue qui retourne à la maison de son père. Qu’à la fin toutes choses retournent à la Terre ou à Dieu.

Donc dans un sens Dieu devient un symbole de la Terre, et la Terre de Dieu. Car alors que la Terre avale les morts, Dieu absorbe les vivants. Il ne peut rien y avoir de suspendu entre ces deux opposés et aller nulle part.

Dans le Mysticisme Juif le développement du grand concept a aussi produit en une forme secondaire de Dieu. Cette forme secondaire divine était appelée Macroprosopus ou le Long Visage. Macroprosopus représentait la révélation de Dieu dans les processus de la Création. Et du mystère de l’existence infinie émergea les figures gigantesques comme les géants des visions de Nabuchodonosor. Une figure mystérieuse et colossale ayant un pied dans l’océan et un pied sur la terre, autour de son corps les planètes et étoiles bougèrent, et dont le visage était toujours de profile car Dieu était toujours représenté avec un œil.

macroprosopusCe mystérieux Macroprosopus ou le Long Visage était le Dieu Habillé, qui n’est désormais plus habillé comme une vieille personne même avec des habits les plus ecclésiastiques, mais habillé de la Création. Dieu en tant que Création. Dieu en tant que Cosmos. En tant qu’une diversité infinie d’univers et de systèmes solaires, comme étant composé par de grands groupes stellaires tenant dans ses mains les joyaux des grandes galaxies cosmiques. Les vêtements de cet Être étaient comme les franges radiantes de la voie lactée et étaient entourés d’Anges couverts d’yeux symbolisant les étoiles, et son véhicule était la Merkabah d’Ézéchiel le char de la bonté. Et c’est au centre de cette bravoure que la machinerie de l’univers mis en place les Anciens des plus Anciens, le pouvoir inchangeable à la source de toute chose, et à notre niveau qui est inconnaissable.

Nous avons maintenant Ain, Ain Soph, Ain Soph Aur révélés par le Grand Visage portant une barbe. Les poils de la barbe étant des canaux énergétiques bougeant à travers les 3 pouvoirs de la divinité. Ce sont les mystérieuses lignes d’énergie que nous voyons bouger des têtes, des mains et coeurs des dieux orientaux. Ce Macroprosopus s’élève au delà de l’horizon de l’infini comme un soleil se lève dans l’obscurité, et comme cet horizon infini ressemble le plus à un grand océan, il est représenté par un miroir. Et alors que le Visage s’élève au delà de l’horizon, la réflexion inversée du visage apparait sur l’océan. Et donc nous avons les deux grands visages. L’un regardant en bas et l’autre regardant en haut. Ces deux visages représentent les aspects de la Création. La Création étant un pouvoir divin se déplaçant et une grande zone naturelle déplacée. Et les esprits d’Elohim planèrent au dessus des Eaux. Et les firmaments furent divisés. Et le ciel qui était au dessus de la Terre a été divisé de celui en dessous de la Terre.

Et l’univers était donc divisé par les aspects des deux grands visages, l’un étant la réalité et l’autre étant l’illusion. Car le visage inversé était celui de l’illusion et il n’avait aucune substance, car il était le reflet du grand visage se levant à l’horizon de l’éternité. Voila vos deux mondes bouddhistes essentiels. Le monde de l’Être et le monde du non Être. Le monde de la vérité et le monde de l’erreur. Le monde de l’esprit divin et le monde de l’esprit mortel. Nous avons la vérité et le rêve. Le rêve étant juste la vérité à l’envers. Et la vérité renversée devient maléfique, elle devient l’esprit de négation. Le mal est Dieu à l’envers. C’était une des croyances rabbiniques la plus vieille des kabbalistes, que dans le monde matériel des choses, toutes les choses sont apparemment inversées. Ce qui est vraiment le meilleur sera le pire, et ce qui apparait être le pire sera le meilleur, et ce qui apparait être le début sera la fin et ce qui apparait être la fin sera le début. Tous ces modèles sont bizarrement inversés.

Pour le kabbaliste l’inversion est synonyme de perversion de pouvoir. Donc pour ces gens la connaissance mortelle était la vérité la tête en bas, pour eux la sagesse des saints était comme l’ignorance de Dieu. Toute la connaissance mortelle DOIT forcément être la vérité mal perçue. Et toute la connaissance divine est la vérité vue de la bonne manière. Donc on a dans ces deux systèmes là le concept de fausse valeur tel que Christ l’a reconnu par ses mots, que ceux qui cherchent à sauver leur vie la perdront et ceux qui perdent leur vie au service de la vie deviendront immortels. Tout est l’INVERSE des apparences des choses.

Macroprosopus le Long Visage a beaucoup d’importance pour la science moderne. Et il y a des rumeurs comme quoi Einstein était un étudiant de la Kabbale, je ne sais pas si c’est vrai ! Et qu’il était profondément impressionné par l’abstraction de cette vieille connaissance. Lui donnant peut être la capacité de reconnaitre les valeurs, dans un domaine d’étude qui ne les reconnaissait pas forcément. Le Macroprosopus ou le Long Visage est donc une représentation de l’espace que nous cherchons à conquérir jusqu’à une certaine mesure. Il représente tous les grands extérieurs spatiaux. Car si on mettait toute l’éternité ensemble on verrait le modèle d’un visage divin entrain de nous regarder.

Les anciens kabbalistes inventèrent aussi un autre terme, Microprosopus ou le Petit Visage. Ce Petit Visage était en relation avec l’Homme de la même manière que le Grand Visage était en relation avec l’Univers. Le Petit Visage s’élève dans l’aube de l’Âme du cœur Humain. Alors qu’il s’élève il jette aussi ses reflets sur le morceau humain de la nature illusoire. Comme cela l’Homme observant le levé de soleil de la Vérité dans sa propre Nature, il expérimente en même temps la naissance de l’erreur. Ce qui est encore une fois l’inversion des faits. Et dans cette inversion vient aussi la perversion de buts et principes. Bouddha a dit bien sur que la perversion primaire est la tentative d’accomplir à l’extérieur dans le monde un degré de sécurité qui ne peut être qu’atteint intérieurement. Que l’homme cherchant à perfectionner son monde extérieur était un esclave des illusions. Car le but primaire était la perfection du monde intérieur.

Si Dieu voulait que l’homme atteigne la perfection en s’occupant de l’extérieur sa vie extérieure serait stable, ce qui n’est définitivement pas le cas. Et l’individu à qui on a donné 50, 60 ou 70 ans à simplement s’occuper de son immobilier et patrimoine découvre que la Nature débarque et lui prend tout. Donc cela devient très incertain que la perfection de son état externe est son but principal. Que cela représente jusqu’à un certain degré le Visage Inversé. Le Visage des choses qui ne sont pas vraiment vraies en elles-mêmes mais qui ressemblent à la vérité. Cette ressemblance étant la plus dangereuse des erreurs, une fausseté se faisant passer pour quelque chose de raisonnable ou d’attirant.

Ainsi alors que le soleil levant de Macroprosopus ou le Grand Visage apporte le mystère des Mondes, le soleil naissant de Microprosopus mène l’enfant hors de l’utérus, établit l’Âme dans l’homme. L’univers de l’homme pourrait être appelé un microcosme et l’univers du grand visage pourrait être appelé un macrocosme. Des termes très fréquents dans la pensée médiéviste mais rarement utilisés chez les chercheurs modernes.

La prochaine situation qui va nous demander de réfléchir un peu est en rapport à l’introduction d’un facteur mystique qui doit faire le pont entre l’Homme et Dieu. Dans le Christianisme cette intervalle est indiquée ou suggérée par Saint Paul derrière l’idée de pratiquer la Charité, ou l’Amour. La Beauté, l’Amour, le Non Egoïsme, toutes les émotions humains les plus nobles étaient perçus comme des Ponts par lesquels l’homme pourrait approcher la réalité en sa propre Nature. Cette réalité n’était pas essentiellement intellectuelle que ça soit dans la Kabbale ou n’importe quel système. Cette réalité devait être expérimentée, et une expérience est selon les sens de perception ou des émotions plutôt que de l’intellect.

L’esprit peut atteindre certaines distinctions mais il ne peut pas accomplir l’expérience directe de ce qui était appelé Amour Sacré par les Anciens. Ou cet Amour qui est permi par les religions, cet amour qui n’est n’a ni corruption, égoïsme ou décadence dans sa propre nature. Donc dans ce mystère de la Compassion ou de l’Amour, les Anciens établirent leurs médiateurs partout, entre le Ciel et la Terre, entre Dieu et l’Homme. Et dans le système Kabbalistique ce principe est aussi présent, peut être qu’un jour j’en parlerais mais ce que je vais exprimer maintenant est le fait que dans la Kabbale il y a eu la mise en place d’un instrument ou d’un véhicule, par lequel l’âme du vertueux puisse trouver Dieu. Ce véhicule ou chariot de la justice avait ses fondations dans des principes métaphysiques très profonds.

Dans le système bouddhiste cette incarnation de l’amour se trouve chez Guanyin, Avalokitesvara, la divinité de la compassion représentant la régénération de toutes les passions et l’accomplissement du vœu de ne pas Être. D’autres fois ont aussi bien sur cette incarnation. Parfois ce principe est incarné en tant que personne, parfois il est présenté en tant que véhicule ou un espèce de moyen de voyager comme un bateau ou une barque, mais dans tous les cas il est rendu possible grâce à un grand non-égoïsme. Qu’il y a une créature tellement perfectionnée au delà de toutes les autres qu’elle peut interférer avec le bien commun du genre humain. On retrouve cela aussi dans le concept de Maitreya et dans le concept d’Horus en Egypte. C’est certainement l’Âme de l’interprétation de Saint Paul du Ministère du Christ. Et nous retrouvons d’une certaine manière tout cela dans l’histoire kabbalistique.

Il y a des interprétations sans fin de ce Dieu de la Kabbale, mais c’est un concept total. Un concept dans lequel il n’y a pas besoin de début ni de fin, où il n’y a pas besoin d’expliquer comment les choses commencèrent ou comment elles vont se compléter. Toutes choses étant en elles-mêmes infinies s’unissent au nom de cet infini souverain, et cet infini souverain est constitué des 49 chemins du Sepher Yetsirah dont il est dit que Moïse le bienaimé de Dieu marcha sur les 49 chemins, qui étaient le mystérieux nombre du sept fois sept. Et qu’à la fin des 49 chemins Moïse partit dormir dans la montagne de Moab et les anges du seigneur le portèrent dans les régions célestes.

La Kabbale dit qu’il y a 50 chemins. Moïse accomplit 49 de ces chemins mais n’a pas été permis d’entrer la terre promise. La Terre Promise étant l’équivalent du Nirvana Bouddhiste. Dans le but d’accomplir le cinquantième chemin il doit venir quelqu’un qui suivra Moïse, mais qui sera préféré à lui et cette autre personne, le Messie, sera autorisé à passer la cinquantième porte et faisant cela ouvrira la voie de la rédemption à tous les hommes. C’est un des éléments de la Kabbale. Vous pouvez voir où cela nous mène et la manière dont cela met les bases pour le concept messianique ou cet être mystérieux qui est à venir.

Dans la Juiverie Orthodoxe il y a toujours l’attente du Messie. Dans la Kabbale je crois que le concept de ce principe du Messie est inné dans l’entière nature de la divinité. En d’autres mots le Messie n’est pas un être séparé de Dieu. Le Messie est l’Amour de Dieu ajouté aux attributs précédents, comme cela Dieu devient Être, Vie, Lumière et Amour. Et ce mystérieux pouvoir de l’Amour est la mystérieuse quatrième tête cachée de Brahma. Le pouvoir qui ne doit pas être vu au début des choses, mais qui murit de la plénitude des Mystères. Car cet Amour est comme la Merkabah, il est le pouvoir de l’Âme. Et ce pouvoir de l’Âme bien qu’il soit latent chez Dieu est ce morceau du Mystère Divin qui doit être complété par la Créature et non par le Créateur.

Donc dans le processus de déployer la Vie, dans le processus de la croissance, l’homme expérimente la naissance d’une nouvelle relation avec la vie et alors qu’il murit l’Amour nait en tant qu’Âme en lui. Et c’est ce pouvoir de l’Âme en lui qui sera ultimement son Sauveur. Il est présent chez Dieu où il ne serait pas né dans l’Homme. Mais sa naissance dans l’Homme est une action volontaire. Et la culture de ce pouvoir est où le déterminisme arrive dans ce qui apparait être un cycle verrouillé de la volonté Divine. Ce déterminisme étant le fait que l’Homme a le pouvoir ou va développer le pouvoir de façonner à partir de sa propre nature le pont qu’il devra traverser afin de rejoindre l’autre rivage de la Vérité.

Le pouvoir de ce pont est la graine en lui. Il a toujours été présent. Alors que la Nature perfectionnera son corps, et que la raison perfectionnera son esprit, seul le dévouement personnel de l’homme perfectionnera le pont par lequel il passe d’un état à un autre. C’est le bateau de la doctrine qui a été formé des corps des bodhisattvas. C’est aussi le nom de l’Eglise, car les Anciens percevaient l’Ecclesia ou l’Eglise comme le Bateau de cette rédemption. Et ils voyaient cela en tant que le symbole de l’Entente. Un modèle donné par Dieu afin d’amener toutes les Âmes vers leur ultime réunion avec la divinité.

Dans cela donc, l’Âme de l’Homme devient quelque chose qui est appelée le Mortel Immortel, elle devient comme les dieux Héros des temps anciens, car cette Âme est quelque chose qui a une naissance dans le temps mais qui continue pour l’éternité. C’est la seule chose qui nait mais qui ne meurt pas. Il y a la croyance que d’une certaine manière elle meurt pour de vrai, mais son pouvoir de l’Âme perdure. L’identification par les kabbalistes chrétiens du principe de l’Âme avec la crucifixion du Christ, est je pense aussi intéressante à noter. Car dans cet exemple le Christ représentant le pouvoir de l’Âme meurt réellement pour les pêchés du monde. Mais il ressuscite en temps et en heure.

Ce concept de l’Âme, formant un pont, permet la naissance d’un autre aspect à savoir le pont obscur ou le pont du Visage Inversé. Car si l’Âme est pervertie elle devient l’Ange de l’autodestruction et l’Âme pervertie devient le pont de la Géhenne, le symbole du pont menant à la souffrance et destruction. Donc sur nos affections et notre amour nous construisons le pouvoir de concevoir la Nature de Dieu, d’après les Anciens. Et ce qui n’aime pas, ne peut pas connaitre Dieu. Et celui qui n’aime pas ses frères humains qu’il a vu, comment pourrait-il aimer son Père dans les cieux qu’il n’a pas vu ?

Donc pour les anciens les affections régénérées qui sont représentées par le vœu d’Amithaba, être complètement au service des autres sans égoïsme à cause d’un grand amour pour Dieu et pour l’Homme, cela devient le pont de la rédemption. La Kabbale est très explicite sur ce point là, elle nous parle définitivement de cette machinerie et donc l’Homme est entrain de construire le pont de l’Immortalité par le déploiement de ses propres dévotions. Il ne peut pas se téléporter par la pensée de l’autre côté du rivage, il peut seulement s’expérimenter là bas en étant dédié à la vie et au service de la vie. Dans l’idée de l’Amour l’homme traverse cette intervalle entre deux rivages. Cette mystérieuse rivière que tout le monde doit traverser.

Dans la Kabbale ce pouvoir de l’Âme en développant, se déployant graduellement, devient la mystérieuse Merkabah de la justice, c’est donc la conduite dédiée de l’individu qui produit le mortel immortel. Et c’est ce mortel immortel qui guide les voyageurs dans le monde souterrain des mystères Grecs et Romains en la présence du grand Hiérophante le seigneur des Mystères. C’est le même concept que l’on retrouve dans Révélation avec le Visage se trouvant au centre des bougies. Tout le symbolisme de Révélation est en rapport à ce mystérieux voyage du matériel au divin à travers ce mystérieux océan de doutes. C’est une autre errance dans les terres mystérieuses de l’Enfer de Dante, le voyage de l’ignorance à la vérité, porté par Virgile, et ici Virgile représente l’Âme humaine car il était le poète, pas le philosophe. Il était mystique, pas l’intellectuel. Et les muses de la grande poésie, Pégase le mystérieux cheval ailé était celui qui transportait les âmes des illustres dans les merveilleux mondes de l’au delà d’après les vieilles légendes. Et la voie du poète était représentée en tant que la voie de la doctrine du Cœur.

On trouve la doctrine du Cœur dans toutes ces philosophies et principes, et c’est par la doctrine du cœur que l’enfant retourne chez ses parents et que l’homme découvre à nouveau dans l’expérience de la présence du Grand Unique dont le visage est caché par 10 000 voiles, tel que Moïse l’a vu sur les crêtes flamboyantes de la Montagne. Tous ces principes étaient impliqués dans les spéculations kabbalistes et j’espère que tout cela vous aide à mieux comprendre ce système ésotérique !


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