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Une gouvernance mondiale

Une gouvernance mondiale

© L’Expansion, via Fortune Desouche

Par Franck Dedieu

Un conseil de gouvernement supranational exerce un contrôle démocratique sur l’économie, contrant la toute-puissance des marchés.

En théorie

Dans son Projet de paix perpétuelle, rédigé en 1795, le philosophe Emmanuel Kant imagine un Parlement mondial, seul capable, selon lui, de contrarier la nature belliqueuse et impériale des grandes nations. Aujourd’hui, d’autres intellectuels comme Edgar Morin, Dieter Heinrich et Jacques Attali poursuivent ce même rêve prométhéen pour se prémunir, non contre la tentation hégémonique des nations, mais contre la toute-puissance des marchés. Les multinationales et leurs lobbys procèdent à l’échelle planétaire, les politiques doivent donc dépasser le carcan national pour se mettre au même niveau et placer ainsi les intérêts privés sous contrôle démocratique. C’est la seule solution pour agir efficacement contre le chantage à l’emploi, la spéculation, les paradis fiscaux et les trafics en tout genre, qui, eux, se jouent allégrement des frontières.

En pratique

Jacques Attali, auteur de Demain, qui gouvernera le monde ? Fayard, 2011 Une gouvernance mondiale. L’essayiste propose de fusionner le G20 avec le Conseil de sécurité des Nations unies pour former un « conseil de gouvernement », assisté d’un administrateur général délégué élu au suffrage universel planétaire.

Les expériences d’organisations gouvernementales multilatérales ne manquent pas : ONU, OMC, FMI, OIT, Unesco, BRI. Tout le monde connaît les sigles, mais leur action reste limitée et cantonnée à des directives techniques (commerce, économie, social…). Le G20, lui, a une vocation plus généraliste, mais l’exigence d’unanimité oblige ce cénacle de superpuissances à se contenter du plus grand dénominateur commun. A l’image de l’encadrement du bonus des traders, simple écume spéculative du tsunami financier.

Les critiques

La technocratie au pouvoir ! Un gouvernement mondial ferait nécessairement la part belle aux spécialistes en tout genre. Les problématiques supranationales comme le réchauffement climatique ou la régulation financière requièrent une grande technicité et une expertise qui échapperaient aux élus.

Bienvenue chez Kafka ? A défaut de supprimer les échelons locaux et nationaux, le gouvernement mondial constituerait un empilement administratif de plus.

Et la souveraineté des nations ? Difficile de troquer sa carte d’identité nationale pour un passeport de « citoyen du monde ».


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