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2 A / Le Zodiaque & La Grande Année Platonicienne

2 A / Le Zodiaque & La Grande Année Platonicienne

Cet article fait parti de la série sur l’Astrothéologie, par Manly Palmer Hall

Première partie sur le Zodiaque et la Grande Année Platonicienne

Maintenant dans le signe du zodiaque, par exemple le Bélier [Aries] qui dans notre zodiaque annulaire est un mois, le soleil reste dans le signe approximativement 30 jours. Ce signe devient maintenant un grand cycle de 2160 ans où le soleil nait dans le signe du Bélier. Après ça il sort du Bélier et pour 2160 ans il nait dans le signe des Poissons, puis il passe cela et pour 2160 ans il nait dans le signe du Verseau. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il fasse un tour complet, par le mouvement de la précession, autour du cycle platonicien.

L’homme prit cette mensuration et il donna à la longueur de temps dans laquelle le soleil nait annuellement dans un signe, il donna à cela le nom d’Âge. De nos jours nous pensons à un âge comme n’importe quelle longueur de temps au delà de vingt ans mais les anciens étaient plus particuliers. Nous nous référons donc à ces cycles en tant qu’Âges. L’Âge des Poissons, l’Âge du Bélier ou l’Âge Aryen, l’Âge du Verseau, l’Âge du Taureau; toutes ces différentes périodes devinrent des Âges. Puis il commença à étudier, et il commença également à observer qu’il y avait des divisions possibles au sein des 30 degrés d’un signe, ou dans le cas présent les 2160 ans dans lequel le soleil, par la précession, était né dans un signe.

Les anciens divisèrent ces signes en moitié, de quinze degrés chacune, ils les divisèrent aussi en tiers de dix degrés chacun et ils les divisèrent aussi en six divisions de cinq degrés chacune, et finalement en degrés singuliers. Et dans le système astrologique Hindou ils brisèrent le degré en minutes et secondes, formant à partir de toutes ces combinaisons une horloge extrêmement complexe, et ils décidèrent pour leur propre satisfaction que les grands cycles d’évènements mondiaux soient mis en parallèle dans l’histoire, au moment où le soleil, par précession, passe à travers certaines divisions d’un signe dirigé par un certain signe lui-même. Un degré dans un modèle plus large de degrés.

Du concept général de ces choses est venue la pratique ou l’habitude des anciennes nations de vénérer leurs déités sous les formes dans lesquelles le soleil était né. Revenons un petit peu en arrière et allons à la période où l’équinoxe du printemps avait lieu dans le signe du Taureau, le Bœuf Céleste. Ce symbole était étroitement associé à la religion de l’homme, car c’était le corps dans lequel l’avatâra eut lieu ou l’incarnation du grand être solaire. La lumière de l’univers était libérée de ce segment du ciel. Et cette lumière était qualifiée par cette grande horloge astronomique, mathématique et psychologique, dans laquelle se déroulait l’ensemble de ces événements.

A l’époque quand tout cela était naturel et avait lieu, nous trouvons la naissance de religions qui avaient une affinité particulière avec la vénération du Taureau, nous savons que les Égyptiens disaient que leur dieu Osiris a été apporté de l’Inde en Égypte sous la forme du Taureau Apis. Nous savons que les Égyptiens momifiaient les taureaux sacrés. Qu’il était un symbole particulier d’autorité divine. Et presque toujours dans leur art le taureau était représenté avec un disque solaire entre ses cornes. Virgile dit que le Taureau ouvre l’œuf de l’année avec ses cornes au moment où l’équinoxe avait lieu dans le signe du Taureau. Nous savons aussi que dans l’ancien testament il y a l’adoration du veau d’or, la décoration de l’autel du tabernacle avec des cornes de béliers et de taureaux. Nous savons aussi que dans les mystères de Mithra le Taureau était sacrifié, et Mithra le dieu solaire était représenté entrain de tuer le Taureau. Une de ces gravures a été laissée par une des légions romaines en Angleterre. Et la ville d’Oxford (Ox = Boeuf en anglais) est nommée d’après la gravure mithraïque du Taureau qui fut trouvée là-bas. Tout cela remonte très loin.

Nous savons aussi que dans les rites nordiques les dieux primordiaux furent libérés de la Terre par la Vache Matriarcale. Nous trouvons Hathor la déesse Égyptienne avec les cornes de vache. Nous savons que Nandi le taureau est la monture du dieu Shiva, particulièrement à son levé, car en Inde la Trimoûrti Brahma / Vishnou / Shiva représente le soleil à l’aube, le soleil au zénith, et le soleil au couché. Et Parvati la femme de Shiva représente les montagnes de l’Ouest, et Shiva le soleil. Voyons Parvati, l’épouse — la femme de Shiva était la fille d’Himavat, le roi des montagnes de l’Himalaya. Et Shiva lui fit la cour tous les jours, et il traversa le ciel monté sur son charmant taureau pour rendre visite à la maison de sa bien aimée qui est le couché du soleil. Et quand il était uni et marié avec Parvati, la déesse des montagnes du couché de soleil, l’enfant né de leur union était appelé Dourgâ ou la Nuit. Donc l’union du soleil et du couché entraina la nuit. C’est une observation astronomique plutôt simple mais elle devient très intéressante spécialement quand elle est bien dramatisée dans l’art Indien.

Donc le signe du Taureau nous donne quelque chose d’autre. Nous savons que Chérubin avec une épée flamboyante était placé aux portes de l’Eden [… Fin de la première cassette. Il manque une grosse portion, et comme vous allez le constater la deuxième partie démarre sur quelque chose de totalement différent. Pour vous aider voilà les 4 signes : Luc et le Taureau, Marc et le Lion, Jean et le Scorpion (représenté sous la forme transfigurée de l’aigle/phoenix), et Matthieu et le Verseau] […] le lion de Saint Marc, voila un de vos quatre signes. Les quatre évangiles ont ces quatre créatures des signes du zodiaque que leurs sont assignés. Ainsi ces symboles continuèrent, et nous ne les trouvons pas seulement dans les temps anciens mais aussi dans l’histoire religieuse plus récente.

Maintenant après un certain temps, 2160 ans pour être exact, la précession des équinoxes se retire jusqu’à ce qu’elle rejoigne le dernier degré du signe du Bélier et trouvons le commencement d’une nouvelle religion, un nouveau concept de religion. Et il est intéressant que tout cela se soit produit environ 1700 ou 1800 ans avant le début de l’ère chrétienne, car c’était à cette période d’après la vieille tradition que les grands mystères des Grecs à Éleusis ont été mis au monde. Cette date est peut être traditionnelle, peut être astronomique, mais le fait est qu’elle sert le but symbolique. Car à cette période il est dit qu’au moment de l’équinoxe de printemps, toujours un moment de la plus haute importance pour les anciennes fêtes, le Hiérophante du rite d’Éleusis sortit de la galerie du temple, tenant dans une main le bâton de berger et dans le creux de son bras gauche un agneau nouveau-né. Et il leva le bâton de berger et souleva l’agneau pour l’admiration du peuple, et 1800 ans avant le début de l’ère chrétienne il cria d’une voix très forte: Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde.

Cet agneau est très intéressant, c’est l’agneau pascal, c’est aussi l’agneau associé aux rites de Jupiter-Ammon, le dieu coiffé de cornes de béliers des vieux Latins, Grecs et Égyptiens. C’était aussi les cornes de bélier sur le front de la couronne du nord et du sud des anciens Égyptiens. C’était le bouc-émissaire d’Israël, et ici aussi nous avons l’offrande de l’agneau en tant qu’offrande au Seigneur dans le sacrifice d’Isaac. Nous avons aussi plein de références au sang de l’agneau, de la purification par l’agneau, le cœur de l’agneau, l’Agnus Dei. Et nous trouvons les rites et les rituels de l’agneau et son symbolisme, Jason et la toison d’or, car la toison d’or était le symbole du rideau des mystères. Et c’était la laine qui était tirée sur les yeux du profane. Le symbole du secret. Le symbole du ritualisme, la quête de la toison d’or était la quête de l’homme pour la vérité. Nous avons les tabliers maçonniques fais avec de la peau d’agneau par la maçonnerie opérative au moyen âge. Il y a beaucoup de symboles en rapport avec le mystère de l’agneau.

Puis vint le temps où de nouveau l’équinoxe poursuivit son grand mouvement de précession et le soleil au grand moment de l’équinoxe, passa du premier degré du signe du Bélier au dernier degré du signe des Poissons. Et quand cela arriva le soleil entra dans le signe gouverné par deux petits poissons. Et ici nous arrivons aussi à un des points les plus importants dans le système astronomique des religions, qui est que le signe des Poissons est le dernier signe du zodiaque. Le signe du Bélier est le premier. Maintenant quelqu’un va demander pourquoi ? Comment allez-vous diviser un cercle en premier et dernier. Par quelle manière étrange l’homme arriva t-il à la conclusion que le Bélier était le premier signe ?

La réponse se trouve dans les recherches védiques de l’Inde, dans lesquelles il est dit que le début d’un autre grand Âge qui dure bien plus longtemps que l’année platonicienne, le début d’un très grand cycle de 4,320,000 ans. Que le premier point original du grand cycle du temps est établit par la conjonction des cinq planètes et des deux luminaires dans un seul signe. Cela arrive uniquement une fois dans un vaste cycle de calcul mathématique. Et la dernière fois que les sept se rencontrèrent était dans le signe du Bélier, par lequel un autre grand cycle de calcul fut établit.

Puis ensuite ils se sépareraient et bougeraient à travers différentes orbites et périodes dans tous les différents morceaux des cieux formant d’innombrables combinaisons d’eux-mêmes, et ils se rencontreront inévitablement à nouveau. Et la prochaine fois qu’ils se rencontreront, ils se rencontreront dans le même élément moins un signe. En d’autre mot, l’élément du Bélier est le feu, mais ils ne se rencontreront pas dans le Lion qui est le prochain signe du feu mais dans le Sagittaire. Donc le prochain grand cycle commencera par la combinaison des cinq planètes et deux luminaires dans le Sagittaire et cela mesurera un autre grand cycle de développement mondial.

Les Yugas nous viennent de ce grand cycle, les quatre grands Âges connus en tant que l’âge d’or, d’argent, de bronze, et de fer des anciens. Toutes ces choses sont des phénomènes mathématiques astronomiques. Mais au moment présent nous dirons que le signe du Bélier est le début et que le signe des Poissons est la fin du zodiaque. Ainsi ces deux-là se réunissent pour former un symbolisme intéressant.

Jean de Patmos décrit les mystères qui étaient célébrés là-bas, le rite Phrygien causa le grand être des mystères Phrygiens à dire Je suis l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier, le début et la fin. Et tout cela est aussi très intéressant à cause de deux symboles particulièrement associés au Christianisme. Le premier est le poisson, le premier symbole des chrétiens était un poisson, et à Rome ils se reconnaissaient les uns les autres en dessinant la forme d’un poisson sur du sable, le mot poisson était un acrostiche pour celui du Christ. Saint Augustin a dit que le Christ est un poisson frit par les péchés des hommes.

Nous trouvons le Christ appelant ses apôtres et disant, Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Le miracle des poissons, la pêche miraculeuse des poissons, le miracle de la pièce dans la bouche du poisson, et plein d’autres miracles en rapport avec l’Histoire. Et Jésus en parlant partit en bateau sur la mer de Galilée, le symbole marin du poisson est très intéressant. Une des anciennes déités surgit des eaux en tant que Dagon ou l’Homme Poisson. Et le mitre des évêques de l’Eglise Catholique est une tête de poisson. Ces choses sont importantes car ici nous voyons une transition se dérouler, et de cette transition de signes, l’élévation d’une foi. Une foi qui a comme symboles principaux les deux principes ou idées, l’agneau de dieu et les pêcheurs d’hommes. L’anneau du pêcheur est l’anneau du pape, le symbole de la papauté est le grand pêcheur nommé par Pierre qui a été cité il n’y a pas si longtemps dans un livre qui s’appelle The Big Fishermen (le Grand Pêcheur). Il était le pêcheur d’hommes et c’était le symbolisme.

Maintenant si vous regardez dans votre zodiaque, vous verrez que directement en face du signe des Poissons se trouve son opposé, chaque signe a son opposé et il y a douze signes. Et le signe opposé des Poissons est le signe de la Vierge. Et l’assomption de la Vierge, la fête de l’assomption de la Vierge a lieu quand le soleil, le symbole du principe de la vie, est dans le signe de la Vierge. C’est une autre analogie intéressante à nouveau. La Vierge dans les temps anciens était Cérès ou Coré, la mère qui était toujours vierge car elle produit virginalement (l’Immaculée Conception) la nourriture, la terre, les graines, les fleurs, les arbres tout était né d’elle, mais elle était toujours la mère des mystères, la vierge éternelle. Elle était Isis, l’être mystérieuse dont les hommes ne peuvent soulever le voile. Dans l’ancienne astronomie, ce symbole portait dans ses mains soit un grain/gerbe de blé comme le faisait Coré ou parfois le pain de la Pâque, ou le pain azyme.

Jésus, le soleil entrant le symbole de l’équinoxe sous le signe du poisson accomplit le miracle de nourrir les foules avec deux poissons et cinq pains, et il ne resta que douze paniers de déchets. A nouveau le cercle du zodiaque. Plus tard quand vint le temps au maître de préparer la Pâque il envoya un disciple en ville et lui dit, tu verras un homme porter une cruche d’eau sur ses épaules, suis cet homme dans sa maison et va dans la chambre supérieure et dis que votre maître souhaite célébrer la Pâque. Qui est l’homme avec la cruche d’eau sur ses épaules ? Il est l’ancienne déité Égyptienne Khnoum (Chnuphis), le maître de l’eau, et il est aussi le Verseau, celui qui porte la cruche. Toujours représenté dans le système du zodiaque par un homme portant une cruche d’eau sur ses épaules. Il portait cette cruche d’eau bien avant le début de l’ère chrétienne.

Donc le soleil se déplaçant, avance dans le nouvel âge, l’âge qui viendra pour à nouveau célébrer la Pâque dans le signe du Verseau. Bien sur le signe ou le rituel de la Pâque (Pass over) est le passage du soleil dans le ciel (passing over of the sun) au moment de l’équinoxe. Tous ces rituels ont été très méticuleusement calculés pour correspondre aux exigences astronomiques. Comme les épopées et l’âge d’or et toutes ces choses, il y a des calculs à faire pour n’importe lesquels de ces symboles.

Une des grandes questions qui a peut être surgi dans nos études, a été de déterminer si possible le début de l’âge des Poissons (Piscean Age). Bien sur c’est d’une grande ingéniosité de dire qu’il commença avec le début de l’ère chrétienne. Mais en Inde et dans d’autres pays un point est démontré dont certains astrologues et astronomes occidentaux seront en désaccord, à savoir qu’au moment présent l’équinoxe a approximativement lieu dans le huitième degré du signe des Poissons, elle n’a pas encore bougée dans ce nouvel âge. Si les calculs des Indiens et des vieux Babyloniens & Chaldéens sont corrects, par une très étrange circonstance qui est presque trop remarquable pour être une coïncidence, l’équinoxe aurait du rentrer dans le signe des Poissons en l’an 325 après JC. Et c’était l’année de l’établissement de l’Église Chrétienne par le conseil de Nicée.

Elle a été inventé à un moment où la plus lourde influence était projetée sur la qualité du Lion, qui aussi correspondait exactement. Et à partir de ce démarrage vous calculez chaque étape de la précession des équinoxes de ce moment là jusqu’à nos jours, vous trouverez des choses très remarquables si vous brisez l’année comme les anciens le faisaient. Si vous prenez cette période, l’âge des Poissons, et quel est cet Âge ? Maintenant retournez aux tables de Sargon roi de Babylone, dans lesquelles les premières dénominations des signes des planètes sont données. Il n’y a eu aucun changement dans la lecture de ces symboles pendant près de 4000 ans. Nous découvrons que le signe des poissons était représenté à cette période et l’est toujours en astrologie comme un signe d’eau, le signe du châtiment, le signe du déluge, le signe de l’obscuration, le signe de l’accomplissement karmique, le signe de la fin d’une vieille voie, la fin des modèles.

Dans le grand cycle solaire en Chine, le déluge qui finit le monde est toujours associé au signe des poissons. Et la réorganisation ou reconstruction du nouveau monde suit naturellement, mais dans cette diffusion de constellation si nous l’observons de près il y a une étrange relation psychologique entre les mots clés du signe des Poissons et l’étrange état de notre monde, depuis que cet étrange évènement des équinoxes a eu lieu. L’obscuration, la dissimulation, et en même temps l’étrange spiritualité qui est associée à ce signe. Le mysticisme, une faim et un désir internes profonds, l’Âge du Ministère, l’Âge de la lutte et des conflits, de la souffrance et des problèmes. La liquidation, le remboursement de toutes les dettes, l’achèvement de travaux incomplets, et selon plein d’exemples c’est typique de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Maintenant disons que nous avons environ 2160 ans avec lesquels travailler dés le début de ce cycle. Et si nous assumons pendant un moment qu’il pourrait coïncider avec le conseil de Nicée, qui était la création officielle de l’Église. Nous savons que du conseil jusqu’à nos jours l’intégration de l’Église eu lieu et elle devint une religion. Avant cela c’était un groupe de communautés éparpillées sans organisation ni chef. Si nous ajoutons une moitié de la période de ce cycle, nous divisons cette grande période de 2160 ans en deux pour diviser l’Âge en une moitié positive et négative, où tombe la ligne du milieu ? Elle tombe approximativement en 1400, en fait elle tombe plus près que ça, elle tombe presque exactement sur la même date utilisée pour la Renaissance, le grand changement dans notre monde, le début du monde moderne tel que nous le connaissons. Le passage du pôle négatif du signe au pôle positif.

Nous décomposons le signe étape par étape et nous découvrons partout que ces cycles majeurs frappèrent exactement les dates proéminentes de la croissance culturelle, morale et spirituelle des gens. Et il semble être très probable que c’était la base, l’étude de la grande année platonicienne, était la base des prédictions à longues portées dans le futur d’hommes comme Nostradamus, qui n’auraient jamais pu le faire avec les méthodes ordinaires que nous connaissons mais uniquement par le grand mouvement de la précession.

A partir de tout cela nous arrivons à plein d’autres symboles, et je pense qu’il y en a un qui est suffisamment fascinant pour y réfléchir un peu. Durant cette période que nous appelons le monde médiéval vivait un vieux et charmant gentilhomme connu sous le nom de Bède le Vénérable. Il est appelé Vénérable car il était sur le chemin de la canonisation mais n’alla jamais plus loin que les premières étapes par lesquelles il devint Vénérable, comme l’un des termes qui précédèrent la canonisation complète. Bède le Vénérable était une âme très pieuse et il avait un grand chagrin dans son cœur, quelque chose qu’il ne pouvait à peine supporter qui était de contempler le mouvement d’un ciel Païen sur une terre Chrétienne.

Là étaient toutes les constellations, là se trouvaient les argonautes navigant, ici était Cetus la grande Baleine, il y avait tous ces symboles, Hercules et Pégase et toutes ces choses, toutes survolant un parfait commonwealth chrétien. Tout cela ne semblait pas juste. Alors Bède le Vénérable décida de christianiser le ciel. Et il l’a fait. Et nous avons dans la bibliothèque deux chartes astronomiques originales magnifiques très larges imprimées au moyen Âge en couleur montrant l’univers Chrétien. Il l’a fait très simplement, il prit les constellations variées et les transforma, Le cratère ou le vase des Grecs devint le Saint Graal, les douze signes du zodiaque devinrent les douze disciples, rien ne pourrait être plus simple. Cetus le grand poisson, le Léviathan devint la baleine de Jonas. Et les argonautes continuèrent de naviguer en tant que l’arche de Noé. Tous ces symboles allaient très bien ensemble. Et ces résultats étaient un grand succès.

Mais soudainement tout le monde s’arrêta dans sa course. Quelqu’un a laissé le chat sortir du sac. Actuellement le symbolisme prouve l’origine commune des deux groupes. Actuellement ces symboles qui furent placés à la place des anciens étaient les équivalents dans une nouvelle foi avec les mêmes principes identiques. Donc tout le monde devait oublier à propos de ça, jusqu’à ce que vienne la première révolution qui avait une idée très différente, et la situation tomba maintenant aux mains des scientifiques qui attendent une nouvelle révolution et voudront probablement changer tout cela car ils ne supportent pas les superstitions de n’importe quel groupe. Donc de nos jours vous ne parlez pas de signes mais vous parlez de plein de degrés et de la bonne hypothèse, c’est si peu personnel et tellement scientifique mais ça revient au même endroit. Aussi l’astrologie donne la voie à une nouvelle science qui sera appelée cosmographie ou quelque chose de la sorte dans laquelle ils feront quelque chose qui n’a jamais été vu auparavant, ils vont considérer la possibilité que les cieux influencent la Terre. Ils le feront avec un nouveau nom, et la bonne personne le découvrira ce qui est très important de nos jours.

Mais ce concept de l’univers montre et nous dit beaucoup des vieilles manières et des vieux concepts et rites. Dans les temps anciens, le rituel d’initiation dans les temples suivait toujours d’une certaine manière mystérieuse ce modèle astronomique. Par exemple Apulée dans les Métamorphoses décrit son initiation dans les mystères aussi loin qu’il peut aller, puis il dit pour préserver son serment il doit se taire. Mais il explique qu’à un degré appartenant au rite, le candidat est enveloppé d’un manteau bleu couvert d’étoiles et de constellations, pour indiquer qu’il s’élève vers la partie supérieure de l’univers. Apulée nous dit aussi que dans un des degrés des mystères il contempla un soleil entrain de briller sous ses pieds à minuit, ce qui est un point très intéressant, tout cela ressemble beaucoup à quelqu’un qui connaissait un peu les théories astronomiques car théoriquement à minuit c’est l’endroit approximatif où vous pouvez vous attendre à le trouver.

Il décrit aussi les rituels et il suit de très près la description donnée par Porphyre dans son Antre des Nymphes, qui est une interprétation d’une section de l’Odyssée d’Homère. Il décrit la caverne d’initiation dans laquelle vous descendez sous terre et arrivez dans une pièce dont le plafond est fait pour représenter le ciel. Il y a deux entrées, une de chaque côté et vous descendez un ensemble de marches, puis marchez sur un terrain d’entente et montez un autre ensemble de marches. Et le point d’entrée de ce monde souterrain est appelé Cancer, et la sortie est appelée Capricorne, et les aventures, errances et terribles expériences du candidat recherchant l’initiation représentent le mouvement du soleil dans les signes du Lion, de la Vierge, de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire.

Maintenant si vous pouvez imaginer mettre le Cancer à une entrée et le Capricorne à une autre, et vous descendez maintenant au point entre les deux, vous découvrirez que vous avez basculé votre globe céleste et désormais votre point du bas est représenté par le signe de la Balance. Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne et vous sortez. Donc la Balance est placée au centre vers le bas, le signe de la Balance est comme son nom l’indique une balance. Ici l’Âme qui descend dans le monde souterrain arrive au tribunal d’Osiris où sa conscience est pesée sur la balance.

Les anciens n’avaient qu’un zodiaque de dix signes à un moment il y a bien longtemps. Ils n’avaient aucun signe de la Balance, et le Scorpion et la Vierge étaient un seul signe, ce qui est toujours indiqué par la forme générale des deux signes à part que dans l’un la fin de la figure en forme de M pointe vers le bas et l’autre pointe vers le haut. Maintenant à l’époque de la soi disant chute de l’homme, on croyait que les signes furent divisés et la Balance fut intégrée entre eux, il y a une très vieille doctrine à propos de ça, augmentant le nombre de signes à douze.

Le signe de la Balance placé au tribunal des vérités jumelles dans le Temple d’Amenhotep, est au bas de ce modèle en forme de V de la descente de l’homme vers le jugement ou la génération. Ce jugement ou test dans les mystères suit de très près le cycle entier des temps anciens et de l’ancien rituel d’initiation.

Il y a maintenant aussi une histoire très intéressante en rapport avec l’embryon humain. Car quand l’embryon est torsadé vers l’intérieur pour former son équivalent d’un cercle, l’embryon qui a à ses débuts un appendice caudal ayant l’air une queue, ressemblant beaucoup à un polygone très développé, si cette structure est tordue en une forme circulaire, occupe trois quarts d’un cercle. En d’autres termes elle prend neuf douzièmes d’un cercle. Mais il y a trois signes ou trois morceaux du cercle qui ne sont pas touchés, la tête et la queue de la figure ne se rencontrent pas.

Donc tout cela se produit pour nous dans le symbolisme de l’ancien testament par l’histoire de la roue qui se casse (poulie brisée aussi). Et cette roue brisée ou la roue aux neufs rayons sur douze, est aussi un symbole astronomique qui joua un rôle considérable dans la pensée humaine car les neuf douzièmes représentent les neuf mois de gestation ou la période durant laquelle l’enfant est en formation. Les trois signes manquants ou les rayons brisés de la roue, les jantes manquantes de la roue, accomplissent les rites des mystères Eleusiniens. Car les mystères Eleusiniens étaient donnés en deux sections, les neuf petits et les trois grands rites.

Les neuf petits rites étant les rites symboliques de la génération et les trois grands rites de la régénération. Ainsi par neuf mois et trois degrés l’homme devient parfait. C’est un symbolisme très curieux mais il peut devenir très intéressant si nous savons comment l’étudier. En d’autres mots, l’individu afin de passer sa seconde naissance doit aller dans l’utérus des mystères pour compléter le cercle dans lequel neuf morceaux seulement sont donnés par la génération. Les Chinois étant conscients de cela déclarèrent qu’un enfant avait un an trois mois après sa naissance. Ils célébraient son premier anniversaire trois mois après sa naissance.

Tout cela fait parti d’une curieuse doctrine, mais elle pointe vers les trois mois d’hiver ou de chute amenant à la mort finale, c’est en lien avec l’aveuglement de Samson, la coupure des rayons du dieu solaire, c’est aussi en rapport; Tel que Léonard De Vinci le démontre dans son calcul astronomique du dernier repas de Jésus, car la peinture est un travail remarquablement astucieux. Et chacun des apôtres, chaque position et regroupement, vous constaterez que les apôtres sont placés par groupe de trois exactement comme les signes, et le signe du Scorpion est assigné à Juda.

Maintenant pourquoi le signe du Scorpion devrait être assigné à Juda ? En orient il y a quelque chose de très spécial en rapport avec le scorpion, premièrement il attaque avec sa queue il est donc celui qui attaque par derrière [backbiter]. La deuxième chose c’est que la marque laissée ressemble à une toute petite paire de lèvres humaines. Le baiser de la mort. Le baiser de la trahison. C’était donc le signe utilisé pour indiquer le destructeur, Typhon, qui est aussi responsable pour la destruction du bon dieu Osiris. Le signe du Scorpion cependant, dans les anciens rituels, avait trois significations. Trois créatures ont été utilisées à travers les Âges. Et selon celle qui est sélectionnée, vous obtenez quelques concepts de sa véritable importance. Le scorpion est l’un des signes, le deuxième signe associé avec est le serpent, le troisième signe est le phœnix.

Le scorpion, le serpent et le phœnix étaient attribués à ce signe du zodiaque. Et les mystères rosicruciens du vieux mysticisme européen accordaient toujours leurs rites supérieurs quand le soleil était dans un certain degré du Scorpion. Donc Scorpion était le symbole de la mort et de la renaissance. Du mal et de la rédemption. Et par dessus tout c’était la transcendance de la nature inférieure de l’homme. C’était le symbole de l’initiation des rites secrets qui symbolise la mort. C’était la mort du vieux et la naissance dans le nouveau. C’est la mort amenant toujours vers la libération.

Et nous trouvons tout au long de cet ancien symbolisme que ces analogies sont attentivement préservées, même dans les mystères alchimiques. Et dans les combinaisons et structures de la pierre alchimique du philosophe, il y a ce que nous appelons l’horoscope de la pierre, en d’autres mots il y a un symbole de l’univers représenté comme un schéma particulier de planètes et dans cet arrangement de planètes la formule de la pierre philosophale, de l’élixir de vie et de la transmutation des métaux est dite avoir été dissimulée. Et la mystérieuse crypte à sept côtés de Christian Rosencreutz a été formée pour symboliser le système solaire, dans lequel le corps de l’ancien adepte était placé au centre.

Tous ces symboles particuliers laissent des traces dans les Âges et nous rappellent les nombreuses formes d’endettement que nous avons envers les symboles planétaires. Les maçons de Dionysos [Dionysian Artificers] les grands bâtisseurs Grecs de cathédrales, d’églises et aussi les bâtisseurs des théâtres de Dionysos. Plus tard ils devinrent les grands bâtisseurs Lombard d’Europe, les bâtisseurs du monde médiéval et de la Renaissance, presque toutes les structures qu’ils ont construites étaient mathématiquement calculées d’après une constellation. Cesarino dans son édition de Vitruvius, le grand maître architectural, montre comment les modèles architecturaux étaient basés sur les grands schémas des constellations et que les temples des dieux étaient bâtis d’après les étoiles des constellations dans lesquelles ces dieux furent intronisés. Un système très élaboré et complexe d’architecture naquirent donc de la même considération.

Nous nous rappelons aussi de Gaffarel l’astronome et astrologue du Cardinal Richelieu, démontrant comment l’écriture sur le mur du paradis décrite dans l’ancien testament est actuellement une étude de groupes stellaires, dans laquelle les constellations d’étoiles forment les consonnes de l’alphabet hébreu et les planètes les traversant forment les voyelles. Et le mouvement perpétuel des consonnes et des voyelles produisent l’écriture sur le mur du ciel, que les anciens prophètes pouvaient lire.

Il existe beaucoup de références à ces choses, et graduellement émergea un concept de mouvement sidéral de notre examen de la croissance humaine et de la connexion de ces deux-là ensemble, en un concept scientifique très compliqué. Les détails de celui-ci ont évolués pendant si longtemps et avec une telle finesse, qu’il nous est presque impossible d’épuiser les travaux de recherche qui sont arrivés jusqu’à nous. Malheureusement bien sur, ils ont été très largement mutilés, mais il nous en reste suffisamment pour nous donner une énorme quantité d’orientation, si nous souhaitons actuellement avoir cette orientation.

Il y a autre chose sortant de cette étude, les plus vieilles constellations circulant autour du zodiaque et qui on été trouvées à Dendérah en Egypte, et qui sont maintenant à la Bibliothèque Nationale de Paris, sur une magnifique tablette de grès contenant l’étude du monde des cieux tels qu’ils étaient connus à cette période. Plein de personnages et de symboles sont inclus dans ce zodiaque que nous ne reconnaissons plus et n’avons plus les moyens pour les comprendre totalement. Mais nous avons certains points qui sont très intéressants. Les Égyptiens se référèrent à ce que nous appelons la Grande Ourse en tant que La Charrue. Et bien sur le Boeuf Céleste était celui qui tirait la Charrue.

Cette charrue tournait autour de la grande étoile polaire, et nous avons désormais leur connaissance qui correspond assez bien avec celles de l’Inde et de la Chine en rapport avec l’axe de ce grand système. D’après les Égyptiens et plein d’autres anciens, la Terre avait plus de deux mouvements. Flammarion nous dit qu’elle en a onze. Et je pense que les anciens étaient très proches de cela. Ils reconnaissaient particulièrement une oscillation des pôles par laquelle elle semblait hypothétiquement pointer à différents moments les différentes étoiles, ou les étoiles proches, de la Petite Ourse. Ainsi en Inde les anciens appelèrent cette constellation le Rishi ou les Grands Sages, qui s’incarnèrent a différents moments pour devenir souverains de la Terre. Et de ces sages, peut-être celui que nous connaissons le mieux est Vyasa le grand Sage du Mahâbhârata.

Les Egyptiens suivant beaucoup les anciens et suivant certaines pratiques toujours d’actualité dans différentes circonstances, étaient concernés par le mystère du point nordique des cieux. Ils n’ont jamais été capable d’observer le soleil allant au nord, c’est à dire occuper tout le temps le segment nordique du ciel, il s’en approchait ou s’en éloignait mais jamais il ne faisait au nord ce qu’il faisait au sud aussi loin que leur conscience visuelle était concernée.

Donc l’hémisphère nord, dans les rituels Égyptiens aussi, était représenté par la direction de l’obscurité. Dans les anciens temples il y avait une porte à l’Est, à l’Ouest, au Sud mais aucune porte au Nord. A la suite de cela il a été maintenu que les gens croyaient, que ce que les Grecs appelaient les Hyperboréens ou la région ou la zone au nord des Vents (Hyper Boreas), que de cette région vint seulement des géants de neige et de glace, et des monstres. Les Égyptiens cependant ne le voyaient pas de cette manière, ils avaient une perception astronomique très intéressante. Des mesures ont été prises pour étudier le glyphe utilisé en Egypte pour le symbole des grands dieux, particulièrement la demeure des grands dieux. C’est presque toujours ce qui apparait être un Taureau inversé ou la moitié d’un cercle tourné sur une ligne droite, en d’autre mot le [inaudible] forme la moitié d’un cercle.

C’est une bosse, une montagne ou un lieu haut placé, et à travers cela passe une ligne, presque comme un bâton vertical mais elle est souvent verticale et au bout de ce bâton il y a le symbole d’un petit drapeau, comme une petite bannière. Le signe d’une déité était toujours un bâton avec un drapeau, probablement parce que durant ces jours les grands et honorables individus étaient accompagnés par des porteurs d’appareils, des symboles héraldiques comme ceux des chevaliers du Moyen Âge. Mais la chose qui a toujours impressionné les étudiants en Égyptologie est la raison pourquoi la demeure des grands dieux, cette bannière coupe cette montagne ou ce mont sur un angle. Donc un des jeunes Égyptologues, peut être Lepsius, commença à étudier l’inclinaison de ce drapeau et il examina un grand nombre d’exemples sur de grands monuments. Et bien sur vous ne pouvez pas être certain avec des documents écris à la hâte par des scribes relativement pauvres, mais dans les grandes gravures, dans les grands textes des sarcophages il étudia ces choses et il trouva que c’était toujours pareil. Et donc il le mesura un peu plus et découvrit que ça coïncidait exactement avec notre inclinaison de l’axe terrestre.

Cette Montagne et ce Drapeau représentent le Pôle Nord, qui était la demeure des dieux, les grands dieux, qui vivaient dans le silence. Et en Egypte il n’y avait aucun symbole, aucun emblème et aucune figure pour les grands dieux. Tous les dieux connus, les dieux des provinces, les dieux créateurs, les cosmocrators, [40.15]


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