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Comment l’influence des francs-maçons a permis l’abolition de l’esclavage

Comment l’influence des francs-maçons a permis l’abolition de l’esclavage

© Atlantico

Si l’ensemble de la communauté maçonnique s’est ralliée en 1848 à l’abolition de l’esclavage, Emmanuel Pierrat et Laurent Kupferman expliquent que c’est à des loges des Antilles que l’on doit l’impulsion d’une telle avancée. Extrait de « Ce que la France doit aux Francs-Maçons » (2/2). (…)

Or, Victor Schoelcher fut de ces francs-maçons militants qui voulaient mettre en adéquation avec la réalité des faits la devise – autant républicaine que maçonnique – « Liberté, Égalité, Fraternité ». Pourtant, si, en 1848, au moment de l’abolition définitive de l’esclavage en terre de France, l’ensemble de la communauté maçonnique s’était rallié, par conviction, à cette mesure humaniste, force – et sagesse – est de reconnaître que, pendant longtemps, la question de l’esclavage ne suscita aucune position officielle des loges – et pour cause : elles étaient traversées de courants pour le moins contradictoires.

Le xviiie siècle ne fut pas que le siècle des Lumières : c’est aussi à cette période que la traite des Noirs, destinée à alimenter les colonies en esclaves, connut un développement considérable.

C’est également le siècle où la franc-maçonnerie prit son essor. Et pas seulement dans la métropole : la première loge coloniale serait apparue en 1738 en Martinique. D’autres vont rapidement suivre un peu partout : en Guadeloupe – où la première loge, Sainte-Anne, se crée en 1745, dans la ville du même nom –, à l’île Bourbon (La Réunion), à Saint-Domingue (Haïti), etc. Leur succès rapide s’explique facilement, à une époque où le bouillonnement des idées entraîne, en métropole, l’éclosion de clubs, d’académies et de salons de toutes sortes. Comme il n’existe rien de tel dans ces îles lointaines, les loges servent autant de lieux de sociabilité que d’espaces de fraternité, où sont discutées les idées des Lumières. Mais attention : le recrutement sociologique de ces loges n’est guère le reflet des situations locales. Elles ne réunissent que les « grands Blancs » : riches planteurs et négociants, ou militaires gradés venus de la métropole, issus de la grande bourgeoisie ou de la noblesse. À l’inverse des loges de la métropole, qui s’ouvrent progressivement, dans le siècle, à la petite bourgeoisie, les loges coloniales demeurent fermées aux « petits Blancs » et n’admettent les Créoles qu’avec parcimonie. Quant aux mulâtres et aux Noirs, ils en sont totalement exclus.

Dans un contexte démographique qui leur est numériquement défavorable – à la fin de l’Ancien Régime, aux Antilles le rapport entre Blancs et Noirs est de un pour dix –, les « grands Blancs » cultivent l’entre-soi dans une atmosphère de complexe obsidional. L’obsession de garder ses distances avec les Noirs et les mulâtres est telle que, lorsqu’une loge veut en discréditer une autre, elle invoque bien souvent la mésalliance d’un ou plusieurs de ses membres avec des esclaves ou descendants d’esclaves. Bien peu, alors, songent à critiquer le fameux « Code noir », plusieurs fois remanié, dont la première promulgation date de 1685 et qui codifie le statut des esclaves, auxquels est déniée toute personnalité civile : l’esclave fait partie du patrimoine de son maître, qui peut le vendre à sa guise ou le transmettre à ses héritiers.

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