Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Bientôt des pubs sur télé géante dans la rue ?

Bientôt des pubs sur télé géante dans la rue ?

Depuis le 1er juillet 2012, les panneaux publicitaires numériques, capables d’afficher photos et vidéos, sont autorisés dans les rues. Jusque là circonscrites essentiellement au métro parisien, ces pubs animées captent, bien mieux qu’une banale image fixe, l’attention des passants et des automobilistes distraits.

De quoi irriter fortement les associations anti-pub. D’autant que le nouveau règlement est la mise en musique d’un des points de la loi “Grenelle 2? de l’environnement et que le décret devait, au départ, encadrer et limiter la publicité. Mais sous la pression des industriels de la pub, il fait presque le contraire. Retour sur un intense lobbying, que nous révèle une source ayant travaillé au ministère de l’Ecologie pendant ces négociations serrées.

Quel usager du métro parisien ne s’est pas senti happé par les publicités vidéo qu’il croise au détour d’un couloir ? Si l’on parvient, tant bien que mal, à ignorer les publicités étalées sur les affiches, il est bien plus difficile de ne pas porter les yeux sur ces vidéos. Et pour cause, comme l’expliquent plusieurs chercheurs en sciences cognitives dans cette tribune très anti-pub récemment publiée sur Lemonde.fr :

“Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l’attention de l’individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s’accompagne d’une augmentation du niveau d’alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message”.

Et pourtant.

A partir du 1er juillet, date d’application du décret relatif à la publicité extérieure, ces vidéos pourront se trouver aussi… partout dans la rue. Et leur taille pourra être conséquente : jusqu’à 8 m² de superficie, et même 50m² autour des aéroports, comme le précise le décret, qui met en oeuvre la loi votée le 12 juillet 2010, dans le cadre du “Grenelle2? de l’environnement.

Pourquoi un texte si favorable aux entreprises de publicité? Comme le révélait le Canard enchaîné dans un article du 1er juin 2011, l’entreprise JCDecaux aurait pratiqué un intense lobbying auprès du ministère.

JC Decaux ? L’entreprise fondée par le Français Jean-Claude Decaux, qui, dans les années 1970, eut le premier l’idée de proposer gratuitement aux villes des abribus… qu’il pourrait couvrir de publicités. Et l’entreprise est bien décidée à ne pas lâcher ce marché, juteux étant donné le nombre d’annonceurs désireux d’être vus un peu partout dans les villes.

“Les gens de Decaux ont littéralement tenu notre stylo pour écrire le décret. Dès qu’un truc ne leur plaisait pas, ils nous faisaient réécrire”, assurait une source ministérielle au Canard. Jean-Claude Decaux, le fondateur de l’entreprise, est un “éminent membre de la bande du Fouquet’s”, souligne au passage l’hebdo satirique.

En 2011, le ministère ne confirmait pas l’accusation, mais reconnaissait “être sous pression, «sur tous les sujets»”.

Comment JCDecaux a-t-il opéré son lobbying? Contactée par @si, la même source, qui travaillait au ministère de l’Ecologie à l’époque de l’élaboration du décret, raconte. En mars 2011, alors qu’est publiée la première mouture du texte, destinée à une consultation publique, le chef de cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet aurait convoqué l’équipe en charge du dossier. Et leur aurait assuré que “Decaux a appelé le président de la République.”

Le chef de cabinet aurait alors repris point par point chacun des éléments du décret, en demandant : “Est-ce que ça impacte directement Decaux?” Comme JCDecaux est le leader du marché en France, de fait, la plupart des éléments le concernaient. “De mars 2011 à décembre 2011, on a réécrit entièrement le décret”, raconte notre source. Des échanges de mails, des coups de fils réguliers auraient eu lieu entre le ministère de l’Ecologie et le service juridique de JCDecaux, mais aussi l’UPE (Union de la publicité extérieure, qui rassemble plusieurs afficheurs et vendeurs d’espace publicitaires, dont Clear Channel ou CBS Outdoor, et bien sûr JCDecaux).

Lire l’article complet sur Arrêt sur images (avec abonnement)


Laissez un commentaire