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Le monde des sociétés secrètes: des druides à al-Qaida

Le monde des sociétés secrètes: des druides à al-Qaida

Quelques passages d’un livre, Le monde des sociétés secrètes: des druides à al-Qaida par John Lawrence Reynolds, et que je ne recommande pas mais comme c’est en rapport avec les thèmes qui nous intéressent,

[p. 68] (…) Les colons américains fondent une loge en 1733 à Boston, dans le Massachusetts. Les effectifs de cette première loge américaine croissent spectaculairement et, au moment de la Révolution américaine, on dénombre plus de cent loges sur le territoire. D’ailleurs les membres de la loge maçonnique St. Andrew donnent effectivement le coup d’envoi de la révolution avec le Boston Tea Party, lorsqu’ils se costument en Amérindiens mohawks et répandent le thé britannique dans le port pour protester contre une taxe inique. Comme ceux d’Angleterre, les francs-maçons américains sont les hommes les plus puissants, doués et ambitieux de leur société; on ne se surprend donc pas que cinquante et un signataires de la déclaration d’Indépendance se soient prétendument eux-mêmes déclarés maçons. Parce qu’ils ont compté dans leurs rangs tant de rebelles influents activement engagés, il est raisonnable d’affirmer que, plus que tout autre groupe particulier, les francs-maçons ont été les instigateurs de la révolution. La liste comprend des éminences grises comme George Washington, Benjamin Franklin, John Adams, Patrick Henry, John Hancock, Paul Revere, John Paul Jones, Ethan Allen, Alexander Hamilton et, au déplaisir ultérieur de ses frères maçons américains, Benedict Arnold. Une fois l’Indépendance réalisée, les francs-maçons rompent tout lien avec la Grande-Bretagne et créent une grande loge exclusivement américaine en 1777.

Plus que ceux de tout autre pays, les francs-maçons des États-Unis consolident leur organisation, raffinent leurs méthodes et étendent leur influence au-delà des murs de la loge. Leur expansion et leur prestige, sans oublier leur insistance sur les rituels et le secret, font qu’on s’interroge sur leurs véritables motifs, une situation que favorisaient dés le départ les usages et méthodes maçonniques; plus s’épaissit le mystère entourant l’ordre, plus ses membres sont perçus comme des hommes puissants engagés dans de ténébreuses entreprises. La décision est prise de ne pas atténuer cette perception, mais de la renforcer de toutes les manières possibles. On choisit par exemple d’implanter le Conseil suprême de la franc-maçonnerie de rite écossais à Charleston, en CAroline du Nord, parce que la ville se trouve sur le 33è parallèle, pour faire écho aux trente-trois grades de l’ordre maçonnique.

Aux yeux des profanes, ce genre d’effort conscient pour créer l’inscrutabilité s’avère soit rigolo soit menaçant et, au fil des ans, se multiplient les assertions incongrues sur les objectifs réels des francs-maçons. On leur attribue quelques agissements et exploits assez étonnants, dont les suivants.

Les Francs-Maçons sont de connivence avec les Illuminati. Comme les poupées russes, les socétés secrètes ont la réputation de s’emboîter les unes dans les autres, et les grands groupes d’abriter, par d’antiques alliances, des groupes plus petits et plus sélectifs. Parmi les élecubrations les plus persistantes des mordus de la conspiration et des antimaçons en général, mentionnons l’allégation voulant que les loges franc-maçonniques abriteraient secrètement des membres des Illuminati.

Du point de vue de ces alarmistes, les Illuminati sont les gens qui manipulent des marionnettistes qui se croient eux-mêmes entrain de manipuler des marionnettes. Ombres parmi les ombres, les membres des Illuminati rôderaient en coulisses chez les maçons et d’autres groupes, dont le prieuré de Sion, les adeptes de la kabbale, les rosicruciens et, dans un véritable test des antipodes théologiques, les sages de Sion.

Créés en 1776 par Adam Weishaupt, un docte jésuite bavarois dépeint comme « un rat de bibliothèque peu pragmatique et sans l’expérience nécessaire du monde », les Illuminati de Bavière voient le jour comme une société secrète dont les objectifs réels sont révélés à ses membres seulement après qu’ils sont parvenus au degré « sacerdotal » d’éveil et de compréhension. Ceux qui survivent au processus de sélection et de préparation de Weishaupt apprennent graduellement qu’ils sont les rouages d’une machine politique/philosophique régulée par la raison, extrême prolongement de la devise du fondateur inspirée par sa formation jésuite: « la raison avant la passion ». Grâce aux Illuminati, les gens seraient libérés de leurs préjugés et deviendraient à la fois adultes et vertueux, se déferaient des entraves religieuses et politiques qui sont l’Église et l’État.

La concrétisation de cette utopie ne se fera toutefois pas sans peine. Les membres des Illuminati doivent observer tous ceux avec qui ils entretiennent des relations en société, recueillir de l’information sur chaque individu et remettre des rapports scellés à leurs supérieurs. Par ces moyens, les Illuminati contrôleront l’opinion publique, limiteront le pouvoir des princes, des présidents et des premiers ministres, feront taire ou élimineront les subversifs et les réactionnaires, instilleront la peur dans le cœur de leurs ennemis.

Au creux des plus profondes ténèbres, écrit l’un des premiers critiques du mouvement, une société a pris forme, une société d’êtres nouveaux qui se connaissent les uns les autres, même s’ils ne se sont jamais vus, qui se comprennent les uns les autres sans explications, qui s’entraident sans liens d’amitié. de la règle jésuite, cette société adopte l’obéissance aveugle; des maçons, elle emprunte les épreuves et les cérémonies; et des templiers, elle hérite les mystères chtoniens et la suprême audace.

C’est à coup sûr une force dont il faut tenir compte.

L’une des toutes premières stratégies de Weishaupt est de s’allier aux francs-maçons, une initiative qui s’avère initialement heureuse. En quelques années, des « francs-maçons Illuminati » sont à l’œuvre dans plusieurs pays européens. A mesure que filtrent des détails sur leurs véritables visées, l’opinion publique se retourne cependant contre eux jusqu’à ce que la Bavière décrète, en août 1787, que le recrutement de membres chez les Illuminati est un crime capital. Ce qui incite la société à s’enfoncer davantage dans la clandestinité, mais persuade aussi Weishaupt que son intuition était gravement lacunaire. Après avoir désavoué son propre ordre et écrit plusieurs apologies du genre humain, Weishaupt se réconcilie avec la religion catholique et consacre ses dernières années à la construction d’une nouvelle cathédrale à Gotha.

Pendant la courte existence des Illuminati de Bavière, la rumeur publique tient l’ordre responsable de l’éclatement de la marche de la Révolution française, une affirmation pratiquement ridicule vu l’accent que met le groupe sur la raison plutôt que sur la passion. Or, peu d’évènements dans l’histoire ont été davantage animés par la passion à l’état brut que le renversement de la royauté française.

Le bref pas de deux des Illuminati et des francs-maçons est à l’origine d’une fable toujours vivace aujourd’hui chez certains accros de la conspirations. Maints commentateurs antimaçonniques continuent de soutenir que des maîtres des Illuminati, décidés de donner réalité au projet initial de Weishaupt de dominer le monde, exercent encore leur empire sur les francs-maçons et d’autres sociétés secrètes. Pourtant, si les Illuminati se manifestent comme une présence fantomatique à l’intérieur ou parmi d’autres sociétés secrètes, personne ne semble en mesure de montrer du doigt des actions qui leur seraient spécifiquement imputables. Et contrairement aux membres de toute autre société secrète examinée dans ces pages, aucun illuminé n’a jamais trahi son serment du secret pour en révéler le fonctionnement interne. Qui s’en remet uniquement à la logique sera enclin à estimer que les Illuminati sont une organisation fantôme sans ambitions ni membres. Qui craint les sociétés secrètes les croira assez puissants pour nier leur propre existence. (…)


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