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Christianisme Mystique, Partie 2

Christianisme Mystique, Partie 2, par Manly Palmer Hall

Source : Manly P Hall.org

(Extrait des « Enseignements Secrets de tous les Ages », 1928)

traduit par Yohann, Voir la première partie Christianisme Mystique par MPH

Dans l’Evangile Grec de Nicodème, il est dit que lorsque Jésus fut amené à Ponce Pilate, le sommet des étendards portés par les soldats romains s’inclinèrent en son honneur malgré tous les efforts faits par les soldats afin d’empêcher ceci. Dans les Lettres de Pilate, il est aussi déclaré que César, furieux contre Pilate pour avoir exécuté un homme juste, ordonna sa décapitation. Priant pour le pardon, Pilate fut visité par un ange du Seigneur qui lui promit que toute la chrétienté se souviendra de son nom et qu’au moment où le Christ viendra pour la seconde fois pour juger Son peuple, il se présentera devant Lui comme Son témoin.

Les histoires comme la précédente représentent les incrustations qui se sont attachées au corps du Christianisme au cours des siècles. L’esprit populaire lui-même a été le gardien et le perpétuateur auto-proclamé de ces légendes, s’opposant farouchement à chaque effort pour se défaire de la foi en ces accumulations qu’on peut légitimement remettre en question. Alors que la tradition populaire contient souvent certaines parts de vérité à sa base, ces vérités sont souvent déformées au-delà de toute proportion. Ainsi, alors que les généralités de l’histoire peuvent être fondamentalement vraies, les détails sont désespérément erronés. De la beauté comme de la vérité, on peut dire que c’est sans ornement qu’elles sont les mieux parées. A travers le brouillard des récits fantastiques qui occulte le véritable fondement de la foi chrétienne, une grande et noble doctrine communiquée au monde par une âme grande et noble est à peine visible pour les quelques uns. Joseph et Marie, deux âmes pieuses et sacrées, consacrées au service de Dieu et rêvant de la venue du Messie pour servir Israël, qui obéissaient aux injonctions du grand prêtre des Esséniens à propos de la préparation d’un corps pour la venue d’une grande âme. Ainsi naquit Jésus de l’immaculée conception. Par immaculée, on entend « propre » plutôt que « surnaturelle ».

Jésus fut élevé et éduqué par les Esséniens et par la suite initié aux plus profonds de leurs mystères. Comme tous les grands initiés, il doit voyager vers l’Est, et les années de sa vie qui furent tues il les passa sans doute à se familiariser avec les enseignements secrets destinés à être plus tard communiqués au monde par Lui. Après avoir accompli les pratiques ascétiques de son ordre, il parvint au Baptême. S’étant Lui-même réuni avec Sa propre source spirituelle, Il marcha ensuite au nom de l’Unique qui avait été crucifié avant même que les mondes n’existent et il rassembla autour de lui des disciples et des apôtres. Il les a instruit de cet enseignement secret venant des doctrines d’Israël qui a été perdu – en partie, du moins . Son destin est inconnu, mais il a probablement souffert la persécution qui était celle de beaucoup de ceux qui cherchent à reconstruire les systèmes philosophiques, éthiques ou religieux de leur temps.

Aux masses Jésus parlait en paraboles. A ses disciples, il parlait aussi en paraboles, même si elles étaient d’une nature plus élevée et philosophique. Voltaire disait que Platon aurait dû être canonisé par l’Eglise, car pour avoir été le premier défenseur des arcanes Christiques, il a plus contribué à ses doctrines fondamentales qu’aucun autre individu. Jésus a révélé à ses disciples que le monde inférieur est sous le contrôle d’un grand être spirituel qui l’a façonné selon la volonté de l’Eternel. L’esprit de ce grand ange était à la fois l’esprit du monde et l’esprit terrestre. Afin que les hommes ne meurent pas de mondanité, l’Eternel a envoyé le plus vieille et la plus importante de Ses puissances – l’Esprit Divin. Cet Esprit Divin s’est offert en sacrifice vivant et fut brisé puis mangé par le monde. Ayant donné son esprit et son corps lors d’un souper sacré et secret aux douze manières des créatures rationnelles, cet Esprit Divin devint un élément de chaque être vivant. Par ce biais, l’Homme fut rendu capable d’utiliser ce pouvoir comme un pont entre ce qu’il doit passer et d’atteindre l’immortalité. Celui qui a élevé son âme à cet Esprit Divin et L’a servi était vertueux et, ayant atteint la vertu, libéra cet Esprit Divin qui, sur ce, retourna dans la gloire à Sa propre source divine. Et parce qu’Il leur a apporté ce savoir, les disciples se sont dits : « Il est Lui-même son Esprit personnifié ! »

LE CYCLE ARTHURIEN ET LA LEGENDE DU SAINT-GRAAL

Selon la légende, le corps du Christ fut donné à la garde de deux hommes, de qui les Evangiles font seulement une brève allusion. Il s’agissait de Nicodème et de Joseph d’Arimatie, deux hommes pieux, qui, bien qu’ils ne fussent pas cités parmi les disciples ou les apôtres du Christ, furent choisis parmi tous les hommes pour être les gardiens de Ses saintes reliques. Joseph d’Arimatie était l’un des Frères initiés (« Bethren ») est est appelé par A.E. Waite « le premier évêque de la chrétienté », dans sa « Nouvelle Encyclopédie de la Franc-maçonnerie ». Tout comme le pouvoir temporel du Saint-Siège fut institué par Saint-Pierre, le corps spirituel de la foi fut confié à « l’Eglise Secrète du Saint-Graal » à travers la succession apostolique de Joseph d’Arimatie, à la garde duquel furent confiés les symboles éternels de l’engagement – comme la coupe qui saigne perpétuellement et la lance sanglante [Le Graal et la Lance de Longinus, NDLR].

Obéissant probablement aux instructions de Saint-Philippe, Joseph d’Arimatie, portant les reliques sacrées, atteignit la Grande-Bretagne après avoir passé beaucoup d’épreuves variées. Ici, un terrain lui fut alloué afin qu’il y érige une église, et de cette manière fut fondée l’abbaye de Glastonburry. Joseph planta son bâton en terre et il prit racine, devenant un buisson d’épine miraculeux qui fleurissaient deux fois par an, et qui est maintenant connu comme l’aubépine de Glastonburry. La fin de vie de Joseph d’Arimatie est inconnue. Certains croient qu’il fut traduit [élevé à un point d’existence supérieure, au paradis NDLR], comme Hénoch ; d’autres, qu’il fut enterré sous l’abbaye de Glastonburry. Des essais successifs furent tentés afin de trouver le Saint-Graal, et beaucoup croient qu’il fut caché dans une crypte sous l’ancienne abbaye. Le calice de Glastonburry récemment découvert, qui est considéré comme le Sangréal original par les pieux ne peut guère être vu de matière si authentique par l’enquêteur critique. Au-delà de son intérêt inhérent à sa nature de relique, comme la calice d’Antioche, cela ne prouve en fait rien lorsqu’on se rend compte que l’on en savait un peu plus sur les arcanes chrétiennes il y a dix-huit siècles que l’on peut en découvrir aujourd’hui.

L’origine du mythe du Graal, tout comme celle de tout autre chose qui suscite beaucoup d’émotion, est curieusement difficile à trouver. Un fondement suffisamment solide peut se trouver dans le folklore des îles britanniques, qui fait de nombreuses mentions à des chaudrons magiques, des bouilloires, des coupes, et des cornes pour boire. Les premières légendes du Graal décrivent la coupe comme une véritable corne d’abondance. Son contenu était inépuisable et ceux qui la servaient ne souffraient ni de faim ni de soif. On raconte que peu importe qu’un homme même terriblement malade trouve la coupe, il ne pourra pas mourir s’il la contemple environ 8 jours. Certaines autorités en la matière croient que le Saint Graal n’est que la perpétuation des vases sacrés utilisées dans les rites d’Adonis et d’Atys. Une coupe de communion ou un calice était utilisé dans plusieurs arcanes antiques, et le dieu Bacchus est souvent symbolisé sous les traits d’un vase, d’une coupe ou d’une urne. Dans le culte de la Nature, le Graal qui ne se tarit jamais représente l’abondance de la récolte par laquelle la vie de l’homme est maintenue ; comme la cruche sans fond de Mercure, c’est l’inépuisable fontaine des ressources naturelles. De cette évidence il serait en effet erroné d’attribuer une origine purement chrétienne au symbole du Graal.

Un personnage étrange et mystérieux apparaît dans le cycle arthurien – Merlin, le magicien. Dans une des légendes qui le concernent, il est dit que lorsque Jésus fut envoyé afin de libérer le monde de l’étreinte du mal, l’Adversaire [Satan, ndlr, même signification] a décidé d’envoyer un Antéchrist pour défaire Son œuvre. Le Diable a donc, sous la forme d’un horrible dragon, projeté son ombre sur une jeune femme qui avait pris refuge dans un sanctuaire pour échapper au diable qui avait décimé toute sa famille. Lorsque Merlin, son enfant, partageait les caractéristiques de son père démoniaque et de sa mère humaine. Merlin, cependant, ne servit pas les pouvoirs des ténèbres mais, s’étant converti à la vraie lumière, il ne lui resta que deux des pouvoirs surnaturels hérités de son père : le don de prophétie et l’accomplissement de miracles. L’histoire du père démoniaque de Merlin doit vraiment être considérée comme une allusion allégorique au fait qu’il était « le fils philosophique » du serpent ou du dragon, un titre attribué aux initiés des Arcanes, qui reconnaissaient ainsi la Nature comme leur mère mortelle et la sagesse sous la forme du serpent (ou du dragon) comme leur Père immortel. La confusion du serpent et du dragon avec les forces est une conséquence inévitable de la mauvaise interprétation des premiers chapitres de la Genèse.

Alors qu’Arthur n’était qu’un jeune enfant il fut confié à la garde de Merlin, le Mage, et dans sa jeunesse Merlin lui enseigna la doctrine secrète et il fut aussi probablement initié aux plus profonds secrets de la magie naturelle. Avec l’aide de Merlin, Arthur devint le général chef de la Grande-Bretagne, un degré de dignité qui a été confondu avec le titre de roi. Après qu’Arthur eût retiré de l’enclume l’épée de Branstock et qu’il fut ainsi établi son droit divin de diriger, Merlin l’a plus tard aidé à mettre en sécurité de la Dame du Lac l’épée sacrée Excalibur. Après l’institution de la Table Ronde, ayant rempli son devoir, Merlin a disparu, et selon un récit, s’est évaporé dans l’air où il existe encore en tant qu’ombre qui communique avec les mortels ; d’autres disent qu’il s’est retiré de lui-même dans un grand coffre en pierre qu’il a verrouillé de l’intérieur.

Il est assez certain que certaines légendes concernant Charlemagne ont été par la suite confondues avec celles d’Arthur, qui est plus célèbre pour avoir fondé l’Ordre de la Table Ronde à Winchester. On ne peut avoir d’informations fiables à propos des rites initiatiques et des cérémonies de la « Table Ronde ». Si on en croit une histoire, la table était dotée de pouvoirs d’extension et de contraction pour que 15 ou 1500 puissent s’y asseoir en fonction des besoins. Les récits les plus communs fixent le nombre de chevaliers qui pouvaient s’asseoir en même temps à la Table Ronde à 12 ou 24. Le douze représente les douze signes du zodiaque ou les apôtres de Jésus. Le nom des chevaliers et leurs armes étaient gravées sur leurs chaises. Lorsqu’on en montre 24 assis autour de la table, chacun des douze signes du zodiaque est divisé en deux parties – une partie lumineuse et une partie sombre – afin de représenter les phases nocturnes et diurnes de chaque signe. Comme chaque signe du zodiaque est ascendant deux heures par jour, les 24 chevaliers représentent donc les heures, les 24 anciens devant le trône dans la Révélation, et 24 déités perses qui représentent les esprits des divisions du jour. Au centre de la table, il y avait la rose symbolique de la passion de Notre Seigneur Jésus Christ, le symbole de la résurrection, car Il s’est levé [en anglais « rose », du verbe « rise », il peut donc y avoir un lien NDLR] des morts. Il y avait aussi un mystérieux siège vide appelé le siège périlleux, sur lequel personne ne devait s’asseoir à moins d’avoir réussi la quête du Graal.

En la personne d’Arthur on doit voir une nouvelle sorte d’un mythe cosmique très récurrent. Le prince de Bretagne est le soleil, les douze chevaliers sont le zodiaque, et son épée lumineuse peut être le rayon de Soleil avec lequel il combat et vainct les dragons des ténèbres, ou cela peut représenter l’axe de la Terre. La Table Ronde d’Arthur est l’univers, le siège périlleux le trône de l’homme parfait. Dans un sens terrestre, Arthur était le Grand Maître d’une fraternité secrète christo-maçonnique de philosophes mystiques qui se nommaient eux-mêmes « chevaliers ». Arthur reçu le titre élevé de Grand Maître de ces Chevaliers car il a fidèlement réussi à retirer l’épée de l’enclume faite des métaux de base. Comme cela arrive invariablement, l’Arthur historique a bientôt été confondu avec les allégories et les mythes de son ordre, jusqu’à présent les deux sont inséparables. Après la mort d’Arthur au champ de Kamblan ses Arcanes céssèrent d’exister, et ésotériquement il a été porté au loin sur une barge noire, tel que le décrit si magnifiquement Tennyson dans sa « Morte d’Arthur ». Son épée Excalibur a également été jetée dans les eaux de l’éternité – et tout cela est un portrait saisissant du déclin de la nuit cosmique à la fin du Jour de la Manifestation Universelle. Le corps de l’Arthur historique fut probablement enterré à l’Abbaye de Glastonburry, un bâtiment intimement relié à la fois aux rites mystiques du Graal et du Cycle Arthurien.

Les Rosicruciens médiévaux étaient sans aucun doute en possession du réel secret du Cycle Arthurien et de la légende du Graal, beaucoup de leur symbolisme ayant été absorbé dans cet ordre. Bien qu’elle soit la plus évidente de toutes les clés pour comprendre les arcanes chrétiennes, la légende du Graal a reçu la considération la plus minime.


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