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Wikileaks : quand les Etats-Unis ne croyaient pas à la démission de Chirac

Wikileaks : quand les Etats-Unis ne croyaient pas à la démission de Chirac

chirac

Les câbles diplomatiques diffusés lundi par Wikileaks montrent que l’ambassade américaine en France estimait à l’été 1976 que ni le président Valéry Giscard d’Estaing ni son Premier ministre n’avaient « intérêt » à ce que le second quitte Matignon.

Wikileaks a publié cette semaine 1,7 million de documents diplomatiques américains remontant à la période 1973-1976. Ces télégrammes ont été baptisés « Kissinger cables » puisqu’il s’agit essentiellement de câbles envoyés ou reçus par le ministre américain des Affaires étrangères de l’époque, Henry Kissinger.

Ce n’est pas à proprement parler une fuite comme pour les messages mis en ligne en 2010 sur les guerres d’Irak ou d’Afghanistan. Tous ces documents sont en effet officiellement déjà déclassifiés par les archives nationales américaines. Mais ils étaient difficilement exploitables, car disponibles dans le désordre et sans qu’il soit possible d’effectuer une recherche avec des mots-clés. C’est désormais chose faite après le travail des équipes de Julian Assange.

La France souvent citée

La France est l’un des pays les plus scrutés par les diplomates américains. Outre des notes sur les caractères de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou François Mitterrand, un épisode marquant de la vie politique française des années 70 est abondamment commenté : la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre en août 1976.

Dès le 5 juin, l’ambassade prévient ainsi Washington que le couple Chirac a été invité à passer le week-end à Brégançon en compagnie du couple Giscard d’Estaing pour tenter de résoudre le « malaise » qui oppose les deux têtes de l’exécutif.

« Garantir le vote UDR »

Le 28 juillet, la rumeur veut que Jacques Chirac ait remis sa démission deux jours plus tôt (ce qui s’avérera exact par la suite, mais VGE demanda à son Premier ministre de patienter un mois, le temps des « vacances politiques »). L’ambassade, à qui une « source » a confirmé l’information, se livre alors à une analyse politique. Et elle reste sceptique sur un possible départ du patron de l’UDR (ndlr : ancêtre du RPR puis de l’UMP) de Matignon : « nous pensons que l’intérêt de Giscard (sic) est de le maintenir comme Premier ministre ».

L’auteur de la note met notamment en avant le rapport de force politique à l’Assemblée, où l’UDR est le premier parti de la majorité, devant les Républicains indépendants (ndlr : ancêtre de l’UDF) de VGE. « Giscard continue d’avoir besoin d’un Premier ministre qui garantit le vote de l’UDR, comme Chirac l’a fait sur les derniers gros dossiers importants ». Or, selon les diplomates américains, les personnalités citées pour lui succéder -Raymond Barre figure dans la liste- pourraient justement avoir du mal à maintenir la discipline dans les rangs de la majorité.

« Démission fracassante »

Une semaine plus tard, un nouveau câble résume la situation avant les « vacances politiques ». Là encore, l’ambassade reste dubitative sur les rumeurs de départ de Jacques Chirac. Cette fois, elle estime que « ce n’est probablement pas son intérêt politique de quitter Matignon pour se retrouver dans les limbes, attendant un désastre lors des législatives de 1978 ou de la prochaine présidentielle de 1981 ». « Ce n’est pas non plus le caractère de Chirac », assène l’ambassade, qui a auparavant souvent qualifié le Premier ministre d »animal politique » et de « bulldozer ».

Le 25 août, l’ambassade ne peut donc constater qu’elle s’était trompée. Mais elle relativise immédiatement les conséquences de la crise politique. « La démission fracassante de Chirac ne doit pas cacher le fait que Giscard est élu jusqu’en 1981 ».

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