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Manly P. Hall : L’affaire des soucoupes volantes

L’affaire des soucoupes volantes

Source : ManlyPHall.org, traduction par Yohann un contributeur du site ! Merci à lui et à ses traductions bénévoles !

Ce qui suit est une perle historique rare. Très probablement la seule copie existante, il s’agit d’un ensemble de 12 pages dactylographiées d’une conférence donnée en 1950 par l’unique Manly Palmer Hall, Franc-Maçon du 33ème degré et auteur prolifique sur bien des sujets ésotériques comme la Magick [NDLR : discipline d’Aleister Crowley], l’alchimie, l’occultisme, les sociétés secrètes, les religions comparées etc. Bien que nous nous soyons attendus à l’émergence d’une perspective décidément moins prosaïque de la part de l’Esprit Magick et Maçonnique du « Manly One » [« le viril » NDLR, jeu de mots avec « Manly »], ce document est néanmoins d’une grande valeur historique et peut (ou pas) refléter soit les vues naïves, soit les dissimulations tactiques de sociétés/fraternités secrètes telles que le Scottish Rite, la Fraternité Sombre ou la Loge de Langley. – greylodge.org

L’AFFAIRE DE LA SOUCOUPE VOLANTE
Par Manly Palmer Hall (33é), 2 Juillet 1950.
Dactylographié par Virginia B. Pommeroy
241 Orizaba Avenue, Long Beach 3, Californie.

Ce matin, notre but est d’analyser certains aspects de l’esprit humain en connexion avec la mystérieuse affaire de soucoupes volantes. En premier lieu, j’aimerais faire un petit parallèle, quelque chose qui aidera simplement les gens à voir ce que nous rencontrons dans un sujet de ce type. Il y a déjà bien des années, un magicien de scène très célèbre du nom de Harry Keller a créé une illusion étrange, il a perfectionné sur scène l’illusion de la lévitation. Keller, qui était un habile représentant de l’art des tours de passe-passe, trouva une méthode par le biais de laquelle le corps humain pouvait être suspendu au milieu d’une scène bien éclairée sans aucun moyen de support. Il le faisait si bien qu’un comité, choisi honnêtement parmi le public pouvait parcourir la scène et même marcher en dessous du corps flottant. Bien sûr, à cette époque, la prestidigitation était une des principales formes de divertissement. C’est tombé en désuétude parce que les gens de notre génération se sentent plus insultés qu’amusés lorsqu’ils sont trompés de la sorte. Keller a donné son secret professionnel, le mystère de la femme flottante, à Howard Thurson, qui l’exposa au public durant sa vie. Pour donner une touche de glamour au spectacle, la scène était revêtue de splendeurs orientales, comme dans les Mille et Une Nuits, qui mettait à l’esprit du spectateur les merveilleuses histoires de magie venant de l’Est, tout ce qui contribuait à l’égarement de son jugement, ce qui était l’ingrédient nécessaire d’une telle distraction.

Après avoir regardé cette illusion un million de fois depuis le public, j’avais l’habitude d’écouter les explications qui étaient données. Ceux qui étaient présents, dans leur inconscient collectif, savaient que c’était un trucage d’une quelconque sorte. La majorité de ces publics l’assumait et n’était pas bien dérangée dans ses jugements même si ses yeux la trompaient, ce qui prouvait pour de bon qu’on ne peut pas croire tout ce que l’on voit. Il y avait cependant, dans ces groupes, plusieurs types de gens, et il y avait toujours ce groupe intéressé par le mysticisme oriental, et qui aurait remué ciel et terre pour défendre la croyance selon laquelle la fille avait réellement flotté, que c’était fait par une formule magique secrète tout droit sortie des Mille et Une Nuits. Rien n’aurait pu les convaincre du contraire.

Il y avait un autre groupe sémantiquement accrochés à l’idée que les magiciens et les miroirs étaient toujours associés. Quand tu ne sais pas comment c’est fait, c’est fait avec des miroirs. Donc cet autre groupe était très content de lui, heureux et sage, et savait déjà tout : c’était fait par des miroirs. Ayant décidé ça, ils avaient obtenu les honneurs adéquats à leurs propres yeux et à ceux de leurs associés et ils étaient prêts à profiter du spectacle. Il y avait un autre groupe à l’état d’esprit plus scientifique. Ce groupe se rassemblait dans un coin du hall et expliquait en détail la façon dont c’était fait avec des aimants. Les aimants, c’était le truc mystérieux avec lequel on pouvait tout faire. Ça n’est jamais passé à l’esprit de ces gens que l’avoir fait avec des aimants aurait été plus difficile que de faire vraiment léviter la jeune fille.

J’écoutais ces groupes en leur expliquant la merveille et c’était seulement en de rares occasions que quelqu’un suggérait quelque chose s’approchant de la réalité. En premier lieu, les faits étaient trop simples, et en second lieu, l’esprit avait été conditionné loin de la compréhension prosaïque du sujet. C’était amusant parce qu’il se trouvait que je savais comment c’était fait, ayant été présent en de nombreuses occasions lorsque le dispositif s’assemblait. Il ne se rendait pas compte avec quelle perfection, quelle simplicité et quelle entièreté l’esprit humain peut être égaré. Bien sûr, incidemment, on peut dire qu’il y avait la frange de cinglés qui avaient décidé que le public entier avait été hypnotisé. Mais la vraie réponse était bien plus simple, et on arrivait à la comprendre avec malice et intelligence.

Aussi, alors que j’étais plus jeune que je ne le suis, considérablement plus jeune, je vivais dans une petite ville où les cirques passaient. Un an avant ces appareils plus récents, comme la radio, mais pas avant la ligne partagée du téléphone qui était la grande méthode de communication au tournant du siècle, tout le monde écoutait tout le monde, et la plus grosse ornière dans le linoléum était située devant le téléphone. A l’une de ces occasions, une vieille lionne décrépite, galeuse, mourante a disparu d’une des cages. Les semaines suivantes, la lionne a été aperçue dans un rayon de plus de 800 km. Elle était vue partout, de trois à dix endroits en même temps. Elle a effrayé des douzaines de citoyens honnêtes et respectables, qui craignaient Dieu, tous des citoyens solides. Ensuite, la lionne a été retrouvée morte à 40 mètres de la tente de cirque. Elle avait marché tranquillement là-bas, puis était tombée morte. Pourtant, tout ceux qui ont rapporté l’avoir vue étaient honnêtes, des gens qui craignaient Dieu, ce qui nous amène à un simple fait qui a été étudié et analysé depuis des siècles, qui est l’aveuglement des masses. [NDLR : le nom original, « delusion », signifie tout autant la tromperie, le leurre]

Une fois qu’une histoire démarre, il est impossible de déterminer jusqu’où elle ira et combien de variations elle prendra avant que son voyage ne se termine. Comme toute intéressante bribe de commérages, ça se développe à la vitesse d’un avion à réaction et ça passe par d’innombrables transformations, et donc le récit final n’a que peu à voir avec l’histoire originale. Connaissant ces tendances de l’esprit humain, ces tendances qui sont présentes chez des gens parfaitement honnêtes et honorables, on se doit d’approcher ces histoires extraordinaires non pas dans l’effort de démontrer à quel point elles sont remarquables, mais de découvrir, si possible, quelque explication simple, naturelle, normale, et nous en tenir à cela jusqu’à ce que l’explication en elle-même ne tienne plus debout. Il y a toujours des niveaux d’explication qui vont du plus simple au plus complexe. Nous devons attentivement en épuiser le moindre niveau, en épuiser les probabilités les plus raisonnables avant de nous élever vers des niveaux d’avis moins courants.

Il n’y a pas si longtemps je parlais à un gentilhomme qui avait passé un bien mauvais moment, il avait failli tuer un ami lors d’une partie de chasse au cerf. Il m’a dit que le moment le plus heureux de sa vie fut celui où il le se rendit compte qu’il l’avait manqué. Mais il m’a dit que lorsqu’il visait, lorsqu’il tentait d’avoir celui qu’il croyait être le cerf, (qui bien sûr était caché dans les fourrés) qu’il aurait prêté serment sur n’importe quelle Bible et aurait juré devant Dieu qu’il avait vraiment cru voir le cerf. Il a vu du mouvement, il a vu du mouvement dans les sous-bois, les brindilles et les branches ont pris la forme exacte de bois de cerf, et il était très désireux de jurer qu’il avait vu le cerf.

Maintenant une telle visualisation par rapport à nos attentes n’est pas une expérience nouvelle, et après avoir fait circuler un certain nombre de rapports, nous devons reconnaître la probabilité de telles tromperies. Cependant nous devons garder à l’esprit que les éléments de ces leurres peuvent ne pas réfuter la structure tout entière, mais peuvent rendre compte de certaines difficultés qui arrivent plus tard. J’ai lu un article récemment sur les soucoupes volantes, dans lequel un chercheur dans le domaine essayait d’accorder toutes les différences entre les récits, et tentait de trouver une explication assez large pour inclure tous les détails des différentes et authentiques déclarations. Selon moi, c’était une erreur. Ces détails authentiques ne s’accorderont probablement jamais lorsque tous les faits seront connus. Il ne nous est pas nécessaire de vérifier les moindres détails du fil conducteur du rapport. C’est impossible. Ces fils narratifs peuvent être eux-mêmes si emmêlés, si exagérés, si hypertrophiés dans les adaptations, qu’ils brouillent plus qu’ils ne contribuent à un récit général des faits. Les faits prouveront probablement qu’une grosse majorité des rapports honnêtes était fausse et que beaucoup d’éléments très simples et concrets furent complètement négligés.

Je ne crois pas qu’il y ait une quelconque utilité à tenter de trouver de bonnes explications à l’existence de ces soucoupes volantes. Nous n’avions certes pas les rapports les plus récents, dont celui qui est apparu dans le dernier numéro du Reader’s Digest, et même avant ça, lorsque Mitchell mentionnait les soucoupes volantes dans sa colonne, en disant aux gens de ne pas s’inquiéter, que c’était un secret gouvernemental, même sans ces allégations qui n’ont jamais été débattues il y a encore assez de preuves que quelque chose, ou quelque s chose s, a/ont été vu(es). Ainsi nous pouvons supposer sans trop extrapoler que quelque chose qui n’a en général pas été considéré par le passé est en train de se produire, et que des vérités de bases se cachent derrière les histoires de soucoupes volantes, que ces vérités, comme la lévitation de la jeune fille, aient été très mal expliquées est aussi plutôt évident, dans la mesure où les explications qui ne peuvent tout concilier complètement ne peuvent être toutes justes. A l’inverse, on peut dire qu’elles ne peuvent pas être toutes fausses. Il peut être également possible, encore une fois que la vérité soit un peu différente de tous les rapports, car il est difficile de rédiger un rapport lorsque les faits nécessaires à cela ne sont pas disponibles.

Mais supposons pour le moment ce qu’à mon avis nous sommes autorisés à penser sans tenir trop compte de notre imagination, que quelque chose a été vu, que les divers rapports qui en parlent comme ces affaires dans lesquelles ils sont en commun accord puissent avoir une quelconque validité, nous sommes alors confrontés à la question de ce que nous avons vu. Pratiquement tous les récits rapportent que des choses différentes ont été vues. Naturellement, quelques unes de ces histoires, y compris le concombre volant, et le récit du grand vaisseau de l’espace qui a flotté pendant 15 minutes au-dessus de l’horizon et qui a parcouru de part en part les cieux visibles, peuvent être suspectées d’exagération. Ces choses deviennent de plus en plus grosses à mesure qu’on y pense, et comme la fameuse histoire de poisson, elles s’améliorent avec la narration et l’enthousiasme du narrateur.

Les diverses choses vues et décrites peuvent être classées dans différentes catégories ; une catégorie qui concerne la soucoupe volante ronde, presque ronde, oblongue, concave et convexe. Nous savons que de diverses tailles ont également été remarquées, certaines minimes, d’autre de proportion considérable. Puis quelque chose ressemblant à un propulseur par réaction, soit sans ailes, soit avec des extensions excessivement fines et pinniformes, mû par une formidable puissance originaire de ce qui semblait être des branchies situées sur les côtés, la structure entière ressemblant à peu près à un cigare a aussi été décrite par plusieurs personnes. Des lumières flottantes et détachées, apparemment sous contrôle, ont été également remarquées. On a fait mention de rayons, de faisceaux, de lumières dissociés, et d’autres phénomènes de ce genre, détachés de toute structure visible. Elles pourraient, théoriquement, représenter le déséquilibre dû à la pression de l’excitation d’avoir vu quelque chose, mais comme les récits s’accumulent et tombent naturellement en différentes catégories, elles valent la peine qu’on prête attention à elles à dans ces catégories.

Mais nous devons examiner le type de personne qui témoigne. Certains témoins sont plus qu’intègres, ils étaient spécialistes en bien des domaines, experts en physique aéronautique et des choses de ce genre. On doit aussi prendre en considération la pression d’une légende si énorme et la manière dont cette légende peut apporter avec elle une tendance envers la satisfaction de nos attentes. A peine on a commencé à faire des histoires de ces mystérieux missiles, ou peu importe ce qu’ils étaient, qu’on a commencé à avoir le même type de choses qu’on a eues avec l’histoire de la fille en lévitation. On a eu un grand nombre de formes d’hystérie, très bien authentifiées, très bien documentées. Bien sûr les millénaristes les ont écartées d’emblée. C’était une nouvelle indication de la fin du monde et de la Parousie. Je pense qu’on peut d’une certaine manière ne pas en tenir compte. Je ne pense pas que le prochain Avatar viendra en soucoupe volante. Malgré les crimes de l’humanité je répugne à croire que nous sommes susceptibles d’être rayés de la carte par la colère du Tout-Puissant, ou quoi que ce soit de cette nature. Ce n’est pas la colère du Tout-Puissant mais bien la stupidité humaine qui cause le plus de problèmes. Alors ceux qui ont utilisé les soucoupes volantes pour faire leurs « Repends-toi, la fin est proche ! » ont fait leur petit effet à l’époque et ont travaillé sur un niveau de pensée qui a été si tourmenté par le passé par de telles procédures qu’il en est devenu plutôt réceptif aux croyances les plus incroyables. Ce serait l’équivalent de relier le secret de la fille en lévitation aux Mille et Une Nuits, en faisant apparaître que ça pourrait être justifié par le magicien qui est un fakir d’Inde, ou je-ne-sais quelle explication tout aussi merveilleuse.

La question suivante qui se posa fut celle de la possibilité que les soi-disant soucoupes volantes aient été des armes guidées ou propulsées, et qu’elles étaient le résultat de recherches expérimentales en armement. J’imagine que si à un quelconque moment depuis que le remous à commencé M. Gallup [NDLR : célèbre sociologue américain] avait mené un sondage de l’opinion publique, il aurait trouvé que l’idée des armes expérimentales était partagée par la majorité des gens, à un degré tel que cette attitude plutôt neutre envers le sujet indiquerait que l’esprit des masses est plus calme et détendu que chaque élément individuel qui le compose. Si la soucoupe volante, le cigare flottant, le feu follet stratifié et en hauteur, si ces choses étaient des projets d’armement, alors naturellement il serait difficile pour le citoyen ordinaire de percer les remparts que le gouvernement a placés autour de pareilles recherches étant donné les tendances dominantes du monde.

Je me souviens très bien du remous à Santa-Fe et sa région durant le développement de la bombe atomique. Santa-Fe n’est qu’à courte distance de Los Alamos où une si grande partie de la recherche s’est passée. Bien sûr, le congrès aux discussions de café du Commerce s’est tenu dans le hall du Fonda Hotel à Santa-Fe. C’était là que les grands physiciens ont fricoté avec les agents espions de divers pays. C’était là que les détectives et les hommes des services secrets étaient tout le temps sur le dos les uns des autres. C’était aussi là que nous avons eu une fabrique de rumeurs abracadabrantesques. Tout le monde était sur le coup. Tout le monde avait un ami qui avait un ami qui était dans le secret des dieux. Les histoires, lorsque les faits devinrent connus, étaient toutes fausses, mais chacun d’elles était vaillamment défendue par un groupe de champions qui sont maintenant prêts à défendre quelque chose d’autre de tout aussi incertain.

Je me souviens d’un jour, lorsque j’étais là dans ce pays montagneux, quelque chose s’est passé qui est presque du ressort du ministère, projet soucoupes volantes. Au dehors d’un ranch ici ou qui faisait plusieurs milliers d’arpents, debout sur le flanc d’une colline, la vue qui portait sur 15, 30 ou 50 kilomètres, j’ai entendu un grondement extraordinaire. C’était bien plus fort et plus puissant que n’importe quel son de moteur d’avion ordinaire, même d’un avion de ligne. Soudain, sans crier gare, ce grondement a pris la forme d’une vibration précise, et quelque chose s’est déplacé à une vitesse incroyable, passant presque directement au-dessus du lieu où je me trouvais. La preuve que ça se déplaçait très près du sol, c’était que les pins à pignons pas plus haut qu’une trentaine de mètres était à moitié pliés en deux. Le truc est passé en une fraction de seconde, mais je n’ai absolument rien vu bien qu’il y eût une ample visibilité sur des kilomètres dans la direction où le son semblait disparaître progressivement. De quoi il s’agissait, je n’en ai pas la moindre idée, mais je suis pratiquement certain que ce n’était pas la Parousie. Ce qui m’est venu à l’esprit, c’était qu’il s’agissait d’un instrument propulsé par réaction d’une quelconque sorte, se déplaçant plus rapidement que la perception humaine ne pouvait le suivre, et pendant le temps où je m’apprètais à le chercher, il avait disparu. C’était très certainement l’explication. Il est aussi bien possible que le son de l’instrument, quel qu’il fusse, était tel qu’en fait il se déplaçait dans la direction opposée de celle dans laquelle il semblait voyager, et en regardant dans une direction j’ai échoué à le voir parce qu’il voyageait dans la direction opposée. De toutes façons, rien n’était visible, ça n’a laissé aucune trace d’un quelconque genre, ni fumée ni gaz, il y a eu un grondement incroyable à mesure que ça se déplaçait au-dessus du sol en pliant les arbres et ça avait disparu. Enfin, à cette époque, on n’était pas au courant ce qui se passait dans ces laboratoires de recherches, mais il apparaît quasiment certain que c’était un engin de grande puissance, probablement un un avion à réaction. Je n’en ai pas pensé plus et je n’ai rien dit à ce sujet jusqu’à ce que ça me revienne à l’esprit, en liaison avec le projet soucoupes volantes. Très certainement, ces choses possèdent une explication en les incroyables avancées qui ont été faites dans la recherche scientifique ces dernières années.

Étant donné le problème suivant, nous devons également garder à l’esprit la connexion entre le concept de soucoupe volante et la littérature de science-fiction, qui gagne rapidement en intensité, et qui attire de plus en plus chaque année l’attention de l’esprit du public. C’est comme relier l’histoire de la fille flottante aux Mahatmas de l’Inde. C’est une circonstance fortuite que la réalité et la fiction existe en même temps, ce qui pourrait rendrait enclines des milliers, voire des millions de personnes, d’élargir leur sens du possible et de créer la confusion lorsqu’il s’agit d’estimer les probabilités. Nous sommes devenus relativement coutumiers d’abstractions comme le voyage interplanétaire, nous sommes devenus coutumiers du destin fantastique de Buck Rogers ou Flash Gordon. Nous ne serions pas surpris de voir Superman flotter à notre fenêtre ; il pourrait y avoir un petit choc mais rien de sérieux. Nous sommes constamment conditionnés d’une part par la pression du concept de science-fiction, d’autre part par les discrètes mais importantes découvertes de nos grands géophysiciens et astrophysiciens, et personnes de ce calibre. Ces groupes semblent se fondre les uns dans les autres et se défendre mutuellement, mais cette défense tient plus de l’apparence que de la réalité.

Si nous allons au-delà de la seconde théorie de la possibilité d’armement international, à laquelle nous reviendrons plus tard, nous entrons dans la partie la plus délicieuse de tout le problème, à savoir celui de la communication interplanétaire. La conclusion inévitable et raisonnable tenue par certains comme étant démontrable et la seule explication adéquate est que les soucoupes volantes sont des vaisseaux spatiaux. Pour en revenir à notre illusion, il ne fait absolument aucun doute que la fille lévite à cause d’aimants. A l’évidence, il n’y a aucune autre explication que la théorie scientifique. A présent l’idée d’un vaisseau spatial est tentante pour nombre de gens, mais il a été de mon observation depuis deux ans et demi que je l’ai examinée que ça tente les mauvaises personnes ; c’est-à-dire que c’est attrayant pour un groupe de gens qui représentent un plan d’inquiétude, un groupe qui est toujours présent dans de tels problèmes et toujours prêt à en être concerné.

Une des parties intéressantes à été d’y faire entrer Charles Fort et quelques unes de ses opinions afin de prouver que de mystérieux visiteurs d’outre-atmosphère ont été enregistrés depuis plus de deux cents ans. Maintenant, si ça peut être prouvé, nous avons une nouvelle équation à considérer, mais avant de la considérer sérieusement rappelons-nous que les sciences aéronautiques d’il y a deux cents ans étaient non seulement inférieures à tout ce que nous avons aujourd’hui – en fait inconnues, excepté d’hommes comme Léonard [de Vinci] – mais l’approche général d’un quelconque phénomène était excessivement inappropriée. Nous avons, dans l’histoire de périodes remontant jusqu’au début des temps, des rapports de diverses choses. Considérons, par exemple, les rapports de comètes. Des livres scientifiques, et des livres d’intérêt pseudo-scientifique, des théories limites, incluent très souvent des tables de comètes, dans lesquelles la silhouette, la forme et l’apparence des comètes sont distinctement décrites. Certains montrent pas moins de vingt formes de comètes, chaque genre de la forme et la silhouette d’un quelconque objet familier, une comète de la forme exacte d’une épée avec la garde et la décoration, une comète de la forme exacte d’un serpent avec deux yeux et une langue fourchue, une comète de la forme exacte d’une couronne avec des bijoux l’entourant. On a prétendu avoir vu ces comètes, et on en a rapporté une de la forme d’une épée se balançant au-dessus de Jérusalem à l’époque de sa chute, et une similaire à Mexico à l’époque de Cortez.

Je pense maintenant que nous pouvons dire raisonnablement que dans l’expérience de l’astronomie ces deux cents dernières années, il n’y a eu aucune comète ressemblant exactement à des épées. Il n’y a aucune comète qu’on puisse voir se tordre au loin à travers les cieux comme des serpents, il n’y a aucune comète qui ne ressemble tellement à un objet physique que l’objet physique lui-même semble flotter là. Nous devons alors supposer un degré d’interprétation considérable. On peut aussi trouvé des récits très bien authentifiés de serpents marins, de monstres des lacs, et au cours des deux derniers siècles une belle collection de descriptions consciencieuses, justifiables et authentiques de sirènes. Elles ne sont pas dues au désir d’induire en erreur, mais on croit qu’un certain type de manchot fut pris par erreur, de loin, pour une sirène. C’est très probable, même si pour moi ils ressemblent plus à un marié durant une cérémonie de mariage, mais une douzaine de manchots debout sur un morceau de glace, à peine contenus dans le champ de vision d’un quelconque vieux loup des Sept Mers, ont soudainement développé des boucles blondes et ont commencé à jouer de la harpe en gesticulant frénétiquement. Ce ne sont pas des fabrications intentionnelles, elles sont le résultat de l’esprit humain cherchant ce à quoi il s’attend, et prenant une forme et des costumes vagues et incertains dans ces attentes.

Le problème de la navigation spatiale autour de cette planète en est un qui tient pour l’instant du domaine de la vague probabilité, rien n’est impossible. Nous devrions être assez sages pour nous rendre compte de ça, et assez modestes pour reconnaître que d’autres planètes pourraient posséder des arts et des sciences très développés, bien au-delà de nos propres réalisations. En même temps nous avons d’incroyables facteurs temporels. Nous devons commencer à penser à l’Homme ou à la créature qui a construit des machines capables d’aller à la vitesse de la lumière. Nous devons penser à l’énergie cosmique déjà contrôlée afin de servir de carburant. Nous devons de plus penser que la production de vaisseaux spatiaux sur d’autres planètes, ou d’autres soleils, ou sur d’autres planètes tournant autour d’autres soleils, présenteraient d’innombrables difficultés. On a d’incroyables difficultés, difficultés quant à savoir si d’autres créatures pourraient ne serait-ce qu’exister dans l’atmosphère de la Terre, ce qui les obligerait à être protégés par un genre d’appareil spécial. Nous avons déjà adopté de manière si complète le concept de voyage sur la lune que les deux ou trois premiers voyages sont déjà vendus et il ne se passera pas longtemps avec qu’ils ne subdivisent avec de légers frais additionnels des devantures en face de la Terre.

Il y a environ trois, quatre ou cinq ans les gens croyaient si certainement que la Lémurie perdue s’approchait des côtes de Californie qu’ils ont même acheté des terres qui ne se sont pas encore montrées. Il y a toujours quelqu’un prêt à croire n’importe quoi, mais on devrait tenir l’idée du vaisseau spatial comme solution au présent dilemme seulement en dernier recours, me semble-t-il, une fois toutes les autres explications écartées. Cela implique tellement que cela nous en est est impondérable, une explication trop grosse pour ce que nous voyons et ce que nous avons vu. Cela fait beaucoup de roches sur l’anguille, et cela nous plonge dans un formidable égarement que nous devrions examiner attentivement. Le concept, en fait, à ce que nous en sachions, a atterri dans l’esprit du public comme la vérole sur le bas-clergé. Il serait impossible de supposer que nous aurions le sens actuel de la complaisance sur le sujet si nous avions vraiment cru que ces vaisseaux pilotés par des créatures intelligentes capables de les construire étaient en train de s’approcher, naviguant de ci de là, en bonne formation militaire, pas tout à fait seuls, mais en groupe et en paquets, sans une réaction précise du seul groupe qui aurait pu estimer ce que cela signifiait, à savoir le corps scientifique.


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