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Le gouvernement français peut-il couper internet en cas de French Revolution ?

Le gouvernement français peut-il couper internet en cas de French Revolution ?

© Agoravox, le 19 Décembre 2012

En cas de forte crise sociale débouchant sur des débordements, le gouvernement a-t-il le droit et les moyens de couper Internet, purement et simplement pour éviter au peuple de s’organiser ?

Cette double question mérite de s’interroger un peu à la lumière des coupures qui ont affectées la Syrie (fin novembre 2012) ou bien encore l’Egypte (2011), l’Iran (2009) ou la Birmanie (2007).

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A chaque fois désormais, la même configuration se répète :

face à une agitation sociale vive et trop organisée, le gouvernement d’un état vacillant coupe les principaux systèmes de communication pour se donner du temps et reprendre du terrain sur son adversaire (son peuple…)

Scénario catastrophe impossible en France… A moins que…

Une coupure techniquement possible

Techniquement, le système des télécommunications (téléphonie, internet…) semble pouvoir être réduit à la portion congrue si le gouvernement français le désire. Difficile de dire qu’une coupure totale est possible mais une baisse de 90% du trafic (comme en Egypte, par exemple) est tout à fait envisageable.

Que le réseau fonctionne par le filaire, la fibre optique ou les ondes, il est contrôlable. La preuve ? Le 6 juillet 2012, les abonnés d’Orange ont la désagréable surprise de ne plus pouvoir se servir de leur téléphone (souvenez-vous !). Le PDG de France Télécom expliquera quelques jours plus tard qu’un problème logiciel avait affecté le coeur du réseau. Le marché d’internet (navigation web, courrier électronique, messagerie instantanée et réseaux sociaux) et de téléphonie mobile se réparti en France entre 4 gros fournisseurs : Orange (France Télécom), SFR (Vivendi), Bouygues Telecom (Bouygues) et Free. On sait que Free est dépendant d’Orange (ainsi que la plupart des petits opérateurs, pas du tout indépendants…) Il suffit donc de convaincre Orange, SFR et Bouygues simultanément pour connaitre un black-out total.

Du fait de l’implantation de France Telecom, cet opérateur peut même probablement à lui seul tout bloquer.

Une coupure sérieusement envisagée ?

Aux Etats-Unis, Barack Obama a signé un décret sur le contrôle d’Internet en cas de catastrophes naturelles. Au nom de la sécurité nationale, le gouvernement américain se donne les pleins pouvoirs sur le Web…

En Chine, la censure fait rage. Une des méthodes les plus classiques consiste à interdire certains mots sur les moteurs de recherches, qu’ils soient internationaux ou nationaux. La recherche du mot clef aboutie à une page d’erreur et la répétition de la même recherche bloque temporairement l’IP.

Nul doute que la Chine, au dispositif de contrôle très centralisé, a les moyens de couper complètement le net, si nécessaire…

En France, les choses sont moins tranchées. Échaudé par les controverses violentes suscitées par la loi Hadopi, aucun texte de loi et aucun politique ne réclame un tel pouvoir.

Une coupure pour quoi faire…

Le gouvernement français n’a pas le droit de couper internet. Mais, en cas de difficulté très fortes, hésiterait-il à le faire, sachant qu’il en a techniquement les moyens et qu’il peut toujours invoquer une panne ?

Si l’on reprend les grandes manifestations des dernières années, on s’aperçoit qu’elles se sont parfois essoufflées devant le travail d’usure du gouvernement. Si celui-ci s’aperçoit que cette tactique n’est pas possible (soit que le mouvement social est trop fort, soit trop durablement installé), une coupure des communications apparaît comme une arme redoutable. Même sans Machiavel aux manettes, qui peut vraiment penser que cette méthode serait obligatoirement écartée ?

Difficile de trouver la parade… La vigilance doit être entière, notamment dans la surveillance des rapports entre les grands groupes qui gèrent les communications et l’Etat. Les médias (ceux qui ne sont pas encore aux mains des grands groupes de télécommunications) sont les seuls à pouvoir faire ce travail.

Quoi qu’il en soit, les révolutionnaires de demain doivent savoir qu’ils sont à la merci d’un outil que l’on pourrait croire neutre… mais qui très clairement n’est pas dans leur camp.


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