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Monde : à la recherche d’une gouvernance

Monde : à la recherche d’une gouvernance

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Gouvernance mondiale : voilà un concept en vogue, mais dont l’histoire est ancienne. Le terme « gouvernance » apparaît au XIIIe siècle pour qualifier l' »art de gouverner les hommes ». Et pourquoi pas, idéalement, « tous les hommes » ? Le philosophe allemand Emmanuel Kant préconise, en 1795, la création d’une fédération d’Etats libres – une « société des nations ». C’est le nom que les vainqueurs de la guerre de 1914-1918 donneront à la première alliance de sécurité collective à vocation universelle. Les parrains de la Société des nations (SDN, 1919-1946) auront pour ambition d’assurer la paix et de faciliter la coopération entre Etats.

La gouvernance est aujourd’hui un mot fourre-tout. Ce concept pourrait être défini comme l’aspiration des nations à gérer et réguler ensemble les problèmes traditionnels liés au maintien de la paix et ceux, plus nouveaux, issus de la mondialisation, ces problèmes « sans passeport » : la faim, la pauvreté, les pandémies, le changement climatique, la biodiversité, la criminalité transnationale, la prolifération nucléaire ou le terrorisme.

Dans un univers de plus en plus interdépendant, mais dépourvu de gouvernement mondial, la gouvernance implique l’idée que les multiples acteurs en jeu – Etats, organisations internationales, ONG, entreprises multinationales – peuvent s’accorder sur la définition d’objectifs communs et sur les moyens de les atteindre. Elle s’inscrit dans un nouvel ordre mondial marqué par la montée en puissance des grands pays émergents (Chine, Russie, Inde, Brésil, Afrique du Sud).

Cet ordre international en mutation repose sur trois piliers indépendants, la paix, le développement et les droits de l’homme, qui correspondent à trois préoccupations : la quête d’une sécurité collective, la construction d’une économie mondiale plus ouverte et plus juste et la difficile mise en place d’une justice internationale.

Comme la SDN, l’ONU, née en 1945, a pour principal objectif le maintien de la paix. Avant même la fin de la seconde guerre mondiale, un nouvel ordre économique mondial s’était mis en place à Bretton Woods, qui visait à établir entre les monnaies des taux de change fixes. Il consacrait la suprématie du dollar, seule monnaie convertible en or. Deux organismes étaient la clé de voûte de cet ordre, auquel ils ont survécu : le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

La mort de ce système incitera les grandes puissances à renforcer leur concertation, au sein du G6, devenu G7, puis G8. Le basculement de l’Asie et de l’Amérique du Sud dans la mondialisation, la crise des subprimes (2007) et la bonne résistance des pays émergents accouchent du G20 qui accorde aux colosses du Sud leur place dans la « cabine de pilotage ».

Entre-temps, un autre passage de témoin a eu lieu : entre l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’OMC régit le commerce des biens, des services et des droits de propriété intellectuelle. En marge d’un sommet de l’OMC, à Seattle, en 1999, une nouvelle force apparaît, qui se veut représentative de la « société civile » : l’altermondialisme.

Au lendemain de la guerre de 1939-1945, les Alliés avaient jugé les dirigeants nazis. Un demi-siècle plus tard, après le retour de la barbarie en Europe (Croatie, Bosnie), l’ONU crée une nouvelle juridiction : le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), installé à La Haye. Sa mise en place correspond à celle d’une justice universelle que l’on ne saurait attendre des Etats, soit parce qu’ils sont eux-mêmes responsables des crimes, soit parce qu’ils ont d’autres priorités. Dans le même esprit, un Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) juge les responsables du génocide de 1994.

Les deux TPI ont ouvert la voie à la création, en 2002, d’une juridiction permanente, la Cour pénale internationale (CPI). Fleuron de la gouvernance mondiale, la CPI doit composer avec les Etats qui lui rappellent sans cesse qu’il n’existe pas de police internationale. Mais ses partisans les plus fervents espèrent qu’elle évitera au monde de voir les atrocités du siècle dernier se répéter indéfiniment.

Le Monde


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